Article du Télégramme : « Intervention policière à l’UBO : Force ouvrière conteste la version du sous-préfet » + Communiqué de l’Union Départementale cgt-Force Ouvrière du Finistère

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Publié le 11 décembre 2019 à 12h27

Le syndicat Force ouvrière a réagi à l’intervention de police au sein de
l’Université de Brest, mardi matin. « Nous tenons à rétablir la vérité
sur l’action qui avait lieu ce matin (mardi) ».

À la lecture de l’article paru dans les colonnes du Télégramme ce 11
décembre, le syndicat Force Ouvrière a tenu à réagir aux propos tenus
par le sous-préfet, Ivan Bouchier. « Nous tenons à rétablir la vérité
sur l’action qui avait lieu ce matin (mardi), et sur l’intervention des
forces de l’ordre », précise dans le communiqué la secrétaire générale
départementale de FO, Éliane Le Gall.

« À 6 h ce matin (mardi), une quarantaine de personnes, syndiquées et
non syndiquées, membres de divers collectifs, étudiantes, chômeuses, se
sont retrouvés pour une action de tractage qui avait pour objectif
d’informer sur la grève et la manifestation du jour contre la réforme
des retraites et les lois antisociales de Macron. Cette action, appelée
par l’assemblée de base des luttes de Brest, avait été annoncée
publiquement au cours de la manifestation du samedi précédent. Des
militants de Force Ouvrière étaient présents tout au long de l’action ».

« Aucune poubelle n’a été brûlée. Aucun manifestant n’était armé »

« Vers 6 h 30, notre groupe s’est placé au rond-point en haut de la rue
Kerabecam. Nous avons placé des drapeaux et des banderoles pour
signifier notre présence, des cônes de chantier et quelques poubelles
renversées pour ralentir la circulation.

Une voiture de la Police nationale s’est placée sur le rond-point, sans
que les fonctionnaires ne sortent de leur véhicule. Ils sont restés à
cet endroit pendant tout le temps que nous avons été présents.

Aucune « poubelle » n’a été « brûlée ». Aucun manifestant n’était « armé
», ni de « barre de fer » ni d’autre chose, ni « masqué », bien que le
froid matinal nous ait poussés à revêtir des bonnets et des écharpes.
Personne n’a « cherché à en découdre », comme l’affirme le sous-préfet.

Un peu avant 8 h 30, nous avons décidé de cesser notre action, afin que
les personnes qui souhaitaient se rendre à la manifestation puissent le
faire sans retard. Nous avons replié notre matériel. Le camion de notre
syndicat a pris la rue Dupleix afin de retourner vers notre local. Les
personnes à pied l’ont suivi rue Dupleix, puis ont voulu descendre la
rue Jean-Jaurès afin de regagner la place de la Liberté ».

« Un cordon de policiers en tenue, casqués, ainsi que plusieurs fourgons »

« Un cordon de policiers en tenue, casqués, ainsi que plusieurs
fourgons, tous gyrophares allumés, leur ont barré la route un peu avant
la rue de la 2e D.B. Les manifestants ont donc commencé à remonter la
rue Jean-Jaurès. Les policiers les ont suivis jusqu’à Saint-Martin. Au
niveau des Halles, les policiers se sont rapprochés, malgré la présence
de nombreux commerçants et passants.

Les manifestants se sont donc dirigés vers l’hôpital Morvan. Les
policiers les ont suivis. Un peu avant la sortie avenue Foch, les
policiers se sont mis à courir sans explication. Nos camarades se sont
donc enfuis, et se sont réfugiés dans le bâtiment le plus proche, la
Bibliothèque Universitaire de Lettres.

Un premier policier en tenue est rentré dans la Bibliothèque, puis un
deuxième, en civil. D’autres (une petite dizaine en tout) sont entrés
ensuite et ont arrêté un manifestant. Ils l’ont maintenu violemment et
ont asséné des coups de matraque télescopique aux personnes qui
demandaient à ce qu’il soit relâché, devant des étudiants et personnels
de la Bibliothèque, effrayés. Ce n’est que l’intervention de Véronique
Douillard, directrice de la bibliothèque, qui a arrêté cette
intervention, alors que les policiers étaient presque entrés dans la
salle d’étude où des dizaines d’étudiants travaillaient.

Aujourd’hui, nous demandons une audience au sous-préfet pour avoir des
explications sur cette intervention violente qui criminalise le
mouvement social, ainsi que sur les propos mensongers que nous avons lus ».
* Les intertitres sont de la rédaction

 

Communiqué de l’Union Départementale cgt-Force Ouvrière du Finistère

 

Aujourd’hui 10 décembre 2019, nous prenons connaissance par un article du Télégramme du communiqué mensonger de la Préfecture du Finistère concernant l’intervention de la police dans les locaux de l’Université, vers 9h ce matin.

Nous tenons à rétablir la vérité sur l’action qui avait lieu ce matin, et sur l’intervention des forces de l’ordre.

À 6h ce matin, une quarantaine de personnes, syndiquées et non syndiquées, membres de divers collectifs, étudiantes, chômeuses, se sont retrouvés pour une action de tractage qui avait pour objectif d’informer sur la grève et la manifestation du jour contre la réforme des retraites et les lois anti-sociales de Macron. Cette action, appelée par l’assemblée de base des luttes de Brest, avait été annoncée publiquement au cours de la manifestation du samedi précédent. Des militants de Force Ouvrière étaient présents tout au long de l’action.

Vers 6h30, notre groupe s’est placé au rond-point en haut de la rue Kerabecam. Nous avons placé des drapeaux et des banderoles pour signifier notre présence, des cônes de chantier et quelques poubelles renversées pour ralentir la circulation.

Une voiture de la police nationale s’est placée sur le rond-point, sans que les fonctionnaires ne sortent de leur véhicule. Ils sont restés à cet endroit pendant tout le temps que nous avons été présents.

Aucune « poubelle » n’a été « brûlée ». Aucun manifestant n’était « armé », ni de « barre de fer » ni d’autre chose, ni « masqué », bien que le froid matinal nous ait poussés à revêtir des bonnets et des écharpes. Personne n’a « cherché à en découdre », comme l’affirme le sous-préfet.

Un peu avant 8h30, nous avons décidé de cesser notre action, afin que les personnes qui souhaitaient se rendre à la manifestation puissent le faire sans retard. Nous avons replié notre matériel. Le camion de notre syndicat a pris la rue Dupleix afin de retourner vers notre local. Les personnes à pied l’ont suivi rue Dupleix, puis ont voulu descendre la rue Jean Jaurès afin de regagner la place de la Liberté.

Un cordon de policiers en tenue, casqués, ainsi que plusieurs fourgons, tous gyrophares allumés, leur ont barré la route un peu avant la rue de la 2ème D.B. Les manifestants ont donc commencé à remonter la rue Jean Jaurès. Les policiers les ont suivis jusqu’à Saint Martin. Au niveau des Halles, les policiers se sont rapprochés, malgré la présence de nombreux commerçants et passants. Les manifestants se sont donc dirigés vers l’hôpital Morvan. Les policiers les ont suivis. Un peu avant la sortie avenue Foch, les policiers se sont mis à courir sans explication. Nos camarades se sont donc enfuis, et se sont réfugiés dans le bâtiment le plus proche, la Bibliothèque Universitaire de Lettres.

Un premier policier en tenue est rentré dans la Bibliothèque, puis un deuxième, en civil. D’autres (une petite dizaine en tout) sont entrés ensuite et ont arrêté un manifestant. Ils l’ont maintenu violemment et ont asséné des coups de matraque télescopique aux personnes qui demandaient à ce qu’il soit relâché, devant des étudiants et personnels de la Bibliothèque, effrayés. Ce n’est que l’intervention de Véronique Douillard, directrice de la bibliothèque, qui a arrêté cette intervention, alors que les policiers étaient presque entrés dans la salle d’étude où des dizaines d’étudiants travaillaient.

Aujourd’hui, nous demandons une audience au sous-préfet pour avoir des explications sur cette intervention violente qui criminalise le mouvement social, ainsi que sur les propos mensongers que nous avons lus.

L’Union Départementale cgt-Force Ouvrière du Finistère

Brest, le 10 décembre 2019

==========================


UD cgt-Force Ouvrière Penn-ar-Bed
UD cgt-Force Ouvrière du Finistère
Servij ar gwir
Service Juridique
02 98 44 15 67 – juridique@udfo29.infini.fr
5 ru an Observatoire 29200 Brest

2019-12-10 Communiqué FO pdf

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