Revue de presse au 19/09/2022

Local


LES COMMUNISTES SONT HORS SOL
Vendredi matin des tags ont été découverts sur les locaux du PC finistérien. Evidemment, ils s’en insurgent.

Mais comment s’en insurger quand ils ne sont pas capables de faire le ménage dans leurs propres rangs. En effet, le PC a à sa tête Fabien Roussel qui se permet, par les temps qui courent, d’opposer la France des allocs et celle du travail. Si un peu d’analyse permet sans doute de mesurer ses propos, à savoir qu’il faut effectivement prôner un travail pour tous et toutes plutôt que la préférence du chômage telle que mise en place par l’état depuis plus de 3 décennies maintenant, il est par contre inconcevable qu’il n’y ai pas de communiqué de presse d’excuse de sa part pour avoir tenu un tel discours public sans nuance en sachant très bien que son discours serait écouté et analysé. Dans un contexte où la précarité grimpe en flèche, de tels propos mal expliqués sonnent simplement comme du mépris.

Pire, Mr Roussel s’était rendu en 2020 à une manifestation policière à l’appel des syndicats policiers d’extrême droite, comme d’autres candidats à la présidentielle de l’époque. Sachant que l’on parle là du Parti Communiste, et sachant en plus que la revendication de ces syndicats était « le problème de la police, c’est la justice », entendue comme trop laxiste par ces derniers. Le tout dans un pays où presque 25 000 personnes croupissent en prison sans encore avoir été jugées. Le tout après un mouvement social majeur et populaire des Gilets jaunes où les syndicats et les partis politiques se disant populaires ont brillé par leur absence. Le tout après la plus forte répression policière et judiciaire des 50 dernières années. Hallucinant !

Dans ce contexte, comment les militants du PC peuvent-ils encore s’étonner d’une réaction populaire à ce mépris ? Il serait temps que l’hypocrisie cesse.





National



Lutte des classes


Ce qui nous attend ?…

« Une accélération du calendrier de la réforme des retraites aura forcément quelques conséquences sur le calendrier des mobilisations syndicales. »

« Dans ce cas de figure, la journée interprofessionnelle de fin septembre pourrait devenir le premier test de la capacité des salariés à refuser l’allongement de l’âge de départ. Réponse dans deux semaines »





« le refus de la direction de FO d’appeler à la mobilisation du 29 septembre est un frein supplémentaire à l’unification syndicale, qu’il faut dénoncer avec force. Non parce que le timide appel lancé pour le 29 constitue une réponse à la hauteur, mais parce que la position de FO alimente et cimente une division syndicale qui constitue un obstacle à l’unité des travailleurs. »

« pour redonner du moral et enclencher une dynamique, c’est d’une véritable journée de grève, qui cherche à la fois à rassembler toutes les forces qui ont lutté ces dernières années et qui soit capable de bloquer des secteurs entiers de la production, dont nous avons besoin. »



Travail



Autres points de vue sur le travail que ceux exprimés ces derniers temps…




Politique


Sur les différentes propositions stratégiques à la LFI …

POINT DE VUE INTÉRESSANT ET SYNTHÉTIQUE ICI, À PARTIR DE L’ANALYSE DE RUFFIN


Rappelons tout de même que la polémique autour du virilisme du barbecue attribuée à Sandrine Rousseau vient d’une seule phrase courte extraite de son contexte, tirée d’une longue conférence. Elle n’est donc pas lancée sciemment par elle. Toutefois, on voit mal comment les classes populaires pourraient se sentir représentées par cette gauche bourgeoise coupée de leurs réalités que représente Sandrine Rousseau. Ce problème d’indentification d
es classes populaires à la gauche, des ouvriers principalement, la France Insoumise également risque d’en payer les frais. Si la stratégie de LFI ne prend pas en compte la France des Gilets Jaunes, « des bourgs et villages », celle dite « périphérique », « périurbaine », « semi-rurale », peu importe l’appellation, elle risque de grosses déconvenues aux élections de 2027 (présidentielles et législatives). Ceci, d’autant plus si elle persiste dans son manque de structuration et de démocratie interne. D’autant plus si elle n’intègre pas des gens de ces classes comme militants, si elle ne leur fournit pas qui plus est une formation adéquate à même de les « protéger » de la petite bourgeoisie CPIS qui constitue les cadres de ce « mouvement gazeux ».  Pour y remédier il faudrait plus d’implantation locale, un maillage du territoire, une plus forte présence dans les luttes et la vie locale (dans les associations, les lieux autogérés, culturels etc.). Il faudrait développer une presse locale en liens avec des luttes toutes aussi locales… Être dans le syndicat, être un peu partout, traverser la société comme un point d’appui allant de soi et non comme étant vu comme un corps extérieur électoraliste.

La terminologie « valeur-travail » peut être laissée à la droite et à Sarkozy qui démagogiquement, l’avait mise sur le devant en 2007, tant elle semble impliquer que le travail est un bien en soi. Ceci, peu importe pour quoi produire, comment, en quelle quantité, sans se soucier si le travail sert l’intérêt général.



«Ce sont aujourd’hui des pans entiers du pays qui tombent à l’extrême droite, et sans secousse, sans diagnostic, sans révision stratégique. Depuis Paris et l’Île-de-France, qui concentrent les députés Nupes, et encore davantage les députés qui dirigent la Nupes, on voit la vie en rose. Les alertes sont gênantes, presque moquées comme des gémissements. »

« « Nous avons un bloc social à construire, aujourd’hui traversé par un double divorce : les classes intermédiaires et les classes populaires. Et au sein des classes populaires, celles des quartiers et des campagnes. » Tel est mon dessein : rassembler, par-delà les frontières sociales, d’origines, ou géographiques. Ajouter, et non pas retrancher. »

« quel comble qu’un communiste impute le chômage de masse, non à un travail maltraité depuis quarante ans, écrasé par le capital, la mondialisation et le libre-échange, les usines qui ont fui nos terres, mais aux rustines qu’on a posées sur ce désastre, le RSA et les minimas sociaux. »



« la confusion que ses idées répandent sans contradiction nous font perdre un temps précieux face à l’urgence climatique »


Médias



International


« Pour les classes populaires, c’est parce qu’il est devenu très difficile d’imaginer et de se projeter dans une amélioration radicale de leurs conditions de vie qu’il est plus simple d’envisager une amélioration très partielle et plus immédiate de ces dernières : la réduction de la violence criminelle dont elle est victime ou témoin. De la même manière, il est plus facile d’imaginer réduire les inégalités avec son voisin qu’on imagine « assisté », et dont on partage globalement la condition, qu’avec les milliardaires et les capitalistes. Pour notre camp, il faut donc surtout trouver comment imposer véritablement, et de manière aussi décomplexée que la droite et les fascistes, notre agenda : sortie du capitalisme et mise en commun de l’outil productif, égalité entre les femmes et les hommes, écologie…

Pour avoir une gauche radicale populaire, ses leaders, portes-paroles, militants, candidats, ne peuvent pas provenir pour l’essentiel de milieux de cadres, de profs, et d’étudiants. C’est l’idée même de représentation qu’un mouvement radical doit contester au maximum. »


Entrevue


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