Revue de presse au 17/10/2022

Local


NOUVELLE ROGNE BUDGÉTAIRE SUR LA SÉCURITÉ SOCIALE

Mobilisation ce jour dans toute la France des internes de médecine générale, comme ici à Brest.
Le gouvernement veut faire passer une idée vieille de quelques années déjà, permettant à l’État de faire des économies.
Sous l’argument de pallier aux déserts médicaux (problématique majeure de société, qui trouve sa cause dans les politiques néolibérales menées par les différents gouvernements au pouvoir depuis presque 50 ans, et qui touche toutes les professions médicales et paramédicales ), le gouvernement Macron veut passer la durée de l’internat de médecine générale de 3 à 4 ans. Soit faire travailler des étudiants un an supplémentaire payés moins de 2000 euros au lieu de former plus de médecins qui pourraient s’installer dans les zones sous-dotées, mais payés 2 à 3 fois plus.
Bref, une esbroufe de plus de la part de Macron et son monde.



Vendredi 14 octobre, nous étions présents devant la sous-préfecture de #brest pour soutenir le droit de grève après les réquisitions dans les #raffineries.
La journée du mardi 18 octobre « pour l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève » (et ses suites) est décisive : mobilisons-nous !

RDV à 11h place de la Liberté à Brest pour une #manifestation.

Toutes et tous en grève pour une hausse généralisée des #salaires et leur indexation sur l’#inflation. Ainsi que pour les #pensions, #bourses, allocations #chômage et minimas sociaux.

Face aux réquisitions inadmissibles, défendons le droit de grève et étendons le mouvement !




Le projet de stade à Froutven est une catastrophe environnementale. Nous, citoyens, membres de diverses organisations comme extinction rebellion, Youth for climate et d’autres, nous opposons à ce projet.

Combien faudra-t-il d’incendies, de pénuries, de sécheresse, de pandémies pour que l’on comprenne la gravité de la situation et que nous arrêtions les projets mortifères en cours ?

Ce projet impactera 17,5 hectares de terres agricoles exploitées. Et cela est sans compter les terres artificialisées pour les infrastructures et réseaux à venir comme la refonte de la voie rapide ou la construction d’une passerelle piétonne. Tout cela, alors qu’une alternative de rénovation de l’ancien stade est pourtant possible.

L’artificialisation des sols est l’une des causes premières du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité :

• Elle accélère l’extinction de masse de la biodiversité en cours : 1 hectares de prairies = 8 tonnes de masses vivantes. Donc, si l’on fait le calcul, ce projet va détruire 140 tonnes de masse d’êtres vivants.

• Elle repousse les animaux et insectes toujours plus loin de leurs habitats naturels : ce terrain qui comporte prairies, une zone humide de 7 800 m2 et un hêtre centenaire est un refuge pour de nombreux amphibiens, des campagnols amphibies, des reptiles, des oiseaux et autres chiroptères. Les destructions d’habitat naturel sont des vecteurs de pandémies.

• Elle participe au réchauffement climatique puisqu’un sol artificialisé n’absorbe plus le CO2. Elle amplifie aussi le risque d’inondations et la baisse du niveau des nappes phréatiques et donc l’impact de la sécheresse puisqu’un sol imperméabilisé n’absorbe pas l’eau de pluie.

• Elle réduit la capacité des terres agricoles à nous nourrir.

Pourtant, rien qu’en Finistère nous artificialisons 3 hectares chaque jour !

Et tout cela aux frais du contribuable : Le projet coûtera au total 85 millions d’euros, en partie payé avec notre argent public sans compter les 11,5 millions d’euros pour les infrastructures entièrement payées avec notre argent.

Pour faire passer ce projet, Brest Métropole a utilisé la mise en comptabilité du PLU et a donc dû faire passer ce projet comme relevant de l’intérêt général afin d’éviter la révision du PLU qui aurait dû être nécessaire à sa réalisation.

Le football est une activité de loisir ! La construction d’un stade ne relève pas juridiquement de l’intérêt général contrairement à la protection de la santé publique, de l’eau et la protection de l’environnement. Réagissons, ne laissons pas ce projet se faire !


⚠️ Nouvelle manifestation de haine à Callac, qui appelle automatiquement à une réponse Antifasciste

« Catherine Blein, ancienne élue FN passée dans la mouvance Zemmour , une des chevilles ouvrières de la manifestation du 17 septembre et désormais présidente de l’association des Amis de Callac, annonce qu’une « manifestation beaucoup plus importante que la première » va se dérouler à Callac « dans les prochaines semaines. Il y aura des gens de toute la Bretagne ». Catherine Blein qui ne souhaite pas associer son action, ni celle de son association des Amis de Callac, à l’extrême droite, préférant parler d’une « droite patriote qui veut des résultats ».


National



Lutte des classes


Marche du 16 octobre


Le discours de Mélenchon


Grèves

« Nous ne demandons rien de plus que de vivre de notre travail, c’est à dire obtenir que la vente de nos produits soit supérieure aux coûts de production permettant ainsi la rémunération paysanne pour assurer la survie de nos fermes. »

« Sans notre force de travail commune, ces entreprises ne seraient rien, elles doivent donc mieux reconnaître et valoriser nos métiers. »

« Le revenu paysan sera la base d’un renouvellement des générations ambitieux et d’une alimentation de qualité, tout comme il permettra la transition des modèles agricoles pour mieux répondre aux urgences écologiques et climatiques. »


« L’ensemble des organisations signataires affirment leur plein soutien aux grévistes qui se battent pour leurs salaires, et appellent à l’organisation d’assemblées générales dans l’ensemble des Universités et des lycées pour rejoindre la grève et les manifestations du 18 octobre afin d’exiger :

– 400 euros d’augmentation de tous les salaires, gratifications de stages, bourses et minimas sociaux et leur indexation automatique sur l’inflation,

– un revenu étudiant pour toutes et tous

– l’arrêt des politiques sélectives à l’université, de casse de l’éducation, le financement de l’enseignement à la hauteur des besoins. »


Très bel exemple de solidarité ouvrière ! Il y a une guerre de classes en cours et elle nous est menée par une bourgeoisie radicalisée qui ne cède rien au partage de la valeur ajoutée, fruit de notre travail, qui a très bien conscience de ses intérêts de classe.
À nous d’en faire de même et plus que jamais, de nous unir pour leur arracher des augmentations de salaires, leur indexation sur l’inflation et une hausse de nos pensions, bourses, allocations chômage et minimas sociaux : conscience, solidarité et unité de classe ! Plus que jamais une nécessité !


Répression

« Le ministère de la Transition énergétique a fait savoir que la réquisition du dépôt nordiste de Mardyck était reconduite depuis 6 heures ce matin et que celle de Feyzin débutait à 14 heures »

« Face à ces nouvelles réquisitions, le mouvement ouvrier doit continuer de se solidariser et renforcer ses appels à la mobilisations ! Face aux réquisitions, la meilleure des réponses est de construire la mobilisation du 18 octobre comme un point d’appui pour l’extension du mouvement, pour refuser de payer la crise, arracher des augmentations de salaires et leur indexation sur l’inflation, et faire reculer Macron et sa clique qui tentent de briser nos luttes et préparent des contre-réformes d’ampleur. »


Solidarité

« Nous luttons afin d’assurer autre chose qu’un avenir de misère aux travailleurs, à la jeunesse et aux classes populaires. En ce sens nous pensons que l’élargissement de notre mobilisation est nécessaire, qu’il faut un plan de bataille pour l’ensemble du monde du travail qui subit de plein fouet l’inflation. »

« Nous vous invitons à mener ce combat à nos côtés à nous soutenir dans notre lutte notamment en participant à la caisse de grève et à penser l’élargissement de la mobilisation. »


Analyse

« Notre histoire sociale nous montre que de gros changements dans la répartition entre la rémunération du travail et celle du capital ont pu être obtenus grâce à la grève. Mais elle nous montre aussi que des changements encore plus profonds ont eu lieu grâce à la combinaison de la grève avec d’autres modes d’action : manifestations insurrectionnelles ou occupations d’entreprises par exemple. »

« il est vrai qu’il est plus facile pour certains travailleurs de s’organiser – parce qu’ils sont plus syndiqués, ont une culture plus solidaire – et de provoquer une grève importante – quand ils contrôlent la production d’énergie ou le transport – que d’autres. Est-ce pour autant qu’il faut leur en vouloir ? Ne faut-il pas plutôt chercher à les imiter ? Ou bien à les soutenir ? Réjouissons-nous que celles et ceux qui peuvent mettre un coup d’arrêt à la guerre des classes que les actionnaires et les patrons nous mènent le fassent ! »






Le point sur la situation : quels syndicats appellent à la #grève ? quels sont les secteurs l’ayant rejointe ou qui vont le faire ?


💥 LA COLÈRE MONTE : VERS LA GRÈVE GÉNÉRALE ?

Depuis la montée en puissance du mouvement de grève dans les raffineries françaises, c’est l’effet boule de neige. Les médias et le gouvernement ont tout fait pour diffamer la grève et la rendre impopulaire : ils n’ont fait qu’amplifier le raz-le-bol. Des millions de personnes ne s’en sortent plus en France, entre l’inflation, les boulots précaires et mal payés, la casse des minimas sociaux. La colère est générale depuis longtemps. Mais il manquait l’étincelle.

Pour l’instant, c’est l’effet boule de neige dans le monde du travail :

➡️ Chez les cheminots, à la RATP et SNCF, le syndicat SUD-Rail a voté la grève reconductible à partir du lundi 17 octobre. Ce jeudi matin, plus de 100 personnes était déjà réunies sur un piquet de grève du centre bus à Paris. Comme partout, le mot d’ordre est simple : augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail.

➡️ Ce jeudi les chauffeurs routiers CGT annoncent qu’ils se joindront au mouvement de grève le 18 octobre : «les salariés du transport routier de marchandises sont solidaires de la lutte en cours».

➡️ Les salariés de l’usine McBride dans le Finistère, qui fabrique des aérosols et des cosmétiques, se sont mis en grève pour une hausse des salaires.

➡️ La CGT annonce une grève chez PSA-Stellantis, dans l’industrie automobile le 18 octobre et appelle à «s’inscrire dans la durée».

➡️ Les organisations de jeunesse UNEF, FIDL, MNL et la Vie lycéenne appellent également une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles ce mardi 18 octobre.

➡️ Les lycées professionnels seront également en grève ce mardi 18 octobre pour dénoncer le projet de réforme de ces établissements.

➡️ Une note du renseignement territorial craint une «contagion» chez les dockers, les agents portuaires et dans le secteur automobile.

➡️ «Nous appelons à amplifier les mouvements de grève» expliquait ce matin Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. Les syndicats poussés par leurs bases appellent à «une grève nationale interprofessionnelle pour les salaires et contre les réquisitions» le 18 octobre. Mardi prochain, espérons que les rues seront pleines et l’économie bloquée. Et pour installer un vrai rapport de force, retrouvons nous en Assemblées Générales de lutte après les manifestations.

D’ici là, une manifestation aura lieu le 16 octobre à Paris, à l’initiative de la NUPES pour la justice sociale et climatique.

«On va continuer, envers et contre tout, les réformes» assurait Emmanuel Macron le 12 octobre à la télévision. C’est ce qu’on va voir. Les attaques du pouvoir sont trop violentes et les réactions trop faibles jusqu’ici. Il est temps de riposter : prenons la rue.


🔥 POURQUOI NOUS SERONS DANS LA RUE A PARTIR DU 16 OCTOBRE 🔥

Parce que rester chez soi alors que la situation sociale frôle le point de non retour, nous semble une position intenable.

Parce que c’est le nombre qui contribuera à construire un levier face au pouvoir d’une minorité.

Parce qu’exiger des augmentations de salaires, une couverture sociale décente, ou une retraite équitable, ce n’est pas déconnant ni déraisonnable mais juste normal.

Parce qu’on ne veut pas du RUA ni de la loi Boutin.

Parce que le droit de grève et de manifester n’est pas négociable, c’est un droit, point barre.

Parce que c’est précisément ce qui obligera le gouvernement et ses acolytes à négocier.

PARCE QU’ON N’A JAMAIS VU UN CAPITALISTE FILER DES AUGMENTATIONS SANS RAPPORT DE FORCE.

Parce que ça fait des lustres que nous n’avons pas eu de grandes avancées sociales, et qu’il est temps !

Parce qu’on ne va pas les laisser détruire notre planète en croisant les bras.

Parce que notre système de santé est en perdition totale par la faute de banquiers et autres clowns de la secte capitaliste.

Parce que les services publics c’est un conquis social que nous défendrons bec et ongles !

Parce que de l’argent il y en a dans ce pays et qu’il est temps de mettre fin aux privilèges et exonérations faites aux entreprises et aux multinationales pour plus de justice sociale et fiscale.

Parce qu’on ne peut pas fermer les yeux sur la misère.

Parce que les violences du capitalisme sont systémiques et qu’ensemble on est plus fort·es pour les combattre.

Parce que ça fait du bien d’être dans la rue et réaliser que nous ne sommes pas seul·es.

Parce que la répression contre les jeunes, lycéen·nes, étudiant·es, personnes racisées, habitant·es des quartiers populaires, syndicalistes, enseignant·es, soignant·es…, tous ceux et toutes celles qui dérangent l’ordre social, luttent pour vivre et s’émanciper et qui résistent aux pouvoirs qui les contraignent et les dominent : ÇA SUFFIT !

Parce que nous devons nous soulever en nombre contre l’extrême-droite, contre ses valeurs et contre son projet politique.

Parce que même si on est pas toustes impliqué·es dans un parti ou un syndicat ou un collectif, c’est précisément pour ça qu’on doit être dans la rue, afin de ne pas laisser les autres agir à notre place.

Parce que nous voulons l’égalité des genres, l’égalité salariale, l’égalité parentale, et que nous luttons contre les violences sexistes et sexuelles, contre la xénophobie, contre la haine, contre le fascisme.

Parce que pour avoir la grève générale, il faut en profiter quand le pays commence à être paralysé et saisir l’occasion que nous offrent les salariés en grève dans les raffineries. Ne les laissons pas seuls, soyons à leurs côtés pour remporter ensemble cette manche !

Entrons dans la mêlée et poussons avec les autres pour faire reculer les milliardaires qui se gavent sur notre dos.

Alors à partir du 16 octobre, multiplions les actions pour faire boule de neige vers la grève générale et reprendre nos richesses aux grands patrons.

Parce que la rue est le point de départ de toutes les luttes sociales.

Parce que la rue elle est à qui ? A nous !

Via Le Printemps du CARE





Au technicentre du Landy, qui s’occupe de la maintenance des trains SNCF, une Assemblée générale de cheminots a voté hier soir la grève reconductible à partir du 17 octobre pour rejoindre le mouvement initié par les raffineurs. Alors que le gouvernement cherchait à diviser en réquisitionnant les grévistes d’Exxon, il a plutôt mis le feu aux poudres.






RADICALISONS NOUS, 2e épisode
2e épisode de la série « Radicalisons nous » de nos camarades du « Printemps du Care » dont nous partageons l’analyse politique de la situation du secteur de la santé.


Analyse


« Hormis la frange supérieure des porcs façon Pouyanné Arnault, et la classe nuisible qui les soutient, classe des wannabes, startupers, chaussures pointues du privé comme du public, entrepreneurs réels ou imaginaires, bourgeois vieux, éditorialistes surpayés, admis à la grande table mais juste au bord pour ouvrir le bec et attraper quelques bas morceaux qu’on leur jette, hormis ces 10 % qui tiennent symboliquement et électoralement le pays, le reste de la population n’en peut plus, ni monétairement, ni — c’est ça le point important — d’aucune autre manière. Car le macronisme détruit la vie des gens de toutes les manières. »

« En 1995 à la Gare de Lyon, Bourdieu prend la parole, explique que dans la réforme Juppé des régimes spéciaux, il y va d’un enjeu de civilisation. Joffrin, Minc, Colombani, Plenel, Julliard, Rosanvallon lui rient au nez. Bourdieu lui-même avoue s’être demandé s’il n’a pas poussé le bouchon un peu loin. Trente ans plus tard, pourtant, tout est confirmé. Un ensemble, qu’on appelle « néolibéralisme », qui n’a pas commencé avec Macron mais que Macron a poussé à des sommets sans précédent, détruit tout. Les salariés, les fonctionnaires, les vocations, les services publics, l’amour du service public, l’amour des métiers, les structures sociales, toutes les formes d’organisation collective qui n’ont pas été jetées au capital et au marché, les mers, l’espace, la terre, l’air à respirer, l’eau à boire, la planète. Néron, fier de son incendie, contemple son œuvre. Envisage la suite : les retraites. « Ce qui se joue, c’est mon autorité ».

Il faut sortir pour le pouvoir d’achat, c’est une évidence criante. Mais il faut sortir aussi pour tout ça. Une bonne fois. »




Analyse



« Il s’agit de passer de l’emploi capitaliste à l’emploi communiste, exercice concret du travail sans employeurs par des citoyens qualifiés dans le cadre d’un contrat hors de toute subordination. Il s’agit de sortir du salaire capitaliste en poursuivant la conquête du salaire communiste, droit politique de toute personne majeure jusqu’à sa mort. Il s’agit de passer de la fierté de travailler pour mériter d’acheter à la fierté de décider de la production, la fierté de la souveraineté sur le travail dans des emplois communistes. »


International



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