Revue de presse au 03/10/2022

Local



Vu à Brest


National



Lutte des classes






« Pour les suites, Adrien Cornet, de la CGT Total a son idée pour le mouvement : « il va falloir qu’on embraye sur des assemblées générales. De toute façon, les raffineries à l’arrêt, elles ne vont pas redémarrer demain, c’est parti pour durer, au moins dix jours. Il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud, et organiser le plan de bataille d’urgence, organiser des AG, unissant les travailleurs à la base qu’ils soient syndiqués ou non. Il nous faut coordonner à la base les travailleurs ». Se coordonner, amplifier le mouvement : des processus qui sont déjà en cours et qui doivent se généraliser. »


« Face à l’absence de plan de bataille, il faut se servir de la date du 29 septembre pour populariser une demande claire : celle d’une réelle journée de grève interprofessionnelle, qui permette de bloquer le pays mais aussi de faire converger les grèves existantes dans un cortège interprofessionnel des secteurs en lutte. Ce serait la meilleure manière de montrer ce qu’il faut généraliser à plus large échelle et d’inspirer de nombreux secteurs de leur stratégie de grève reconductible. Une telle journée pourrait être un point d’appui pour exiger un véritable appel à la grève d’au moins 48 ou 72h, et commencer à construire un plan de bataille à la hauteur de la crise à laquelle nous faisons face. »


« C’est donc centralement pour réclamer le rattrapage des salaires sur l’inflation de 2021 et 2022 que les raffineurs se sont mis en grève, avec comme revendication centrale une revalorisation de 10 % de leurs salaires. Par ailleurs, les grévistes réclament un dégel des embauches, l’embauche des précaires en CDI ainsi que d’importants investissements pour des usines en sous-investissement chronique. »

« Dans trois raffineries au moins, Donges, Normandie et La Mède, les expéditions ont été arrêtées. »

« il est nécessaire de construire un plan de bataille commun qui aille au-delà des journées isolées en posant la question de la grève reconductible et du blocage de l’économie comme méthodes de lutte pour tout le mouvement »


« Alors que des reconductibles ont lieu chez Exxonmobil et Total, la démonstration de ce mercredi chez PSA est un signe de plus que la classe ouvrière hexagonale est prête à lutter pour une augmentation des salaires. »


En résumer


« La mobilisation s’est prolongé jusqu’au mardi 27 septembre, journée où la direction a convoqué les syndicats pour une réunion de négociation. Entre temps, la grève s’est étendue à d’autres sites PSA comme ceux de Douvrin (Pas-de-Calais) ou Valenciennes. Ce lundi 26 septembre, la mobilisation a même touché 5 sites du groupe automobile avec 260 à Charleville (Ardennes), 150 à Trémery (Moselle) ainsi qu’une centaine à Sept Fons (Allier) et une centaine à Caen. Le lendemain, en parallèle de la réunion de négociation, c’est des centaines de grévistes qui ont à nouveau débrayés à l’image des salariés de Valenciennes avec 150 salariés mobilisés le matin et 150 pour l’après-midi : « dès que j’ai annoncé sur les réseaux sociaux les propositions de la direction, tous les gars ont posé les outils et la chaîne s’est arrêtée directement avec 200 grévistes  » nous explique Cédric Brun, de la CGT PSA Valenciennes, par ailleurs délégué syndical central adjoint du groupe. Suite aux annonces, 300 grévistes se sont déclarés sur le site de Rennes, et 200 sur le site de Mulhouse. »

« En assemblée générale, à Valenciennes, alors que des syndicalistes Force Ouvrière proposaient de revendiquer des primes, les salariés s’y sont opposés, en imposant aux syndicats la revendication de 400 € pour tous. »

« Avec de nombreux débrayages, c’est un appel à la grève sur tout le groupe qui court pour la journée du 28 septembre, avec l’espoir que de plus en plus de sites rejoignent le mouvement. « Le but maintenant, c’est de construire les conditions d’une grève dure et d’une grève majoritaire » explique le syndicaliste. »

« Alors que des reconductibles ont lieu chez Exxonmobil et Total, le début d’un mouvement majoritaire chez PSA est un signe de plus que la classe ouvrière hexagonale est prête à lutter pour une augmentation des salaires. Cependant, le plan proposé actuellement par les directions syndicales, une seule journée de grève sans lendemain le 29 septembre, apparaît plus que jamais comme insuffisante. Beaucoup de salariés se montrent lassés de ces appels que beaucoup jugent inutiles : « les ouvriers voient cet appel comme des appels de bureaucrates syndicaux. Les ouvriers de PSA aujourd’hui, ils ne veulent pas aller dans les manifs, seulement occuper les usines, le reste ne les intéresse pas » témoigne dans ce sens Cédric Brun. Un témoignage de plus qui montrent que l’attitude timorée des directions syndicales n’est pas liée à la démoralisation des ouvriers, mais qu’elle est uniquement le fait de leur stratégie de dialogue social avec un gouvernement qui n’a jamais lâché une miette pour les ouvriers. »


«le tribunal commercial de Lille a rendu son verdict : Camaïeu, l’enseigne de prêt à portée française, est placée en liquidation judiciaire entrainant la fermeture de ses 514 magasins en France et surtout la suppression de 2 600 emplois. Une décision terrible pour les salariés du site qui en pleine flambée des prix se retrouvent du jour au lendemain sans salaire. »


Extrême droite




Répression (anticipée)


Et ça passe, et ça passe, et ça passe ………………………………..

«FACE A LA COLÈRE QUI VA SE DÉCLENCHER, IL FAUT ÊTRE RUSÉS»

– Ils iront jusqu’où nous les laisserons aller –

La guerre de classe, ce sont les gouvernants et les bourgeois qui en parlent le mieux. Pour expliquer comment ils nous écrasent.

Dans cette vidéo, Édouard Philippe, ancien Premier Ministre de Macron, explique très clairement comment les gouvernements néolibéraux vont de plus en plus loin dans leurs attaques, jusqu’à ce qu’ils rencontrent une véritable résistance.

«On ne sait jamais laquelle des gouttes est la dernière», même si le vase est plein. «Il faut être rusés» explique Édouard Philippe, qui précise qu’il a fait passer le maximum de casse sociale sans rencontrer de vrai obstacle, jusqu’à l’explosion des Gilets Jaunes. Cette intervention limpide a eu lieu à l’ESSEC Business School, une école de commerce qui forme les managers de demain. C’était en mai 2021.

Ceci est bien un appel à la grève, à l’émeute, aux blocages. Et c’est un ancien chef de gouvernement français qui le dit.


Gilets Jaunes



International


LUTTE DES CLASSES IN UK

« Le retour de la lutte des classes au Royaume-Uni et de l’entrée dans la bataille de différents secteurs du mouvement ouvrier est une première victoire pour l’ensemble de notre classe. Les perspectives d’une grève générale sont toujours bel et bien ouvertes, mais cela nécessiterait le dépassement le corporatisme des directions syndicales d’une part et l’élargissement de la grève à l’ensemble des secteurs de l’économie britannique d’autre part, autour d’une stratégie commune. »

« La clé réside pour les travailleurs dans le développement de l’organisation à la base des différents secteurs en grèves. Des cadres démocratiques où les grévistes pourraient organiser et coordonner le mouvement de grève afin d’imposer un plan de mobilisation unitaire qui pourrait aller vers la grève générale.

La reprise du mouvement de grève et ses avancés ouvre les chemins des possibles, et pourrait inspirer le classe ouvrière du monde entier, en particulier en Europe où les travailleurs sont frappés de plein fouet par les crises et les guerres capitalistes. »


Catastrophe en Indonésie.
Pendant que Nobel Sport à Pont De Buis souhaite s’agrandir pour développer sa filière répressive vis à vis des populations, un « maintient de l’ordre » complètement hallucinant dans un stade en Indonésie vient de provoquer la plus grave catastrophe humaine qu’un match de football ait connu…
Imposer la fermeture de Nobel Sport (grenades lacrymogènes) ou encore Alsetex (grenades explosives) pour ne citer que ces entreprises d’armement est vital.

Désarmons les !

INDONÉSIE : TIRS DE LACRYMOGÈNE DANS UN STADE, PRÈS DE 200 MORTS

⚠️ images difficiles –

Malang est une ville située en Indonésie, sur l’île de java. Samedi 1er octobre, un match avait lieu dans le stade de la ville, réunissant autour de 40 000 spectateurs. À la fin du match quelques dizaines de supporters ont envahi la pelouse du stade. La police a chargé, dispersant rapidement les personnes sur le terrain et tabassant les supporters trop lents ou tombés par terre avec de longues matraques.

Les forces de l’ordre ont aussi tiré des grenades lacrymogènes en direction des tribunes, pleines de spectateurs. Le gaz chimique et irrespirable a provoqué un immense mouvement de panique. Des dizaines de personnes sont mortes piétinées ou asphyxiées. Un bilan provisoire fait état de plus de 174 morts. Les images montrent des rangées de cadavres alignés après le match. C’est l’une des pires tragédies jamais survenues dans un stade.

En 1985 à Bruxelles, des hooligans avaient tenté d’envahir la tribune de supporters de la Juventus de Turin au début d’un match. L’événement, mal géré par les autorités qui avaient installé des grillages, avait provoqué un mouvement de foule. 39 personnes étaient mortes asphyxiées et piétinées. En 1989 à Sheffield, au Royaume-Uni, près de 100 personnes étaient décédées lors d’un match opposant Liverpool et Nottingham Forest. En juillet 2022 les policiers français gazaient des familles de supporters anglais, massées autour du Stade de France et souvent bloquées dans des goulots d’étranglement. On estime qu’un drame a été évité grâce au sang froid des supporters de Liverpool, déjà marqués par l’expérience de Sheffield : ils ont conservé leur calme pendant des heures, évitant un mouvement de foule potentiellement dangereux.

Mais le drame de Malang en Indonésie est, lui, directement provoqué par l’intervention des forces de l’ordre, qui ont tiré des grenades lacrymogènes au sein même du stade. Un spectateur rescapé, interrogé par l’AFP, explique : «Il n’y avait rien, pas d’émeutes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, ils ont soudainement envoyé du gaz lacrymogène. (…) Les gens se sont aussitôt précipités pour sortir en se poussant les uns les autres et ça a provoqué beaucoup de victimes». «Nous sommes désolés pour cet incident» a réagi le ministre indonésien des Sports, Zainudin Amali. Les autorités parlent «d’émeute» et de policiers attaqués pour tenter de justifier les faits.

Cet événement terrible rappelle que les gaz lacrymogènes sont doublement mortels. Non seulement parce qu’ils peuvent faire suffoquer les personnes qui en respirent, mais surtout parce qu’ils peuvent provoquer des mouvement de panique très dangereux, surtout lorsqu’ils sont utilisés massivement et dans des endroits confinés comme les stades.


Écologie


Il n’y a jamais eu autant de prolétaires dans le monde, et il n’y a jamais eu autant de morts chez cette population en lien avec la pollution.

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