Revue de presse au 29/08/2022

Édito


CENTRALE A GAZ DE LANDIVISIAU, NOUVEAU REBONDISSEMENT À SCANDALE
Décidément, le dossier de la centrale à gaz de Landivisiau est une honte absolue de bout en bout.
Après avoir fait fi d’une bonne partie du droit, comme de nombreux autres grands chantiers inutiles et nuisibles, en commençant les travaux avant d’avoir traité tous les recours déposés par les différentes associations opposées au projet ; après avoir créé une centrale à gaz, énergie fossile polluante, alors même que tous les voyants écologiques sont aux rouges et que tout nouveau projet en lien avec les énergies fossiles devrait être stoppé ; après avoir délibérément menti concernant les prévisions à la hausse de la consommation électrique bretonne pour justifier leur projet ; après tout cela, voilà t’y pas que Total se permet de vendre la moitié des parts de la centrale à un fond d’investissement espagnol !…
Ainsi, comme le relate bien cet article, le risque dès à présent est que cette centrale rejette bien plus de C02 dans l’atmosphère que prévu, puisque les « promesses » ayant accompagné son développement étaient celles de rejets « ponctuels » lors des pics de consommation électrique d’hiver, afin d’éviter un « black out « . Argument qui était déjà contesté par les associations opposées au projet, puisque ces fameux pics n’étaient pas constatés sur les années précédentes et quand bien même, les centrales électriques déjà existantes de Brennilis et Dirinon, qui servent justement à éviter ce risque, ne servaient pas depuis des années.
Ainsi, le fond de pension espagnol va sans doute faire fonctionner cette centrale de manière plus régulière, afin de bénéficier d’un retour sur investissement, et c’est d’abord une mauvaise nouvelle pour le climat. Quand on sait qu’une partie du gaz désormais utilisé en Europe va provenir des gisements de gaz de schiste nord américains…
De plus, cela ne va pas participer à améliorer la qualité de l’air breton, déjà très impacté en hiver/printemps par les rejets dus aux épandages massifs de lisier. Faudrait-il rappeler que la pollution atmosphérique est responsable de 48 000 à 100 000 morts prématurées par an en France? Ou bien encore que l’état français a été condamné dernièrement pour ne pas avoir tenu ses engagements dans la lutte contre cette pollution ?
Enfin, un dernier point à lever, et pas des moindres : depuis quand Total avait-il programmé dans son « business plan » cette revente à un autre agent privé ? Car il s’agit là d’une opération purement spéculative, quoi qu’on en dise. Ils ont beau avancer l’argument « on préfère investir dans les renouvelables » (au passage, Total décrédibilise complètement, par cette phrase, l’incorporation du gaz dit naturel par l’Union Européenne dans la gamme des énergies dites vertes, alors même que Total a fait du lobbying intense comme d’autres firmes pétrolières pour que le gaz dit naturel soit classé comme tel…).
Encore une fois, le capitalisme financier constitue l’ennemi numéro 1 pour l’environnement et la santé humaine, bien aidé en cela par un État au garde-à-vous.



Local


Landunvez


Merci aux organisateurs de cette manifestation contre l’extension de la porcherie Avel Vor, ce samedi 27 août à Landunvez ! Cette marche funèbre en fanfare, créative, pleine d’humour malgré la gravités des dégâts provoqués par l’agro-industrie était revigorante et aussi très instructive :

« « On a les nappes phréatiques qui sont polluées, même l’exploitant a des problèmes d’eau. On a ici 33 tonnes d’ammoniac retombées sur le sol par an, et jusqu’à 6 t par jour de lisier sur les terres. Au robinet, on ne boit plus l’eau potable, on est obligés de faire venir l’eau d’autres réseaux », a affirmé Eric Lefin, président de l’AEPI. »

La lutte continue !


Quant à Ouest France, ils ne se sont t pas foulé…


… Le Télégramme non plus : pas plus de mise en contexte.


« Avec la conjoncture actuelle, les choses s’aggravent encore. Certains, le 10 du mois, n’ont déjà plus rien dans le frigo »


« Les fortes chaleurs de l’été font craindre un risque de corrosion accrue sur les haubans qui soutiennent l’ouvrage. »



« la préfecture évoque l’apparition de « difficultés d’approvisionnement » qui présenteraient un « risque de rupture de l’alimentation en eau potable dans certains secteurs » du département. »


« Il faut juste savoir ce qu’on priorise : est-ce qu’on préfère que l’eau soit utilisée pour arroser les golfs et qu’on importe de la nourriture d’autres pays ou est-ce qu’on produit notre nourriture et dans ce cas, ce sera un peu plus compliqué pour aller jouer au golf ? »

« Plusieurs des agriculteurs présents estimaient que si d’ici trois mois, il n’est pas tombé de « pluies significatives », « ce sont des robinets d’eau potable qui vont être coupés ». »

« La sécheresse a obligé certains agriculteurs à entamer plus tôt que prévu leurs stocks de fourrage. « Ça pose la question de comment on va passer l’hiver », s’inquiète Pauline Cabaret. »

« Ce qui est produit pour la méthanisation, en période de sécheresse, ça ne doit pas être prioritaire. Il faut que ces fourrages soient gardés pour les bêtes et qu’ils ne partent pas dans les méthaniseurs ».


National



Lutte des classes


« Persistance de la guerre en Ukraine, canicule, incendies, sécheresse et orages dévastateurs, flambée des prix, les sujets à l’agenda du gouvernement sont nombreux. Mais face à la catastrophe climatique, sociale et économique déjà là, son orientation est claire : faire payer les travailleurs et les classes populaires. »

« les appels aux « Français » et au « peuple » masquent mal le clivage entre ceux qui vont effectivement devoir se serrer la ceinture, et la minorité de patrons qui continuent de s’engraisser. »

« la grève doit redevenir un outil central contre l’inflation. Une grève reconductible, interprofessionnelle et autour d’un programme ambitieux pour arrêter de payer la crise et augmenter tous les salaires : voilà le plan de bataille qu’il y a urgence à préparer. »

« « Fin de l’abondance et de l’insouciance », d’accord, mais pour ceux qui ont toujours été les seuls à en bénéficier : le grand patronat et les politiciens qui en défendent les intérêts. »


« l’augmentation des pensions de retraite et des minimas sociaux de 4 % en septembre reste en deçà des 6,1 % d’inflation enregistrés en juillet. Quant aux salaires, la prime Macron, soumise au seul bon vouloir des entreprises sans cotisations sociales ni impôts, ne peut être considérée comme une mesure apportant des garanties à l’ensemble des salariés. Sans compter qu’elle affaiblira une fois de plus le financement de protection sociale. »

« Dans un texte qui devrait arriver devant l’Assemblée nationale en octobre, l’exécutif a déjà annoncé qu’il souhaitait moduler la durée et les montants des indemnités chômage en fonction de l’état de la croissance et du nombre d’offres d’emplois disponibles. »

« le gouvernement semble faire le choix d’une expérimentation dans quelques départements, avant une généralisation début 2024. […] [L]a mesure consist[e] à faire travailler 20 heures par semaine des bénéficiaires du RSA pour 500 € par mois, soit à peine plus de 6 € de l’heure, pourrait être en partie invisibilisée. »

« Emmanuel Macron n’a cessé de l’affirmer : il faut travailler plus. Son objectif reste de porter l’âge de départ à la retraite à 65 ans d’ici 2030. « Nous maintenons l’été 2023 comme horizon pour l’entrée en vigueur des premiers effets de la réforme », a affirmé de son côté Olivier Dussopt fin juillet. »



🪖 «PAYER LE PRIX DE LA LIBERTÉ» : DE QUOI PARLE EMMANUEL MACRON ?

– Un discours guerrier pour faire accepter les reculs sociaux –

Vendredi 19 aout au soir, à quelques jours de la rentrée, Macron a lancé un discours guerrier à l’occasion de la commémoration de la libération. Il a notamment déclaré à la population qu’il fallait «accepter de payer le prix de la liberté.» Une nouvelle sortie guerrière assez inquiétante. Mais qu’a-t-il voulu dire par là ?

➡️ Quelle liberté ? Plusieurs dizaines de textes sécuritaires et «antiterroristes» ont déjà été votés depuis 20 ans, avec une nette accélération des mesures liberticides depuis que Macron est au pouvoir. Depuis 2015, 15 lois «antiterroristes» ont été votées. Il faut y ajouter toutes les lois sécuritaires, relatives à la surveillances ou aux contestations. Il y a donc eu ces dernières années au moins 3 lois liberticides votées par an en France : l’étau se resserre chaque trimestre. Pas plus tard que cette semaine, le Conseil Constitutionnel validait une loi permettant à la police de faire censurer un contenu en ligne considéré comme «terroriste» en moins d’une heure. Avant cela, il y a eu la loi de sécurité globale, l’élargissement du fichage, les mesures «anti-casseurs», la loi sur le séparatisme… Des milliers de personnes ont été enfermées durant les Gilets Jaunes, l’état d’urgence est permanent, les mutilations par la police ne se comptent plus. La France est officiellement considérée par des organismes internationaux comme une «démocratie défaillante», à la lisière du régime autoritaire. Si la liberté doit être défendue dans ce pays, alors il faut d’abord faire tomber Macron immédiatement.

➡️ Quel est le prix dont parle le Président ? Celui du budget des Armées, qui va donc augmenter en 2023 de 3 milliards d’euros pour atteindre 44 milliards d’euros. Les 6 milliards pour le SNU, le service destiné à bourrer le crane des lycéens ? Les 2 milliards supplémentaires pour la police et des achats pharaoniques de blindés et d’armement pour les forces de l’ordre ? Macron n’aime pas la liberté, mais il dilapide l’argent public pour la police et l’armée. Alors quel est le prix de la liberté ? Une inflation à deux chiffres sans augmentation de salaire ? Les plus pauvres n’ont plus accès aux denrées alimentaires de base, dont les prix explosent. Ou ce prix est-il la destruction des retraites et du code du travail ? Selon le journal économique Les Échos, dès la rentrées, le gouvernement compte attaquer de front «la réforme de l’assurance-chômage, la valorisation des acquis de l’expérience, la qualification», mais aussi «la réforme du lycée professionnel et de l’apprentissage, l’emploi des seniors et la création de France Travail». Bref, Macron prévoit de tout saccager, il mène une guerre sociale totale, du jamais vu sous la cinquième république. Est-ce prix du sang ? Faire souffrir toujours plus les plus pauvres ?

➡️ En réalité, Macron continue à utiliser le registre guerrier pour verrouiller toute opposition et créer un sentiment d’Union Nationale pour faire passer tous les reculs. Il installe un climat d’état d’urgence et de guerre permanente. Nous sommes passés de l’état d’exception antiterroriste, à l’état d’urgence sanitaire, à l’état de guerre militaire. Refusons de payer le prix fixé par nos oppresseurs.


Écologie




«le stock des fourrages secs, dédiés à l’alimentation des animaux cet hiver, est d’ores et déjà plus bas que les années précédentes. « Il va falloir vendre des animaux parce qu’on ne va pas pouvoir tous les nourrir. C’est ce qui nous fait craindre une forte baisse de production de lait à l’automne », a prévenu Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lai »

« Les situations varient selon les localisations des ruches, mais globalement, en France, « tous les apiculteurs souffrent de la sécheresse », affirme-t-il. Les stocks de miel (généralement venu de l’étranger) sont importants, une pénurie n’est pas à craindre. Mais dans les mois à venir, il faut s’attendre à des augmentations de prix lors du passage en caisse — notamment pour les miels locaux et artisanaux. »

« Même le nord de la France n’échappe pas à la sécheresse cette année. Là, les producteurs de pommes de terre sont désemparés. «  [À cause] des fortes chaleurs, les croissances se sont stoppées. Les pommes de terre ont arrêté de pousser », témoigne pour France 2 Guillaume Traisnel, agriculteur à Linselles (Nord), devant ses plants grillés par le soleil. Une situation inquiétante, quand on sait que la région des Hauts-de-France produit à elle seule 60 % des pommes de terre du pays. »

« La liste des cultures touchées par la sécheresse pourrait encore s’allonger. Fin juillet, Reporterre était allé à la rencontre de paysans drômois : leurs courgettes, poivrons et aubergines avaient brûlé au soleil. Dans l’Aisne, le manque d’eau a freiné la production des betteraves sucrières. Bref, rares sont les champs épargnés. »


⚡ CRIMINELS CLIMATIQUE ET SOCIAL 🚫

Les ultras riches ont été les seuls à s’enrichir depuis la crise du covid et la guerre en Ukraine. Non contents de ce foutage de gueule, ils sont aussi ceux qui contribuent le plus à la catastrophe climatique en cours. Pourtant, les efforts pour sauver la planète (et l’économie) doivent être fait par les plus modestes ?

Pour arrêter cet énorme scandale, il n’y a pas 36 solutions : comprendre que les riches agissent dans leur propre intérêt et sont aux commandes des différentes instances de décision. Et donc acter que seul une destruction du système capitaliste pourra permettre de stopper cette descente aux enfers.


« En 2020, près de 20 % de l’eau potable mise en distribution était perdue en raison de fuites »

« Il faut vraiment qu’on ait une politique d’adaptation des services publics d’eau et d’assainissement aux effets du changement climatique qui sont assez criants aujourd’hui »


« L’industrialisation et la financiarisation de la forêt a aussi engendré le développement d’une culture mono-essence dans la plupart de nos régions, avec un seul stade végétatif et sans mélange, ce qui met les arbres à la merci des incendies et des maladies, minimise fortement le réservoir de biodiversité qu’est habituellement cet espace, tandis que les sols se voient fragilisés, lessivés par les intempéries et acidifiés par des essences inadaptées. »

« si l’on excepte les consignes administratives obscures clouant les appareils au sol, deux sujets au moins posent question pour les Canadairs et les Dash : d’abord le sous-effectif du personnel, et notamment des commandants de bord de Canadair, dont la formation dure cinq ans ; ensuite la question de l’entretien des appareils. Il est aujourd’hui confié à une société privée, Sabena Technics, incapable de respecter ses engagements auprès de l’État. C’est le même son de cloche du côté du matériel roulant, dont les commandes ne sont pas prioritaires sur la production à destination des particuliers, vieillissant et tendanciellement obsolète. »


Politique


Où il est question de la NUPES… Mais surtout de la La France Insoumise, de son manque de structuration pour assurer une véritable vie démocratique interne. La nécessité d’une « forme-parti », souple, renouvelée, en adéquation avec la société actuelle est aussi évoquée, en mettant en œuvre une formation militante afin de faire monter comme cadres de l’organisation des personnes issues des classes populaires. Face aux désastres économiques, climatiques et autres, celles-ci doivent être pleinement actrices de leur émancipation et non seulement des victimes résignées d’un capitalisme destructeur. La petite bourgeoise CPIS (Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures) doit être au service des classes populaires (ouvriers et employés), et non l’inverse. À nous de nous mobiliser à la base !

« Dépasser les clivages géographiques pour construire un clivage de classe. »


« Ce qui est sûr c’est qu’il va être difficile de continuer la gestion du mouvement comme avant. Avec les dernières élections législatives, il est passé de 17 à 75 députés à l’Assemblée Nationale. Ses ressources financières ont augmenté. La FI recevait 4M€ annuels de dotation de l’Etat à l’issue des législatives de 2017, désormais c’est près de 10M€. Il ne paraît plus possible qu’un petit groupe de personnes cooptées par Jean-Luc Mélenchon continue à géré le mouvement. Je m’attends à ce que ça bouge. »

« Plutôt que de développer la structuration et la démocratie dans la FI, ses dirigeants ont tout misé sur le lien entre le leader et son électorat. »

« Rappelons que dans ce mouvement les militants sont constitués en « groupes d’action ». Sous entendu : leur fonction n’est pas la réflexion ou la délibération. […] J’ai remarqué lors de mes entretiens que cela a pu poser problème à certains militants. Ils se plaignaient de n’être là que pour exécuter. Pour l’heure, leur formation est quasi inexistante.»

« Par le passé, une tentative de développer un outil de formation a été faite par Thomas Guénolé et Manon Lebreton : « l’école de formation insoumise ». Mais ils s’agissaient uniquement de vidéos sur Youtube que les militants étaient libres de consulter. En 2019 lorsque ces deux personnes ont quitté la FI, l’initiative a pris fin. C’est assez regrettable pour un mouvement qui souhaite s’inscrire dans la durée. »


SE STRUCTURER DÉMOCRATIQUEMENT, ENFIN ?
Il faut un parti véritablement démocratique pour les classes populaires qui y seraient en majorité, avec une formation pour en faire des cadres, les protéger de la petite bourgeoisie intellectuelle se sentant légitime à les encadrer et à la parole de par son capital culturel.
Ici quelques pistes intéressantes même si elle semble un peu réinventer la roue… Rappelons que la « forme-partie » n’est pas forcément synonyme de hiérarchie et de rigidité mais pourrait au contraire permettre le développement d’une force populaire de masse réellement organisée démocratiquement.
UN EXTRAIT CONCERNANT LA DÉMOCRATIE À LA BASE :

« Les « groupes d’action » rassemblent des militants et sympathisants aux attentes diverses. La discordance des temps et des aspirations militantes est une donnée qu’il faut intégrer. Certains, certaines, ne peuvent ou ne souhaitent donner du temps qu’en période de campagne électorale. D’autres, ou les mêmes, veulent bien coller des affiches, tracter mais n’ont aucune envie de participer à des débats internes ou à une réflexion théorique. Mais d’autres encore, et nous devons les encourager, cherchent à participer à la vie du mouvement de façon plus ample qu’en agissant concrètement au moment des campagnes. La dimension de réflexion, d’échanges et de formation des Groupes d’Action mériterait d’être encouragée. C’est pourquoi la règle selon laquelle on peut créer un autre GA dès qu’un désaccord apparaît me semble devoir être revisitée. En effet, le débat d’idées, si l’on admet qu’il est utile de le mener plutôt que de le nier ou de l’empêcher, ne peut se mener qu’à la condition de regrouper des collectifs militants, pas forcément de façon structurelle et quotidienne mais de les réunir régulièrement, même s’ils ont des désaccords entre eux. N’est-ce d’ailleurs pas la condition pour tenter de dénouer lesdits désaccords ? N’est-ce pas la façon de faire vivre le pluralisme à l’échelle locale ? Par ailleurs, renforcer les temps d’échanges nationaux sur les questions stratégiques et mettre en œuvre une formation interne structurée fera grandir notre mouvement. Les militants participent de la bataille culturelle, via les rencontres qu’ils déploient ou leurs interactions sur les réseaux sociaux. Aussi est-il indispensable qu’ils soient amenés à affûter leur réflexion, par des ateliers de formation qui les outilleront, par du débat qui aide à forger sa propre pensée.

En outre, si les GA constituent des regroupements à échelle humaine, ils interagissent souvent dans des territoires où existe une vie politique, où se déploie un mouvement social : il est nécessaire que la FI existe aussi à cette échelle, celle d’une ville, d’une agglomération, d’un « pays », d’un département voire d’une région. Des expériences ont été menées ces dernières années avec succès à certains endroits, souvent sous la forme de coordination de GA. Nous devrions examiner les plus porteuses et voir comment on peut les développer davantage.

Nous le savons, de nombreux groupes locaux expriment le besoin de moyens financiers pour se développer. Comment être une grande organisation de masse à vocation majoritaire si le rayonnement local est rendu difficile par un manque de moyens, ceux-ci étant privilégiés pour l’activité nationale et la présidentielle ? Je rappelle que seules les cotisations passant par une association de financement sont dé-fiscalisables. C’est pourquoi laisser aux GA le soin de financer par eux-mêmes l’essentiel de leurs actions nous privent de moyens d’agir, et donc de mobiliser dans la société, de favoriser l’auto-organisation populaire et de progresser électoralement. Ne pourrait-on pas réfléchir à un système plus accessible et pro-actif de cotisations volontaires utilisant la défiscalisation, et donc passant par le national, et dont une partie reviendrait à un échelon local ?

Tout ceci souligne le rôle décisif du pôle de suivi des GA qui doit être renforcé au siège de la FI – le suivi par un-e député-e n’est assurément pas le plus performant pour des raisons de disponibilité des parlementaires… »


CRÉER UNE ÉCOLE DE LA NUPES

Une proposition qui va dans le bon sens pour se structurer démocratiquement et s’ancrer localement, afin d’augmenter nos effectifs et notre influence sur la vie politique du pays.


Le parlement de la NUPES est principalement une union par en haut, d’intellectuels, de la petite bourgeoisie intellectuelle.

« Les signataires de cette tribune sont pour la plupart des membres du parlement de la NUPES ou souhaitent contribuer à le soutenir depuis leur expérience d’ex-candidat·es ou d’animateurs et animatrices d’initiatives citoyennes diverses ».

Ils souhaitent :

« Un cadre national […] qui permette l’ancrage social et local :
Priorité à l’intervention auprès de la jeunesse, des quartiers et territoires ruraux populaires, objectif de nouvelles cooptations à moyen terme de personnes issues de campagnes de terrain dans ces territoires » ;

Ainsi qu’un

« comité d’animation renouvelé à double parité (partis/société civile, F/H) ».

On constate ici qu’il ne leur est pas venu à l’idée d’instaurer une « parité sociale »… Ainsi, on peut légitimement se demander s’ils ont une volonté véritable d’intégrer les classes populaires comme actrices de leur émancipation et non pas comme des victimes qu’il faudrait aider du dehors de leur classe ?
Affaire à suivre…


« Le paysage politique issu de la séquence électorale est partagé en trois blocs de tailles quasiment équivalentes, et d’un quatrième bloc abstentionniste. Aucun de ces trois blocs n’est aujourd’hui majoritaire. Et aucune combinaison de ces blocs ne semble aujourd’hui possible. Le paysage politique peut rester instable ou retrouver un point d’équilibre. Soit parce que l’un des blocs réussit à convaincre parmi les abstentionnistes. Soit parce que la porosité que l’on constate entre le bloc ultralibéral et le bloc d’extrême droite devient une alliance plus franche. C’est une possibilité particulièrement préoccupante que l’on ne peut plus écarter aujourd’hui. »


« Jean-Luc Mélenchon n’est pas sans ignorer qu’une organisation gazeuse comme la FI ou la NUPES a l’avantage de sa limite : une plasticité extrême mais une incapacité fondamentale à durer et à se solidifier en agrégeant à elle les différentes organisations populaires en lutte, ou pouvant entrer en lutte pour peu qu’on les structure et les forme idéologiquement. »

« nous condamnons fermement la stratégie politicienne adoptée pour son incapacité à établir une stratégie politique qui s’élaborerait dans un parti de masse où les travailleurs travailleraient à leur émancipation par eux-mêmes, et au sein d’une structure à même de leur offrir une formation, des moyens, et un soutien essentiel aux luttes qu’ils mènent ou mèneraient. Entendu, selon nous, qu’un parti de masse viserait à réaliser l’unification idéologique des classes populaires, en même temps que l’unification matérielle de l’organisation. »

« La médiatisation au sein même de la FI d’une personne comme Rachel Kéké ne vaut pas brevet de rattachement à la base populaire mais valide, au contraire, la stratégie marketing, et seulement communicationnelle, adoptée par l’organisation. C’est bien le caractère exceptionnel de la présence au sein des institutions politiques bourgeoises d’un tel profil qui révèle combien celles-ci sont antidémocratiques et au lieu de se vanter d’une telle prouesse la FI devrait repenser pourquoi, au sein même de ses cadres et donc, de son fonctionnement organisationnel, un tel profil est si rare, au point d’avoir besoin de le rappeler si souvent. Plus que de contester ce fonctionnement antidémocratique, par sa pratique, la FI le valide et le prolonge alors même qu’il est le témoin éclatant de son incapacité à progresser au sein des classes populaires. Parce que son organisation est pensée et réalisée par une petite bourgeoisie intellectuelle, celle-ci ne trouve à s’adresser qu’à des référents vides : « le peuple », « les gens », « les fachés pas fâchos ». Son absence de fonctionnement démocratique est, pour nous, pour le moment et jusqu’à preuve du contraire, un reflet de ses motivations profondes que valide sa structure : à savoir, une confiscation molle des thèmes anticapitalistes dans l’objectif de s’accaparer des positions de domination sociale, qui ne saurait risquer une confrontation avec une base populaire à même de contester la stratégie et les stratèges. Ce faisant, la FI ne peut exister que sur des temps électoraux où « l’union sacrée militante » prime sur la critique, lui permettant alors de siphonner la colère populaire pour la transmuer en carburant électoral – insuffisant pour la prise du pouvoir, mais suffisant pour la prise de pouvoirs. »

« Un parti de masse doit porter l’émancipation des travailleurs par eux-mêmes comme son unique dogme intangible. »

« La perspective hautière de la NUPES et de la FI consiste à penser une politique de rupture qui se ferait sur, et non avec, les principales victimes du capitalisme, à savoir les classes populaires. »

« Refusant une perspective dogmatique, nous n’appelons pas à rompre avec la NUPES ou la FI qui constituent encore un moyen de limitation de la nuisance capitaliste sur le plan institutionnel, mais nous les appelons, fermement, à repenser leur stratégie et à s’élever à la hauteur des enjeux qui sont les nôtres par la formation d’un parti de masse à même de joindre et de rejoindre, une vision idéologique avec une action directe, réelle et quotidienne. La NUPES, dans toutes ses imperfections, offre une possibilité historique de fondation d’un parti massif et démocratique dont les statuts devraient, à l’issu d’un congrès général, poser très nettement le caractère anticapitaliste et démocratique de celui-ci. Cela permettrait à la fois une clarification idéologique sans ôter la possibilité, au sein de ce parti, de voir coexister des courants dont les antagonismes ne remettraient pas en question les fondements statutaires portant en eux le socle stratégique ; ainsi que l’édification d’une organisation matérielle en mesure d’élever le niveau de conscience révolutionnaire et de mener des luttes permanentes sur le terrain aussi bien économique que politique.»


« Au final, LFI n’est que partiellement parvenue à faire reculer l’abstention des jeunes et des classes populaires, abstention qui n’a jamais été aussi forte dans ces deux scrutins nationaux. Dans le même temps, l’extrême-droite a réussi à mobiliser différentes catégories sociales aux présidentielles mais aussi lors des législatives ce qui n’était pas ou peu le cas jusqu’ici et qui démontre, de façon inquiétante, son ancrage social et sa normalisation politique. »

« pour espérer conquérir le pouvoir, la mobilisation des classes populaires, qui rappelons-le représentent environ 50% de la population active en France, est indispensable. »

« L’organisation de LFI est différente des modèles historiquement associés aux organisations du mouvement ouvrier. Elle s’est structurée autour de la figure de Mélenchon et d’une plateforme numérique qui fait office d’infrastructure organisationnelle : on s’inscrit et on soutient financièrement en ligne mais on ne cotise pas ; les groupes d’action se créent sur la plateforme qui donne accès à des ressources payantes (tracts, affiches) et fait la publicité de leurs évènements ; la direction du mouvement s’adresse à eux par le biais de la plateforme (mails, sms).

La direction, qui n’est pas élue et dont on peine à cerner les contours, définit l’orientation politique de façon autonome ainsi que l’investiture de ses candidat.e.s aux différentes élections. Au mieux les insoumis.e.s sont consultés lors d’assemblées. Les groupes locaux disposent de peu de moyens financiers, même lors des campagnes électorales. Si LFI a mis en avant, lors de sa création, des dispositifs de formation militante fondés sur la méthode Alinsky et le community organizing – une méthode importée des Etats-Unis –, cette expérience est restée marginale et relève plus de la communication politique que d’une réelle politique organisationnelle. »

« Le capital militant de LFI est donc constitué de ressources humaines pour assurer les activités de base d’un mouvement de masse (tractages, affichages, etc.) ou pour intervenir sur les réseaux sociaux (avec de très nombreux·ses militant.e.s). En revanche, il ne repose que marginalement sur des ressources militantes formées, organisées, implantées dans des territoires, des quartiers, des groupes professionnels ou des entreprises. Dans ce mouvement « gazeux », les équipes militantes ne sont pas positionnées au cœur de la stratégie de recrutement et de mobilisation des classes populaires. »

«  Si la sociologie des militant.e.s de LFI est encore peu documentée, les monographies existantes donnent à penser que la présence des classes populaires varie selon les groupes d’action mais reste limitée.

La sociologie des député.e.s LFI illustre également la difficulté à faire accéder des membres des classes populaires à des responsabilités politiques. Plus de 60% des député.e.s insoumis.e.s appartiennent aux cadres et professions intellectuelles supérieures, 13% aux professions intermédiaires et seulement 15% aux employé.e.s et 3 % aux ouvrier.e.s (il y en a 2)[6]. Les cadres de la fonction publique, les professeur.e.s du secondaire et les universitaires forment 45% des député.e.s et l’ensemble des agents de la fonction publique presque 60%, à l’inverse, les employé.e.s et les ouvrier.e.s du secteur privé moins de 15%. »

« L’intermédiation de proches, d’ami.e.s, de collègues demeure encore aujourd’hui un des principaux processus de politisation et d’engagement collectif des classes populaires. »

« L’histoire des forces politiques et syndicales parvenues à mobiliser les classes populaires démontre le rôle central du travail de construction organisationnelle, comme l’illustre les travaux sur le PCF C’est lorsque le mouvement communiste s’est fixé l’objectif politique d’entrainer les classes populaires en se dotant de moyens et de dispositifs spécifiques (par exemple l’usage des biographies militantes dans l’accès aux postes de responsabilités, l’attention portée au nombre d’ouvriers présents dans les instances du parti, la formation et l’éducation populaire des militant.e.s), qu’il est parvenu à s’imposer comme un mouvement populaire. »

« [14] Ce modèle organisationnel de mobilisation des classes populaires nécessite de combiner quatre registres : des dispositifs de campagnes, de formations et d’actions pensées et orientées en direction des classes populaires ; la valorisation des compétences politiques des membres des classes populaires, à commencer par leurs compétences organisationnelles ; une attention portée à la place des membres des classes populaires dans les différentes instances du mouvement ; une politique de sélection de candidat.e.s aux mandats locaux et nationaux issus des classes populaires. »

« Le maillage militant du territoire et son ancrage social constitue une ressource indispensable pour filtrer et retraduire les messages politiques afin d’en faire des outils de mobilisation de ceux et celles qui sont tenus à distance du champ politique. Ces messages politiques ont d’autant plus de chances de fonctionner qu’ils peuvent être activés dans des réseaux de sociabilités et de solidarités. »

« les moyens existent pour enclencher une nouvelle étape de construction de l’organisation avec un groupe député.e.s réparti.e.s sur le territoire et la multiplication de son financement public de 4 à 8,4 millions d’euros. Reste désormais à donner l’impulsion politique. »



Économie




Médias



International


Lutte des classes


NOUS REFUSONS D’ÊTRE DOCILES.

D’ÊTRE HUMBLES !

« Ils agissent dans l’intérêt de leur classe. Il est temps pour nous d’agir dans l’intérêt de la nôtre. Nous sommes de retour, en tant que mouvement, en tant que force vive ! »

Discours très fort de Mick Lynch, membre du syndicat britannique RMT dans le cadre du grand mouvement de grèves « Enough is Enough »


✊ L’ÉTINCELLE VENUE D’OUTRE MANCHE 🔥

C’est historique sur de nombreux points. Et ce n’est qu’un début. Le Royaume-Uni est touché par une série de journées de mobilisation contre l’inflation. De nombreux secteurs, dont les transports, ont appelé à la grève pour obtenir des hausses de salaire. Vendredi, le métro londonien a été quasiment entièrement paralysé et samedi, seul un train sur cinq circule dans le pays.

Et cela ne fait que s’amplifier : c’est au tour du port de Felixstowe d’être affecté. Une grève prévue pour durer huit jours a débuté dimanche 21 août dans le plus grand port de fret du pays. On parle de 1900 grévistes rien que sur ce port.

Les mouvements de contestation se propagent. Postiers, éboueurs, enseignants, soignants… Tous réclament une hausse des salaires, alors que l’inflation dans le pays a atteint 10,1% sur un an en juillet. Un record sur les 40 dernières années, qui pourrait être dépassé pour atteindre 13% en octobre.

L’inflation semble être l’étincelle qui a allumé le feu d’une colère qui couve depuis de nombreuses années de la part des classes populaires, principales victimes des crises successives, qui elles, ont profité aux ultras riches.

Et si l’inspiration venait, cette fois, d’Outre Manche ?



« Lula ne compte donc pas montrer « patte blanche » à Washington, mais s’inscrit dans une perspective consistant à mettre les gauches latino-américaines – de Boric à Maduro –, et au-delà tous les pays de la région, autour de la table dans une optique de relance de l’intégration régionale. Il est également probable qu’il relance l’initiative BRICS. »

« Sur le conflit russo-ukrainien, il a dit au Time le fond de sa pensée lorsqu’il affirmait que Volodymyr Zelensly était aussi responsable que Vladimir Poutine. Certains considèrent que cette déclaration lui en coûtera, mais il cherche à affirmer par là qu’il ne se mettra pas du côté des Occidentaux contre les Russes – il ne fera pas non plus l’inverse, mais cherchera à diversifier ses alliances, comme il l’avait fait à l’époque de ses présidences.

En termes commerciaux, cela signifiera que le Brésil, fort de ce leadership, cherchera à négocier de manière plus âpre avec les Européens, les Chinois et les Russes les accords commerciaux. Et ce, afin de garantir aux Brésiliens un saut rapide en termes de transfert de technologie, pour qu’ils puissent produire eux-mêmes dans des secteurs industriels à haute valeur ajoutée. C’est une perspective qui peut mobiliser une partie non seulement des élites du secteur privé brésilien, mais aussi les secteurs militaires. Ces derniers sont stratégiques pour Lula. S’il gagne, il les retrouvera au pouvoir, dans les administrations, les autorités locales et les entreprises. Jamais les militaires n’ont eu autant de pouvoir politique qu’avec Bolsonaro depuis la fin de la dictature. Comment réagiront ils si Lula est élu ?

Ainsi, Lula cherche à présenter un deal à tous qui permette de préserver les intérêts de chacun et ceux du pays dans un monde toujours plus instable et dangereux. »


« Les allégations sur le contenu des documents reposent sur des sources familières avec l’enquête du FBI et ayant vraisemblablement intérêt à défendre la perquisition. Or, les sources de ce type sont parfois contredites par les faits. Rappelons que les fuites sur l’existence d’un programme de primes offertes par Moscou pour chaque soldat américain tué en Afghanistan, qui avaient été citées par Joe Biden pour accuser Trump d’être le « caniche de Poutine », se sont révélées fausses, du propre aveu de l’administration Biden. Avant cela, le Washington Post avait révélé que le FBI avait placé sur écoute un collaborateur de Trump censé travailler pour le Kremlin, ce qui avait déclenché la fameuse affaire du Russiagate. Il s’est ensuite avéré que le FBI avait menti au juge fédéral ayant la charge d’approuver la mise sur écoute, et présenté des preuves reposant sur des affabulations invraisemblables, en connaissance de cause. »

« Emprisonner Trump pour une simple affaire d’archivage de documents top secret ne serait que justice : un sous-marinier de l’US Navy a purgé un an de prison pour avoir photographié l’intérieur de son sous-marin afin de le montrer à ses proches. »


Écologie



POUR L’ÉCOSOCIALISME : LA LUTTE DE CLASSES !

« C’est une nécessité objective : il faut produire moins, travailler moins, transporter moins, partager les richesses, prendre soin prudemment et démocratiquement des êtres et des choses. Il faut, en d’autres termes, casser la machine capitaliste productiviste. Productiviste ? on devrait dire « destructiviste », tant il est clair que « le Capital ruine les deux seules sources de toute richesse : la Terre et le travailleur » (comme disait Marx après son tournant anti-productiviste).

La guerre du climat a commencé et c’est une guerre de classe. Je veux dire par la qu’elle requiert un point de vue sur les besoins réels des hommes et des femmes, c’est-a-dire un point de vue débarrassé de l’aliénation marchande et de la course au profit égoïste qui fait voir la réalité sur sa tête. »

AUTRES EXTRAITS (dans l’ordre de l’article) :

« fin juillet 2022, la température au Groenland a dépassé de beaucoup les normales saisonnières. La fonte de la glace a été deux fois plus importante que les autres années à la même période. En trois jours, on estime que 18 milliards de tonnes de glace ont été transformées en eau. Des scientifiques ont calculé que la quantité d’eau ainsi libérée couvrirait le territoire de la Virginie occidentale (62.259 km2) d’une couche d’eau d’une trentaine de centimètres. Cette accélération des processus de fonte est sans précédent. »

« Mais le fil à plomb de l’eau comme bien public implique aussi une foule de demandes concrètes plus immédiates : revenir en arrière sur l’imperméabilisation des surfaces, sur la mise à l’égout des eaux de pluie, sur la rectification des ruisseaux, sur la destruction des zones humides ; promouvoir des techniques agricoles et forestières qui restaurent les sols et leur capacité d’absorption en limitant le ruissellement ; réorienter beaucoup plus radicalement l’agriculture vers l’agroécologie ; sans oublier l’investissement dans le réseau de distribution (en Wallonie, par exemple, 20% de l’eau produite n’est pas facturée – les fuites du réseau sont donc très importantes). »

« Un autre système doit être mis en œuvre : pour les ménages, gratuité de la consommation correspondant à la satisfaction raisonnable des besoins réels (boire, se laver, laver la maison, faire la vaisselle et la lessive…), puis tarification rapidement progressive au-delà de ce niveau. »

« Un plan public d’adaptation aux chaleurs extrêmes devrait au minimum organiser le verdissement systématique des agglomérations (des arbres partout, pour donner de l’ombre) ainsi que l’isolation thermique de tous les hôpitaux, écoles, homes pour personnes âgées ou moins valides.

Plus largement, il faut réaffirmer la nécessité urgente d’isoler et de rénover tous les logements. Non seulement pour réduire radicalement les émissions du chauffage (et de la climatisation !) mais aussi pour la protection de la santé et du bien-être.»

« l’énergie et la finance doivent être socialisées, au même titre que l’eau, il faut sortir de l’agrobusiness et organiser la fin rapide de la mobilité basée sur la voiture individuelle. »

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