Revue de presse au 17/01/2022

Édito


BUREAUCRATIES SYNDICALES : QUELLE STRATÉGIE ?
La réponse à la question posée dans le titre de l’article ci-dessous semble : non ! Car en effet, les grandes centrales syndicales ne paraissent une nouvelle fois pas disposées à véritablement mobiliser leurs bases en coordonnant les différents secteurs professionnels pour une stratégie offensive d’ensemble.
Il est donc à craindre qu’une nouvelle fois ce mot d’ordre de « grève générale » ne relève que de l’auto-persuasion, de la pensée magique, du vœu pieux en somme, car rien ne sera mis en marche de manœuvre pour un bouleversement d’ensemble.
De plus, les grandes bureaucraties syndicales doivent accepter d’être débordées, de multiplier les moyens d’action comme des blocages et manifs sauvages, bref d’être au service de mouvements de masses contradictoires et impures par nature.
Il suffit de voir ce que disait Lénine de la révolution de 1905 en Russie :

« Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une révolution. La révolution russe de 1905 a été une révolution démocratique bourgeoise. Elle a consisté en une série de batailles livrées par toutes les classes, [tout les] groupes et éléments mécontents de la population. Parmi eux, il y avait des masses aux préjugés les plus barbares, luttant pour les objectifs les plus vagues et les plus fantastiques, il y avait des groupuscules qui recevaient de l’argent japonais, il y avait des spéculateurs et des aventuriers, etc. (…) Sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible. Et tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais, objectivement, ils s’attaqueront au capital. »

Lénine, « Bilan d’une discussion sur le droit des nations à disposer d’elles-mêmes », 1916.

(SOURCE : Le Monde Diplomatique, janvier 2022)

Ce qui ne revient pas à dire qu’il faut chercher une quelconque unité à tout prix et cautionner les discours et éléments réactionnaires, juste que des mouvements de masses, de tous temps, ne sont pas homogènes et qu’il faut donc les travailler pour les orienter vers des revendications égalitaires et d’émancipation, pour conquérir de nouveaux droits.
Le problème stratégique est ici que ces syndicats appellent à des journées d’action et de grève ponctuelles, sporadiques, sans volonté de reconductibilité et donc de pérennité à même d’assurer un véritable rapport de force avec l’État et le capital et ne pas juste défensivement négocier « le moins pire ». Évidemment se pose ici l’aspect financier pour les grévistes. Mais par le passé des caisses de grève et la solidarité d’une large partie de la population furent possibles.
Pour un « néo-1936 » , « un 1936 accompli — les urnes, une mobilisation de masse qui tienne les élus par le col et, cette fois, la révolution sociale. »
SOURCE :
Frédéric Lordon : « La multitude mobilisée en masse est l’unique solution » – BALLAST
C’est à dire, en plus d’une véritable démocratie politique avec contrôle des élus, la démocratie économique pour reprendre notre pouvoir sur le travail et les entreprises, pour décider quoi produire, comment et pourquoi, c’est à dire ce qui nous est véritablement nécessaire, dans le respect des droits sociaux et normes environnementales exigeants !

🔴Vers la Grève Générale à partir du 27 janvier ?

➡️Les syndicats appellent à une journée de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle le jeudi 27 janvier pour les salaires, les retraites et les minimas sociaux.

➡️Serait-il possible de transformer cette journée d’action en Grève Générale illimitée ? Notre avis.

Déjà il faut prendre en compte que les centrales syndicales semblent relativement frileuses à lancer un tel mouvement. En effet malgré la politique de casse sociale du gouvernement et de Macron depuis son élection, les syndicats ont rarement appelé à des mouvements de Grève Générale en France hormis pendant la lutte contre la réforme des retraites.

Pourtant la Grève Générale nous semble être un moyen de Lutte efficace face au Capitalisme et ses conséquences et les syndicats l’ont pendant longtemps pensé eux aussi avant d’abandonner progressivement cette manière de lutter.

Oui, une Grève Générale c’est coûteux, parfois fatiguant,…mais il existe des caisses de grève pour subvenir aux besoins des plus précaires pendant celle-ci et surtout elle a souvent plus d’impact qu’une mobilisation « classique ».

➡️Pourquoi faire une Grève Générale ?

– Contre la gestion catastrophique de la crise sanitaire.
– Contre le mépris de Macron, du gouvernement et de leurs alliés envers les Classes Populaires et les Travailleurs•euses, les Pauvres, les étudiant•e•s,…
– Pour les salaires, les retraites, les acquis sociaux,…
– Contre le Capitalisme mortifère et ses conséquences sociales et climatiques.

➡️En attendant la journée de grève interprofessionnelle et intersyndicale du 27 janvier et une éventuelle Grève Générale nous vous invitons à soutenir la Grève du 20 janvier
des personnels de l’Éducation Nationale et des lycéen•ne•s.

➡️VulgaRévolté #2 – La Grève Générale :

Local


MANIFESTATION PERSONNEL DE L’ÉDUCATION 13 JANVIER
Beaucoup de monde pour une manifestation sectorielle comparativement à d’habitude.
Peu de monde comparé au pourcentage de grévistes.
Peu d’ambiance, malheureusement comme souvent pour une manifestation syndicale et sectorielle.
Des discussions intéressantes, là aussi la compréhension qu’une unification des différents secteurs est nécessaire pour entrer dans un vrai rapport de force.
D’où l’importance de la mobilisation du 27 janvier en inter professionnelle.
Par contre aucune volonté réelle de poursuivre la grève les jours à venir…


RETOUR EN IMAGES SUR LA MOBILISATION DU 13 JANVIER CONTRE LA TENUE DU SOMMET DES MINISTRES EUROPÉENS DE LA GUERRE
Pendant 3 jours, la cité du Ponant s’est transformée en zone militarisée. Ceci afin de « protéger » les délégations des 27 pays membres. En effet les 27 ministres de la défense et les 27 ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne étaient présents à Brest afin surtout de discuter de la création d’une force militaire européenne de 5000 hommes.
Ce sommet a notamment eu pour conséquences la privatisation d’un espace public pendant 3 jours, la déploiement de presque 2000 forces de l’ordre pour une délégation de 150 personnes, le tout pour un budget avoisinant le million d’euros.
Dans ce contexte, un rassemblement avait lieu hier midi en face des Capucins. Un rassemblement festif, chaleureux et populaire avec de la musique, un bon repas chaud et des discussions autour des problématiques de ce sommet. Une cinquantaine de personnes environ étaient présentes.
Si le moment a été chaleureux, il aurait pu rapidement être empêché par la police. En effet, les tables n’étaient même pas encore posées que les renseignements généraux, très nombreux en ville, avaient déjà donné l’alerte. Tout un convoi de plus de 10 camion de CRS s’invitait, bloquant complètement la circulation sur le pont de Recouvrance. Le délire sécuritaire de la préfecture était là, pour celles et ceux qui en doutaient encore. Ils sont restés à bonne distance, comprenant que devant un tel rassemblement, qui ne se voulait pas plus offensif, une intervention n’aurait servie à rien. Il ne fallait pas ternir l’image du sommet, montrer ses muscles suffisait.
Pour autant, cela n’aura pas entravé ce bon moment. Il est par contre dommage de constater combien les sujets de sociétés intéressent peu la population, au vu du peu de personnes présentes. Il semble aussi exister une incompréhension des enjeux que ces questions soulèvent. Pendant que les états du monde entier poursuivent leur course à l’armement (analyser pour cela les différents budgets de la « défense » partout dans le monde), les services publiques continuent de péricliter face aux coups de boutoirs de l’ultra libéralisme. Les mobilisations des secteurs de la santé et de l’éducation partout en France cette semaine en sont un nouvel exemple.
Pour rappel, dans un mois, Brest sera à nouveau au centre de l’attention internationale avec la tenue du « One Ocean Summit », petit frère capitaliste du « One Planet Summit » de Macron et son monde. L’occasion là aussi de nous la faire à l’envers, en prétendant vouloir anticiper la protection des zones marines du grand large. En réalité, il s’agira plutôt à cette occasion de programmer l’exploitation minières de ces zones. En gros, de se répartir les parts de gâteau entre grandes puissances étatiques et financières de ce monde. En effet, l’exploitation des minerais des fonds marins a déjà commencé, ces derniers regorgeant de « richesses », à savoir par exemple de nombreuses terres rares. Un futur désastres humains et écologique.

Lire aussi sur le sujet :


Retour sur la manifestation du jour avec la mobilisation de la santé, 2 jours avant celle des professeurs, et avant le 27 janvier qui se voudra une mobilisation nationale interprofessionnelle.
Beaucoup de personnes mobilisées ce jour commencent à comprendre l’utilité d’une mobilisation en dehors des clivages professionnels, puisqu’ils constatent que la destruction du secteur du soin n’est pas spécifique. En effet, les autres services vitaux de la société subissent la même attaque en règle : éducation, enseignement secondaire, justice, culture, transports publics, agriculture, etc … Et commencent aussi à comprendre qu’au même moment, les effectifs et les moyens militaires et policiers suivent le chemin inverse.


MILITARISATION DE L’ESPACE PUBLIC


LA GRÈVE PASSERA APRÈS LES MINISTRES
Comme dans de nombreux autres domaines, la réquisition a aussi lieu dans le secteur aérien. Ainsi, la grève déclarée hier par la CGT de l’aéroport de Brest n’aura que peu d’impacts sur le trafic aérien.
Il faut dire que l’aéroport constitue le lieu d’arrivée de 54 ministres européens cette semaine à Brest. Car ce qui se joue à Brest cette semaine, c’est la création d’une unité d’action militaire européenne de 5000 hommes. En d’autres termes, l’Europe nous dit « Vive la guerre » cette semaine à Brest.
L’État est donc intransigeant, et les droits des salariés ne pèsent pas lourd dans la balance comparés à la raison d’État.
Cette publication permet aussi de souligner que les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles pour le personnel de l’aéroport de Brest. Comme indiqué dans l’article, les effectifs ont fondus, avec des horaires devenant comparables à du 3/8. Si bien que nombre d’entre eux.elles sont actuellement en arrêt de travail ou cherchent à changer de métier. Comme dans la santé, comme dans l’éducation, comme dans la justice ou encore la culture. Le management néolibéral continue à faire des ravages.


Retour sur la manifestation d’hier contre le sommet des ministres européens de la guerre militaire et économique (27 ministres de la défense et 27 ministres des affaires étrangères), prévu toute cette semaine dans la cité du Ponant.


National



🔴LA PRIVATISATION EN MARCHE🔴
« On ne pourra pas rester durablement dans un système où l’enseignement supérieur n’a aucun prix pour la quasi-totalité des étudiants »

Discours de Macron le jour même d’une grève massive dans l’éducation nationale, lors de la Conférence des présidents d’universités.

Montage Caisses de grève

Mais encore :

Santé


Texte issu de cet article Chronique de la campagne présidentielle – épisode 11 – TENDANCE CLAIRE
  • Le gouvernement incapable de mettre en place une filière française de masques FFP2

Dans notre chronique n°6, nous avions évoqué le fiasco de la production française de masques chirurgicaux. Alors que les besoins sont immenses, cette filière est en crise, tournant à 15 % de ses capacités, et supprimant des emplois ! Concernant la production de masques FFP2, ce n’est pas mieux : la production française a chuté de 90 % entre avril et octobre 2021 ! Le nombre d’emplois de la filière estimé à 10.000 a quant à lui été divisé par deux. C’est un véritable scandale : le gouvernement « découvre » aujourd’hui l’utilité de ces masques, mais il a laissé cette filière s’effondrer. Derrière la communication sur la « réindustrialisation » ou sur la mise en place d’un commissariat général au plan, il n’y a que le néant.

La production de masques (chirurgicaux et FFP2) devrait être planifiée sur le long terme et sortie de la loi du marché pour couvrir un besoin fondamental de protection de la population. Il faudrait donc limiter puis stopper les importations de masques (absurdité écologique par ailleurs) et mettre en place une filière publique de production de masques. Cette production devrait être financée par les impôts, ce qui permettrait la fourniture gratuite de masques à la population.

« Les signataires de cette tribune adressent à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi qu’aux gouvernements cinq recommandations :
. alerter sur la transmission aéroportée du virus,
. promouvoir l’usage de masques FFP2 :
. promouvoir l’aération des bâtiments publics,
. limiter les niveaux de transmission du virus par un meilleur dépistage et un soutien aux patients malades ;
. permettre un accès équitable aux vaccins à travers le monde.

Pour permettre cet accès aux vaccins dans le monde entier, ils prônent le partage des doses entre pays, mais également la levée des brevets, la suppression des obstacles au transfert de technologies, et l’établissement de centres de production régionaux pour créer un approvisionnement local abondant partout dans le monde. »








MANGEONS LES RICHES

 « Il est temps de tourner la page du quinquennat des inégalités et de remettre au cœur des débats de la présidentielle la question du partage des richesses et de la taxation des ultra riches. Les choix politiques d’Emmanuel Macron depuis cinq ans ont provoqué une sécession des plus riches et accablé les plus fragiles avec la baisse des APL, la réforme de l’assurance chômage, les coupes dans les budgets de l’hôpital public, dans l’éducation… »

« En France […] : la fortune des milliardaires a augmenté plus rapidement en 19 mois de pandémie qu’en plus de 10 ans. »

« A elles seules, les 5 premières fortunes de France ont doublé leur richesse depuis le début de la pandémie »

« Ces 5 milliardaires possèdent désormais autant que les 40% les plus pauvres en France. »

« 7 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire pour vivre [2], soit 10% de la population française, et 4 millions de personnes supplémentaires sont en situation de vulnérabilité à cause de la crise. »

Sous le quinquennat Macron :

« Les 1% les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8% en moyenne, quand les 5% des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5% de leur pouvoir d’achat. »

Chiffres clés du rapport :

  • La fortune des milliardaires dans le monde a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie.
  • Depuis la pandémie, le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, alors que 160 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté.

  • En France, de mars 2020 à octobre 2021, la fortune des milliardaires français a augmenté de 86%.

  • Avec les 236 milliards d’euros supplémentaires engrangés en 19 mois par les milliardaires français, on pourrait quadrupler le budget de l’hôpital public ou distribuer un chèque de 3500 euros à chaque Français-e-s.

  • Les 5 premières fortunes de France ont doublé leur richesse depuis le début de la pandémie. Elles possèdent à elles seules autant que les 40% les plus pauvres en France.

  • 7 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire pour vivre, soit 10% de la population française et 4 millions de personnes supplémentaires sont en situation de vulnérabilité à cause de la crise.


Présidentielle 2022



Dire que des petits bourgeois comme ceux de la #PrimairePopulaire y voient notre sauveur ! Psychologisation sans fond de leur part, comme si la politique n’était qu’une question de casting, esthétique, de style, de goût et de morale ! Sans stratégie et vraie volonté de changement…

Ah oui on oubliait : et surtout sans programme ! Mais ça ne semble pas déranger outre mesure ces belles âmes. Il sera toujours temps de s’arranger pour quelques mesurettes au rabais… Quelle mascarade !



Hidalgo et le PS toujours aussi populaires ! Ça fait plaisir à voir !
#hidalgo2022 #ironiemordante


La « gauche » autoritaire aux relents identitaires ou « gauche de droite » de Roussel-PCF, proche du Printemps Républicain et de Manuel Valls : minable ! Et dire que nombre de « communistes » ne disent rien donc cautionnent, voire encensent de tels propos ! L’union avec ça ?!…



Article intéressant récapitulant toutes les trahisons et hypocrisies de la « gauche » bourgeoise (PS, EELV), la dérive droitière du PCF et mettant en avant l’inanité de regrouper ces éléments si disparates sous le terme de « gauche » avec la LFI et d’autres qui n’ont depuis longtemps plus grand-chose à voir avec ces partis de gestion du capitalisme… Toutefois, il nous paraît péremptoire d’affirmer comme le fait Aude Lancelin que Mélenchon « n’a aucune chance d’être présent au second tour de la présidentielle » et un jugement de valeurs psychologisant que celui-ci se serait de nouveau présenté à Présidence de la république par « orgueil ». Quant à l’hypothèse Ruffin qu’elle évoque comme hypothèse qui aurait été souhaitable comme candidat rassembleur pour plusieurs fractions de la gauche ? Celui-ci n’avait semble t-il tout bonnement pas envie de se présenter.

« Car de quelle « gauche » française au juste parle-t-on aujourd’hui, en ce début d’année 2022 ? Qui sont ces gens que l’on veut voir communier œcuméniquement pour que des processions entières d’électeurs, qui n’attendraient plus que ce signal, se précipitent dans l’isoloir afin de la porter au firmament élyséen ? La gauche bifteack-pinard de Fabien Roussel, secrétaire général du PC, qui défila en mai dernier aux côtés de syndicats de police violents et corrompus, ayant applaudi au martyre des Gilets jaunes ? La gauche d’Olivier Faure, secrétaire général du PS, qui se disait prêt à rejoindre Macron en vue de mettre en place, là encore, « une grande coalition », et a les yeux de Chimène pour le racisme anti-arabe à fleur de peau du Printemps Républicain, sous couvert de défense des valeurs laïques ? La gauche d’EELV, qui a produit des piliers du régime macroniste comme François De Rugy, ex-candidat à la primaire socialiste en 2017, ou Barbara Pompili, ex-secrétaire d’État de Manuel Valls ? Est-ce ce genre de pot-pourri constitué de tout ce qui s’est fait de pire en France depuis trente ans que l’on veut voir porté à la tête de notre pays ? Est-ce un nouveau François Hollande que l’on aspire à voir gouverner, lui qui nomma Emmanuel Macron conseiller à l’Élysée, puis ministre de l’économie, sous les injonctions directes du patronat (Voir l’interview vidéo de Gérard Davet et Fabrice Lhomme sur QG, « Macron, un quinquennat fatal ») ? »


« Ainsi, tout porte à croire que le pouvoir en place a besoin des non-vaccinés, du moins jusqu’à l’élection présidentielle. La stratégie mise en place actuellement rappelle d’ailleurs celle observée durant le mouvement des gilets jaunes, où Emmanuel Macron avait focalisé l’attention sur les violences d’une infime minorité de casseurs pour justifier la répression et éviter de répondre aux demandes de justice fiscale et de démocratie directe, populaires dans l’opinion. Comme il y a trois ans, l’usage d’un vocabulaire très violent et l’instauration de mesures qui accroissent la colère (répression policière à l’époque, passe vaccinal aujourd’hui) permet d’envenimer la situation afin que des violences décrédibilisent les contestations et permettent au Président de se poser en chef du parti de l’ordre. Et qu’importe si cela conduit à des menaces de mort sur des parlementaires ou à des attaques contre des pharmacies ou des centres de vaccination… »




Fachos


Les nationalistes identitaires : intolérants, repliés sur eux-mêmes autour d’un « Nous » excluant, contre l’extérieur, « Eux », pas assez français à leurs yeux. Voilà bien à quoi nous conduirait des Le Pen, Zemmour, Pécresse et autres nuances de brun : effrayant !


D’autres vidéos :



EXTRÊME DROITE : DERRIÈRE LA FAÇADE INSTITUTIONNELLE POLITIQUE, UNE MULTITUDE DE CRÉTINS VIRILISTES À FUSIL :
Découvrez cet article de l’excellent média Street Press qui documente depuis des années l’extrême droite, en particulier celle plus groupusculaire « hors les murs » qui se rue encore dans les manifs anti-pass un peu partout en France, comme la vérole sur le bas clergé :

« C’est que si le skinhead nationaliste des années 80 était à fond dans le trip païen, depuis le tournant des années 1990-2000 et plus encore depuis les attentats de 2015, c’est le faf identitaire, imprégné de catholicisme traditionaliste ou intégriste, qui revient en force. »

« Ce qui plaît à ces gens dans leur image faussée des croisades, c’est surtout le fantasme de victoire totale contre l’islam, de refouler les musulmans »

« Perfusés aux théories racistes et complotistes comme celle du pseudo « grand remplacement », ces militants imaginent leur « civilisation » menacée de disparition face à « l’invasion ». Un discours qui résonne d’ailleurs avec la « Reconquête » dont Zemmour a fait le nom de son parti. Ces gens s’estiment en danger de mort. Et donc légitimes à prendre les armes pour se défendre. Ou du moins invitent à s’y préparer. »


  • L’EXTRÊME DROITE : MIEUX LA CONNAÎTRE POUR MIEUX LA COMBATRRE ! Par La Horde :

« Nouvelle mise à jour d’une cartographie de l’extrême droite que nous publions régulièrement depuis 10 ans en collaboration avec le site antifasciste REFLEXes, et qui sera peut-être la dernière de notre part : l’atomisation du camp nationaliste, la faiblesse des structures collectives au détriment de la mise en avant d’individus nous obligent à repenser cet outil de compréhension de l’extrême droite. »


La publication par nos soins de cette carte contre l’extrême droite de La Horde a suscité énormément de réactions à la fois positives (avec pas mal de partages) et négatives parfois virulentes.

Courrier des lecteurs


De la complaisance avec l’extrême droite

Lecteur 0 :

publication indigne d’un vrai groupe de gilet jaune. rien qu’a regarder ce torche cul ont comprend d’où ça vient, c’est signé…vous avez les mêmes procédés que l’état, qui nous infantilise et nous dit ce qui est bon ou pas. réveillez vous déjà , et arrêtez de vivre dans le passé avec vos vieux dogmes périmés de droite et de gauche. en tt cas bravo les bas du front qui ont publié ça, vous n’avez vraiment rien compris…bref publication complètement erronée en plus…faux , nul , zero….

Nous :

Diantre ne soyez pas grossier ! Et si vous cautionnez l’extrême droite, libre à vous mais assumez-le. Quant à ceux qui disent « ni droite ni gauche », ils sont de droite. Demandez-vous plutôt qui sert la bourgeoisie et qui ne le fait pas ? Qui très largement sert l’ordre économique hautement inégalitaire en place ? L’extrême droite sert toujours les intérêts du capital, jamais ceux des travailleurs, de l’immense majorité de la population. Alors si vous ne savez pas faire la différence entre des idées d’émancipation, humanistes et de tolérance, inclusives, d’égalité, de justice sociale et écologique et l’extrême droite, c’est à dire tout l’inverse, c’est que vous manquez cruellement de discernement ! Et qu’est-ce qu’un vrai groupe de Gilets Jaunes ? C’est étrange on retrouve ce clivage « Nous/Eux » excluant dans vos propos ! Celui-là même si cher à l’extrême droite. Il y a les vrais et les faux, les bons GJ du début et ceux qui auraient dénaturé le mouvement come le dit par exemple un réactionnaire comme Michel Onfray (il n’est pas sur la carte de La Horde mais y mériterait largement sa place) ? Pour lui il y a le brave petit peuple des débuts qu’il oppose à la gauche (LFI et syndicats), aux antifas et au black bloc manipulé par la police qui auraient dénaturé le mouvement, l’aurait délité de sa vraie essence… Petit peuple qu’il oppose aussi aux banlieues « ensauvagées », « séparatistes » islamisées et où sévirait le « Grand Remplacement », fantasme paranoïaque de l’antisémite Renaud Camus, ce qui dans les faits revient à opposer ces « petits blancs » aux noirs et aux arabes. Comme si tout devait rester figé dans le temps, dans la pureté d’une France éternelle fantasmée. Le parallèle se fait aussi avec Macron et son distinguo entre bons et mauvais citoyens, entre ceux qui le sont et ceux qui ne le sont pas… Ou alors ce serait entre les vrais Français et ceux qui seraient impurs de l’être ? Mais peut-être souhaiteriez-vous approfondir votre propos ? Allez-y, n’hésitez pas à nous parler, làààhhh, allez, ça va vous faire du bien ! Déchargez vos pulsions. En avez-vous conscience ? Mais peut-être vous un facho qui s’ignore ? ou refoulé ? Quant à nous comparer à l’État ? Ridicule : pas la même nature… c’est comparé des choses qui n’ont rien à voir, des choux et des carottes. Et décidément vous vous vautrez dans l’air du temps et suranné qui plus est : vous reprenez le vieux discours de Macron de 2017 relatif au clivage gauche/droite périmé. Mais bien sûr il était donc « et de droite », « et de gauche », c’est à dire pour l’ordre néolibéral en place. Bref, bossez un peu vos sujets au lieu de déblatérer n’importe quoi. Ah oui et nous sommes un peu déçus que vous nous nous ayez pas fait après un petit sot dans un anneau en feu pour gober une cacahouète en vol le petit coup de l’inversion accusatoire victimaire : « les antifascistes sont des fascistes, les minorités opprimées oppriment » etc. et autres conneries dans le genre. Bien à vous. Et encore merci pour votre intervention plus que pertinente ! Ceci est dit sans ironie aucune.

Lecteur 0 :

bla bla bla…c’est vous! , qui politisé un mouvement apolitique à la base! car vous voulez par n’importe quel prix faire passer vos ideaux et vos juments sur cette page. laissez les gens faire leur opinion par eux même, ils n’ont pas besoin de vos conseils, vous vous prennez pour qui pour designer tel ou tel personne est d' »extreme droite » ou pas?

Nous :

Ah bon les GJ ne faisaient pas de la politique ? Ils faisaient quoi alors ? Du tricot ? Faire de la politique c’est juste participer aux débats qui animent la cité et se défendre contre les attaques du gouvernement, changer un peu le monde quoi… Mais peut-être souhaiteriez-vous que les gens se taisent et délèguent à d’autre le soin de l’ouvrir ? Et quelle drôle de conception de la démocratie ? On ne peut pas exprimer des idées, des convictions ? Ça serait endoctriner ? Mais personne ne fout de force des idées dans la tête des gens, chacun garde justement son jugement. Qui plus est, très souvent des gens qui se disent apolitiques, « neutres » soi disant, comme s’ils s’offraient une virginité, sont les premiers à cliver et assurer leur propagande !… Et au bout d’un moment il faut appeler un chat un chat : quelqu’un qui est d’extrême droite est d’extrême droite, point. Mais c’est une technique habituelle de l’extrême droite de semer la confusion afin que chacun ne sache plus où il habite, de polluer les mots de l’adversaire, de faire que tout se valle sans distinction de valeurs, comme s’il était tout à fait normal et bien advenu d’être excluant et pour la rupture d’égalité.

Lecteur 0 :

pour info …ce sont vos jugements qui me mettent à droite ou à gauche, à bâbord ou à tribord , simplement je dis ce que je pense… et donc vous avez le pouvoir de me dire que je suis peut être une personne d’extrême droite refoulé? MDR…

Nous :

Ben rien que votre réaction virulente au post concernant la carte de La Horde le suggère ! Vous savez choisir qui défendre apparemment.

Et toujours cette idée qu’il faudrait être tous unis, avec n’importe qui, sans trop regarder dans le détail…


Un lecteur :

On a besoin de tout le monde pour se battre contre ce nouvel ordre mondial,li faut faire front tous ensemble sinon on ne s’ en sortira pas

Nous :

Non, pas question de s’associer à n’importe qui comme les autoritaires identitaires excluant envers : les immigrés ou enfants d’immigration récente notamment du Maghreb ou d' »Afrique noire », les dits « migrants » mais il faudrait parler de réfugiés, les musulmans et habitants de banlieue comme boucs émissaires ; focalisant sur l’insécurité et l’identité supposée véritablement française ! Et gardez pour vous cette expression de « nouvel ordre mondial » aux accents conspirationnistes, si en vogue à l’extrême droite et une manière de recentrer les choses sur la nation, comme s’il n’y avait pas des antagonismes de classes, des intérêts divergents à l’intérieur de celle-ci. Nous préférons parler de bourgeoisie, qu’elle soit nationale ou internationale, elle s’oppose aux travailleurs de tous les pays, à quasiment 80% d’entre nous en France, même si ces derniers ne sont pas homogènes.


Lecteur A :

Il y a quelques années j’ai connu un temps béni de fraternité sur mon rond-point . Notre devise était « Pas de politique , pas de syndicats » … et puis tout a tourné en eau de boudin .

Lecteur B :

Cette vision était naïve car il y a bien un moment où qu’on le veuille ou non arrive une élection présidentielle et les GJ ne vivent pas en dehors de la société, de la vie politique du pays. La France est très centralisée et le régime très présidentiel, d’où le rôle primordial de la prise du pouvoir d’État. C’est là qu’est le pouvoir, même s’il ne faut pas exclure d’autres formes de luttes. Et c’est très décevant et inquiétant l’intolérance qui circule parmi les Gilets Jaunes, sans compter toutes les théories délirantes sur la pandémie. Et au bout d’un moment il faut être lucide : les GJ portaient des revendications économiques sur le pouvoir d’achat, la justice fiscale, l’écologie pour certains (peut-être pas au début) et plus de démocratie… Et bien oui, ce n’est surtout l’extrême droite ou la droite d’extrême droite de Pécresse, le « centre macronien » et dans une moindre mesure EELV et le PCF qui répondent à ces aspirations. Point : logique, rationnel.

Lecteur A :

« théories délirantes sur la pandémie » ? Je suppose que tu parles des théories délirantes de Veran , Castex et autres Delfraissy ?

Lecteur B :

C’est dommage que l’on suive systématiquement l’agenda et les diversions macroniennes. Et que chacun joue les épidémiologiques. Et l’on est d’accord, leur politique sanitaire est hautement autoritaire et la stratégie du bouc émissaire envers les non-vaccinés est ignoble ! Il y a une dérive fascisante du Pouvoir de Macron. Je vous laisse imaginer ce que cela serait avec l’extrême droite.

Lecteur B :

Et les idées d’extrême droite pourrissent le débat politique actuel. Nous ne pouvons pas faire comme si elles n’existaient pas, comme si elles ne contribuaient pas à monter une partie des Français contre les autres. Les GJ ne doivent pas restés figés dans la nostalgie de l’acte mythique originel de la prise des ronds-points, ne pas uniquement baser leur action politique (au sens large de participer à la vie de la cité) sur du ressentiment, de l’amertume, de la colère ou même trop exclusivement de l’indignation. Ne pas uniquement être « contre quelque chose » mais aussi proposer une vision positive, de changement en profondeur du système politique et économique hautement inégalitaires.

Lecteur A :

Pour ma part les GJ n’existent plus , ce n’est plus qu’un souvenir . Je ne vois plus que des politiciens comme les autres.

Lecteur C :

On peut faire la même chose avec tous les autres partis politiques !!

Lecteur B :

Ben non justement, ils ne sont pas tous dans le même sac et certains ont des valeurs de tolérance et d’inclusivité, bref ne sont pas contre : l’immigration, les « migrants », l’Islam et les musulmans, l’insécurité, les jeunes de banlieue, soit les noirs et les arabes qui nous envahiraient, d’où le fantasme de leur grand Remplacement ! Par contre un parti comme Les Républicains avec Pécresse et son kärcher se vautre largement dans les mêmes saloperies et Macron et LREM envoient à Calais entre autres exactions des flics lacérer des tentes de « migrants » en plein hiver, sans que personne ne moufte à LREM et n’y trouve à redire. Donc c’est un peu pénible qu’après maintenant plusieurs années après le début du mouvement des GJ et une politisation accélérée (ce n’est pas un gros mot hein), vous en soyez encore à sortir un « tous pourris » poujadiste indifférenciés. Ajoutez dans le lot le PS si vous voulez… Je vous concède que ça commence à faire beaucoup de partis, mais pas « tous » !


Médias



Analyse


QUELLES STRATÉGIES D’ÉMANCIPATION COLLECTIVE ?
Découvrez ce texte d’introduction d’un dossier de la revue Ballast autour des stratégies et modalités possibles pour nos luttes pour l’émancipation :

« désireux de fonder un ordre social aussi digne, juste et égalitaire que possible. Nous sommes ainsi allés à la rencontre de partisanes et de partisans de l’autonomie, de l’instauration d’un gouvernement révolutionnaire par la grève générale, de la révolution citoyenne par les urnes, de l’affranchissement collectif par les lieux de travail et, enfin, de la construction d’un double pouvoir puis d’une société fédérale autogérée. »

Nous partagerons et peut-être commenterons ces futurs articles sur ces thématiques au fur et à mesure de leur parution :

« Cinq tendances générales stratégiques, donc. 1) l’autonomie, la sécession et la destitution ; 2) la révolution d’héritage ou d’attache trotskyste ; 3) la révolution électorale ou citoyenne ; 4) l’extension du déjà-là communiste par la prise en main des lieux de travail ; 5) l’édification d’un double pouvoir et de l’autogestion fédérale. »

Quoi qu’il en soit, ces réflexions peuvent nous enrichir dans nos pratiques et nos théories, notre réflexivité sur notre action dans le mouvement social, car, comme disait un célèbre demi-chauve russe (oui vous y êtes ?) :

« Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire » !

Car qu’on le veuille ou non, c’est bien d’un changement profond donc révolutionnaire dont nous aurons besoin, qui plus est face au changement climatique provoqué par un capitalisme écocide et toutes les déstabilisations économiques, sociales et politiques dont il est porteur…
Alors autant anticiper vers où l’on peut/veut aller. Ainsi, il y aura de multiples chemins qui s’ouvriront à nous et, sans s’exclure nécessairement mutuellement, ça sera très probablement à la combinaison de ces différentes stratégies que nous aurons à faire, pour ainsi créer des formes de luttes et d’organisation nouvelles puisant dans la tradition historique révolutionnaire recouvrant en grande partie celle du mouvement ouvrier qu’il ne nous faut pas oublier mais bien transmettre.


CONTRE UN ANTI-SYNDICALISME PRIMAIRE, POUR UN SYNDICALISME RÉVOLUTIONNAIRE « POLITIQUE »
Excellente entrevue de Anasse Kazib et Laura Varlet par la non moins excellente revue Ballast que nous ne saurions que trop vous conseiller. On y parle stratégie révolutionnaire et des derniers mouvements sociaux et notamment du rôle des bureaucraties syndicales dans l’échec de ceux-ci. Ici, à travers ces deux syndicalistes : la preuve s’il en était besoin qu’il existe encore des syndicalistes combatifs et déterminés à changer ce mode de production et d’échanges qu’est le capitalisme écocide qui nous mène droit dans le mur, que chérissent tant Macron et son gouvernement, LREM, Pécresse et Les Républicains, la « gauche » bourgeoise du PS d’Hidalgo à EELV de Jadot en passant par Montebourg et Taubira. Sans compter l’extrême droite qui historiquement ne sert qu’à mater les travailleurs, le mouvement ouvrier, bref, toute contestation de l’ordre économique et politique, de l’ordre social !
Ne serait-ce pas tout le cadre général de l’espace social-démocrate de négociation défensive du « moins pire » par les syndicats qui sont désormais des « partenaires sociaux » qui est à remettre en cause par un syndicalisme révolutionnaire « politique », c’est à dire qui remette en cause la forme institutionnelles néolibérale où le capital est déchaîné et ne cède rien voire en demande toujours plus car le rapport de force est désormais bien trop en sa faveur ? La réponse est dans la question !
Rappelons un extrait de la fameuse charte d’Amiens adoptée en octobre 1906 par le 9ème congrès de la CGT et à laquelle nombre de syndicats continuent de se référer :

« Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. ; Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale. »

Ils feraient bien de la relire car dans les intentions et discours des chefs grandes centrales syndicales, il semble plutôt qu’ils l’aient enterrée six pieds sous terre !…
Quelques extraits de l’article ci-dessous en rapport avec les Gilets Jaunes :

« Le 6 décembre 2018, je vous en parlais tout à l’heure, des syndicats de travailleurs — sauf SUD-Solidaires, heureusement — publient une lettre qui dénonce les « violences », dont les actes des gilets jaunes du 1er décembre, en demandant à être les interlocuteurs privilégiés du gouvernement ! Trotsky encore : en temps de « guerre », c’est-à-dire en temps de lutte des classes aiguë, la bureaucratie syndicale joue un rôle central pour la bourgeoisie parce qu’elle est cooptée et trouve son intérêt dans le maintien de l’ordre. »

« Notre plus grande fierté et victoire dans ce mouvement, c’est le chant des gilets jaunes, qu’on a modestement chanté pour la première fois le 24 novembre avec un cortège des cheminots, avenue des Champs-Élysées : « On est là pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ». Dans un mouvement que les gens accusaient d’être des « bruns », des petits patrons, des fachos ! »

Retrouvez aussi leur article sur l’autonomie, plus technique mais également intéressant.


Via Ahou :

ÉCOSOCIALISME ET NÉO-COMMUNISME
Présentation du travail de quelques auteurs : Badiou, Löwy, Malm, Bookchin, Friot/Lordon :

« Après l’effondrement du mur de Berlin, du dit « socialisme réel », sur fond d’hégémonie du capitalisme, d’encensement de la « démocratie libérale » sensée se répandre à l’ensemble du globe (F. Fukuyama), l’Idée communiste avait du plomb dans l’aile. D’aucuns affirmaient qu’il n’y avait plus de « luttes de classes » car de toute façon, sur fond de mondialisation et de désindustrialisation, de délocalisations, d’émiettement du travail (des statuts) et de liquidation de « bastions ouvriers » en France, il n’y avait plus de classe ouvrière. Ou du moins les gagnants du mode de production capitaliste, sous-bourgeoisie intellectuelle assurant l’hégémonie le voulaient ainsi, consciemment ou non. Le mot « capitalisme » ? Un gros mot, dans ces médias dominants, du capital. L’employer vous exposait à passer pour un fou dangereux. La proposition d’un autre monde ? L’on tournait autour du pot : altermondialisme, post-capitalisme ou anticapitalisme. Il ne fallait pas affirmer positivement une alternative au capitalisme, la possibilité d’un autre système économique et politique : le communisme. Et user de ce dernier mot vous renvoyait à une idéologie et des régimes mortifères, un impensable qui plus est suranné, périmé. Il n’y avait pas d’autre alternative, il ne fallait pas qu’il y en ait !

Dans la tourmente néolibérale destructrice, Alain Badiou maintint le drapeau, ce qu’il appelait l’« hypothèse communiste », avec notamment le colloque On The Idea of Communism, organisé à Londres en mars 2009 à son initiative et celle de Slavoj Žižek . »

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