RASSEMBLEMENT en soutien aux peuples kurde et iranien « De l’Iran au Kurdistan : RÉVOLUTION POLITIQUE & SOCIALE » samedi 3 décembre à 14h30 place de la Liberté à BREST

Nous relayons ces informations de RDV dont nous ne sommes pas à l’initiative mais que nous soutenons. 

Soutien aux peuples kurde et iranien !


Le président turc Erdogan frappe le Rojava,
territoire Kurde au nord de la Syrie

Le 19 novembre, la Turquie a lancé une série de bombardements meurtriers principalement contre des infrastructures civiles vitales pour la population du Rojava, région à majorité kurde du nord de la Syrie sous contrôle des Forces Démocratique Syrienne (FDS) , il y a encore peu temps en première ligne dans la lutte contre l’état islamiste. Des milliers de combattantes et de combattants des FDS sont tombés en martyrs dans cette lutte, ne l’oublions pas.
Dans sa propagande télévisuelle, la Turquie s’est vantée de la précision des frappes menées par son aviation qui utilise une technologie de haute précision élaborée dans une grande entreprise brestoise : Thalès.

La Turquie justifie ses attaques en représailles à l’attentat qu’elle attribue au PKK / PYD (FDS) qui a eu lieu le dimanche 13 novembre sur l’avenue Istlikal, ce que ces organisations ont démenties.

En réalité, cet attentat s’inscrit dans une longue tradition quelque soit la couleur politique des dirigeants au pouvoir en Turquie ; disparitions, crimes « à auteurs inconnus », coups tordus, attentats aveugles, comme ce dernier en date, sont les signes d’un régime aux abois, plombé par des résultats économiques catastrophiques. C’est signé. Erdogan a besoin de réveiller la flamme nationaliste pour gagner les élections du 18 juin 2023. A ce jour il n’obtient que 36,3 % d’opinion favorable alors que lors des dernières scrutins c’était plutôt 50%. Punir Kobané, envahir le Rojava et tout le nord de la Syrie, pourrait lui permettre de rebondir. Il peut compter, pour cela, sur son fidèle Hakan Fidan, qui dirige ses services secrets depuis 2010, pour fomenter un de ses coups dont il a le secret et pour lesquels il dispose d’hommes de main dont les loups gris du MHP font partie.
Les services secrets d’Erdoğan sont très présents en Europe, ils montrent, s’il en était besoin, qu’ils sont aussi très actifs en Turquie même, au cœur de toutes les opérations souterraines, comme l’attentat d’Istanbul, qui permettent au régime néo-fasciste d’Erdoğan de perdurer.

Nous exigeons donc, l’arrêt des bombardements, le retrait des troupes turques de Syrie et le retour de l’état de droit et de la démocratie en Turquie, la libération de tous les prisonniers politiques et la réouverture des pourparlers de paix.

Le peuple iranien lève la voix :
Femme, vie, Liberté !


Depuis le meurtre de Mahsa Amini par la police des mœurs il y a maintenant 9 semaines, une crise révolutionnaire politique, religieuse, économique et sociale fait rage en Iran. Cette contestation du pouvoir est la conséquence d’une religion imposée, d’une inégalité entre les sexes, de la corruption qui règne à tous les niveaux de l’État, et d’une économie déclinante, due à une élite qui s’enrichit sur le dos des pauvres (plus de 60 % de la population vit dans la pauvreté en Iran). Cette révolution, ce sont les femmes qui l’ont commencée. Souffrant le plus des discriminations, des inégalités, du manque de droits fondamentaux, de la pauvreté (certaines n’ont même pas de quoi nourrir leurs enfants), elles se battent aujourd’hui avec colère et passion pour renverser ce gouvernement qui leur interdit de vivre.

Très vite, les hommes les ont soutenues, notamment les ouvriers. En effet, plusieurs usines font grève dans le pays pour contester ce régime dictatorial qui tue, torture, viole, sans foi ni loi. Beaucoup de commerces sont fermés, par peur des violences policières, mais aussi en signe de contestation. C’est le cas du Grand Bazar de Téhéran, qui est le cœur économique du pays, et d’autres grands bazars d’Iran. Pendant la grève générale des 16, 17 et 18 novembre, aucun marchand n’est venu vendre ses articles afin de porter un coup économique au gouvernement. Cette grève continue aujourd’hui encore.

Cette révolution politique et sociale montre au monde entier la vraie nature dictatoriale du gouvernement iranien. En plus des répressions sanguinaires qui sévissent dans les centres de détention, comme dans les rues, les entreprises et universités nous apportent aussi la preuve de l’intolérance et des répressions du gouvernement. En effet, des femmes se sont présentées sans voile dans les banques, et autres administrations. Les salariés qui se sont occupés d’elles ont immédiatement été renvoyés. Il en est de même pour les professeurs d’université qui ont fait cours à des jeunes femmes qui ne portaient pas le voile. Jusqu’à aujourd’hui, le gouvernement ne lâche absolument rien et durcit sa position.

Autre exemple des répressions sanguinaires, les manifestants arrêtés sont menacés d’exécution de masse. 227 sur 290 parlementaires iraniens ont voté pour l’exécution de 14 802 manifestants arrêtés. Il est impossible de savoir le nombre exact de personnes menacées d’exécution; jusqu’à présent, le gouvernement a prouvé qu’il était capable de tout. Cette demande a été envoyée à la cour de Justice iranienne pour être étudiée pendant que des simulacres de procès ont lieu. Il s’agit de procès extrêmement durs, avec une fausse justice, dans lesquels les accusés n’ont même pas le droit de parler pour se défendre. Dans la plupart des cas, ils sont forcés, par la torture, à passer aux aveux.

Mais les bras du gouvernement iranien ne se limitent pas aux frontières de l’Iran. En effet, l’Iran aurait envoyé des soldats en Russie pour participer à l’invasion de l’Ukraine. Il aurait également envoyé des Gardiens de la Révolution Islamique (police politique iranienne) en Syrie en soutien à Bachar El Assad. Il y a environ deux semaines, le gouvernement a également transféré 150 militaires, stationnés en Irak, à Mashhad, une ville au nordest de l’Iran. On assiste à une militarisation de la répression avec notamment l’intervention des Gardiens de la Révolution Islamique, l’utilisation d’armes de guerre, de gaz… Leur seul but est d’écraser la révolution. La situation est aggravée par l’importation illégale d’armes et de munitions européennes en Iran, venant d’usines franco italiennes par exemple.

En outre, les événements, les injustices et les répressions en Iran sont durs à prouver à cause de l’absence de journalistes. Les journalistes iraniens se font arrêter, torturer, violer et parfois exécuter; et le gouvernement iranien n’autorise pas de journalistes étrangers sur son sol (même si certains arrivent à s’aventurer parfois aux frontières). Ainsi, les seules informations disponibles proviennent des réseaux sociaux et des témoignages des familles et amis restés au pays.

FACE AUX RÉPRESSIONS,
SOLIDARITÉ ENTRE LES PEUPLES !

La répression sanglante que subissent les peuples iranien et kurde aujourd’hui est révoltante. L’instrumentalisation de l’attenta d’Istanbul pour justifier des représailles militaires au Kurdistan syrien et les tentatives d’écrasement ultra violent de l’appareil d’état iranien ont quelque part les mêmes motivations : faire taire la contestation politique en assassinant tous ceux qui portent le projet d’une société plus juste, libérée des oppressions contre les minorités ethniques, les femmes, les pauvres et les travailleurs.

Le pouvoir Turc veut détruire le projet politique émancipateur expérimenté au Rojava (Kurdistan du Nord de la Syrie), et le régime des Mollahs en Iran veut écraser le mouvement qui depuis 9 semaines conteste son autorité dans la rue et par les grèves.

Nous dénonçons la position du gouvernement français, qui ne se gène pas pour discuter avec des dictateurs sanglants pour plus tard montrer un soutien hypocrite aux militantes iraniennes dans une mise en scène millimétrée devant les caméras. Nous soulignons également la complicité passive dont se rend coupable l’État français vis à vis des dernières attaques de Erdogan contre le Rojava, ne voulant pas froisser le président Turc du fait du rôle d’interlocuteur central qu’il s’est donné dans le conflit RussoUkrainien.

Les oppressions n’ont pas de frontières, alors mobilisons nous en soutien à nos frères et soeurs en Iran et au Rojava !

signataires :
Collectif des Iranien-nes de Brest
Communauté Kurde de Brest
Amitiés Kurdes de Bretagne (ou AKB)
Brest Insoumise
CNT-interpro-Brest
Douar Ha Frankiz
NPA-Brest
UCL-Finistère
UDB Bro-Brest
UDB Yaouank
UL-CGT Brest
SOLIDAIRES 29
PCF
CBDDF

L’évènement Facebook


L’affiche



Le tract



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