Revue de presse au 10/10/2022

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Lutte des classes


LES RAFFINEURS MONTRENT L’EXEMPLE !
La grève des raffineurs perse le mur du silence médiatique… Mais du point de vue de consommateurs excédés des pénuries de carburants bien sûr !… À quand une solidarité de la classe travailleuse ? Pourquoi ne pas se servir de ces grèves dans la pétrochimie, récemment dans des centrales nucléaires et à Stellantis (ex-PSA) par exemple, pour généraliser à d’autres secteurs ? La hausse des prix et les salaires réels trop bas, une large majorité de Français en est véritablement affectée et peine à vivre… Alors pourquoi ne pas suivre le mouvement pour des hausses de salaires, pour qu’ils suivent l’inflation ?
Les grandes centrales syndicales ne semblent pas avoir la volonté de véritablement établir un rapport de force avec le patronat et ce gouvernement qui le sert. Ils préfèrent le « dialogue social ». Il n’y a rien à négocier, tout à arracher ! S’appuyant sur ces « avant-gardes » isolées que sont ces grèves des ouvriers de Total, ExxonMobil etc. ils devraient plutôt chercher à rompre cet isolement en cherchant à étendre ces grèves stratégiques, faire qu’elles concernent d’autres secteurs, qu’elles soient reconductibles, sortir de ces appel à journées de grèves ponctuelles et isolées. En résumer : organiser une véritable solidarité de classe !







NÉGOCIER ? QUOI ? POURQUOI ? À QUOI BON ?
Trahison :

« Du côté de la CFDT, on se dit « rassuré sur le périmètre de la réforme », précisant que « les éléments de langage laissent penser que le gouvernement souhaite une amélioration du système et de son financement ». Du côté de l’UNSA, même son de cloche : « on a senti une volonté de changer les choses ». »

« Alors que l’heure devrait être à préparer la riposte contre les contre-réformes et pour les salaires, les directions syndicales acceptent donc de négocier la régression sociale. A l’heure où Macron ouvre une large offensive contre le monde du travail et la jeunesse, cette décision constitue un refus du combat et donne l’illusion qu’il serait possible de négocier la réforme des retraites dans un sens « progressiste ». »



Grèves dans les raffineries


« plutôt que d’accepter des augmentations générales de salaires pour ses salariés, le géant pétrolier préfère racheter au prix fort sur les marchés internationaux de l’essence, du gazole et du kérosène. »

«  c’est sur Paris que la situation a été la plus alarmante. Les aéroports de la capitale, gérés par Aéroport de Paris, ne peuvent être approvisionnés en kérosène que depuis le Havre, où les deux raffineries sont en grève. Résultat : les stocks stratégiques ont commencé à être entamés. Il aura fallu la cargaison d’un tanker en provenance du Koweït, le STI Connaught, rempli de kérosène pour éviter une pénurie sur les deux aéroports les plus importants de France »


« les bénéficiaires comme les salariés sont impactés par la gestion capitaliste de l’énergie. Ça devrait être public partout, nous on dénonce ce fonctionnement en sous-traitance aussi. En plus, le prix de l’électricité ne devrait pas augmenter, il augmente à cause de la spéculation, les prix sont artificiels ! On veut une énergie nationalisée au service des citoyens avec une gestion par les travailleurs et les citoyens eux-mêmes. »


« « si l’hiver va être tendu ce n’est pas la faute des travailleurs, mais de la privatisation qui laisse les mains libres à la spéculation ». »

« ce sont les travailleurs qui créent la richesse et on doit aller la chercher encore plus dans cette période »

« Le regard tourné vers la grève des raffineurs, certains travailleurs d’Enedis n’hésitaient pas à affirmer que c’est le moment de se mobiliser et que ce serait l’occasion de lancer un mouvement d’une plus grande ampleur dans les entreprises et la rue. »



Lire aussi

Très bonne interview, qui a le mérite d’être claire ! Que fait Martinez ? Quand est ce que les directions syndicales embrayent à grand pas sur cette situation explosive ?



« Concrètement, les grévistes revendiquent une augmentation des salaires à minima de 200 euros et une prime de 6 000 euros. Leurs revendications sont d’autant plus légitimes que la multinationale Arkema a engendré des bénéfices record, et notamment 812 millions d’euros en 2021. »



Analyse

POUR DE VÉRITABLES CHANGEMENTS DU SYSTÈME DE SANTÉ

Il y a quelques jours, le Medef rapportait ses propositions pour améliorer la situation du système de santé en France. Comme à son habitude, et même si il est évoqué l’augmentation nécessaire des effectifs paramédicaux (en même temps il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas voir cette nécessité vitale…), le syndicat patronal ne fait aucune mention d’une quelconque augmentation des salaires (c’est la mode à priori).

Plus sérieusement, nous publions ici des propositions concrètes, après un historique de la situation, réalisées par les soignant.e.s et les soigné.e.s eux mêmes, pour vraiment améliorer la situation du système de soin français qui est en train d’imploser dans l’indifférence générale. Premier volet ce jour :



Politique


Appel légitime à la marche du 16 octobre. Les journalistes évoquent aussi (avec raison) le manque de démocratie interne à LFI :


Pour en savoir plus sur les idées et propositions portées par François Ruffin :


Chez nous, les député.e.s qui ont voté ça, on appelle ça des enfoiré.e.s !
Comme le disait Édouard Philippe, un énorme recul social de plus qui passe…



Analyse

Quelques extraits du nouveau livre de Bruno Amable et Stefano Palombarini, « Où va le bloc bourgeois ? ». Ils y analysent ici les raisons du vote RN parmi une fraction des classes populaires et offrent des perspectives sur ce que la gauche pourrait faire pour les reconquérir. Un travail de fond et d’ancrage territorial est nécessaire pour unifier les classes populaires autour de questions économiques concernant leur quotidien.

« si on veut expliquer le paradoxe de classes pénalisées par les réformes néolibérales qui votent pour une candidate qui de fait les valide, il faut considérer trois éléments différents. […] Le troisième élément découle de la croyance dans le TINA (There is no alternative), c’est-à-dire de l’idée que les réformes néolibérales sont nécessaires et inéluctables, et il est directement relié au racisme. L’extrême-droite propose de répartir de manière inégalitaire les conséquences de réformes auxquelles il serait impensable de s’opposer, mais qui vont faire mal aux classes populaires. C’est la préférence nationale mais pas seulement. Il faut de la main-d’œuvre flexible ? D’accord, laissons les immigrés dans la plus grande précarité, avec des CDD qu’il faut renouveler, sinon on les renvoie « à la maison». Il faut réduire la protection sociale ? Réservons-la exclusivement aux Français. L’objectif est une segmentation des classes populaires et ouvrières fondée sur des critères ethniques ou religieux, avec la promesse aux «Français de souche » de faire retomber sur les autres le coût social des réformes. »

« la question est de savoir pourquoi la hiérarchie des attentes d’une certaine partie des classes populaires s’est bouleversée à ce point et que les questions autour de l’immigration semblent avoir été considérées comme plus importantes qu’elles ne l’étaient par le passé. On revient à ce que disait Stefano : la restriction de l’espace du compromis est telle que, fatalement, on se tourne vers d’autres choses. »

« Je me souviens d’une question qui m’avait été posée en interview: qu’est-ce qui pourrait permettre d’unir à la fois le 93 et le nord-est de la France ? La réponse se trouve probablement du côté des politiques qui amélioreraient la situation matérielle de ces populations qui ont en commun de vouloir des écoles ou des hôpitaux de bonne qualité, des services publics de proximité, etc. C’est autour de ce genre de choses qu’on peut tenter de les réunir, plutôt que de jouer sur les différences de ces catégories de population en les exacerbant. »

« Mais si on reste à la ruralité au sens strict, et qu’on se pose la question de comment amener les classes populaires qui l’habitent dans une perspective, disons, de gauche, on voit immédiatement la complexité du problème. Ces catégories étaient largement intégrées au bloc de droite, et depuis toujours, elles vivent dans un compromis avec la bourgeoisie de droite. Ce n’est pas si simple alors de les convaincre que, s’il y a quelque chose à prendre, c’est aux classes qui ont toujours été alliées, qui ont toujours voté comme elles, y compris pour désigner les maires et les conseillers municipaux. »


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Analyse du fascisme

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