Revue de presse au 11/07/2022

National


Uber


En résumer (plus autres twitts à la suite) :


« Emmanuel Macron a agi, dans l’ombre, en véritable partenaire d’Uber, s’impliquant personnellement à de multiples reprises dans un dossier sur lequel il n’avait officiellement aucune responsabilité. »


« On y apprend que pour exercer son influence et faire modifier les règlementations en sa faveur, le géant de la tech Uber a fait dresser une liste de plus de 1 850 « parties prenantes » – fonctionnaires en exercice, anciens fonctionnaires, groupes de réflexion et groupes de citoyens – dans plus de 30 pays. Il a également recruté d’anciens collaborateurs du président américain Barack Obama. Peu à peu, il a tissé un puissant réseau dont faisait notamment partie Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie, de 2014 à 2016, le Premier ministre israélien l’époque, Benyamin Netanyahou, le Premier ministre irlandais d’alors, Enda Kenny, et Toomas Hendrik llves, qui présidait l’Estonie. Ont aussi été courtisés des oligarques proches du président russe Vladimir Poutine qui se sont vu proposer des bons de souscriptions en actions. »

« Autre axe de sa politique [à Uber] : il identifie des « investisseurs stratégiques », des personnes disposant d’argent et d’une influence dans leur pays. Parmi eux, le patron de Free, Xavier Niel, qui a investi 10 millions de dollars dans Uber, ou celui de LVMH, Bernard Arnault. Un placement comme un autre dans une société innovante, nous a précisé Xavier Niel. Mais apparemment, pas pour Uber. « Nous n’avons pas besoin de leur argent en soi. Mais ils pourraient être des alliés utiles pour gagner la France », écrit à l’époque le lobbyiste Mark MacGann, dans un e-mail faisant référence à Bernard Arnault. »

« Uber a également courtisé d’ex-fonctionnaires, comme Neelie Kroes, ancienne ministre néerlandaise des Transports, qui a été vice-présidente de la Commission européenne. Peu après avoir quitté la Commission, en octobre 2014, elle demande à être autorisée à rejoindre le comité consultatif d’Uber, et ce malgré une période de carence de 18 mois imposée par le code de déontologie de la Commission, qui interdit aux anciens commissaires d’être en situation d’influencer leurs anciens collègues. La Commission a rejeté sa demande, mais cette dernière aurait tout de même demandé à un ministre néerlandais et à d’autres membres du gouvernement de « forcer le régulateur et la police à renoncer » à une enquête consacrée au bureau d’Uber à Amsterdam. »

« À peine nommé ministre de l’Économie, Emmanuel Macron participe à une réunion avec Travis Kalanick, le patron d’Uber. »

« « Emmanuel Macron a demandé aux régulateurs de ne pas être ‘trop conservateurs’. » »

« Au total, ce sont 17 échanges de SMS entre Uber et Emmanuel Macron qui apparaissent dans les Uber Files. »



Pour en savoir plus sur l’implication de Macron :

« Emmanuel Macron annonce que certaines des mesures phares souhaitées par les plateformes VTC seront adoptées par décret. C’est ainsi que les 250 heures de formation nécessaires pour devenir chauffeur que prévoyaient la loi Thévenoud sont supprimées. Pour l’obtention d’une licence, la durée de formation est ramenée à… sept heures, soit quasiment une journée. Les entreprises du secteur applaudissent. »


Sur le même sujet


Législatives



« Une étude des « Décodeurs » du Monde indique que, selon les deux hypothèses qu’elle a considérées (1/ les voix « manquantes » à la Nupes seraient celles d’abstentionnistes, qui décideraient de voter ; 2/ à participation égale, il y aurait une inversion du nombre de voix ayant fait la différence en défaveur de la Nupes), il aurait manqué à cette dernière entre 51 507 et 27 747 voix pour qu’elle passe devant Ensemble et obtienne en sièges une majorité relative. Ainsi, écrivent les auteurs, « quelle que soit la méthode choisie, sur les 20,7 millions de suffrages exprimés au second tour des législatives, le nombre théorique de voix qui ‘‘manquent’’ à la Nupes reste très faible, entre 0,13 et 0,25 % du total ».

Toujours selon ces calculs hypothétiques, le nombre de voix supplémentaires qui aurait été nécessaire grimperait à 393 344 « pour que la Nupes obtienne la majorité absolue de 289 sièges à l’Assemblée nationale ». Autrement dit, même en l’absence d’une mobilisation électorale significative de la jeunesse, des travailleurs et des habitants des quartiers populaires, la Nupes et la campagne « Mélenchon premier ministre » ne seraient pas passées très loin de la victoire. »

« L’abstention, plus forte encore au second tour qu’au premier, a été particulièrement élevée dans les catégories d’âge ou socioprofessionnelles parmi lesquelles la Nupes obtient ses meilleurs scores : les 18-24 ans (abstentionnistes à 71 %), les 25-35 ans (66 % de non votants), les ouvriers (pour lesquels les études portent le RN largement en tête devant la Nupes – mais la classification utilisée exclut des « ouvriers » la plupart des travailleurs et travailleuses des transports, de l’énergie, de la santé, etc.), les employés, celles et ceux qui ont un revenu inférieur à 1250 euros mensuels, puis les salaires ou revenus compris entre 1250 et 2000 euros. À l’inverse, les plus de 3000 euros, les plus de 60 ans et en général les retraités sont allés voter « en masse » pour le macronisme et, secondairement, pour LR. »

« ces législatives ont une fois de plus mis en évidence les faiblesses de la conception originelle de La France insoumise, en tant que « mouvement gazeux » sans direction élue, sans mécanisme de démocratie interne et surtout, pour ce qui nous intéresse ici, sans structures de base constituées au niveau des quartiers, localités, entreprises et lieux d’étude, capables de développer une politique et une action quotidiennes au sein de la classe ouvrière et des secteurs populaires. Dans nombre d’endroits, les candidats LFI ont souffert d’un déficit d’implantation locale. »



Entrevue

Retour sur les élections législatives avec l’analyse pertinente des résultats par Jérôme Fourquet, en entrevue pour QG.

QUELQUES EXTRAITS :

«  la Nupes a engrangé un nombre de victoires important dans les grandes métropoles et leurs banlieues proches. Le cas le plus emblématique est l’Île-de-France, avec un carton plein en Seine-Saint-Denis, tout l’Est parisien, et de très bons scores dans le Val-de-Marne ou le Val-d’Oise. De même que du côté de Rennes, Nantes, Bordeaux ou Toulouse. Et on peut ajouter un fort contingent dans les DOM-TOM. Une fois qu’on a dit cela, on peut quand même noter qu’il existe d’autres points d’appui pour la gauche, version Nupes, dans des anciens terroirs historiquement de gauche. Je pense au Limousin, avec la Haute-Vienne ou la Creuse, mais aussi au Sud-Ouest, avec des sièges qui sont gagnés ou maintenus dans l’Ariège, les Landes, les Hautes-Pyrénées, ou encore en Dordogne, ou dans le centre-Bretagne. Il y a des survivances d’une gauche provinciale et plutôt rurale, qui existe toujours mais qui est quantité négligeable par rapport au nombre très important de sièges qui sont fournis par les grandes métropoles et leurs banlieues. »

« Pour ce qui est du RN […] Leur territoire de prédilection est plutôt la France rurale et périurbaine » mais aussi dans la « très grande banlieue francilienne »

« Au premier tour des législatives, le RN a fait quasiment 19% des voix. C’était la seule force en progression, d’une législative à une autre. Il a pu qualifier pour le second tour plus de 200 candidats cette année contre à peine une centaine il y a cinq ans. J’ajoute que parmi les 200 candidats qualifiés, plus de 100 étaient en pole position au premier tour. »

« En 2017, il y avait 104 duels En marche/RN. Le RN transforma l’essai dans sept circonscriptions seulement. Cette année, sur 107 duels En marche/RN, le RN en a remporté 53 ! C’est très éclairant sur ce qui s’est passé. Une bonne dynamique présidentielle confirmée au premier tour des législatives et un tir de barrage inexistant au second tour, qui permet au RN de transformer l’essai dans des proportions qu’on n’avait jamais vues.»


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Analyse

« les résultats électoraux dessinent un bloc qui doit, pour les langues les plus provocatrices, davantage à la réalisation malencontreuse de la stratégie Terra Nova qu’aux succès socialistes et communistes des siècles passés. La note du think tank, datée de 2011, suggérait notamment d’abandonner la majorité historique de la gauche, composée d’ouvriers et d’employés, au profit d’une articulation des électorats acquis aux nouvelles « valeurs culturelles progressistes » : les jeunes, les femmes, les diplômés et les minorités. Dix ans ont coulé sous les ponts depuis lors, et nombreux à gauche ont dénoncé la trahison d’une telle proposition, pour mieux rappeler la nécessité de rester solidaires des classes populaires. »

Sur « le pourcentage des cadres politiques issus des milieux populaires. Le compte n’est pas très glorieux ; et même lorsqu’ils sont présents, ils occupent les places très convoitées de « transfuges de classe », qui servent à la fois d’alibi aux camarades et d’excuses personnelles pour justifier l’éloignement des périphéries d’origine. Parallèlement, l’élection de quelques députés « populaires » a donné lieu à un enthousiasme mâtiné d’incompréhensions de classes. La fabrication de nouvelles égéries prolétaires, réduites à leur fonction sociale – « femme de ménage », « aide soignante », « ouvrier » – en dit long sur une gauche, qui essaie de se rassurer, en veillant à cocher toutes les cases de la mixité. L’entrée à l’Assemblée de ces nouvelles figures, et la réception médiatique qui en a été donnée, aurait dû à l’inverse signaler l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir. »

« La « Nouvelle Union Populaire » est à ce jour plus unie que populaire ; près de la moitié des ouvriers et employés s’abstiennent ou votent en faveur du Rassemblement national. Il importe d’en tirer les conséquences pour guider les années de bataille qui s’annoncent, sans déprécier celles qui ont déjà été menées. »

« « Sitôt que quelqu’un dit des affaires de l’État, que m’importe ? on doit compter que l’État est perdu » suggère notamment Jean-Jacques Rousseau en 1762, comme un ultime avertissement. »


« Ce ne sont pas les militant.e.s des combats sociaux qui manquent. Syndicalistes des plate-formes, de la restauration rapide, de la SNCF, de l’hôpital, de l’industrie ou du tertiaire, elles et ils sont le prolétariat d’aujourd’hui. […] C’est dans ce vivier immense que la gauche doit promouvoir les cadres, les candidats et les élus de demain. Sans oublier les militants des myriades d’associations qui peuvent irriguer la vie démocratique et faire entendre toutes les facettes de la lutte des classes de manière multidimensionnelle.

Un tel choix implique la mise en place d’un travail de formation. »

« Antonio Gramsci « travailler sans cesse à l’élévation intellectuelle de couches populaires toujours plus larges. […] ce qui veut dire de travailler à susciter des élites d’intellectuels d’un type nouveau qui surgissent directement de la masse tout en restant en contact avec elle. » »


Analyse


« le terme de “République sociale” en opposition à la “République bourgeoise”, employé par une grande partie du mouvement ouvrier dans la suite du siècle.

Ce n’est que lorsqu’une partie des représentants politiques du mouvement ouvrier acceptent de rejoindre les institutions républicaines bien installées au début du XXe siècle que le terme devient plus consensuel… Plus de monarchistes, un mouvement ouvrier qui accepte le jeu des institutions, parfois en abandonnant tout son héritage au passage et en finissant même, comme le Parti Socialiste, en fervent défenseur de la bourgeoisie, le terme de République ne semble plus rien désigner du tout…

Mais est-ce vraiment le cas ? »



Économie




« Il est […] très probable qu’on se dirige donc tout droit vers une nouvelle crise des dettes souveraines. »

« L’Italie risquerait donc un défaut »

« Au vu des volumes de dette en jeu, de la multitude de bulles dans une multitude de pays occidentaux, la crise financière qui s’annonce risque d’être d’une ampleur historique. »


Lutte des classes


ILS ONT GAGNÉ !

En deux jours de grève, les salariés de Total Energies obtiennent une augmentation de 3% et deux primes au total d’environ 400 euros. Ce n’est pas le bout du monde avec une inflation à 5,8%, mais en deux jours de grève ce n’est pas rien et s’il n’y avait pas eu grève, il n’y aurait rien eu. En tous cas, tous ceux qui ont fait grève sont fiers de l’avoir fait…. et préparent d’ores et déjà la prochaine


Gilets Jaunes


LA COUR D’APPEL RETIENT TOUTES LES ACCUSATIONS CONTRE MOUN, MISE EN EXAMEN ET PERQUISITIONNÉE POUR UN PARAPLUIE ARC-EN-CIEL

On essaiera de ne pas insinuer que les personnes en charge sont incompétentes, autoritaristes, pourries ou dangereuses afin d’éviter les attaques en diffamation.

Reste que les accusations aberrantes à l’encontre de Moun Yolo ne méritent que rage et mépris envers l’institution judiciaire. Il est difficile de comprendre pourquoi et comment la Cour d’appel continue à s’acharner sur cette manifestante quinquagénaire et pacifiste.

Pour rappel, les faits reprochés à Moun : elle est mise en examen pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des dégradations, des destructions et des violences » et « détention non autorisée d’une arme de catégorie A » soit, pour cette seconde infraction, une grenade lacrymogène non dégoupillée, ce que Moun ignorait, conservée en souvenir.

Le contexte ? Cette arrestation intervient durant la troisième manifestation contre la loi dite « Sécurité globale », organisée à l’appel des Gilets Jaunes, de collectifs anti-racistes et opposés aux violences policières, mais sans la « coordination » qui avait fait le choix délibéré d’enterrer ce mouvement massif.

Nous sommes au lendemain du tabassage de Michel Zecler par la police, la tension monte autour de la loi « Sécurité globale » qui contient notamment un passage interdisant de filmer les forces de l’ordre.

C’est la troisième manifestation contre ce projet de loi et la première à laquelle s’agglomère celle contre la loi dite « Séparatisme », projet parallèle visant à surveiller et stigmatiser les musulmans.

La manifestation se tient à carreau sentant un double piège à la fois répressif et médiatique, consciente des enjeux de cette mobilisation.

La police, quant à elle, effectue de nombreuses charges gratuites d’une violence grave, dans une enquête vidéo, Mediapart aura recensé 32 charges policières dans le cortège.

Ce jour-là, au départ de Châtelet, il n’y a donc aucun « trouble », on dénombre pourtant de nombreux blessés frappés par la police ainsi que des arrestations arbitraires. Toute personne portant du noir sur elle ou un visage dissimulé, y compris un masque anti-covid, est suspectée d’appartenir à ces soi-disant « faiseurs de troubles » et peut littéralement se faire fracasser, en particulier par la BRAV. Le climat de terreur imposé par le préfet ne se calme pas malgré une énième affaire de violence policière ultra-médiatisée.

Parmi les victimes de cette injustice, on se souvient d’une arrestation suivie de GAV, psychologiquement très violente à l’égard de Mélanie N’goye, gilet jaune d’Amiens. Ou encore d’un percussionniste au crâne ouvert, le visage ensanglanté, une présentatrice de BFM avait alors prétendu en direct qu’il s’agissait de maquillage…

Et puis il y a Moun Yolo, figure incontestable du mouvement des gilets jaunes, présente à chaque manifestation, reconnaissable de loin avec son parapluie arc-en-ciel.

Très vite, la calomnie se répand : Moun est accusée de donner des consignes au Black Bloc en levant son parapluie, et même d’en être une cheffe. D’entrée, tout le monde trouve ça complètement débile, et pourtant….

Les chaînes de télé, BFM en tête, repassent en boucle le discours de la préfecture. L’affaire Michel Zecler ne change rien, pas un mot sur les violences policières.

Personne ne peut prendre au sérieux ces accusations, sauf justement quelqu’un de totalement déconnecté qui regardera ou écoutera un média mainstream.

A la limite, on peut reconnaître que le parapluie est certes parfois utilisé par les manifestants, plus particulièrement dans la mouvance autonome, avant-tout pour préserver son anonymat, l’idée du black-bloc est d’être uniformément noir. Leurs parapluies le sont généralement aussi, ou au moins de couleur sombre.

De plus, il est très rare que ces groupes soient réellement coordonnés, surtout pas au point d’avoir des signaux pour passer à l’offensive.

Amusés, on se souvient d’un cyber-collectif auto-revendiqué comme « l’amical du black-bloc » (asso ACABB) faisant état de cette polémique consternante.

La semaine qui suit, la manifestation portée par les gilets jaunes se caractérise par le déploiement de nombreux parapluies arc-en-ciel en démonstration de solidarité face à cette injustice.

Un simple tour dans les commentaires de la sphère gilets jaunes suffit très largement à se rendre compte de l’absurdité de cette affaire. Les renseignements en ont eux-mêmes vraisemblablement conscience, à moins d’être complètement stupides et largués, ce qui n’est probablement pas le cas.

N’importe quel habitué des manifestations parisiennes, y compris au sein de la police, sait pertinemment que toutes ces accusations reposent sur du vent.

Le dossier est complètement vide, et pourtant le procès continue.

Alors comment expliquer cet acharnement qui ne peut que discréditer et couvrir de ridicule la justice française et singulièrement le procureur chargé de l’affaire ?

Pourquoi Moun ? Mère de famille d’une cinquantaine d’années, qui ne s’est jamais cachée dans les manifestations, repérable entre quatre mille dans un cortège ?

Difficile à dire. Mais depuis plusieurs années, nous assistons impuissants à des offensives juridiques extrêmement violentes à l’encontre du camp progressiste.

En témoignent les demandes de dissolution à l’encontre de nombreuses organisations antifascistes, décoloniales ou communautaires, mises sur même plan que Daesh ou des groupes nazis…

L’autoritarisme ambiant se caractérise aussi par sa dimension judiciaire. Que ce procès-ci se conclue par une condamnation ou un non-lieu, les traumatismes envers l’accusée sont déjà là et il apparaît comme une volonté manifeste d’intimider une manifestante, comme dans les régimes totalitaires.

On pense à toi Moun, en espérant que justice soit faite… tiens le coup !


Il faudrait un casier vierge pour pouvoir se présenter à une élection, , ça ferait un sacré ménage !!!!!
Racaille à col blanc 🔥 🔥 🔥 🔥 🔥 🔥


International


🌍 LE MONDE SE SOULÈVE ! ✊

Sri Lanka, Albanie, Kenya, Panama, Corée du Sud, Ghana, Bosnie, Argentine, Inde…

Voici un petit aperçu de révoltes populaires dans de nombreux pays.

Toutes partent d’un ras le bol face à la crise économique mondiale (inflation, crise énergétique) qui touchent les plus pauvres.

Alors que les milliardaires n’ont jamais été aussi riches et nombreux, le reste de la planète doit se serrer la ceinture.

Un peu partout, cela ne passe plus.

Et le FMI qui tente de maintenir le système et de se présenter comme les pompiers est de plus en plus vu comme le pyromane de ce drame mondial.


Le pouvoir du peuple par le peuple 👏 👏 👏 👏 👏

🔥 SRI LANKA🔥

AU BORD DE LA RÉVOLUTION.

Président en fuite. Palais présidentiel occupé !

La situation est totalement hors de contrôle au Sri Lanka, notamment dans la capitale Colombo.

Le président Gotabaya Rajapaksa a fui vendredi sa résidence officielle de Colombo quelques minutes avant qu’elle ne soit prise d’assaut par des manifestants exigeant sa démission. Des manifestants ont profité de la piscine présidentielle mais aussi de la cuisine pour récupérer toute la nourriture possible. Le premier ministre a convoqué une réunion d’urgence et appelé tous les partis à y participé. Un couvre feu était instauré par le pouvoir depuis 24h, sans réussir à calmer la colère de la population. Le couvre-feu avait été largement ignoré par les manifestants, dont certains ont même forcé les autorités ferroviaires à les conduire en train jusqu’à Colombo pour participer au rassemblement.

Depuis plusieurs mois, le pays est plongé dans une crise dramatique avec une pénurie de carburant et une explosion de l’inflation. Des millions de personnes sont plongées dans l’extrême pauvreté et se battent pour survivre. Il faut 3 jours à une semaine pour réussir à faire de l’essence (limité à 5l par voiture). Jusqu’à présent, le gouvernement n’a apporté comme réponse que la violence policière et des échanges avec le FMI…


« L’Inde est en train de devenir de facto le centre de raffinage de l’Europe »

«  l’Inde reçoit environ 600.000 barils par jour de la Russie, contre les 90.000 par jour de l’année dernière »

« Pour l’instant, Pékin n’a pas réussi à devenir un parapluie pour l’économie russe face à une pluie de sanctions. Bien que ses achats du pétrole Russe aient explosé ( de mars jusqu’à mai, la Chine a acheté 14,5 millions de barils, soit trois fois plus qu’au cours de la même période l’année dernière ) le gouvernement chinois, comme le rapporte Reuters, a évité de conclure de nouveaux contrats entre ses raffineries et la Russie, malgré des remises importantes. »

« En Avril, à […] les importations de produits Russes ont atteint le chiffre record de 8,89 milliards de dollars, soit une hausse de 56,6 % par rapport à l’année précédente. »

« « L’Inde achète des quantités record à des prix très réduits, et fait fonctionner ses raffineries – notamment les raffineries privées Reliance et Nayara – au-delà de leur capacité nominale et exporte de l’essence et du diesel vers l’Europe. La politique de l’UE consistant à serrer la vis à la Russie a accéléré le rôle de l’Inde dans la nouvelle carte du commerce pétrolier réécrite sur le plan géopolitique » indique la note publiée par RBC Capital Markets. »


« le sous-sol du cercle arctique recèlerait mille milliards de dollars de terres rares. »

«  le Groenland possèderait un quart des réserves mondiales de terres rares, indispensables aux véhicules électriques et aux éoliennes »

« Les volumes de fret empruntant la route maritime du Nord atteignent des records, le trafic ayant été multiplié par 15 au cours de la dernière décennie »

« La Russie a ainsi rouvert 50 postes militaires datant de la guerre froide situés sur son territoire arctique, comprenant 13 bases aériennes et 10 stations radar. Elle a également testé des missiles de croisière hypersoniques et des drones sous-marins à propulsion nucléaire destinés à l’Arctique »

« En face, l’OTAN a achevé le mois dernier son exercice semestriel dans l’Arctique norvégien, avec 30 000 soldats engagés, soit le plus grand contingent depuis la fin de la guerre froide. »

« La volonté de la Finlande et de la Suède d’intégrer l’OTAN s’inscrit dans le contexte d’une intensification de l’activité militaire dans l’Arctique, leur entrée potentielle faisant de la Russie la dernière nation de la région à ne pas appartenir à l’OTAN. »


Analyse


Anthropocide

« Une force, le capitalisme, qui a pour concept l’indéfini de l’accumulation de valeur, donc pour essence d’ignorer toute limite, ne va pas s’inventer une limite « de l’intérieur ». »

« Le capitalisme est écocide, c’est-à-dire anthropocide. Pour qu’il n’y ait pas anthropocide, ce sera donc : capitalocide. Il n’y a pas d’alternative. »

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