Revue de presse au 12/09/2022


Édito


REVUE DE PRESSE AU 12/09/2022

N’hésitez pas à partager ce #travail. Car c’en est un ! De la #valeur d’usage est produite (ça sert à quelque chose, du moins espérons-le) mais ça n’a pas de valeur d’échange (ça n’est pas monnayable sur un marché). Subtile transition car nous revenons dans cette #RevueDePresse sur l’analyse de #Ruffin sur la « valeur travail » et comment reconquérir la France des bourgs et villages, des #GiletsJaunes (Spoiler : en remettant au centre un clivage capital/travail). Expression malheureuse. À un mot prêt : parler de la « valeur du travail » aurait mieux convenu pour moins porter à confusion. Pour pas que sa proposition soit parfois vue sous la forme d’une idéologie : comme quoi il faudrait toujours plus travailler, que là était le sens de la vie… Ce qui est la vision des libéraux, politiciens et éditorialistes de droite ou d’extrême droite qui n’exercent pas les métiers les plus pénibles mais sont prompts à envoyer les autres au turbin. Peu importe lequel, peu importe comment, il ne sont pas à ce genre subtilités ! Car ils ne décollent pas de leur logique productiviste : il faut faire marcher la sacro-sainte croissance.

Nous pensons au contraire que le travail ne doit pas être vu comme une fin en soi mais doit être utile socialement et surtout bien payé pour pouvoir vivre dignement ! Il ne doit pas être aliénant, c’est à dire qu’il doit avoir un sens pour celui qui l’exerce. Si c’est juste pour détruire tout, en travaillant (les travailleurs, les humains comme la biosphère en général), à quoi bon ? Aussi, bien évidemment, le travail doit s’exercer dans de bonnes conditions. Non pas avec des horaires fractionnés, en contrats précaires, avec des temps de pause non payés, un management menant de plus en plus de gens au burn-out etc.

Pour combattre l’implantation du #RN parmi les classes populaires, il nous faut réactiver la #luttedesclasses : les assistés sont en haut, ils se gavent et doivent bien se marrer de nous voir nous diviser entre nous quand eux réalisent toujours plus de profits, c’est à dire qu’ils empochent toujours plus de #plusvalue, fruit du surtravail des autres. Sereins, ils voient certains cracher sur à peine plus pauvres que soi, sur ceux qu’ils nomment des « assistés » (chômeurs, allocataires du RSA etc.). Ils rigolent de nous voir nous battre entre nous. Ils se tapent sur le ventre (bien gras) à voir certains opposer les classes populaires des quartiers des grandes agglomérations à forte descendance immigrée à celles rurales et périurbaines de la vieille classe ouvrière ayant pris de plein fouet la mondialisation, la désindustrialisation et les délocalisations. Ils se disent on est peinards, en bas ça se chicane…

Jusqu’au jour où en bas, justement, les gens cesserons de critiquer le voisin, de ne voir que les différences et verront ce qui les rassemblent. Jusqu’au jour où l’unité populaire se fera face au #capital pour se réapproprier la richesse produite.
Alors, les mauvais jour finiront !

PS : nous remercions #marx (le grand penseur du 19ème siècle, pas le cuistot !…) pour ses concepts plus que jamais d’actualité pour penser notre temps d’hyper-exploitation donc d’hyper-profits, où les #inégalités n’en finissent pas d’augmenter.


Local


Air France va mettre fin aux 4 rotations hebdomadaires entre Brest et Orly. Elle va en partie compenser cet arrêt par une rotation supplémentaire hebdomadaire vers Roissy.

A la pointe bretonne, c’est l’indignation politique.
Mais ne faudrait-il pas plutôt s’en réjouir ?

En effet, nos politiques n’interprètent cela que sous le prisme de l’emploi et de l’attractivité du territoire. Ils sont complètement hors sol.

Déjà, d’un point de vu climatique, cette décision est une bonne nouvelle. Cela fera 3 liaisons hebdomadaires en moins, et une alternative existe avec le TGV.

Alors les passagers de ces vols rétorqueront que 3h30 de train pour aller faire leurs affaires à Paris dans la journée, c’est beaucoup trop. Thème régulièrement porté par la Bretagne conservatrice dans la presse (dont le dernier article consultable ici : https://www.letelegramme.fr/…/brest-paris-en-3-h-30…), qui aimerait faire de Brest un Rennes bis ou un Nantes bis.

Mais à ce moment là, qu’ils aillent habiter à Paris pour faire leur affaires, au lieu de vouloir le beurre et l’argent du beurre, à gagner grassement leur vie tout en profitant du cadre de vie finistérien, car ce mode de vie n’est plus viable et ne l’a d’ailleurs jamais été d’un point de vu écologique.

De plus, il est aussi probable que cette nouvelle soit aussi bonne pour l’emploi. En effet, 3 rotations hebdomadaires en moins dans la semaine soulagera peut être un peu le personnel au sol de l’aéroport. Personnel maltraité par leur direction depuis de nombreux mois, puisque la gestion des équipes au sol est devenu beaucoup plus contraignante depuis qu’une boite privé, Alyzia, a repris le flambeau (lien ici : https://www.ouest-france.fr/…/externalisation-a-l…). La direction d’Alyzia a clairement fait entendre, en amont de la reprise de gestion, qu’elle ne respecterait pas les demandes des salariés et développe un management prédateur, comme de nombreuses autres entreprises. La logique économique, à l’œuvre dans toute la société, aboutissant à une dégradation des conditions de vie des salariés, a aussi cours à l’aéroport de Brest.

Ainsi, cette décisions est plus une bonne nouvelle qu’un « choc politique ». Bien évidemment, aucun de ces 2 arguments n’a penché dans la balance pour qu’Air France prenne sa décision, puisqu’elle n’a qu’un but économique, ses avions n’étant pas assez remplis. Preuve s’il en est que le boycott d’un secteur économique constitue un de nos leviers principaux dans la lutte contre le capital.


« « Le laboratoire Labocéa a détecté une concentration d’Escherichia coli de 78 000 npp/100 ml ». Largement au-dessus du seuil de 1 000 qui interdit la baignade, pour écarter le risque d’intoxication. »

« Mais le pic de concentration a été atteint [le 17 août] : 232 000 npp/100 ml ! Une trentaine de surfeurs occupaient alors la plage de Penfoul ».


AGENDA DES LUTTES EN SEPTEMBRE

Nous partagerons chacun des ces RDV sur notre site avec plus de précisions : https://giletsjaunesbrestois.home.blog/


Mais voilà déjà une visibilité sur les RDV posés que nous pensons intéressants de soutenir, du moins d’aller voir, pour prendre des contacts, rencontrer de nouvelles personnes, créer du lien et des possibilités de travail collectif élargies. Car le capital nous amène vers le fond… Il nous faudra une union populaire pour lutter contre. D’autres RDV viendront probablement entre temps et espérons qu’octobre sera chaud.

#brest #agenda #luttes #GiletsJaunes

Comme vous l’avez sûrement constaté, c’est la rentrée. Avec cet été aux effluves apocalyptiques, entre incendies, sécheresses, guerres, annnonces de crise énergétique, grave crise de l’hôpital public, remise en cause de l’IVG aux USA et Macron qui annonce la « fin de l’abondance » pendant que les milliardaires prennent leur jet privé toutes les 5 minutes, on dirait que tout s’accélère.

On pourrait se dire que ça y est, le capitalisme décline. Ne pas oublier que la crise covid a permis d’immenses profits pour les entreprises du numérique. Ne pas oublier que le capitalisme se nourrit des crises et profite de l’affaiblissement général pour renforcer son autorité, reprendre prise et écraser partout où il le peut. L’annonce de Macron est éloquente : il s’agit de nous préparer aux réformes toujours plus anti-sociales, liberticides et écocidaires. Nous sommes entrés dans une époque d’administration du désastre. Il ne s’agit plus de nous vendre de merveilleux biens&services, il ne s’agit plus de faire rêver les masses avec la formidable capacité d’innovation du capitalisme, il ne s’agit plus de faire l’éloge du progrès. Nous glissons de moins en moins doucement vers un resserrement, si ce n’est une éradication, de toutes les interstices où nous pouvions encore respirer et vivre. Macron prévoit de conditionner le RSA à un certain nombre d’heure travail associatif -mettons les jeunes au travail-, d’autres réformes chômage et retraite sont à venir -impératifs économiques oblige- et la vie devient de plus en plus chère mais les salaires n’augmentent pas -sauf si vous êtes actionnaires chez Total-.

Pourtant, l’indécent fossé entre ultra-riches et pauvres continue de se creuser, adossé aux politiques capitalistes, néo-libérales. En 2020, pendant la crise covid, les 32 plus grandes multinationales de la planète enregistrent 109 milliards de dollars de plus que leur bénéfice moyen réalisé au cours des quatre années précédentes. Le monde compte désormais un nouveau milliardaire toutes les vingt-six heures, alors que 160 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté au cours de la même période (enquête Oxfam).

Pour ne rien arranger, le fascisme rampe toujours. Et l’histoire semble montrer que les conditions sociales qui sont en train d’être créées aujourd’hui seront favorables à l’expansion du fascisme. Les documentaires d’Angélique KOUROUNIS sur le parti néo-nazi Aube Dorée en Grèce sont intéressant à cet égard.

Pour ces raisons, nous ne devons jamais laisser tomber, nous devons lutter, nous unir, nous organiser, proposer un autre modèle de société. Ne restons pas isolé.e.s, la lutte nous lie, nous fait exister collectivement, et c’est d’autant plus important dans une société néo-libérale qui atomise le tissu social et donc nous isole.

Rejoignons-nous en manif, dans les cantines populaires, sur des actions de tractages, des collages, en réunion, en projection, en arpentage…

Justement ! Voici en image un petit agenda pour le mois de septembre (oui, le 10 c’est passé 😕 )

Les temps sont durs alors affrontons la tempête collectivement !



National



Lutte des classes


POUR UN SYNDICALISME « POLITIQUE » RÉVOLUTIONNAIRE

Des syndicalistes combatifs voire pour certains révolutionnaires, se font réprimer par la bureaucratie syndicale. Cela arrive fréquemment et est un des symptômes de l’atonie syndicale. À force de réprimer ceux qui n’attendent pas le mot d’ordre de la Centrale pour se mettre en grève pour se défendre face au patronat qui compresse les salaires, détériore les conditions de travail, il ne se passe plus rien ou si peu… Espérons que lors de cette rentrée sociale la base syndicale la plus combative dynamise le mouvement en entraînant d’autres syndicalistes, d’autres travailleurs pour un mouvement plus élargi, ouvert sur l’’extérieur à travailler avec des personnes non syndiquées, simples citoyens, GJ etc. Pour que cette rentrée sociale ne se limite pas aux dates nationales posées par les grandes centrales syndicales avec appel à la grève uniquement pour les 22 (Santé et Action sociale) et 29 septembre (manif d’une intersyndicale pas tout à fait unie/ « complète »…). Pour qu’enfin, une véritable stratégie et coordination soit menées pour mettre à mal la domination féroce depuis trop d’années du capital sur le travail, pour que le rapport de force soit renversé en notre faveur !


Ainsi, il nous faut un syndicalisme révolutionnaire et politique. Révolutionnaire, car c’est tout un mode de production qu’il faut changer : le capitalisme écocide, qui détruit les travailleurs, les précaires et chômeurs, la majorité la plus pauvre de la population mais aussi l’environnement, le climat, les espèces, épuise les terres agricoles… Politique car c’est bien une attaque globale que nous subissons de la bourgeoisie et qui dépasse la question des salaires et revendications syndicales immédiates. Il faut donc politiser c’est à dire pouvoir lier les choses entre elles pour monter en généralité, sans corporatisme… bien au contraire.

Affaire à suivre mais d’or et déjà organisons-nous pour contribuer à diverses mobilisations sociales qui s’annoncent.
EN BONUS, UNE CITATION SUR LE SUJET :

« Quand le cadre est devenu aussi adverse, continuer de vouloir s’y battre sans même esquisser la perspective de le transformer, tout en continuant d’en espérer des issues différentes, est un signe de santé stratégique, et peut-être mentale, défaillante. […] Refaire un cadre, ça n’est pas de la « revendication », c’est de la politique – pas la même grammaire. Les confédérations réellement combatives (il n’y en a pas trente-six…) doivent faire l’analyse de la fermeture définitive de l’espace social-démocrate dans lequel leur activité était fondamentalement inscrite, et muter en conséquence : il n’y aura pas de salut hors d’un syndicalisme s’assumant comme syndicalisme politique – et même comme syndicalisme révolutionnaire. […] Pour les syndicats qui ne se sont pas vautrés dans la collaboration de classe comme pour les forces politiques de transformation, contempler la chape écrasante des structures néolibérales n’est pas « déprimant » : on y gagne et l’abandon des illusions condamnant à l’échec sans fin, et l’identification plus claire de ce à quoi il faut réellement s’attaquer. »

Frédéric Lordon, Figures du communisme, La Fabrique éditions, 2021, Paris, p. 206-207





« TOUT DOIT ÊTRE CONSACRÉ À LA RÉUNION DE L’UNITÉ POPULAIRE POUR FAIRE FACE AU CAPITAL DANS LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE PRODUITE »

Cela s’appelle mener une lutte de classes, tout simplement. Ça fait du bien d’entendre Jean-Luc #Mélenchon revenir aux fondamentaux : le clivage capital/travail. On a pas fini d’en parler tant c’est dans la logique même du système capitaliste (qui s’accélère actuellement) que de pressurer le travail :

« Le capital est du travail mort, qui, semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant, et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage. »

Karl MARX in. Le Capital – Livre premier

#luttedeclasses #capital #capitalisme #travail #Nupes #LFI #plusvalue #Marx

Rappelez-vous toujours que ce n’est pas le capital qui augmente la valeur de la richesse : c’est le travail, et rien d’autre.
Les cotisations sociales ne sont pas une faveur, c’est votre propre paye. Dire que le système est généreux ne veut rien dire.


Écologie


DU PAIN ET DES JEUX

C’est bien ça non? Bon ben pas de révolte en France tant que Mbappé sera au PSG alors. Circulez, y a rien à voir.


LES RICHES NOUS MÈNENT DROIT DANS LE MUR

Et on le répète, encore une fois, le fameux slogan :

« L’écologie sans la lutte des classes c’est du jardinage ! »

En résumer de cette vidéo : « L’écologie est une lutte de classes. », ou du moins devrait l’être. Nous devons donc combattre l’écologie bourgeoise qui culpabilise le citoyen lambda, les classes populaires, en les incitant « aux petits gestes ». Certes nécessaires (ou disons que ça ne mange pas de pain de les accomplir), ils sont bien sûr insuffisants si les riches continuent de tout détruire et polluer, si le capitalisme continue dans sa logique interne de profits à court terme et donc à toujours produire plus, de tout et n’importe quoi, sans se soucier si cela contribue à l’intérêt général.

Économie



Politique


«  il faut montrer qui sont les vrais assistés, les hyper-riches. Nous avons le devoir, à gauche, de reposer en permanence ce rapport capital-travail. Un clivage dans lequel nous serions dans le camp du travail et des travailleurs. »

« la gauche ne porte pas assez la fierté du travail. De la même manière qu’elle avait héroïsé les métallos ou les mineurs dans l’après-guerre, dans la période post-Covid, on aurait pu héroïser le cariste, l’auxiliaire de vie sociale. On a un devoir de représentation. Il faut que les gens se disent « c’est eux qui parlent pour nous ». Ça veut dire aussi connaître leurs conditions concrètes d’existence, pour les transformer et que nos propositions trouvent un vrai écho.»

« Il faut refixer des règles communes sur le marché du travail. Sur les salaires, les conditions de travail, les contrats. Pour que le CDI soit la norme, par exemple, il faut régulariser les intérimaires qui en réalité ont des postes permanents, et décourager le recours aux autres contrats. Un contrat en CDD doit être payé plus cher, comme les heures tôt le matin ou tard le soir. »

« L’État doit donc définir un certain nombre de besoins auxquels on sait que le marché ne va pas répondre. Puis diriger et canaliser les énergies, les moyens, les savoir-faire. […] Il faudrait presque recenser toutes les compétences qui sont aujourd’hui à notre disposition mais qui sont en déshérence, une richesse humaine qui peut exister dans les quartiers ou dans les campagnes et qui est délaissée. Qui sait bricoler, qui sait réparer, qui sait cuisiner ? Toutes ces compétences doivent pouvoir être utiles à la société. C’est aussi un moyen de créer de la dignité par le travail, ce qui est essentiel. »


DES « ASSISTÉS » ? OUI, LES RICHES !

C’est bien sur ce clivage capital/travail qu’il nous faut mener la lutte : une « guerre de classes » terrible nous est menée pour nous pressurer, faire pression sur les salaires à la baisse. Le capital épuise tout : le travail, la terre et les ressources… Il dérègle le climat, détruit la biosphère pour accumuler des profits à cour terme. Ce sont bien les gros qui se gavent : ce sont eux les « assistés » !
Alors pour préserver la planète, les travailleurs, les espèces (y compris la nôtre) : réactivons la lutte des classes !

Quelques extraits du livre de François Ruffin qui vient de paraître : Je vous écrit du front de la Somme. L’auteur veut réhabiliter le travail. Pour que la valeur produite revienne bien plus au travail qu’au capital. Les salaires des métiers les plus dévalorisés, comme ceux du lien, doivent être augmentés et les conditions de travail largement améliorées. Il milite aussi pour l’obtention de droits universels plutôt que d’assurer des droits uniquement pour les plus démunis qui excluraient ceux qui sont juste au dessus et souligne l’importance que ces droits soient attribués automatiquement, sans démarches administratives à effectuer. Comme quelque chose de dû… et non comme une aumône !

« D’après Elabe, Jean-Luc Mélenchon fait 24 % en agglomération parisienne (+8 points comparé à 2017). Contre 14 % dans les communes entre 20 000 et 100 000 habitants (-7 points). À Arras, à Tourcoing, à Beauvais, dans cent lieux, les candidats insoumis gagnent dans la grande ville… mais perdent à cause des villages alentours.

Cette tension, ma circo en offre un reflet, un cas chimiquement pur. À la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon arrive en tête à Amiens, avec plus de 30 %. Il caracole dans les quartiers, plus de 60 %. Mais il plonge ici, à Flixecourt, à 15 %… là où Marine Le Pen grimpe à 45 %. »

« la mondialisation a tracé comme un fil à couper le beurre entre vainqueurs et vaincus […] Les enseignants, les cadres, la fonction publique, les journalistes, les parlementaires, eux ne furent guère frappés, leurs enfants ne furent pas en première ligne. Aussi ne sont-ils pas, ou pas forcément, les partisans acharnés d’une « mondialisation heureuse ». Néanmoins, ils la tolèrent, ils laissent faire, ils l’habillent de « valeurs », de « multiculturalisme », d’ « ouverture à l’autre », voire pointent l’esprit étriqué, xénophobe, des prolétaires. C’est le « passivisme des éduqués », comme le nomme Emmanuel Todd. »

« La gauche raisonnable, de gouvernement, a mené une politique économique, commerciale, qui a détruit le monde ouvrier ! Qui a laminé sa base sociale ! »

« Pour faire Nation, pour faire Nation de Flixecourt à Paris, d’Amiens-Nord à Courchevel, il y faut un destin. Ou du moins un dessein commun.

Ce dessein commun, je l’ai dit, je le répète, il est devant nous comme une montagne à gravir : l’impératif écologique. Qui nous oblige. Qui impose qu’on se remue, qu’on se secoue le ciboulot et les biscottos, Français des villes et Français des champs ! »


« L’avenir de la société est dans l’auto-organisation croissante des groupes humains à l’échelle de la commune. »

« Je plaide pour une société de l’entraide et du collectivisme. »

« Le capitalisme est fondamentalement responsable de la catastrophe. Pourquoi ? Parce que l’augmentation du nombre des êtres humains est considérable. 200 000 ans pour produire le premier milliard d’êtres humains, à peine un siècle pour le deuxième. Et là, tous les quatorze ans nous progressons d’un milliard. Et cette masse d’êtres humains pratique un mode de production absurde et prédateur. Le capitalisme est un système par nature frénétique — il faut que la marchandise se transforme en argent pour redevenir des marchandises, plus ça tourne vite, mieux c’est, peu importe ce qu’on vend, des castagnettes, des choses qui ne servent à rien… N’importe quoi, tout le temps, et on vend et on vend et on vend, il faut que ça tourne. C’est la condition de l’accumulation du capitalisme, dont le code génétique est d’accumuler. Il faut en finir avec ce système, en sortir pour pouvoir retrouver des conditions plus rationnelles de gestion de notre rapport à nous-mêmes. Que vaut un système qui rend tout le monde malade et qui pourrit notre environnement ? »

« On ne fera pas de courants aussi longtemps qu’on voudra bien m’écouter. »

«  j’ai formulé pour la première fois une théorie d’ensemble qui nous permet la synthèse entre l’écologie politique, l’héritage du socialisme historique, le républicanisme, et ça s’appelle la théorie de l’ère du peuple et de la révolution citoyenne »


Analyse





International



« Elisabeth II aura été une figure de colonialisme anglais et soutiendra la répression brutale de l’Etat britannique contre la rébellion des Mau Mau au Kenya, la guerre génocidaire du gouvernement nigérien contre la région sécessionniste du Biafra ou encore les campagnes militaires sanglantes en Irlande, puis plus tard au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Sur la scène nationale, face aux turbulences politiques et aux grèves ouvrières des années 1970 et 1980, elle rendra un fier service aux gouvernements Heath, Wilson, Callaghan et Thatcher, s’attachant à préserver, avec une conviction remarquable, le rôle de la monarchie comme force stabilisatrice et anti-ouvrière. »

« nul doute que les soupirs larmoyants de la bourgeoisie seront l’occasion de reconduire des appels à l’union nationale et à la « paix sociale ». »


«Tout ce qui nous effrayait du communisme – perdre nos maisons, nos épargnes et être forcé de travailler pour un salaire minable sans avoir de pouvoir politique – s’est réalisé grâce au capitalisme»

Bernie Sanders, ancien prétendant à la candidature démocrate aux Etats-Unis

Il faut désormais ajouter à ce constat les pénuries d’eau potable et l’insécurité alimentaire jusque dans les pays riches, l’inflation monstre, l’effondrement écologique, la menace nucléaire et le risque de troisième guerre mondiale.

Qui peut encore défendre le modèle capitaliste ?


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