Revue de presse au 07/02/2022

Local


Un bon article pour comprendre les tenants et aboutissants de leur merde prévue à Brest la semaine prochaine.

Lire aussi :

Le Pen à Brest


L’EXTRÊME DROITE S’INVITE PARTOUT, BIENVENUE NULLE PART

À tout le temps parler d’Éric Zemmour, on en oublierait presque Marine Le Pen, héritière officielle du fascisme à la française. Si elle se fait régulièrement griller la priorité par le candidat pétainiste, les plateaux télé et les commissariats restent ouverts pour qu’elle puisse vomir sa haine et son besoin de sécurité.

Sa sécurité à elle et à la France traditionaliste, pas la nôtre puisqu’elle milite pour une présomption de légitime défense des policiers. Il serait bon de savoir ce qu’elle pense du policier encore en fuite, avec arme de service (et uniforme?) après avoir assassiné sa compagne il y a plusieurs jours.

C’est dans ce contexte que, le 1er février, Marine Le Pen est venue visiter le commissariat de Brest pour présenter son programme sécuritaire. Le choix de Brest n’est pas anodin, l’objectif est aussi de renforcer la stigmatisation du quartier de Pontanezen, quartier populaire brestois traîné dans la boue ces derniers jours. Pour l’extrême droite, la ville serait « emblématique de l’explosion de la délinquance » et même « une enclave de non France ». Qu’est-ce qu’une enclave de France ? Un commissariat où l’on tabasse les gardés à vus ? Des néo-nazis qui s’entraînent à la campagne ? Le 16ème arrondissement et son ghetto de privilégiés ? Mystère.

Dans le quartier brestois, chaque habitant Serait issu de l’immigration et donc plongé dans le trafic de drogue et l’islamisme : un « territoire perdu de la République » selon les mots martelés encore et encore. La chasse aux faits-divers de la part des médias de préfecture, l’impunité donnée au policiers, la misère sociale dans laquelle sont plongés les quartiers, l’islamophobie qui ne se cache plus : tous les ingrédients sont là, Marine Le Pen n’a plus qu’à réchauffer. Son discours est comme un plat préparé industriel : dégueulasse.

Heureusement, la fille de son père n’est pas seule : l’antifascisme brestois est aussi de sortie, et l’attend dehors pour un petit chahut breton. Il en reste des images ridicules d’une Marine Le Pen protégée par une armée de flics pour parcourir les 30 mètres qui la séparent de son hôtel. A peine arrivée, première bousculade devant la gare. Deuxième bousculade devant l’hôtel de la candidate. Puis Marine Pen se précipite dans un commissariat, sous les huées. Elle est protégée par un très important dispositif de policiers. Elle est repartie piteusement. La Bretagne reste une terre antifasciste.

A Lyon déjà, le RN avait tenté de privatiser un quartier populaire pour une émission de Cnews, et avait rencontré la colère des habitants. Même chose à Brest. L’extrême droite est au service des ultra-riches. Son seul travail, c’est d’écraser les immigrés, les pauvres, les non-blancs, et de réclamer toujours plus de répression. Ces gens ne sont nulle part les bienvenus en dehors des plateaux de télévisions et des salons luxueux des beaux quartiers parisiens.



Écrit avant sa venue

RÉALITÉ OU RUMEUR ? QU’IMPORTE, QU’ELLE SE CASSE !
Le Front National entend surfer sur la vague xénophobe qui a déferlé sur Brest depuis 2 semaines, suite aux évènements à Pontanezen. Vague bien alimentée par la presse locale sociale démocrate qui partage la même idéologie bourgeoise. En cette période pré électorale, il faut faire du beurre. Celui ci est bien trop salé, on n’en veut pas !


🌊 VICTOIRE DANS LA BAIE DE LANNION CONTRE L’EXTRACTION DE SABLE

– Une bonne nouvelle pour l’environnement –

L’histoire se déroule dans le Trégor, superbe endroit situé au nord-ouest de la Bretagne, en bord de mer. Les décideurs souhaitaient extraire des quantités phénoménales de sable dans la baie de Lannion, destinées notamment à l’agriculture intensive. C’était une décision d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’économie : pomper 250 000 m3 par an de sable coquillier dans la baie. Au risque de détruire la biodiversité, menacer la pêche, entre deux zones classées «Natura 2000», c’est-à-dire des sites naturels ayant une forte valeur patrimoniale.

Depuis 10 ans, les habitants et habitantes de battent contre ce pillage. Un collectif baptisé «Le Peuple des Dunes» s’est constitué. Des manifestations massives ont eu lieu. Les marins se sont mobilisés. La Compagnie armoricaine de navigation – CAN – officialisait «l’arrêt définitif de ses travaux miniers sur la concession de pointe d’Armor» le 30 janvier, annonce faite par le député LREM des Côtes-d’Armor. «C’est une victoire un peu par K.-O. parce que c’est eux qui abandonnent» expliquait le président du «Peuple des Dunes». La lutte paie.

C’est une question méconnue, mais il pourrait bientôt y avoir une pénurie mondiale de sable. L’industrie utilise massivement ce bien commun dans de nombreux secteurs. Celui qui consomme le plus de sable est la construction : les deux tiers de ce qui est construit est en béton armé, le béton armé est constitué lui-même de deux tiers de sable. Cela représente des volumes astronomiques : 200 tonnes pour une maison individuelle, 30 000 tonnes pour un bâtiment de la taille d’un hôpital. Et l’on construit toujours plus ! La Chine en 4 années a consommé autant de sable que les Etats-Unis en un siècle. L’humanité extrait 50 milliards de tonnes de sable et granulats par an. Dans cette croissance devenue folle, y a même un risque de pénurie : les écosystèmes marins sont affectés, et certains côtes sont menacées d’érosion. Il y a même des «mafias du sable» liées à l’industrie de la construction. Le désastre capitaliste est partout.

La victoire de la baie de Lannion s’inscrit dans un territoire riche en lutte : la Bretagne. Ces dernières années, des mobilisations massives et déterminées ont empêché le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le centre Amazon géant au sud de Nantes, un Surf Park, mais aussi avant, des centrales nucléaires à Plogoff ou au Carnet. Une constellation de combats victorieux. L’appétit des décideurs n’a aucune limite, mais il est encore possible de les arrêter.

Source : https://www.humanite.fr/…/baie-de-lannion-le-projet…


POUR SOUTENIR UN ARTISTE MILITANT BRESTOIS, POUR VISIBILISER UN CLIP AUX ACCENTS RÉVOLUTIONNAIRES ET ANTIFASCISTES À LA TÉLOCHE !

N’hésitez pas à voter pour le concours du clip du mois par France 3. Vous pouvez soutenir l’artiste brestois Sticky Snake en votant ici pour le clip GUÉRINGRAD réalisé par Maïwenn Le Vourc’h (2021 – 6′). Le gagnant remportera une diffusion télé, et un prix, plus la mise en avant du clip pendant un an sur leur plateforme numérique consacrée à la culture : Kub. Pour gagner c’est simple, faut avoir le max de votes !
Alors, halte à l’abstention, car ça nous ferait du bien de voir pour une fois à la télé un clip de rap original et créatif, au discours libertaire, plutôt que toute la soupe insipide habituelle, camelote commerciale aux textes convenus. Et en période où ne cessent de se répandre les idées brunes, quelque bouffée d’air frais ce serait que d’y voir diffusés des A cerclés plutôt que des Z avariés !

« Voici un clip aux allures de documentaire qui saisit la vie d’un quartier populaire, autour de la place Guérin à Brest. Le MC Sticky Snake y fait l’éloge de ceux qui vivent là, en marge de la société mais plus libres que les gens à l’avenir cadenassé. Même s’il s’agit d’abord d’un affectueux portrait collectif, Guéringrad reste un texte politique puisqu’il y est directement question de la vie de la cité, de luttes inscrites sur les murs et les banderoles qui traversent le décor : les anti fachistes, la BAM (Brigade Anti-Macron), le syndicat révolutionnaire du CNT. Si le titre sonne comme le nom de villes soviétiques, c’est davantage à l’anarchisme et à la désobéissance civile qu’en appelle tranquillement le rappeur brestois. »


National


On voit tout de suite envers qui les flics ont le plus de zèle répressif ! Quand régulièrement les fachos, eux, peuvent défiler tranquillement dans Paris. Une question de connivence idéologique ?


Gilets jaunes


Pas mal de monde non, pour cette nouvelle journée de mobilisation du mouvement des Gilets Jaunes sur Paris, en direction de Nation?

Avec la banderole des artistes Street Art Black Lines, magnifique et bravo à vous les amis!!!

Lien Instagram de la page, abonnez-vous les amis: https://www.instagram.com/quickyqui/


Lettre ouverte à E. Macron :

Lettre ouverte à E. Macron :

Je fais partie des 59% de français invisibles qui soutiennent les gilets jaunes. Pour celles et ceux qui n’ont pas le courage de lire, voici cette lettre en images, et avec le son…


« LES DEVOIRS AVANT LES DROITS » : EN MARCHE VERS LA DICTATURE

«Dans l’après-Covid, on veut poursuivre la redéfinition de notre contrat social, avec des devoirs qui passent avant les droits, du respect de l’autorité aux prestations sociales.»

Ce sont les mots du porte parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans les colonnes du journal Le Parisien le 29 janvier 2022.

La France n’a plus l’apparence d’une République démocratique depuis plusieurs années : l’état d’urgence est devenu permanent, de nombreuses mesures antiterroristes «exceptionnelles» sont entrées dans le droit commun, la police a tous les pouvoirs, la société de surveillance devient totale, le gouvernement décide par décret et 49.3, un «conseil de défense» militaire prend les décisions importantes… Mais ces récentes déclarations vont plus loin. Elles traduisent quelque chose de plus profond.

Des devoirs qui passent avant les droits, c’est déjà l’idée répétée plusieurs fois par le président Macron ces derniers mois. Par exemple : «Être citoyen, ce n’est pas demander toujours des droits supplémentaires, c’est veiller d’abord à tenir ses devoirs à l’égard de la Nation», «Avant les droits, il y a les devoirs», «On n’arrive pas en disant ‘on doit être considéré, on a des droits’».

Cette idée, répétée régulièrement par un président, est importante. Pardon de rappeler des évidences mais en démocratie, il n’existe pas de «Déclaration des devoirs de l’Homme», mais une «Déclaration des droits de l’Homme». Théoriquement, une démocratie repose sur un «État de droit». C’est au programme du collège : le «contrat social» d’une société démocratique, ce sont des droits avant les devoirs. La Constitution doit garantir les droits des personnes. C’est son socle inaliénable, sinon c’est la dictature. La fin de l’état de droit c’est la dictature. Une société de devoirs, c’est la dictature.

Quand Macron et son porte parole estiment qu’il faut faire passer les devoirs, les contraintes, avant les droits inaliénables, c’est tout simplement l’officialisation d’un changement de régime. Un État applique ce principe actuellement : la Chine, avec son système de crédit social. Le fait de mettre «hors de la société» des personnes désobéissantes ou considérées comme «irresponsables» quel que soit le motif, c’est l’idée même du fameux crédit social de la dictature chinoise. C’est aussi ce qui inspire les différents «pass» imposés au prétexte de la crise sanitaire. Macron applique un programme autoritaire beaucoup plus rapidement et efficacement que n’aurait pu le faire l’extrême droite. Et il annonce qu’il compte bien accélérer s’il se maintient au pouvoir. Nous fonçons à pleine vitesse vers l’obscurité.

Source de la déclaration : https://www.bfmtv.com/…/gabriel-attal-sceptique-sur-l…


Fachos





FACE À L’ÉCOFASCISME ET L’ÉCOLOGIE DE MARCHÉ FAÇON JADOT : POUR UNE ÉCOLOGIE ANTICAPITALISTE DE RUPTURE !
Décidément ils polluent tout ce qu’ils touchent, ou quand l’extrême droite tente de récupérer l’écologie pour y glisser ses idées d’exclusion. Une enquête en deux articles de Reporterre, excellent média indépendant d’écologie anticapitaliste, à des années-lumière de celle petite-bourgeoise d’un Jadot (EELV), favorable « à la libre entreprise et l’économie de marché », [pour une] « écologie positive, pragmatique ». Comprendre : qui ne dérangera pas trop les intérêts des grands patrons. Soit l’arnaque de la « croissance verte » ! En effet, à l’université du MEDEF le 27/08/2020, il n’hésitait pas à défendre « le capitalisme européen et le modèle social européen, qui ne sont pas les modèles chinois ou américain » et déclarait aussi : « le débat croissance-décroissance, je m’en fous complètement »… Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (l’organisation des exploitants agricoles) était elle contente : « Vous n’êtes pas un vert radical, un vert foncé, vous êtes un vert nuancé ».
Pour d’autres citations aussi corsées, lire : https://www.revolutionpermanente.fr/Ou-va-EELV-A-l-universite-du-MEDEF-Yannick-Jadot-defend-le-capitalisme-europeen
Jadot avait déjà été le plus convaincant selon le MEDEF, lors d’un « grand oral » le 25 avril 2019 : « Il n’était pas dans l’écologie punitive et il a su parler du rôle des entreprises ».
SOURCE : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-politique/le-chouchou-du-medef-pour-les-europeennes-est-yannick-jadot_3430013.html
Pour véritablement contrer cet écofascisme et cette écologie de marché, il nous faut une écologie qui remette en cause fondamentalement ce mode de production et d’échange qu’est le capitalisme écocide, qui ne se contente donc pas de tenter de l’amender à la marge.


Nos diverses publications contre la venue de Marine Le Pen à Brest ont suscités quelques commentaires de nos lecteurs.

Courrier des lecteurs


Un lecteur :

Quand Macron viendra au capucin vous irez lui cirer les bottes vous êtes franchement pitoyable c est vrai quand on voit le pourcentage aux régionales pour Macron dans le Finistère rien est étonnant alors arrêter d aller chialer sur les rond points quand vous défendez ce bon à rien

Nous :

Pourquoi nous accusez-vous de défendre Macron ?

Question purement rhétorique. Ce n’est pas parce que nous critiquons Le Pen, le Z., Pécresse et toute l’extrême droite que mécaniquement nous soutiendrions Macron. Il va de soi que nous sommes contre sa politique. Mais de même, ce qui est gênant c’est que l’extrême droite apporte de fausses solutions sensées magiquement résoudre tous nos problèmes. De plus ils proposent des politiques économiques largement pro-patronales (et pas pour le petit patronat hein) et ne ferons donc rien pour la grande majorité d’entre nous.

Un autre lecteur :

pitoyable…arrêtez de servir votre cause et uniquement votre cause ss faux drapeau les pseudos « anti fa »…il y a d’autres priorités que la mère Le pen qui ne représente aucun danger, et au fond de vous, j’espère que vous le savez sinon c’est grave… ,vous jouez sur les peurs des gens comme notre gouvernement. évidement que tt ça n’est que de la récupération politique , et ils le font tous! .Mais les vrais problèmes vous les occultez, le pouvoir d’achat qui ne fait que fondre à vu d’œil etc , bref la base de la création des gilets jaunes, cette unité des personnes qui en ont marre qu’ont les taxent, qu’elle aient des idées de droite , de gauche, de mars ou de pluton. tt ces personnes avaient une même lutte et ont réussi à s’entendre contre ce système qui nous bouffe, et pour lequel vous êtes complices les pseudos « anti fa » car aucun débat n’est possible avec vous! vous prônez la division plutôt que l’ouverture d’esprit et l’éveil…bref vous êtes complètement manipulés et déconnectes de la réalité de ce monde.

Nous :

Au contraire nous n’arrêtons pas d’écrire pour alerter sur la nécessité de rester sur des questions économiques et sociales : pour la hausse de nos revenus compte tenu de la hausse des prix, pour une fiscalité équitable, des services publics de qualité pleinement financés. Nous insistons aussi toujours sur la nécessité de plus de démocratie. Soit vous ne nous lisez pas, ou que ce que vous voulez entendre, ou alors seriez-vous de mauvaise fois ? De plus on souligne que ce qui divise c’est bien de détourner les problèmes des gens sur des boucs émissaires, sur des questions abstraites d’identités, comme le fait sans arrêt l’extrême droite, loin des préoccupations matérielles de la plupart d’entre nous. Le niveau de vie baisse en France, ce n’est certainement pas de la faute des immigrés, des jeunes de banlieue ou de l’Islam, mais bien d’un système économique (le capitalisme) de plus en plus inégalitaire.


Surveillance


« Le bilan d’Emmanuel Macron est […] particulièrement lourd : extension des pouvoirs des services de renseignement, nouveaux fichiers de police et bases de données massives, accélération du pouvoir de censure de l’administration, partenariats multiples avec des entreprises sécuritaires pour démultiplier la surveillance sur Internet ou dans nos rues, utilisation massive de la reconnaissance faciale policière… »


Présidentielle 2022


Voilà ce qui arrive, #Taubira2022 , quand l’on se présente sans programme, parce que de bonnes âmes de la #PrimairePopulaire vous trouvent éloquente, sans trop se soucier de contenu précis, de rapports de force à engager face au capitalisme écocide et non juste le modérer !


Et dire que certains vantaient la faconde poétique et lyrique de #Taubira2022 , alors qu’elle n’use que d’une langue néo-managériale vide de sens, vague et sans contenu car n’ayant pas de programme. Ou plutôt si, celui du centre-gauche bourgeois régulant à la marge le capitalisme

Zemmour, candidat de la bourgeoisie apeurée :


Analyse de Thomas Porcher économiste attéré 🤔

Écologie


Ca sent le plastique.


Économie




Sociologie


PAYER POUR ÊTRE MÉPRISÉ :

Les bourgeois français sont quand même gonflés. Ils se réservent toutes les formations de prestige, les font financer par tout le monde, y apprennent l’art du bullshit, du mépris de classe et du sentiment de supériorité et disent après coup « j’ai mérité ». Petit tour d’horizon :

💣 On commence par la fabrique des gros connards : l’Ecole Polytechnique. Didier Lombard, l’ex PDG de France Telecom qui a orchestré la maltraitance institutionnelle de milliers de salariés, vient de cette usine à dirigeants arrogants et sans scrupule.

💣 On continue avec la pouponnière à crétins dominants. : l’ENA. Ici ont grandi pas mal des pires fléaux que le pays ait connu. Macron, Juppé, Attali… Non seulement l’école leur a fourni le titre à nous dominer mais en plus c’est nous qui payons leur vie étudiante pépouse.

💣 Inutile de présenter Science Po Paris, également nommé Science Pipeau par ceux-là même qui y sont passés et ont connu la faiblesse des cours qu’on y donne, puisque tout ce qui compte c’est d’en être, d’y briller, d’en sortir et de vous diriger.

💣 Et si on parlait des écoles de journalisme ? Niveau entre-soi social c’est pas mal non plus hein. On y apprend à parler de façon trop bizarre (« Et là, c’est le drame ») à interroger des usagers exaspérés par les grèves et à supporter la tyrannie des rédac chefs. Well done.

💣 On passerait à côté de toute la toxicité du travail en France et dans le monde si on ne parlait pas des cortèges de jeunes diplômés d’école de commerce et d’ingénieurs qui deviennent chefs à 25 ans ou consultant en power bullshit point.

Bref, si l’on regarde de près de qui il s’agit et ce qu’on y apprend on comprend vite que les études supérieures de la bourgeoisie n’apporte dans le fond pas d’autres compétences que de reproduire dans le temps la légitimité de cette classe à dominer les autres.

Une société sans classe passe par la fin de toutes ces formations qui n’ont d’autres valeurs ajoutée que la distinction sociale et l’entre soi. Vous leur enlevez ça, elles ne servent plus à rien.

Détruisons la croyance en la compétence de la bourgeoisie. Maintenant.


Médias


Sur la petite bourgeoisie médiatique : les chiens de garde sont de sortie pour défendre leurs intérêts de classe.



Sur les Gilets Jaunes et la censure dans les médias.

Sur Nantes Révoltée


Zemmour


« Claire Sécail, chercheuse au CNRS et spécialiste des médias, analyse depuis la rentrée les émissions de Cyril Hanouna et leurs rôles dans l’ascension des idées d’extrême droite. Elle est au micro de l’Instant M pour parler du traitement de la campagne présidentielle dans « Touche pas à mon poste ! » »





CONCENTRATION CAPITALISTIQUE DANS LES MÉDIAS : COLLUSION POLITIQUE ET DÉBAT DÉMOCRATIQUE POLLUÉ !…
Retour sur la pusillanime commission d’enquête des sénateurs sur la concentration des médias en France. Ils se sont couchés devant Bolloré qui a pu tranquillement assurer sa petite séance de « diapos » pour vanter les mérites de son groupe qui n’a bien sûr selon lui que des intérêts économiques et non idéologiques… Modeste, le milliardaire a pu se faire passer pour un « nain » face à la concurrence mondiale, sous-entendant que le personnel politique français a tout intérêt à continuer de « laisser faire » cette concentration. Après tout, il faut bien construire des champions nationaux, ayant les reins solides pour se lancer dans la grande bataille médiatique mondiale ! Lors d’un autre interrogatoire complaisant, ils s’étaient également aplatis devant Bernard Arnault l’actionnaire majoritaire et président-directeur général du groupe de luxe LVMH, 3ème fortune mondiale (classement Forbes 2021) et propriétaire de Le Parisien, Les Échos (en partie de Challenges et ayant une participation dans L’Opinion).

QUELQUES EXTRAITS DANS LE DÉSORDRE DE L’ARTICLE DE LE VENT SE LÈVE :

« C’est ainsi qu’aujourd’hui, comme le rappelait un article du Monde diplomatique, des visions et des divisions s’imposent, entre les « nationaux » et les « étrangers », les « travailleurs » et les « chômeurs », les « vaccinés » et les « non vaccinés » là où, autrefois, semblait dominer l’opposition entre les « riches » et les « pauvres ». Les termes du débat, imposés par une minorité de médiatisés, eux-mêmes dépendants – pour le moins, économiquement – d’un seul homme, à l’ensemble des citoyens, posent des enjeux démocratiques. »

« cela fait bien longtemps que les textes régissant la presse française n’ont plus force de loi. Celui de 1986, par exemple, timidement évoqué par David Assouline, rapporteur de la commission d’enquête, prévoyait des « seuils anti-concentration », désormais obsolètes.

Plus tôt, le programme du Conseil national de la Résistance et les ordonnances de 1944 stipulaient que « la presse n’est pas un instrument de profit commercial » (art. 1) et que « la presse est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d’argent mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs » (art. 3). »


Histoire



Analyse


« Organisation et modalités d’action : violence/non-violence, pour un syndicalisme « politique » révolutionnaire ; la question du Parti, de l’autonomie/des « conseils », l’organisation communiste selon Badiou, qui mobiliser ?

Dans un 1er article nous faisions le bilan des récents mouvements sociaux et esquissions une organisation, une stratégie et proposition positive : le communisme (écologique et démocratique). Dans une deuxième partie nous évoquions le travail de quelques auteurs sur ce dernier (et l’écosocialisme) : Badiou, Löwy, Malm, Bookchin, Friot/Lordon. Ici, en nous appuyant sur quelques uns de ces intellectuels, nous étayerons notre propos sur une organisation possible et désirable afin de nous orienter pour réaliser le communisme plus que jamais nécessaire en temps de « crise organique » du capitalisme. »


PETIT HISTORIQUE DE LA TRAHISON DU PARTI SOCIALISTE
(DONT HIDALGO NE RENIE RIEN OU PRESQUE)
Ou comment le PS a délaissé les classes populaires en se vautrant dans l’idéologie néolibérale et en appliquant des « réformes » (disent-ils) antisociales, accompagné en cela par la CFDT, alors prompte à négocier entre « partenaires sociaux » (disent-ils toujours) !

« La recherche d’un nouveau compromis, qui avait commencé en 1983 au moins, peut être considérée comme la principale source des difficultés électorales du PS, mais aussi comme une solution possible à ces mêmes difficultés. Estimant que l’alliance corporatiste (fordiste) entre les salariés et une partie du capital n’était plus soutenable, la partie dominante de la gauche de gouvernement – l’aile droite du PS – défendait la transition vers une nouvelle alliance, soutenue par une base sociale différente de celle de l’alliance politique de la gauche traditionnelle. La recherche d’une nouvelle base sociale est indissociable de celle d’un nouveau modèle économique pour la France ; ce modèle ne pouvait pas être celui que le Programme commun ou les 110 Propositions promettait de bâtir, mais reposerait sur l’investissement axé sur le profit et la compétitivité par la « modération salariale », deux thèmes modernistes traditionnels du point de vue néolibéral. »

«Mais la conséquence la plus importante était que le nouveau choix de politique économique impliquait, dans la durée, un changement de la base sociale de la « gauche de gouvernement ». En 1999, le Premier ministre socialiste Lionel Jospin évoqua la possibilité de trouver une « alliance nouvelle » plutôt vague entre la classe ouvrière, la classe moyenne et les «outsiders »[23]. De façon plus réaliste, les classes moyennes constituaient le cœur de l’électorat du PS, et une nouvelle définition de la base sociale supposait à la fois de se reposer sur la partie de la base sociale de gauche la moins menacée par les réformes structurelles et l’orientation de la politique macroéconomique du côté de l’offre, et d’agréger les éléments de l’électorat de droite prêts à soutenir ces politiques. Cette ébauche de nouveau bloc social, dont les éléments centraux étaient les classes moyennes et supérieures qualifiées, et dont la caractéristique principale était l’exclusion des classes ouvrières, fut baptisée le « bloc bourgeois » par Amable et al. (2012 a, b) et par Amable et Palombarini (2014, 2018). »

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