FORMATION « Pauvreté, précarité, chômage (état des lieux) : comment y répondre ? » samedi 7 mai de 16h à 18h au local de l’Union Populaire au 152 rue Jean Jaurès à BREST

Sur la thématique du chômage et du RSA, de l’augmentation de la pauvreté et de la précarité en lien avec le livret thématique du programme l’Avenir en commun :
PLEIN EMPLOI Travailler moins, travailler mieux, travailler toutes et tous.

Nous reviendrons notamment sur des réactions parfois entendues lors de porte-à-portes stigmatisant es plus pauvres : chômeurs et allocataires du RSA vus comme des « assistés », des « fainéants ». Nous discuterons de comment y répondre et élargirons le sujet.

Sommaire

Première partie : pauvreté, chômage, précarité

Introduction

* Le bilan du quinquennat macron a détérioré les conditions de vie des plus pauvres

* La réforme de l’assurance  chômage

* Les chiffres de la pauvreté

* RSA

* La mise en concurrence de chacun contre tous

* Les chiffres du chômage

* Points de vue sur les causes du chômage de masse selon différentes écoles économiques

* Baisse du chômage ou précarisation de l’emploi ?

* Pour aller directement à la source des statistiques officielles résumer de la situation de l’emploi et des chômeurs

* Résumer de la situation de l’emploi et des chômeurs

* Des inégalités selon la classe sociale sur la façon de vivre le chômage


Conclusion

Deuxième partie : temps d’échanges

1) retour sur ce qui vient d’être dit

2) propos à contrer

3) éléments du programme pour répondre aux problématiques soulevées précédemment

* Plein emploi travailler moins, travailler mieux, travailler toutes et tous

* Nos propositions : le plein emploi


* Faire la société de l’entraide : généraliser l’économie sociale, solidaire et coopérative

* Éradiquer la pauvreté

* Construire l’autonomie des jeunes

* Garantir le droit au logement


* Partage des richesses mettre fin au pillage économique de la nation


* Thèmes connexes : les livrets thématiques de l’avenir en commun

* Les plans

Annexe

* Les sept quartiers prioritaires de Brest à la loupe sociologique



Pauvreté, précarité, chômage (état des lieux) : comment y répondre ?

Introduction

30 glorieuses : « compromis fordiste » = rapport de force plus en faveur du travail face au capital.

Henry Ford = paye mieux ses ouvriers pour qu’il puissent acheter ses propres voitures. Capitalisme a besoin d’une hausse de la demande effective (Keynes)

Une partie du patronat a collaboré (Renault). Les communistes sont en force dans la résistance puis dans le CNR et les gouvernements de 1945 à 47→sécurité sociale (grâce aussi à la CGT), des nationalisations : « houillères, compagnies d’électricité et de gaz, les transports parisiens (création de la RATP en 1949), une dizaine de compagnies d’assurance, la Banque de France et quatre grandes banques de dépôt. […] Renault. »

PCF et CGT réunifiée (1943 – scission en 1922) forte → pouvoir de négociation salariale fort + des conditions de travail. Environ 30 % de salariés syndiqués en 1949 (vers les 10 % de nos jours)

– Des salaires relativement haut →société de consommation (pas pour tout le monde) = « moyennisation » de la société

Reconstruction d’après guerre → forte croissance et de forts taux de productivité (innovations technologiques)

Des économies mixtes un peu partout dans le monde : fort secteur public (pas laissé au marché) + statut de la fonction publique

Pas de chômage (ou alors le temps de passer d’un emploi à un autre…) et niveau d’inégalités relativement faible

Crise et chômage de masse

Chocs pétroliers de 1973 et 1979crise économique → hausse du chômage.

1983 : « tournant de la rigueur ». « Politique du  franc fort » → désinflation compétitive = baisse de salaires pour concurrencer l’Allemagne qui accumule les excédents commerciaux.

L’euro accéléra encore la chute de l’industrie française face à la concurrence allemande. Pour être compétitifs, les industriels français usèrent d’une dévaluation interne, c’est à dire baissèrent les salaires réels.

Désindustrialisation (années 80 essentiellement) : perte de bastions ouvriers → baisse PCF et syndicats et donc du rapport de force en faveur du travail (pouvoir de négociation) + tertiérisation de l’économie

Mondialisation : libre circulation des capitaux, des marchandises et des travailleurs → concurrence exacerbée entre nations et des prolétaires entre eux + délocalisations

Effondrement de l’URSS et du bloc de l’Est : peut contribuer au rapport de force en faveur du travail dans les pays occidentaux alors plus enclins au compromis…

40 ans de chômage de masse et de hausse des inégalités
(1988→ 91 = création d’emplois. 1998 → 2001 = 1,5 million d’emplois créés)

Le niveau de vie des français subissait entre 1992 et 2018 une baisse homogène, sauf pour les 1 % des plus riches (E.Todd).

Plus toujours de fortes inégalités femmes-hommes et autres…

Ici le tableau de bord de la conjoncture de l’INSEE

sommaire

Première partie :
pauvreté, chômage, précarité

Le bilan du quinquennat Macron a détérioré les conditions de vie des plus pauvres

Lire : Le bilan économique et social d’Emmanuel Macron en 3 points et 8 minutes – FRUSTRATION

– Casse du droit du travail : « Concrètement, les ordonnances prises en juillet 2017 ont augmenté la possibilité, pour les employeurs, de recourir à des emplois précaires (fin de la limitation du nombre de CDD renouvelables et de leur durée, l’introduction du « CDI de chantier »), ont facilité le travail de nuit et mis fin à des critères de pénibilité permettant notamment la retraite anticipée : l’exposition à des substances chimiques, de port de charges lourdes, de postures pénibles ou d’exposition à des vibrations mécaniques sont depuis retirés de la liste qui définit la pénibilité au travail ! »

– elles « ont réduit le poids des syndicats dans les entreprises et celui des représentants du personnel. […] Les salariés sont donc moins représentés et moins protégés face à leur patron. »

– « un barème d’indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse » →budgétisation possible par les entreprises des amendes prudhommales. « baisse continue des contestations de licenciements devant le tribunal des Prud’hommes, près de 20% de recours en moins par an ! Pour le Syndicat de la magistrature »

– Ainsi, «  les salariés sont plus précaires, ils sont moins bien représentés et ne peuvent quasiment plus contester les licenciements abusifs »

Injustice fiscale 

les 1% les plus riches ont bénéficié de la plus importante hausse de pouvoir d’achat. Les plus pauvres, eux, ont perdu des moyens

-suppression de l’ISF (sur les valeurs mobilières) : « à l’automne 2017[..] lors du vote de la loi de finance pour 2018. Depuis, la détention de capital financier n’est plus taxée, tout comme les biens de luxe, jets privés, yachts et autres voitures de collection. Cette perte de 4 milliards d’euros annuels pour le contribuable a eu des effets concrets pour les plus riches dès 2018. » (citation du même article)

flat tax à 30 % : « les plus riches étaient taxés de façon bien supérieure (jusqu’à 45%) et désormais tout le monde paye le même taux sur ses dividendes, plus-values de cession de valeurs mobilières, l’assurance-vie… »

« la suppression de l’ISF et de la Flat Tax rapportent 1,5 millions d’euros par an aux cents foyers les plus riches, toujours selon Bercy. » 

Ces mesures n’ont pas permis que l’épargne finance plus les investissements des entreprises, le but annoncé. (d’après ce rapport)

CICE passé en baisse de charges patronales : « A cela s’ajoute le prolongement du Crédit Impôt Recherche (CIR), pour un montant de 10 milliards par an. Au total, nous versons entre 60 et 70 milliards d’euros par an à nos entreprises privées puisque nous payons à leur place ce qu’elles doivent à l’État ou à la protection sociale. »

(« Avec le pacte de responsabilité, les sommes consacrées à la réduction du coût du travail représentent désormais 3 % du PIB. Leur efficacité n’est toujours pas démontrée. Une estimation basse fixe ce détournement de grande ampleur à 60 milliards d’euros » (SOURCE))

« Ces dispositifs cumulés ne produisent aucun effet sur l’emploi. »

baisse de l’impôt sur lessociétés : il « descendra à 25% en 2022, contre 33,3% en 2017 »

Privatisations : SNCF, ADP, Française des jeux… Tout cela détériore la qualité de vie par un éloignement des services publics et leur numérisation ainsi qu’une hausse de prix.

Casse de l’hôpital public : sous-financement (4 milliards d’euros d’économies sous le quinquennat Macron). Des lits continuent d’être supprimés : il y avait 2500 lits de réanimation en mars 2020 et 1700 en janvier 2021 (-32%), rien qu’en Île-de-France.

– « le plus grand plan d’économie sur l’assurance-maladie jamais réalisé. En novembre 2017, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 était votée et réclamait 4,2 milliards d’euros d’économies à l’Assurance-maladie. Depuis, chaque année, le gouvernement a demandé le même type d’effort budgétaire, ce qui s’est traduit en baisse des capacités de prise en charge de notre système de santé. En 2019, encore 4 milliards d’économies. En 2020, en pleine pandémie, même effort demandé ! »

Baisse des APL de 5 €:  la refonte générale du système entraînait une baisse de celles-ci de 38,5€ par mois en moyenne (95€ pour les jeunes actifs). Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du logement, se réjouissait lors d’une déclaration au Sénat que la baisse des APL décidée par le gouvernement ait permis de faire « 1,1 milliard d’€ d’économies » !

Ainsi, « le 10 du mois, il reste 55€ en moyenne pour les Français les plus modestes ».

– À contrario, les grands groupes ont largement profité des aides d’État pendant la pandémie et maintenant certains comme Total, de la remontée des cours des hydrocarbures, en particulier de la flambée du gaz et du pétrole, avec un bénéfice net multiplié par 23 sur un an, pour s’établir à 4,6 milliards de dollars au troisième trimestre 2021. Et les Pandora Papers et autres (Panama Papers – Voir aussi : « CumEx Files » : un pillage fiscal à 140 milliards d’euros, quatre banques françaises dans le viseur du fisc etc.) ont révélé l’ampleur de l’évasion fiscale mondiale.

Et pourtant beaucoup stigmatisent les « fraudeurs sociaux » alors que la fraude fiscale écrase la fraude sociale

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La réforme de l’assurance  chômage

« Plutôt que de faire assurer notre droit au chômage par nos cotisations, ce sont nos impôts qui le font désormais, depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018. »

« L’assurance-chômage n’étant plus un système géré et financé par les patrons et les syndicats mais par les patrons et par l’État, le gouvernement a eu les coudées franches pour la gérer comme il le souhaitait. Il s’est donc acharné sur ce système d’assurance collective : à l’été 2018 […] une loi « Pour La Liberté de Choisir son Avenir Professionnel » a été votée et ses décrets d’application sont entrée en vigueur entre 2019 et septembre [2021] :

Depuis janvier 2019, un chômeur peut se voir privé de son indemnité s’il refuse deux offres raisonnables d’emploi. »

– « Depuis septembre dernier, le mode de calcul de l’allocation a changé : celle-ci est désormais calculée sur les 24 derniers mois, et le revenu est divisé par le nombre de jours total, y compris les jours non travaillés. Auparavant, l’allocation était calculée sur la base de la moyenne des salaires perçus les 12 derniers mois, divisée par le nombre de jours travaillés. Le fait d’avoir eu des périodes de chômage, un creux entre deux CDD par exemple, sera très pénalisant. Il faut désormais avoir travaillé 6 mois pour pouvoir recharger ses droits au chômage, et non plus 4 mois comme avant la réforme. Conséquence : selon les calculs de Unédic, qui gère l’assurance-chômage, 41% des allocataires de l’assurance-chômage vont perdre en moyenne 13% de leurs revenus dans l’année à venir. »

« 1,15 million de chômeurs seront impactés la première année par la réforme du calcul du salaire journalier de référence, qui sert de base à celui de l’allocation-chômage » (baissant de 17% en moyenne), selon l’UNEDIC.
– Il faut désormais travailler plus longtemps pour ouvrir des droits

– Elle a aussi amené un renforcement des contrôles. Des radiations désormais possibles « en cas de deux refus d’offres raisonnables d’emploi sans motif légitime ». Et Macron d’affirmer : « Les demandeurs d’emploi qui ne démontreront pas une recherche active d’emploi et l’acceptation d’une offre raisonnable d’embauche verront leurs allocations suspendues. ».

Mais surtout, cette baisse artificielle des chiffres du chômage masque le recours de plus en plus systématique à des emplois précaires, de courte durée (CDD, de moins d’un mois, temps partiel). Et n’oublions pas aussi les Lois Travail qui ont affaibli les protections des travailleurs sous les quinquennats Hollande et Macron.


Lire : 2017-2022 : le bilan Macron au scanner de Mediapart

Et bientôt les retraites…

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Les chiffres de la pauvreté

« 10 millions de pauvres, 300 000 personnes sans domicile » : « 9,2 millions de personnes [vivant] sous le seuil de pauvreté monétaire en France en 2019 » selon l’INSEE : serait stable selon eux en 2020…)
Les quartiers pauvres à Brest (voir toutes les infos tout en bas en annexe) :
7 quartiers prioritaires = Bellevue ( Kergoat, Kerbernier, Kerhallet et Quizac), Pontanézen, Kérédern, Quéliverzan-Pontaniou, Kerangoff-Loti et Lambézellec bourg (aux plus hauts taux de pauvreté), Kérourien
« Les 5 % les plus modestes, privé·es d’emploi à temps plein, se sont […] appauvri·es. »
« 2 millions de travailleur·ses (en établissement et service d’aide par le travail -ESAT-, en prison, en apprentissage, en service civique, etc.) ne touchent même pas le SMIC ! »

– Des riches qui font sécession et des inégalités qui explosent avec « 7 millions de personnes [qui] ont besoin d’aide alimentaire pour vivre, soit 10% de la population française » selon le Nouveau rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales (voir aussi ici). Ils étaient 2,6 millions en 2009. 57% d’entre-elles y allaient pour la première fois de leur vie. 27% déclarent ne pas manger régulièrement pendant au moins une journée complète, « 22%  des ménages accueillis ne disposent d’aucunes ressources financières. 1/3 des ménages accueillis n’ont pas accès à un logement stable.  27% ne mangent pas pendant 1 journée entière ou davantage. » (NOTRE « ÉTAT DE LA PAUVRETÉ EN FRANCE 2021 »- Secours Catholique).

La hausse des prix des logements qui se poursuit (INSEE) : 4 millions de personnes qui sont « non ou mal logées » selon la Fondation Abbé Pierre.

1,1 million de logements sont vides depuis au moins deux ans , dont 300 000 dans les zones où l’offre ne peut pas répondre à la demande. En 2015 les journalistes Denis Boulard et Fabien Piliu avaient dévoilé que l’État détenait 11.1 millions de mètres carrés de logements et bureaux vacants. Selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre : 300.000 personnes vivent dans la rue, un chiffre qui a triplé en 20 ans… En 2020, 587 SDF sont officiellement morts dans la rue ou dans des abris de fortune selon le Collectif les Morts de la rue

Sans compter le mal-logement (insalubre, passoires thermiques) : selon la Fondation Abbé Pierre « 4 millions de personnes sont non ou mal logées » et « 14,6 millions de personnes sont fragilisées par la crise du logement »

Lire : Huit chiffres ou graphiques pour comprendre l’étendue de la pauvreté en France – FRANCE INTER


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RSA

1,95 million d’allocataires du RSA
Chaque trimestre, plus d’un foyer éligible sur trois ne recourt pas au RSA
« La majorité des allocataires sont des femmes (environ 54%), et quasi-exclusivement lorsqu’il s’agit du RSA majoré (pour les parents seuls) » [citation extraite de cet article]

« pour une personne sans aucun revenu, le RSA est de 506,46 € depuis avril 2022 (497€ auparavant) et non de 575,52€ […]. Les seules personnes qui peuvent prétendre à ces 575,52 € sont ceux ne recevant pas d’APL. Il faut savoir qu’il est très dur de demander le RSA sans avoir d’adresse, il faut demander sa domiciliation au CCAS (ou autre) qui peut être refusée et qui sinon est accordée pour une durée d’un an.

Si vous touchez le RSA en couple, vous disposez de 300 euros de moins que deux personnes au RSA seules (725,16 €). Même si être à deux permet d’économiser un peu, ces économies ne sont pas de l’ordre de 300 euros. 376€ par mois par personne avec un loyer, l’électricité, le gaz, se nourrir, et peut-être avoir une voiture pour trouver un travail si on est à la campagne, personne ne peut s’en sortir avec seul ce montant et rien à côté » (SOURCE)

Perte de RSA en cas de séparation d’avec son conjoint(e)

Contrôle si 2 personnes de même sexe sont en couple. Les allocataires du RSA sont aussi sensés déclarer l’épargne et les dons d’argent (si trop conséquents → droits coupés), ainsi que des ventes d’objets pour rentrées d’argent.

Très difficile pour mères célibataires au RSA, couples avec enfant.

De multiples causespour être au RSA : parce que l’on s’occupe d’une personne handicapée, que l’on est handicapé physique ou mental et que l’on n’a pas l’AAH, que l’on est auto-entrepreneur, après une démission, un licenciement ou une rupture de période d’essai, pour «passer du temps à faire du bénévolat, prendre soin de [ses] proches, de [sa] famille et simplement arrêter de détruire ce monde», pour quitter un métier qui maltraite les autres, après une maladie, comme un « filet de sécurité » (pour élever ses enfants, avoir une « vie riche » etc.), par inaptitude au monde du travail (asociabilité etc.), après un burn-out etc.


Lire à ce sujet : “Coupe-nous le RSA, Manu, on viendra crever de faim sous tes fenêtres !” – Le RSA par celles et ceux qui le vivent – FRUSTRATION


Demander le RSA (ou Allocation de Solidarité Spécifique, ou autres minimas sociaux)peut être très mal vécu, comme une descente tout en bas de l’échelle sociale



– Des activités illégales peuvent compléter le RSA, insuffisant pour vire dignement :
« travail au noir », deal, prostitution etc.


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La mise en concurrence de chacun contre tous

« forcer [les allocataires du RSA] à travailler, mais entre 15h et 20 heures par semaine »

Des gens parfois « cassés par la vie » obligés d’aller travailler pour « moins de 7 euros de l’heure ».

« réduire le prix du travail à des niveaux en-dessous du seuil de subsistance. Car faire travailler en échange d’une allocation, ce n’est plus une aide sociale, c’est un nouveau type de contrat de travail »

«  remplacer les emplois nécessitant peu ou pas de diplôme, normalement payés au SMIC, par des faux emplois »

« faire travailler les gens au RSA, c’est mécaniquement mettre beaucoup plus de gens au RSA »

« transformer le RSA en un salaire en-dessous des minimas sociaux ne vise pas que les personnes au RSA, il cible l’ensemble des travailleurs en participant à une baisse généralisée des salaires. »

« Avec cette mesure, vous saurez désormais que si vous démissionnez, vous ne quitterez votre travail que pour en trouver un autre, ou vous serez également exploités mais cette fois pour moins de 500 euros par mois. »

Lire : Comment l’attaque contre le RSA nous mettra tous à terre – FRUSTRATION

« « nous sommes là pour vous aider » » mais en réalité → contrôle social

« Il y a parmi ces personnes des gens qui, entre choisir entre un boulot minable qui va les user plus encore, et la mort, « préférons » (seront poussés à) la seconde option. »

Lire : La torture institutionnelle vécue par les allocataires du RSA – FRUSTRATION

Beaucoup de personnes aux multiples parcours de vie difficiles sont allocataires du RSA qui ne constitue donc pas une « promenade de santé », une vie facile notamment du fait des préjugés, de la stigmatisation et du contrôle social. Certains ne veulent plus travailler à n’importe quel prix, pour produire « de la merde pour le capital » comme le dirait Bernard Friot.
Les allocataires de l’AAH sont aussi bien souvent en situation de pauvreté, de précarité et de détresse sociale (le sujet mériterait une conférence entière). Et pourtant le gouvernement annonçait la « suppression de la prise en compte des ressources du conjoint pour le calcul de l’AAH ».

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Les chiffres du chômage

Environ 7,4% de taux de chômage au 4ème trimestre 2021 d’après l’INSEE
La 1/2 des chômeurs ne touchent pas d’indemnités ou :

« quasiment 60 % des demandeurs d’emploi ne perçoivent pas d’allocation-chômage. Pour les autres, l’indemnisation moyenne est de 910€/mois. Si le chômage paie mieux que l’activité, alors l’activité a un sérieux problème de niveau de rémunération. » (Thomas Porcher)

1 175 343 offres d’emploi disponibles d’après Pôle Emploi (mai 2022)


« En moyenne au premier trimestre 2022, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s’établit à 5 244 200. Parmi elles, 2 962 800 personnes sont sans emploi (catégorie A) et 2 281 400 exercent une activité réduite (catégories B, C). » (Pôle Emploi)

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Points de vue sur les causes du chômage de masse selon différentes écoles économiques

la productivité augmente

le progrès technique. Mais pendant les 30 glorieuses : progrès technique + plein emploi

main d’œuvre étrangère

veulent pas bosser (feignantise)

– la concurrence internationale → baisse de l’emploi

monnaie surévaluée (euro fort)

– mauvais ajustement entre offre et demande d’emploi pour le salaire d’équilibre

– niveau de demande → niveau d’emploi. D’où les politiques keynésiennes de relance de la demande effective (carnets de commande). Exemple de la politique des grands travaux du New deal (Roosevelt)

– (néo) libéral → trop de rigidités (de « défauts structurels ») :

Rigidité du code du travail : SMIC, syndicats (négociation de hausse de salaires et de meilleures conditions de travail). Veulent casser le CDI, des contrats courts (CDD)

Formation inadéquate

Indemnités de chômage trop importantes

Il faut donc flexibiliser le marché du travail

– exonération de cotisations

– facilitation des licenciements

– multiplication des contrats courts, des formes atypiques d’emploi (précaires)

inégalités, précarité, « travailleurs pauvres » (USA), sans forcément le plein emploi : « 8 embauches sur 10 sont réalisées en contrat à durée déterminée. Si un·e précaire sur deux obtenait un CDI au bout d’un an en 1982, aujourd’hui c’est seulement un·e sur cinq ! Conséquence de cette précarité, un million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté alors qu’elles sont en emploi, et 400 000 retraité·es survivent grâce à un petit boulot. […]un million et demi de personnes cumulent même deux emplois pour s’en sortir. »   (SOURCE)

– Augmenter le contrôle et la suspicion envers les chômeurs

– Pour moins de chômage → plus d’inflation

– Réduction du temps de travail → 35h. Aller vers 32h, mais : « aujourd’hui, le temps de travail effectif se situe autour de 40 heures à temps plein (et il augmente !) »


Tout d’abord, contrairement à ce que veut souvent faire croire le discours (néo) libéral, nous ne sommes pas à égalité pour négocier avec les patrons car il y a un lien de subordination.

D’après le site officiel de l’administration française Service-public.fr, les catégories de demandeurs d’emploi  (ou ici sur le site de Pôle Emploi) :

APersonne sans emploi, devant accomplir des actes positifs de recherche d’emploi: Démarches régulières de recherche d’emploi pour lesquelles le demandeur d’emploi doit être en mesure de produire un justificatif (candidatures envoyées, participation à des sessions d’aide à la recherche d’un emploi…), à la recherche d’un emploi quel que soit le type de contrat (CDI,CDD, à temps plein, à temps partiel, temporaire ou saisonnier)

B – Personne ayant exercé une activité réduite de 78 heures maximum par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi

C – Personne ayant exercé une activité réduite de plus de 78 heures par mois, tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi

D – Personne sans emploi, qui n’est pas immédiatement disponible, et qui n’est pas tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (demandeur d’emploi en formation, en maladie, etc.)

E – Personne pourvue d’un emploi, et qui n’est pas tenue d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi


Cet article très complet permet très rapidement de se faire une idée concernant les chiffres du chômage, sa structure (en chiffres, graphiques etc.) :

BAISSE DU CHÔMAGE OU PRÉCARISATION DE L’EMPLOI ? – Élucid

« Le BIT [et l’INSEE] définit un chômeur comme une personne sans emploi, n’ayant pas travaillé dans une semaine de référence, disponible sous quinze jours pour prendre un emploi, et en recherche active d’emploi dans le mois précédent. »

« En mars 2020, la crise du Covid-19 provoque alors une hausse brutale du chômage : le chômage de « catégorie A » bondit à 15,5 % de la population active en avril 2020 (14 % sur une courbe lissée), et à 9,3 % en août 2020 selon le BIT. Le chômage au sens large bondit également pour atteindre 23 % en mai 2020. »

« En 2021, le chômage de catégorie A est retombé rapidement, pour s’établir à 11 % en janvier 2022 (3,2 millions de personnes), en dessous de son niveau d’avant la crise sanitaire. Le chômage au sens large a quant à lui stagné sur plateau (23 %), avant de baisser fin 2021, pour retrouver son niveau d’avant crise en janvier 2022 (21,7 %). »

« Le niveau de chômage — qu’il soit mesuré par Pôle emploi ou le BIT — est donc encore supérieur à celui enregistré à la veille de la crise de 2008 »

« en 2017, 44 % des inscrits en catégorie A à Pôle emploi n’étaient pas chômeurs au sens du BIT, selon l’INSEE. »

« HALO DU CHÔMAGE

Désigne quelqu’un qui a recherché un emploi, mais qui n’est pas disponible pour travailler, OU qui n’a pas recherché d’emploi, mais qui souhaite et est disponible pour travailler, OU qui souhaite travailler, mais qui n’a pas recherché un emploi et n’est pas disponible pour travailler. »

« nos dirigeants politiques préfèrent communiquer le taux de chômage du BIT, bien moins élevé, puisqu’il ne comptabilise pas une grande partie des chômeurs situés dans le halo du chômage ou considérés comme « inactifs ». »

« Par ailleurs, depuis 2013, Pôle emploi diffuse également les offres d’emploi collectées par des organismes partenaires (sites d’emploi, réseaux sociaux professionnels, etc.). »

« même si toutes ces offres étaient pourvues, il resterait toujours plusieurs millions de chômeurs en France. »

« Si l’on s’intéresse au devenir des offres déposées à Pôle emploi, on constate que 86 % des offres d’emploi sont pourvues, ce qui représente 2,7 millions d’embauches, dont 60 % en CDI ou en CDD de plus de 6 mois. Par ailleurs, 3 % des offres sont annulées, 5 % sont toujours en attente de trouver preneur, et 6 % sont abandonnées, ce qui représente entre 250 000 et 400 000 offres chaque année. »

« Si les recruteurs évoquent comme principales raisons de ces abandons de recrutement le manque de motivation (67 %), de compétences (60 %), d’expérience (57 %) ou l’insuffisance de la formation (55 %), il peut également l’être par l’inadéquation entre les contraintes du poste (distance domicile-travail, travail de nuit) et les disponibilités des candidats. »

« augmentation de la part des défauts d’actualisation dans le nombre de sorties : elles représentaient 90 000 personnes en 1996, soit 27 % des sorties, contre 220 000 en janvier 2022, soit 40 % des sorties. »

« le rythme mensuel de radiations a retrouvé son niveau historique en janvier 2022, avec 48 000 radiations enregistrées. »

« Le chômage au sens large et le chômage mesuré par le BIT ont quant à eux retrouvé leur niveau de début 2020.

Cependant, la baisse du chômage au sens large masque la hausse de 8,6 % du chômage de catégorie C en 2021, qui regroupe les personnes qui ont travaillé plus de 78 heures sur un mois et ne peuvent pas vivre de leur seul salaire. De la même manière, selon l’Insee, les deux tiers des 107 000 emplois nets créés au quatrième trimestre 2021 sont dans l’intérim, ce qui porte à 830 000 le nombre d’intérimaires en France, un chiffre record. La diminution du chômage s’accompagne donc d’une précarisation de l’emploi. »

Selon Libération (septembre 2021) il y a 13 fois plus de chômeurs que d’emplois vacants en France… et même ici 21 fois. Plus régulièrement des offres pas sérieuses.

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Pour aller directement à la source des statistiques officielles

Encore plus précis, les 2 derniers rapports de la DARES :

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Résumer de la situation de l’emploi et des chômeurs

Comme aux USA, le « halo autour du chômage » a augmenté (+ 48 000 personnes au 4ème trimestre 2021), certains se disant que ça ne sert à rien de s’inscrire. Beaucoup de gens sortent des statistiques parce qu’ils n’en peuvent plus, qu’ils se sont fait radiés (52.300 au 4ème trimestre 2021). « 44,9 % sur un an (19,1 % sur le trimestre). »

« Paradoxalement, quand le marché du travail se durcit trop et rejette massivement ceux qui s’y trouvent, ou que travailler coûte trop et rapporte trop peu (ce qui se vérifie de plus en plus douloureusement avec la flambée récente des prix de l’essence et de l’énergie alors que les salaires stagnent), beaucoup finissent par le déserter, le plus souvent pour se résoudre à la précarité. »

Quelle qualité d’emploi ?

« Certes, nous fabriquons de l’emploi, mais de l’emploi low cost pour les patrons qui expose les plus fragiles à toujours plus d’imprévus et de sacrifices. »


Lire
 : Doit-on (vraiment) se réjouir de la baisse du chômage ? – FRUSTRATION

Ou en plus résumé :

« ces chiffres sont souvent sujets à caution, car les regards sont généralement tournés vers les seules catégories A, B et C, voire uniquement sur la catégorie A. En augmentant les entrées en formation, nombre de demandeurs d’emploi glissent d’une catégorie à l’autre et sortent de ces radars. Surtout, en augmentant les radiations, il est possible de les faire totalement disparaître des listes. Le durcissement des contrôles qui avait été annoncé par le Président de la République peut donc avoir un effet. Ou a minima jeter la suspicion sur ces chiffres. »

Au dernier trimestre 2021 « plus de 52 000 sont sortis des listes à la suite d’une radiation administrative, soit un bond spectaculaire de 44,9 % sur un an (19,1 % sur le trimestre) ! »

SOURCE : Chômage au plus bas depuis 2008 : qu’y a-t-il derrière ces bons chiffres ? – OUEST FRANCE

Ne jamais oublier que10.000 chômeurs meurent prématurément chaque année, notamment par suicide.Autre chiffre issu de ce livret de l’AEC : « Chaque année, le chômage tue directement 14 000 personnes en France, plus de deux fois plus que les accidents de la route. À âge, métier et lieu de vie équivalents, les chômeur·ses ont une mortalité supérieure de 60 %.  Les suicides sont trois fois plus fréquents, ainsi que les risques de cancer, d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’épisodes dépressifs et de consommations addictives pour tenir le choc. »


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De plus il existe des inégalités selon la classe sociale sur la façon de vivre le chômage

« Dans L’épreuve du chômage, Dominique Schnapper distingue trois types d’expériences vécues :

le chômage total, le chômage inversé, le chômage différé.

Le chômage total se caractérise par l’ennui, la désocialisation, l’humiliation. Il constitue l’expérience de la grande majorité des travailleurs manuels, de certains employés et dans une moindre mesure de cadres d’origine modeste, c’est-à-dire de tous ceux pour lesquels le travail représente le mode privilégié de l’expression de soi au sens où il apporte non seulement une activité et une rémunération, mais une raison d’être, un sentiment d’utilité et une reconnaissance sociale.

Le chômage inversé est vécu de façon très différente, essentiellement par une population jeune, d’origine sociale moyenne ou même supérieure. Cette expérience peut correspondre à des vacances prolongées pour des personnes qui n’ont pas connu la vie professionnelle ou qui retrouvent, après une brève expérience de travail, le charme de l’oisiveté ou le plaisir d’avoir du temps pour soi ou pour ses loisirs. Certains profitent de cette expérience pour se consacrer à leur passion et dans certains cas à leur vie d’artiste. […]

Le chômage différé […] correspond à la catégorie des cadres, se caractérise par la recherche active d’un emploi ou l’adoption d’activités de substitution. La plupart des cadres qui font cette expérience tiennent à maintenir les normes de l’univers professionnel et s’accrochent au statut de «cadre en chômage », ce qui permet de différer au-delà d’un an l’apparition des traits propres au chômage total. »

Rappelons par ailleurs quelques éléments sur le mauvais fonctionnement de Pôle Emploi : changement de conseiller sans raison →pas de lien sur le long terme (intentionnel pour pas d’attachement ?). Dématérialisation → services injoignables = DISTANCE SOCIALE

De plus, étant donnée la hausse des prix du carburant, s’il faut se déplacer loin en voiture pour aller travailler, il ne deviendra plus rentable pour des gens en milieu périurbain (comme les GJ) et rural de le faire. Et tout le monde ne pourra pas faire du télétravail : il y a bien une fracture numérique (20 % d’illectronisme d’après l’AEC). (Mais ce dernier sujet mériterait une conférence à part)


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Conclusion

La situation se dégrade pour les plus pauvres et précaires, les chômeurs et allocataires de minimas sociaux (RSA). Ce n’est donc pas le moment de taper sur plus faible que soi car, étant donné la baisse générale du niveau de vie, tout un chacun risque de tomber dans la pauvreté ou du moins, de peiner à assurer ses fins de mois.
Il nous faut donc au contraire prôner l’entraide et la solidarité. C’est le sens du programme l’Avenir en commun. Nous devons sortir de la logique de la mise en concurrence de chacun contre tous. Karl Marx (1818-1883) parlait déjà d’« armée industrielle de réserve » en ce qui concerne les personnes sans emploi, une force de travail inemployée pouvant être embauchée à la convenance des capitalistes se « servant » sur le « marché du travail ». Son existence selon lui, permettait de faire pression à la baisse sur les salaires et de diminuer le pouvoir de négociation salarial. Les capitalistes et ceux qui servent leurs intérêts comme Macron, ont donc tout intérêt à un chômage de masse ou, si ce n’est pas le cas, un « plein emploi » avec travailleurs pauvres, surexploités et précarisés à la clef.
Le taux de chômage est un indicateuruniquement quantitatif et non pas qualitatif (qualité de l’emploi créé). Il faut retrouver un emploi digne, pas n’importe lequel et qui ait un sens pour le bien commun : respect des normes sociales et environnementales. D’où la planification écologique selon les besoins : quoi produire, comment, ; pourquoi, en quelle quantité ?
Pour ne pas être soumis au « marché de l’emploi », la proposition de « salaire à vie » de Bernard Friot est une piste intéressante, ou du moins sa logique : chaque personne de 18 ans à sa mort recevrait un « salaire communiste » de 1700 € (selon ses mots, pour le distinguer du salaire capitaliste avec lien de subordination). Il veut aussi instaurer une échelle des salaires de 1 à 3 : soit 5000 € maximum. Son système est macroéconomique car il propose, par une hausse du taux de cotisation, de reprendre la plus-value « volée », le profit des entreprises pour le répartir en 2 caisses : de salaires et d’investissements. Ces dernier seraient décidés démocratiquement. Il propose aussi un financement des entreprises (collectifs de travailleurs) par la subvention plutôt que le crédit.
L’idée générale est de sortir d’une logique inhérente à notre monde, celle du capital.

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Deuxième partie :
temps d’échanges

Retour sur les propos entendus (lors de porte-à-portes) et lieux communs répandus contre les pauvres et précaires, les chômeurs, allocataires de minimas sociaux (RSA). Nous verrons comment contre-argumenter en lien avec ce que nous avons évoqué en 1ère partie et les propositions du programme L’Avenir en commun pouvant être mises en avant pour y remédier.

1) Retour sur ce qui vient d’être dit :



– questions, commentaires, précisions, apports, témoignages etc.


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2) Propos à contrer :

– la stigmatisation de l’assistanat, de la feignantise…

– « ils gagnent autant que moi alors que je travaille ! »

– « les chômeurs ne trouvent pas parce qu’ils ne cherchent pas » (« quand on veut on peut »)

– de l’emploi il y en a

– les pauvres méritent leur sort (« pas assez travaillé à l’école »)

etc.

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3) Élément du programme pour répondre aux problématiques soulevées précédemment

– LES LIVRETS THÉMATIQUES DE L’AVENIR EN COMMUN
PLEIN EMPLOI Travailler moins, travailler mieux, travailler toutes et tous

Résumer de la vidéo : la logique keynésienne de politique de l’offre (relance de la consommation des ménages et remplissage des carnets de commande des entreprises grâce à la planification écologique, la hausse du SMIC, le blocage et la baisse de prix… (voir aussi plus bas : « organiser la bifurcation écologique »)

« L’Union européenne est en guerre contre l’assurance chômage. Elle considère que l’aide aux chômeur·ses est un « obstacle à l’intégration sur le marché du travail » et que les indemnisations sont des « contre-incitations à travailler ». »


NOTRE PROJET : TRAVAILLER MOINS, TRAVAILLER MIEUX, TRAVAILLER TOUTES ET TOUS

– réduire le temps de travail (32h)

Hausse de la productivité. Pour temps libre, meilleure santé, bénévolat


– redistribuer les richesses et augmenter les salaires

« Les ménages n’importent que 14 % de leur consommation, alors que l’énergie représente la moitié du déficit commercial. Celui-ci est donc une affaire de bifurcation écologique et de développement d’énergies renouvelables souveraines. Par ailleurs, la politique commerciale sera stabilisée par l’introduction d’un protectionnisme solidaire (taxation des marchandises produites dans des conditions indignes ou transportées sur une distance exorbitante) et la stratégie de désobéissance aux traités européens. »

– sécuriser la vie

« revoir les fiches de poste et les exigences du travail, pour émanciper les salarié·es. En outre, des conditions de travail améliorées (en particulier une meilleure prévention des risques professionnels) »

« 13 milliards d’euros annuels pour la branche accidents et maladie professionnelle de la Sécurité sociale »

« La forme la plus brutale de souffrance est l’accident du travail. Chaque année, un·e salarié·e sur dix en est victime – un·e ouvrier·e sur six ! Parmi eux, plus de 700 meurent »

– organiser la bifurcation écologique

« le développement de logements sociaux permettra de réduire les dépenses de logement des ménages et de créer des emplois. »

« essor de nouveaux services […] petite enfance et dépendance »

« Un plan d’investissement de 200 milliards d’euros sera donc mis en œuvre. »

« 1 euro investi engendre des revenus privés (salaires, commandes aux entreprises) déclenchant un cycle vertueux qui relance l’activité. C’est l’effet multiplicateur. Le FMI suggère depuis 2014 que pour un euro investi en période d’atonie économique, l’activité augmente de trois euros à terme. À plus long terme, l’investissement public, en améliorant les infrastructures disponibles pour le secteur privé, augmente la productivité de ce dernier et les capacités productives de la nation. »


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NOS PROPOSITIONS : LE PLEIN EMPLOI

– Établir la garantie d’emploi

« Elle change ainsi les rapports entre employeurs et employé·es. Elle renforce le pouvoir de négociation des salarié·es. Elle exerce une pression à la hausse sur les salaires. Elle est unealternative au chômage. Elle facilite la transition des salarié·es face aux bouleversements des grands équilibres industriels »

« tout·e chômeur·se de longue durée se verra proposer un emploi utile à la bifurcation écologique ou à l’action sociale (les secteurs d’urgence), en lien avec ses qualifications et sur la base du volontariat […] embauché·e au moins au SMIC – revalorisé »

– Partager le temps de travail


Au service de la création d’emplois

35 heures effectives

–  
sixième semaine de congés payés

retraite à 60 ans : « Financée par l’égalité salariale femmes-hommes, par l’extension de l’assiette des cotisations aux revenus financiers et à l’intéressement ainsi que par l’accroissement du nombre d’actifs cotisant, elle implique aussi une hausse de 0,25 point de la cotisation interprofessionnelle »

– « Passer immédiatement aux 32 heures dans les métiers pénibles ou de nuit et favoriser leur généralisation par la négociation collective »

– « Favoriser le passage à la semaine de 4 jours par la négociation collective »

« – Remettre en cause les autorisations de travail le dimanche, en finir avec la flexibilisation, l’annualisation contrainte, l’intensification et les horaires fractionnés »

– Des grands chantiers créateurs d’emplois

« en créant des centaines de milliers d’emplois »

Grands travaux, investissements dans les infrastructures. Rénovation de routes, ponts, voies ferrées, réseaux d’eau, lignes à haute tension etc.)

– Citoyen·nes dans l’entreprise

– « SMIC à 1 400 euros net et rattraper le gel du point d’indice des fonctionnaires depuis 2010

– Punir sévèrement le non-respect de l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes

– Créer dans l’entreprise une commission de contrôle salarié sur l’égalité entre les femmes et les hommes

– Organiser une conférence sociale pour revaloriser en matière de salaires, de conditions de travail et de parcours professionnels les métiers occupés majoritairement par des femmes dans les secteurs du soin, du lien et du contact

– Imposer un écart maximum de 1 à 20 entre le plus petit et le plus haut salaire de chaque entreprise »

« Les salarié·es pourront exprimer un vote de défiance à l’égard des dirigeants d’entreprises ou des projets stratégiques. Toute contre-proposition des salarié·es sera obligatoirement examinée, et un soutien public juridique et financier sera garanti aux travailleur·ses désireux·ses de reprendre leur activité en coopérative. »


– Un emploi stable pour chacun·e

« quota maximal de contrats précaires dans les entreprises : 10 % pour les petites et moyennes entreprises (PME), 5 % pour les grandes entreprises

Abroger les ordonnances Pénicaud et la loi El Khomri, et rétablir le “principe de faveur” : un accord d’entreprise doit être plus favorable qu’un accord de branche, lui-même plus favorable que la loi

– Requalifier en contrat de travail salarié les travailleur·ses de plateformes numériques (Uber, Deliveroo…) et tou·tes les salarié·es faussement considéré·es comme indépendant·es

– Titulariser les précaires des trois fonctions publiques

Encadrer la sous-traitance en garantissant par la loi la responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants et en la limitant à un seul niveau. »

« Les licenciements seront interdits si l’entreprise a distribué des dividendes, des stock-options ou des actions gratuites. »


– Rétablir une assurance chômage protectrice

– «  Refuser la réforme Macron : indemniser les chômeur·ses en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail, sans délai de carence

– Élargir la médecine du travail aux chômeur·ses dès le premier jour de la fin de contrat

Supprimer l’obligation d’accepter une soi-disant “offre raisonnable d’emploi

– Cesser la radiation des chômeur·ses à la première absence à un rendez-vous et en finir avec la logique de radiation au moindre prétexte pour faire baisser artificiellement les chiffres du chômage

– Rétablir un régime d’assurance chômage spécifique pour les intermittent·es de l’emploi et les intérimaires permettant de leur assurer une meilleure couverture chômage entre deux périodes d’emploi »

– Une sécurité sociale professionnelle

«la sécurité sociale professionnelle maintiendra les droits des travailleur·ses tout au long de la vie [et] rendra le travail indépendant du capital »

– « Assurer la continuité des droits personnels (à la formation, aux congés, à l’ancienneté…) hors du contrat de travail, et les transférer d’un contrat à l’autre

– Garantir le maintien du revenu en cas de reconversion ou de formation

– Donner à chaque salarié·e le droit à 36 heures de formation par an, librement utilisables dans le domaine de son choix

– Intégrer les périodes de stages et d’apprentissage dans la sécurité sociale professionnelle (ancienneté, congés, formation) »

– Garantir une retraite digne

« – Restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour 40 annuités de cotisations

– Porter a minima au niveau du SMIC – revalorisé – toutes les pensions pour une carrière complète, et le minimum vieillesse au niveau du seuil de pauvreté

Prendre en compte le revenu de solidarité active (RSA) pour valider des trimestres en vue de la retraite

– Augmenter de 0,25 point par an durant le quinquennat le taux de cotisation vieillesse et soumettre à cotisation les revenus d’intéressement, de participation, d’épargne salariale, ainsi que les revenus financiers des entreprises

– Indexer le montant des retraites sur les salaires

– Interdire au Fonds de réserve pour les retraites d’investir dans des secteurs polluants »


– DES SECTIONS DU PROGRAMME :

FAIRE LA SOCIÉTÉ DE L’ENTRAIDE : GÉNÉRALISER L’ÉCONOMIE SOCIALE, SOLIDAIRE ET COOPÉRATIVE

« – Développer les coopératives d’activités et d’emploi (CAE) afin de lutter contre le statut d’autoentrepreneur et de développer des formes de travail en commun »


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ÉRADIQUER LA PAUVRETÉ

« Créer une garantie d’autonomie [:] 1 063 euros pour une personne seule

– Atteindre l’objectif de zéro sans-abri : doublement des places d’accueil (estimées aujourd’hui à 100 000) et simplification des dispositifs

– Encadrer le prix des produits alimentaires de première nécessité

– Restructurer les emprunts des ménages surendettés et garantir à tous l’accès effectif aux services bancaires de base

– Plafonner les frais bancaires

– Lutter contre le non-recours aux droits sociaux et civiques par la simplification des démarches

– Assurer la gratuité des protections périodiques »


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CONSTRUIRE L’AUTONOMIE DES JEUNES

« financer l’autonomie des jeunes détachés du foyer fiscal parental grâce à la garantie d’autonomie, qui les portera au-dessus du seuil de pauvreté (1 063 euros pour une personne seule)

– Instaurer un « emploi spécifique jeune » d’une durée de cinq ans, dans le secteur non marchand et public, pour éliminer le chômage des jeunes (trois fois supérieur à celui de leurs aînés à diplôme égal)

Mettre fin à la précarité des étudiants, notamment en augmentant les indemnités de stage et en négociant avec les branches patronales les postes ouverts à stages, pour en finir avec la pratique des CDD déguisés

– Offrir un bilan de santé et une évaluation des capacités d’écriture, lecture et calcul, avec mise à niveau si nécessaire ainsi qu’une formation gratuite à la conduite et le passage du permis de conduire à chaque jeune dans le cadre du service citoyen obligatoire »


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GARANTIR LE DROIT AU LOGEMENT


« Interdire les expulsions locatives sans relogement public

Mettre en place une garantie universelle des loyers créant un filet de sécurité contre les impayés de loyers pour les locataires, comme pour les propriétaires

Construire 200 000 logements publics par an pendant cinq ans aux normes écologiques les plus ambitieuses (RE2020, bâtiments à énergie positive)

Encadrer les loyers partout sur le territoire et à la baisse dans les grandes villes

Rehausser le quota de logements sociaux dans les villes (loi SRU) à 30% et aggraver les sanctions contre les communes hors la loi

Imposer les hautes transactions immobilières par une taxe progressive pour financer la lutte contre le logement indigne

Rendre la rénovation des logements « passoires thermiques » obligatoire avant toute mise en location

Lutter contre l’habitat indigne et insalubre : rendre obligatoire un “permis de louer” dans toute la France (autorisation préalable délivrée par les pouvoirs publics) et lancer un grand plan de rénovation des logements

Rétablir les aides publiques pour les HLM et éviter les hausses de loyers à la relocation en logement social

Réquisitionner les logements vides et les remettre sur le marché dans des conditions qui respectent les critères du logement décent

Lutter contre la spéculation sur le logement en limitant les locations de courte durée (de type AirBnB) aux propriétaires-occupants et pendant une période limitée

Lancer un plan d’urgence de prévention et d’éradication des punaises de lits, avec la création de services publics locaux dédiés

Réviser les Plans de prévention des risques d’inondations à la hauteur des nouvelles menaces et créer un Fonds d’aide à la relocalisation des constructions menacées par les inondations et la montée des mers »


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PARTAGE DES RICHESSES METTRE FIN AU PILLAGE ÉCONOMIQUE DE LA NATION :

« – Rendre effectif le droit de réquisition des usines et entreprises d’intérêt général par l’État

Interdire les licenciements boursiers et économiques par les entreprises qui versent des dividendes ou bénéficient des aides de l’État »

Pour des banques au service de l’intérêt général :

– « orienter l’argent en direction des projets socialement et écologiquement utiles »

Définanciariser l’économie réelle :

« – Moduler l’impôt sur les sociétés selon l’usage des bénéfices pour encourager l’investissement en France et pénaliser le versement de dividendes »

Plus la politique fiscale : impôt sur le revenu et le capital, la Flat Tax, le retour de l’ISF, l’abrogation des lois Travail et le rétablissement de l’Exit Tax

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THÈMEs CONNEXES : LES LIVRETS THÉMATIQUES DE L’AVENIR EN COMMUN

LOGEMENT : Garantir le droit au logement

JEUNESSE Construire l’autonomie des jeunes

HANDICAP Lever les obstacles à l’accès aux droits

DROIT DU TRAVAIL ET UBÉRISATION Pour la citoyenneté dans l’entreprise

VIEILLIR ET BIEN VIVRE Construire un service public de la dépendance

ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE Au cœur de la bifurcation écologique, sociale et solidaire de demain

PRODUIRE EN FRANCE L’indépendance par le protectionnisme écologique

LA PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE La règle verte pour rompre avec le productivisme


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LES PLANS :

Comment nous allons ÉRADIQUER LA PAUVRETÉ

Comment nous allons PASSER À ZÉRO SANS-ABRI

Comment nous allons : ATTEINDRE LE PLEIN EMPLOI

Comment nous allons PERMETTRE À CHACUN DE SUBVENIR À SES BESOINS ESSENTIELS


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Annexe

Les sept quartiers prioritaires de Brest à la loupe sociologique. ( LT.fr – 23/04/22 – 07h15 )

Brest compte sept quartiers prioritaires. Nous les avons comparés selon des critères sociaux à partir de statistiques de 2017 et 2018, du Système d’information géographique de la politique de la ville (Sig ville) du gouvernement et de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Les chiffres disponibles les plus récents.

Des quartiers disparates. Les sept quartiers prioritaires de la politique de la ville, à Brest, ont des tailles, des populations différentes et il convient donc de pondérer les comparaisons et les données qui vont suivre. La population municipale de Bellevue culminait ainsi en 2018 (dernière estimation) à 7 120 habitants, bien plus que les autres. Ce quartier prioritaire comprend à la fois les secteurs de Kergoat, Kerbernier, Kerhallet et Quizac. Les disparités d’habitat et sociales y sont peut-être un peu plus fortes que dans les autres sites étudiés. Le deuxième quartier atteignait en effet 2 702 (Pontanézen), soit 2,6 fois moins. Le troisième 2 008 habitants (Kérédern), puis Quéliverzan-Pontaniou (1 652), les autres (Kerangoff-Loti ; Lambézellec bourg ; Kérourien) se situant un peu au-dessus de 1 200 personnes.

Les tours de Lambé et Kerangoff-Loti affichent le plus haut taux de pauvreté. Quel est le quartier le plus pauvre de Brest ? La réponse à cette question n’est pas absolument claire. Si l’on se base juste sur le taux de pauvreté moyen (le critère le plus fiable ?), c’était, en 2018, Lambézellec bourg, soit les tours proches de la place des FFI. Cela concernait alors un peu plus de la moitié de ses habitants (50,9 %) ! En hausse, par rapport à l’année précédente. La crise sanitaire, peut-être, a encore augmenté cette triste donnée. Mais Kerangoff-Loti suivait de très près, avec 50,2 % de sa population sous le seuil de pauvreté (le seul en baisse par rapport à 2017, où c’était alors le taux plus élevé). Suivaient Kérourien, Pontanézen, Keredern, Quéliverzan-Pontaniou et enfin Bellevue, le seul sous les 40 % (39,9 exactement).

Rappelons que le taux de pauvreté indique la part de la population sous le seuil des 60 % du niveau de vie médian (la moitié des gens en dessous, l’autre moitié au-dessus) métropolitain. Incluant donc des communes plus riches. En France, en 2018, le niveau de vie médian était de 21 250 €, soit 1 771 € par mois. Et 14,8 % de la population nationale vivait sous le seuil de pauvreté (alors de 1 063,00 € par mois).

À Quéliverzan, les revenus majoritairement issus de l’activité. Quéliverzan-Pontaniou voyait ses habitants déclarer 56,8 % de leurs revenus en 2018 comme issus de leur activité professionnelle et Bellevue 56 %. Le taux le plus bas venait de Kerangoff-Loti, avec 44,7 %, le seul sous la barre des 50 %.

À Kerangoff, les prestations sociales, plus d’un tiers des revenus. Kerangoff-Loti voyait en 2018 les prestations sociales représenter 34,2 % des revenus déclarés, en tête devant Pontanézen, 33 %. Sur ce plan, Quéliverzan-Pontaniou fermait la marche avec 24,1 (Bellevue étant à 25,1).

À Kérourien, plus de pensions, retraites et rentes qu’ailleurs. La part des pensions, retraites et rentes dans les revenus déclarés atteignait les 28,9 % à Kérourien, tandis que Bellevue et Kerangoff frôlaient les 26 %. Pontanézen fermait la marche avec 21,2 % seulement.

À Bellevue, le taux d’emploi le plus élevé. Là aussi, il faut pondérer par rapport à des quartiers moins grands, mais Bellevue voyait, en 2017, 42,3 % de sa population âgée entre 15 et 64 ans avoir un emploi. Kérourien arrivait dernier, avec 34,6, pour une moyenne sur Brest de 55,7 et 58,7 pour la métropole.
Sources : sig.ville.gouv.fr et insee.fr

En complément : Mélenchon plutôt en tête dans les quartiers prioritaires de Brest au premier tour de l’élection présidentielle

Le vote dans les sept quartiers prioritaires de Brest, au premier tour de la présidentielle 2022, dimanche 10 avril, peut-il être recoupé avec les données sociologiques de 2018 ? Nous avons épluché les résultats bureau par bureau. Sachant que, comme pour les législatives où les circonscriptions sont à cheval sur plusieurs types d’habitat (rural et urbain par exemple), les limites bureaux de vote ne se confondent pas avec celles de ces quartiers.

Mélenchon devant à Ponta, Kerourien, Quéliverzan, Kerangoff

Des tendances se dessinent tout de même nettement. À Pontanézen, au groupe scolaire Pen ar Streat, Jean-Luc Mélenchon a atteint les 40,16 %, devant Marine Le Pen (28,19 %) et Emmanuel Macron (17,85 %). Une petite partie du bureau de la mairie de l’Europe se situe sur le quartier prioritaire. Mélenchon en tête aussi, moins nettement, cette fois devant Macron, puis Le Pen.

À Quéliverzan-Pontaniou, Mélenchon gagne partout, largement dans les trois bureaux, l’ordre des deux suivants variant selon les cas. À Kérourien aussi, le candidat de La France insoumise gagne sans problème, dans les deux lieux de vote. À Keredern, le bureau 73 (groupe scolaire Dukas) englobe presque tout le quartier. Mélenchon (33,1%) devance Le Pen (26,98%) et Macron (22,45%).

À l’inverse, dans les deux quartiers au plus fort taux de pauvreté relevés il y a quatre ans, le « président des riches », selon ses détracteurs, est sorti en tête. À Lambézellec bourg, dans les trois bureaux où se répartissent les tours du quartier prioritaire (mais aussi des zones pavillonnaires), il devance Mélenchon (de trois à presque huit points) puis Le Pen ! Même chose à Kerangoff : principalement sur les bureaux 16 et 18, avec un peu plus d’un point de plus que Mélenchon, tandis que la candidate du Rassemblement national est décrochée.

Le Pen en tête à Quizac (Bellevue)

Enfin, Bellevue, le quartier prioritaire, plus grand, plus éclaté sur différents bureaux de vote, avec peut-être davantage de variété sociologique, est plus difficile encore à cerner. Le trio de tête propose tous les ordres possibles mais Le Pen l’emporte dans les deux bureaux de Quizac concernés tandis que Mélenchon gagne à Dupouy. Macron s’impose à la mairie et la Cavale Blanche, un peu plus à l’écart du cœur du quartier prioritaire.


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