Revue de presse au 23/01/2023

Local


Du presque jamais vu sur Brest, belle mobilisation avec des manifestants déterminés à gagner contre cette réforme des retraites injuste et irresponsable. La pluie n’a pas freiner la mobilisation, une foule immense étaient venue battre le pavé et contester la politique antisociale d’Emmanuel Macron et son gouvernement.

Le cortège commence à quitter la place de la Liberté.


MANIFESTATION RECORD
Énorme affluence aujourd’hui sous la pluie brestoise, comme partout en France, avec environ 15 000 personnes, soit plus que lors de la première journée de mobilisation contre la retraite à points de 2019. La journée d’aujourd’hui devrait même peut être dépasser les records de 1995, signe d’un rejet massif de la population de cette réforme abjecte.
Cependant un cortège très calme, trop calme. Il faudra plus de déterminations pour les prochains rendez-vous.
Il est probable que l’intersyndicale nationale se réunissant ce soir appellera à une autre mobilisation la semaine prochaine au vu du succès de ce jour en terme d’affluence.
De plus, d’autres actions vont être menées dans les jours qui viennent pour élargir la mobilisation à toute la question du social. Préparez vous !!


National



Lutte des classes



Retraites




communiqués syndicaux (de quelques bastions de la CGT notamment)




« Désormais, c’est le mardi 31 janvier qui pourrait apparaître comme une nouvelle date de départ en reconductible. Sud Éducation, le premier, a dégainé et annoncé se lancer pleinement dans la bataille de la reconduction ce jour-là. Les cheminots de la CGT ont déclaré, ce 20 janvier, par le voix de leur secrétaire fédéral Laurent Brun, « aller au-delà de ce qui est programmé par l’intersyndicale ». »



« l’auto-organisation dans et entre les entreprises, au travers l’organisations d’AGs et d’AGs interprofessionnelles, sera décisif dans les jours à venir. Ces AGs doivent être un lieu de discussion sur le mouvement et ses revendications, pour chercher à exprimer l’ensemble des revendications du prolétariat autour d’un programme qui dépasse le retrait de la réforme. »

« Dans cette perspective, la jeunesse peut jouer un rôle décisif aux côtés du mouvement ouvrier. Historiquement, le mouvement étudiant a joué un rôle fondamental pour bousculer les routines syndicales, élargir les revendications des mouvements et les aspirations des travailleurs, mais aussi accroître le rapport de forces face aux gouvernements. »

« L’optique d’un mouvement de masse d’une telle nature implique une subjectivité radicalement différente de celle qu’essaye d’insuffler les leaders de l’intersyndicale actuellement. Non pas économiser les forces entre deux manifs, mais se préparer à libérer toute l’énergie et la puissance de notre classe. Non pas limiter les revendications pour être entendu de Macron, mais les élargir, pour agréger le maximum de colères et terrifier le gouvernement. Non pas imposer une série de dates par en haut, mais donner le pouvoir aux travailleurs de décider du mouvement et de son rythme. »


en vrac


PLAN DE BATAILLE

« Une grève reconductible large qui mobilise l’ensemble des secteurs de notre classe, des plus stratégiques aux plus précaires, autour d’un programme qui ne se limite pas au retrait du projet, mais cherche à arracher des retraites dignes, l’indexation des salaires sur l’inflation, et des augmentations pour toutes et tous. Pour cela, il est fondamental de se saisir de la date du 31 janvier, en appelant à 48h de grève à ce moment là sur le modèle du calendrier des raffineurs, qui servent de tremplin pour préparer 72h à partir du 6 février avant un départ en grève reconductible à leurs côtés. »



Lors de la manifestation qui s’est produit à Paris le 19 janvier contre la réforme des retraite, un photographe au sol a été pris à parti par un policier, bilan amputation de la jambe.
Depuis des années, nous alertons sur les cas d’usage illégal de la force par les forces de l’ordre en France et les difficultés pour les victimes d’accéder à la justice.



DE BONNES BASES
L’on part sur des bases puissantes, une affluence record, historique, digne des grandes grèves de 1995… victorieuses ! Nous avons la possibilité de vaincre Macron et la bourgeoisie qu’il sert.
Pour gagner il nous faut continuer à mobiliser : partout, à l’usine, sur nos lieux de travail, dans nos familles, ramener nos amis, tout faire pour amplifier le mouvement social qui doit gagner en politisation, c’est à dire en généralisation : lier les luttes et revendications entre elles. Pour des hausses de salaires, contre la vie chère. Contre la réforme de l’assurance chômage et contre celle bien sûr des retraites. Questionner notre rapport au travail : que produire, dans quelles conditions, pour qui… Produire n’importe quoi en détruisant tout autour de soi ? Même si ça ne sert à rien ? Jusqu’à la mort ? Se tuer au travail ? Non, bien évidemment, le travail doit retrouver tout son sens, servir le bien commun et être bien payé. Les revenus doivent à minima suivre l’inflation.
Et plus que jamais c’est l’économie qu’il nous faudra bloquer pour imposer un véritable rapport de force. Pour cela, il nous faudra construire la grève, partout. Et pas seulement laisser les grands bastions du mouvement ouvrier partir en avant-garde, les raffineries, le secteur Énergies, les transports ou encore les dockers. La grève dite « par procuration » ne suffira pas. Il nous faut viser la grève reconductible et ne pas se contenter des fameuses journées « saute-mouton ». Pour cela, il nous faudra créer des journées d’actions entre celles de manifestation et de grève appelées par les grandes centrales syndicales.
En espérant que les secteurs les plus mobilisés du monde du travail s’adressent à la population pour tenter de généraliser la grève et non pas se contenter de replis corporatistes, et étendent les revendications. Mais aussi qu’ils puissent faire pression pour que les directions syndicales les suivent dans leur proposition d’un véritable plan de bataille avec une montée en puissance comme le propose la fédération nationale des industries chimiques CGT : appel à la grève de 24h le 19/01, puis 48h le 26/01 et enfin 72h le 06/02 avec proposition de reconduction de la grève, « avec si nécessaire, l’arrêt des installations de raffinage ». Et ainsi proposer une stratégie, qui viserait aussi à assurer une coordination à même d’assurer le rapport de force face au gouvernement, à l’État et au capital… À nous, à l’échelle qui est la nôtre, de pousser en ce sens.
EXTRAIT DE L’ARTICLE :

« A l’échelle nationale, les organisation syndicales tablent sur le chiffre d’1,8 millions de manifestants. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT a quant-à-lui déclaré que « le chiffre de 2 millions de manifestants allait être dépassé ». Cette journée de grève est d’ores et déjà historique. A titre de comparaison, le 5 décembre 2019, pour la première journée de mobilisation contre la retraite à points, le nombre de manifestant en France était d’1,4 million selon les syndicats. »




« Sans attendre le soir du 19 pour ébaucher un plan de bataille, les raffineurs de la CGT-Pétrole ont proposé dans la foulée de l’intersyndicale un plan de bataille qui s’écarte de cette routine. Celui-ci est organisé en trois temps, 24h de grève le 19, 48h le 26 janvier, et 72h de grève à partir du 6 février, « date à laquelle il sera proposé aux salariés la grève reconductible » et l’arrêt des installations.

Le mouvement de grève d’octobre pour les salaires aura montré au pays la force que représente un bastion du mouvement ouvrier comme les raffineurs, mais également les possibilités qu’ouvre un mouvement reconductible en termes de rapport de forces. Dans le même temps, les raffineurs ont déjà fait savoir qu’ils n’entendaient pas se battre seuls, isolés des autres secteurs, et que le but n’est pas d’installer une « grève par procuration ». »

« A l’inverse de cette perspective, nous devons donc exiger des directions de nos syndicats qu’ils établissent un plan pour gagner et prennent position pour la construction de la grève reconductible. Un tel plan doit s’appuyer sur les dates que les raffineurs ont placé dans le paysage pour bâtir la reconductible. L’intersyndicale doit donc appeler à les rejoindre, et se mettre dans les pas d’un secteur qui peut jouer un rôle moteur pour battre le gouvernement. »

« Pour unifier les différents secteurs de notre classe autour d’une telle stratégie, discuter des dates ne suffit pas. D’abord, la construction d’un tel plan devrait mettre au centre la question de l’auto-organisation, pour que la grève appartienne aux grévistes, en développant au maximum de vraies assemblées générales décisionnaires et en les coordonnant entre elles partout où c’est possible. C’est dans la chaleur de ces assemblées que notre classe pourra se saisir du plan de lutte et briser les obstacles à la construction d’un mouvement dur. »

« Pour unifier notre classe dans la bataille, il faut en effet des objectifs qui s’adressent à l’ensemble des secteurs, y compris les plus précaires. En partant évidemment du rejet pur et simple de la réforme, un programme permettant d’unifier les colères devrait revendiquer un objectif valant la peine de se battre, comme l’obtention de l’âge de départ à 60 ans, 55 ans pour les métiers pénibles, et un retour aux 37,5 annuités qui avaient cours avant la réforme Balladur de 1993. »




Dernières nouvelles de secteurs stratégiques du mouvement ouvrier qui se mobilisent pour construire la grève du #19janvier. Avec une volonté de grève reconductible et un plan de bataille qui s’installe dans des secteurs combatifs pour instaurer un véritable rapport de force avec le patronat et le gouvernement qui le sert. Car, plus qu’une « grève par procuration », comme il a été dit pour les grandes grèves de 1995, c’est, en plus du public, tout le secteur privé qui doit se mettre en grève si nous voulons gagner. Pour cela, il nous faudra tout faire pour, sans pêcher par trop de spontanéisme, viser à la généralisation de la #grève.
#GiletsJaunes #giletsjaunesbrest #GrèveGénérale #grève19janvier


Dans les facs :



Un peu de stratégie

Témoignage de Christine, retraitée conteste la réforme retraite injuste et anti-sociale.

«J’ai la rage», témoigne Christine, retraitée depuis un an.



« Un corps d’ouvrière quand il vieillit, montre à tous les regards ce qu’est la vérité de l’existence des classes. »


Pour tenter d’y comprendre quelque chose…

Merci Bernard !

Fachos



Analyse


« Et puis, et surtout, la vision de l’obscénité, l’obscénité crasse, sans frein, propre aux fins de régime, obscénité des exosquelettes et des genouillères pour carreleurs, obscénité des gavés qui dissertent du travail en général à partir de leur situation de travail en particulier (ils ne tiendraient pas le choc trois semaines sur un chantier, en Ehpad, devant une classe ou dans un entrepôt), obscénité du mensonge stupéfiant (« Une réforme de justice sociale »), obscénité de Marie-Antoinette en promenade, « En France on a de la chance, dans quel pays c’est mieux, l’éducation, la santé ? » quand des patients meurent par dizaines aux urgences ou sont allongés par terre, une coulée continue d’obscénité qui n’en finit plus de croître, de passer cap après cap. »

« Dans une intervention qui gagnerait à être rendue largement publique pour que les gens mesurent mieux leur pouvoir réel de contestation quand elle se réveille et se donne une forme débordante, Édouard Philippe fait part de son propre étonnement à avoir réussi à imposer l’invraisemblable série des contre-réformes Macron-1 : « On est en 2017, on fait les ordonnances Travail. Moi je me dis ça va être terrible. Mais on fait les ordonnances Travail, et ça passe. On fait la réforme SNCF, et ça passe. On impose la sélection à l’entrée des universités, et ça passe ». Résumons : on monte cran après cran dans la régression sociale, on serre les fesses à chaque fois, et à chaque fois ça passe, c’est à peine croyable, c’est merveilleux. « Et donc on se dit que, même quand ça crispe, il faut y aller. Et on y va ». « On y va » et « Ça passe », voilà ce qu’il est temps d’effacer de leurs pensées d’antichambre, comme ces sourires d’ahuris de leurs visages. »


📊 DE L’ARGENT, IL Y EN A !

– Les chiffres du ruissellement –

Le gouvernement parle de «déficit» et «d’équilibre budgétaire» pour imposer une attaque néolibérale sauvage contre les retraites. Pourtant, l’argent coule à flot, il n’y en a jamais eu autant. Encore faut-il aller le chercher :

🔴 Le déficit des caisses de retraites, selon des chiffres probablement exagérés du gouvernement : 12,5 milliards d’euros. Même si cette somme est contestée car le budget était à l’équilibre en 2021, partons de là.

🔴 L’augmentation du budget de la police, votée en décembre dans la loi LOPMI : 15 milliards. En plus des sommes pharaoniques déjà débloquées précédemment pour les armes, les caméras et les véhicules des forces de l’ordre. La répression n’a jamais eu autant de moyens.

🔴 Les dividendes versés en 2022 par les entreprises du CAC 40 aux spéculateurs : 80 milliards. Un record.

🔴 La fraude fiscale est évaluée à 100 milliards d’euros par an, qui ne vont pas dans les caisses de l’État. Pourtant, Macron a détruit les dispositifs visant à lutter contre l’évasion fiscale. Un dixième du montant de cette fraude suffirait à résorber le «déficit» et assurer des retraites pour tous.

🔴 Les aides aux entreprises coûtent 200 milliards d’euros par an. C’est le calcul du Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques et l’Institut de recherches économiques et sociales pour les syndicats, à l’initiative de la CGT. Ce sont toutes les aides, exonérations et cadeaux faits aux entreprises. Ce montant ne représentait “que” l’équivalent de 10 milliards d’euros en 1980. Il a explosé sous Macron. Un vingtième de cette somme suffirait pour les retraites.

🔴 Le meilleur pour la fin : le patrimoines des 500 plus grandes fortunes de France a officiellement dépassé la barre symbolique des 1000 milliards d’euros en, 2022. En 2021, les 500 plus grandes fortunes françaises ont augmenté leur patrimoine de 300 milliards. Il suffirait de 2% de cette fortune obscène pour régler le problème.

Le gouvernement se fout-il de notre gueule ? La réponse est oui.


Analyse


« Au total, plus de la moitié de l’emploi dans l’industrie a disparu en 45 ans, au rythme quasi ininterrompu d’environ 80 000 postes supprimés par an. La part des emplois industriels dans l’emploi total est ainsi passée de près d’un quart à tout juste 10 % de nos jours.

Et le constructeur au losange n’est pas en reste dans cette Bérézina : Renault a réduit ses effectifs de près de 85 % depuis 40 ans dans ses usines en France, bien plus que la moyenne du secteur industriel et indiquant ainsi une véritable volonté stratégique »


« Comme le disait Trotsky en 1932 :

« Le front unique s’étend-il seulement aux masses ouvrières ou inclut-il également les chefs opportunistes ? Le fait même de poser cette question est le fruit d’un malentendu. Si nous pouvions rassembler simplement les masses ouvrières autour de notre drapeau (…) sans passer par les organisations réformistes, partis ou syndicats, ce serait mieux évidemment. Mais alors, la question même du front unique ne se poserait pas sous sa forme actuelle. En dehors de toutes autres considérations, nous avons intérêt à attirer les réformistes hors de leurs repaires et à les placer à côté de nous, face aux masses combattantes. En appliquant cette tactique juste, nous ne pouvons qu’y gagner. Le communiste qui a des doutes ou des appréhensions sur ce point est semblable au nageur qui a adopté les thèses sur la meilleure façon de nager, mais qui n’ose pas se jeter à l’eau. En concluant un accord avec d’autres organisations, nous nous imposons, évidemment, une certaine discipline d’action. Mais cette discipline ne peut avoir un caractère absolu. Au cas où les réformistes freinent la lutte au détriment évident du mouvement pour contrebalancer la situation et l’état d’esprit des masses, nous conservons toujours, en tant qu’organisation indépendante, le droit de mener la lutte jusqu’au bout et sans nos demi-alliés temporaires. On ne peut voir dans cette politique un rapprochement avec les réformistes, qu’en se plaçant du point de vue du journaliste qui pense s’éloigner du réformisme, quand, sans sortir de sa salle de rédaction, il le critique toujours dans les mêmes termes, et qui craint de l’affronter devant les masses ouvrières et de donner à ces dernières la possibilité de juger les communistes et les réformistes dans des conditions d’égalité, celles de la lutte de masse. Cette peur soi-disant révolutionnaire du « rapprochement » dissimule fondamentalement une passivité politique qui s’efforce de conserver un ordre des choses, où les communistes et les réformistes ont leurs sphères d’influence nettement délimitées, leurs habitués à leurs réunions, leur presse, et où tout cela crée l’illusion d’une lutte politique sérieuse ». »


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