Revue de presse au 03/01/2022

National


📱 EXCLUSIF : LES VŒUX DU NOUVEL AN DE MACRON À SES PROCHES !

Un hacker est parvenu à récupérer les textos personnels du président pour le 1er de l’an. Macron a écrit à ses collaborateurs et amis pour la nouvelle année : Olivier Véran, Vincent Bolloré, Gérald Darmanin ou Jean-Michel Blanquer …

Nous vous dévoilons ce soir le contenu des textos secrets du Président à ses proches. Renversant !



Comme de coutume, la fin/début d’année est l’occasion de refaire le point sur certains faits marquants de l’année écoulée. Ci joint un article intéressant sur la situation de délitement de l’école publique. Bonne lecture.

Répression




Cédric avait 42 ans.
Il était marié et père de 5 enfants.
Contrôlé quai branly par des policiers , il est mort étranglé le 3 janvier 2020…
Courage à la famille et aux proches🙏🏽💪🏽

Santé




Le début d’une grève généralisée ?

Il faut rappeler que d’avril 2019 à mars 2020 a eu lieu l’une des plus importantes grèves des urgences en France de ces dernières décennies, avec plus de 50% des services d’urgence métropolitains concernés.
Il faut rappeler que dans le même temps plus de 1200 chefs de services ont démissionné de leurs fonctions administratives, du jamais vu.
Il faut rappeler les manifestations massives de la fin du printemps 2020 dans le secteur de la santé.
Contre tout cela, les techniques contre révolutionnaires du gouvernement ont parfaitement fonctionné. Discours public promettant des améliorations, Ségur de la santé permettant de gagner du temps et d’éteindre les velléités mobilisatrices en divisant les soignants entre eux.
Pourtant rien n’a changé sur le terrain. Pire, la situation est bien plus détériorée qu’il y a 2,4 ou 10 ans. 5700 lits d’hôpitaux ont été supprimés en pleine pandémie mondiale, il en sera globalement de même cette année, les salaires n’augmentent pas, les soignants quittent leur poste ou dépriment, il n’y a pas d’ouverture du nombre de postes à la formation dans les filières concernées, le management agressif a refait surface à coup de tableurs Excel.
Bientôt (dans 3 jours), une nouvelle mesure visant à faire payer les patients en cas de retour à la maison après un passage aux urgences.
Tout va parfaitement bien.


A l’heure de cette nouvelle vague d’épidémie, nous devons décrypter les choix de nos institutions en distinguant ce qui relève de la santé publique de ce qui relève de son instrumentalisation pour restreindre un peu plus l’Etat de droit #LeCoupdEtatdUrgence


🚨 Analyse politique de la gestion sanitaire du gouvernement Macron.

Par les soignants.es du collectif Le Printemps du CARE

Le pass sanitaire a eu un impact notable pour forcer les indécis·es à se faire vacciner cet été, mais au prix d’une coercition qui n’a pas fini de faire des dégâts et qui a isolé encore plus une partie de la population, dont le déni parfois délirant trouve dans cette mesure autoritaire de quoi se nourrir. On reconnaît bien l’autoritarisme violent et désormais habituel de celui qui occupe encore la fonction de président.

Et dans cette logique de punition/récompense, le pass a été « vendu » comme un moyen de retour à la vie sans masques. C’était un mensonge, et il a dangereusement favorisé la diffusion du variant delta, mettant en danger la population et l’hôpital public.

Qu’aurait-il fallu faire ?

Sans pass mais avec une communication claire depuis le début de la pandémie, afin de susciter une adhésion éclairée d’une grande partie de la population, les choses se seraient peut-être déroulées différemment.

Nous sommes passé·e·s d’un discours sur l’inutilité de porter le masque à la verbalisation pour non-port du masque, parfois dans un lieu totalement incongru, comme une forêt ou une plage : c’est dire le niveau subtil de communication du gouvernement…

L’aérosolisation du virus n’a pas été expliquée à la population, le gouvernement ne tenant pas compte des alertes et du travail mené par de nombreux professionnel·le·s et collectifs depuis l’été 2020. Les directives de prévention commencent seulement à arriver…

Le mythe de l’enfant non-contaminable et non-contaminant persiste dans le discours du gouvernement ( #BlanquerMent ) et, par conséquent, dans l’esprit d’une partie de la population.

Cela conduit à majorer la circulation du virus et l’atteinte des enfants. Ne pas avancer les vacances de fin d’année alors que plus de 50.000 cas positifs sont détectés quotidiennement constitue une négligence et un défaut de protection supplémentaires.

Pour Macron et son gouvernement, ce qui compte c’est de « sauver Noël » c’est-à-dire l’économie, tant pis pour la population et l’hôpital public…

Au début de la pandémie, on a beaucoup parlé de l’isolement comme mesure de précaution pour casser les chaînes de transmission.

Or le gouvernement a cru qu’il pouvait décider par décret que le fait d’être vacciné·e suffisait à en être exempté·e.

Le virus lui a rappelé que non : lorsqu’on est cas contact et à fortiori malade, on doit pouvoir s’isoler, vacciné·e ou non, et dans de bonnes conditions (arrêt de travail facilité, prise en charge financière, logement).

Sur le plan mondial, la levée des brevets est une mesure éthique indispensable pour que les populations des pays du Sud puissent avoir accès aux vaccins et traitements. Cela permettra également de limiter la circulation globale du virus et l’émergence de variants plus contagieux.

Aujourd’hui, 20% des lits sont fermés dans les hôpitaux, faute de soignant·e·s pour les faire tourner. Or, il y a 150 à 180 000 infirmier·e·s qui ne travaillent plus actuellement en France.

Nous pensons que c’est ce système, qui n’est pas là pour faire des soins, mais pour faire des actes, rentables, qui a essoré leur éthique du care. Agir sans penser, matraquer les soignant·e·s jusque dans les hôpitaux, surveiller et punir quoi qu’il en coûte, telle est la doctrine de l’Etat. Il est urgent de revoir les organisations du travail en excluant toute logique financière et en favorisant la coopération et la prise d’autonomie des professionnel·le·s (comme cela s’est passé durant le premier confinement).

Nous attendons un renversement de situation, où cette éthique de la sollicitude passerait une bonne fois pour toutes devant toute autre considération, économique en particulier.

En attendant ce jour, qui va venir c’est certain, nous exigeons l’abandon immédiat et sans condition du pass sanitaire.

Il peut donner l’illusion d’être pleinement protégé·e·s alors que la vaccination seule ne suffit pas.

Il stigmatise et est privateur de liberté, banalisant le contrôle des citoyen·ne·s les un·e·s par les autres.

Et il est le symbole d’une approche autoritaire injuste et inefficace.

Il majore la défiance des personnes qui craignent la vaccination et risque d’avoir des conséquences à long terme sur la santé sur cette partie de la population. Le discours politico-médiatique s’est placé du côté de la morale au détriment de la cohérence sanitaire. Il divise profondément la société.

De même, il nous paraît impératif que le gouvernement rende à nouveau les tests accessibles, et que l’Éducation Nationale profite des vacances pour réfléchir à des systèmes d’aération performants pour protéger les enfants et enseignant·e·s de la sixième vague Omicron qui a déjà démarré.

Vouloir transformer le pass sanitaire en pass vaccinal et l’étendre à tous les emplois n’est qu’une course en avant libérale. Quel coût social aurait une nouvelle augmentation de la taille de la matraque sur une société déjà tellement clivée ?

Nous sommes toutes et tous épuisé·e·s par ces 2 années de pandémie, nous aimerions un peu de calme au lieu de cette agitation pré-électorale tellement vaine. Nous aimerions ne pas assister à ces pitreries pathétiques.

Nous souhaiterions plutôt mettre en avant les gens qui travaillent, collectivement, partout, pour avancer dans la complexité de cette situation inédite.

Nous ne savons pas combien de temps durera cette pandémie, peut-être encore quelques années.

Ce n’est peut-être pas seulement une mauvaise nouvelle.

C’est peut-être aussi le temps qu’il va nous falloir pour vraiment changer le monde.

Le Printemps du CARE.


Le terme « totalitarisme » est excessif mais l’analyse pas dénuée d’intérêt. Tout comme il faudrait parler d’« autoritarisme sanitaire » plutôt que de « dictature sanitaire », comme on pourrait qualifier ce gouvernement de libéral-autoritaire (Libéral en économie…). Car être en dictature, ce n’est pas encore ce que l’on vit. Mais là où il faut être vigilant, c’est sur les dynamiques, pentes qui nous y mènent où petit à petit des verrous sautent : la fameuse image de la grenouille se faisant cuire à petit feu et ne se rendant que bien trop tard qu’elle est fin cuite !… Mais à force de crier au loup, les termes sont « démonétisés » et vus comme des exagérations. D’où la nécessite de nommer plus finement les choses. Mais sinon c’est pas un drame non plus, on comprend l’idée, ce vers quoi l’on va…

🔴 PASS VACCINAL/PASS POLICIER : EN MARCHE VERS LE TOTALITARISME

Nous y sommes. En pleine période de fêtes, le gouvernement accélère pour imposer à toute vitesse son « Pass vaccinal ». Le projet sera examiné à l’Assemblée dès mercredi 29 décembre, pour être voté par les députés aux ordres dans quelques jours. Les mots ont un sens : il ne s’agit ni d’un « pass sanitaire », puisqu’il ne protège personne, ni d’un « pass vaccinal » : c’est un pass policier, un pass numérique, un pass totalitaire. Éléments d’analyse.

➡️ La période ressemble à une expérience géante de psychologie sociale. Les gouvernants semblent tester jusqu’où ils peuvent aller. Jusqu’à quel niveau d’absurdité et d’autoritarisme sans provoquer de réaction de masse. Le mensonge est érigé en régime politique. Et par étapes, car personne n’aurait accepté de telles mesures il y a encore quelques mois. Après avoir assuré que le port du masque « ne servait à rien », après nous avoir imposé confinements et couvre-feu, après avoir juré qu’il n’y aurait ni vaccination obligatoire, ni pass sanitaire, le gouvernement imposait en plein été un pass qui ne devait durer que quelques semaines. A présent, il veut durcir le contrôle numérique de la population, tout en continuant de détruire l’hôpital public.

➡️ C’est une marche forcée vers une société de contrôle total. « Les restaurateurs pourront effectuer des contrôles d’identité », mais aussi les vigiles, les gérants de bars, et ensuite ? On envisage même de scanner les usagers de transports en commun. Que la police puisse contrôler n’importe qui n’importe quand est déjà un problème, mais ce pouvoir extraordinaire – celui réservé aux « officiers de police judiciaire » – sera donc élargi à l’infini. Ce « pass vaccinal » entérine une société de contrôle généralisé, où une partie de la population se transforme en policiers, en délateurs, en surveillants. Et tout cela complète la « loi de sécurité globale », les drones, les lois anti-terroristes … Maintenant que les dispositifs de contrôle rentrent dans la sphère intime et dans les corps mêmes, il n’est plus exagéré de parler de totalitarisme doux.

➡️ Tout le monde le sait désormais, le vaccin n’empêche pas la propagation du Covid et de ses variants. Pour justifier les restrictions de liberté, la médiatique médecin Karine Lacombe affirmait pourtant il y a un an : « il suffit que la couverture vaccinale atteigne 50 à 60% pour que l’intégralité de la population soit immunisée ». Le pass sanitaire reposait sur un mensonge, le vaccin protège les personnes fragiles mais il ne fera pas disparaître la pandémie. Le PDG de BioNTech, qui travaille sur les vaccins Pfizer, explique au journal Le Monde « nous devons être conscients que même les triple-vaccinés sont susceptibles de transmettre la maladie » ou encore « il est évident que nous sommes loin des 95 % » d’efficacité. Le même admet « une baisse très rapide de l’efficacité, même après trois doses. Après trois mois, celle-ci retombait à 25 %. » L’OMS explique que «la vaccination des enfants devrait faire l’objet d’une discussion et être envisagée à l’échelle nationale, dans le cadre de mesures de protection des écoles», et son représentant demande de ne « pas imposer la vaccination sans avoir d’abord pris contact avec les communautés concernées», estimant que «l’obligation vaccinale est vraiment une mesure de dernier recours ». Alors quel est l’horizon ? Une vaccination tous les deux ou trois mois, sous peine de se voir retirer brutalement, numériquement, de nombreuses libertés fondamentales ?

➡️ Si la mesure est votée, un « Pass vaccinal » sera obligatoire dès 12 ans. Est-ce que tout le monde se rend bien compte de ce qu’est une société qui se méfie des enfants ? Que des adolescents vont grandir en se faisant scanner pour des activités du quotidien ? Que des mineurs ne pourront plus accéder à des activités normales s’ils ne reçoivent pas au moins trois vaccins ?

➡️ Nous subissons donc une accélération vers l’inacceptable. Le Conseil d’État s’en rend bien compte, et fait même mine de s’inquiéter : selon l’institution, « interdire l’accès aux bus, trains et avions aura pour conséquence de porter une atteinte substantielle à leur liberté d’aller et venir et à leur droit au respect de la vie privée et familiale. » Le même Conseil donne son feu vert pour les « activités de loisirs, séminaires et salons professionnels ». Le gouvernement opte pour une stratégie de chaos, de sécession vis à vis d’une partie de la population, pour masquer son bilan catastrophique. Aujourd’hui, ce sont celles et ceux qui n’ont pas « trois doses », et demain ? Tout est déjà en place, il suffit d’un clic, d’un algorithme, d’un décret pour étendre ces mesures.

➡️ Alors que le principe même de la politique – l’organisation de la Cité – se fonde sur le doute, le scepticisme et l’esprit critique, il est devenu impossible de poser une question. Pas de nier ni de contester, non : interroger le Pass sanitaire ou le confinement vous classe déjà comme « complotiste » et un ennemi. Comme si obéir aux décisions irrationnelles et contradictoires de dirigeants qui mentent en permanence était un gage de raison et de bon sens.

➡️ Où sont les contre-pouvoirs ? Comme à chaque moment décisif, la gauche est du côté de l’ordre et de la trahison. Les députés socialistes comptent voter le « pass vaccinal » et même exiger le contrôle de l’identité des salariés. La « gauche radicale » abandonne le terrain à l’extrême droite. Au nom d’une prétendue « pureté », elle a déjà dénoncé les Gilets Jaunes, puis les manifestations pour les libertés l’été dernier. Certains réclament même des mesures encore plus autoritaires. A partir d’un principe binaire : « si mon ennemi s’oppose à un projet quel qu’il soit, alors toute mobilisation contre ce projet sont ennemies », sans même se demander si la cause initiale est juste. A ce rythme, l’idée même de révolte sera bientôt laissée aux fascistes, puisque certains fascistes se prétendent révoltés. Pendant ce temps, c’est l’opportuniste d’extrême droite Philippot qui appelle à une mobilisation le 8 janvier qui risque d’être massive.

Que faire ? Sortir de la léthargie et de la sidération et retrouver la raison. Un mouvement révolutionnaire peut-il rester impassible face à l’avancée d’une société de contrôle total, de police omniprésente, de traçage numérique et d’état d’urgence infini ? A Trieste, en Italie, les dockers soutenus par la population ont bloqué le port contre les mesures du gouvernement italien. Dans les Antilles, la paralysie de l’économie a fait reculer temporairement le gouvernement français. Relevons la tête.

« Le QR code s’est imposé partout en France. Il l’est depuis longtemps dans les pays asiatiques. Imaginé par l’industrie automobile, il sert aujourd’hui à « contrôler les humains ». Retour sur l’histoire de cette technologie détournée. »

« Des chercheurs parlent d’une « QR code-isation de la société ».

Cela n’est pas sans conséquence. À l’origine, le QR code a été créé pour accroître l’automatisation dans le milieu industriel et répondre aux besoins du commerce. « En vingt ans, nous sommes passés d’un outil pour intensifier la logistique à un outil pour régir et contrôler les humains dans tous les aspects de leur vie, constate François Jarrige. Le QR code, qui s’appliquait d’abord aux flux de marchandises, sert désormais à gérer et surveiller le troupeau humain. » Une forme de réification est à l’œuvre. Avec ces dispositifs de traçage numérique, on s’occupe des humains comme des choses. »




Politicaillerie


Pour la députée LREM Aurore Bergé il faut réduire le nombre de lits de réanimation pour qu’il y ait moins de personnes en réanimation. DU GÉNIE ! Face au tollé, elle vient de supprimer ce tweet…

#LREM


Présidentielle 2022


Quelques graphiques issus de Le Monde diplomatique de janvier 2022 pouvant amener des pistes d’explication de l’échec de la « gauche » : Origines sociales et représentation politique







Sur l’arnaque de La Primaire populaire, qui n’a de populaire que le nom, lire aussi notre article : « La Primaire populaire » ou les ravages de la petite bourgeoisie CPIS en politique : calcul, niaiserie ou naïveté ?



« PETITE HISTOIRE DE LA GAUCHE… BOURGEOISE »

Article ô combien d’actualité avec la candidature de nombreux représentants de cette « gauche » bourgeoise à la Présidentielle de 2022 : Hidalgo, Jadot, Montebourg, Taubira. D’où l’arnaque de la La Primaire Populaire sensée extraire une candidature progressiste, « de gauche », de ce panier de crabes social-libéral, soit une tromperie sur la marchandise ! Voir sur le sujet l’article : https://giletsjaunesbrestois.home.blog/2021/12/28/la-primaire-populaire-ou-les-ravages-de-la-petite-bourgeoisie-cpis-en-politique-calcul-niaiserie-ou-naivete/

« De Lionel Jospin à Manuel Valls, le « socialisme » dit « de gouvernement » n’a plus grand-chose à voir avec l’ambition de renversement du capitalisme que portaient la SFIO puis le Parti socialiste jusqu’en 1981. »

« En renvoyant les partisans de la fin ou du dépassement du capitalisme vers l’utopie, les partisans d’une gauche modérée, qui s’accommodent du capitalisme en proposant de mieux le « réguler », se donnent un monopole de la raison. Mais est-il réaliste de poursuivre l’extension d’un modèle économique qui repose sur la croissance permanente et la création de nouveaux besoins quand des scientifiques alertent tous les trimestres sur l’urgente actualité d’un changement climatique de grande ampleur ? Est-il réaliste de refuser de contraindre le niveau de rémunération quand le degré d’inégalités entre grands bourgeois et personnes pauvres atteint des sommets ? La réduction des dépenses publiques pour entrer dans les cadres de l’Union européenne est-elle réaliste quand elle aboutit à la dégradation d’un système de santé que la crise sanitaire du coronavirus est venue ébranler ? »


Symptôme de la trahison social-démocrate :

Nous vous conseillons vivement « RETOUR À REIMS », ce très beau documentaire d’ ARTE sur la classe ouvrière, son histoire, sa culture, la lutte des classes qui l' »animait » comme représentation du monde, puis la trahison du Parti Socialiste qui une fois au pouvoir fit une politique bien plus en faveur du capital que du travail. Avec l’aboutissement de la trahison de François Hollande, le mot même de « gauche » perdit tout son sens et pouvait prospérer le Front national et ses idées nauséabondes. Soit la division des classes populaires entre elles, ou quand la cible de tous les maux n’est plus le patron, l’exploitation, avec des salaires permettant tout juste de vivre dignement et l’aliénation à l’usine, sur le lieu de travail : le travail à la chaîne usant et « abrutissant ». Mais avec le Front National ce fut l’immigré accusé de piquer le boulot du bon Français, de l’insécurité etc. Bref, l’on connait trop bien ce refrain encore aujourd’hui : démagogue, intolérant et excluant, divisant les Français entre eux !


Écologie


🇺🇸 USA : INCENDIES GÉANTS DANS LE COLORADO

Des incendies gigantesques, attisés par de vents violents, sont en cours dans la région de Boulder, dans le Colorado. Les feux progressent à toute vitesse. Des dizaines de milliers de personnes sont évacuées en urgence à Louisville.

Au Groenland, les écarts de température sont actuellement de l’ordre de 20 à 30 °C au-dessus des moyennes de saison. Nous sommes le 30 décembre 2021, le désastre est déjà là.



« Il est remarquable de voir à quel point la dimension écologique de cette crise est absente du débat. Maintenant, on parle des élevages de visons, mais il n’y a pas eu jusqu’ici de discussion sur les causes des catastrophes comme celle que nous vivons. Le débat porte uniquement sur les restrictions qui doivent être mises en place, sur la nécessité d’un confinement ou non, sur l’utilité des masques, sur quand on disposera des vaccins. Les populations humaines ont souffert en Europe, c’est une conséquence de la crise écologique, mais la crise n’a quasiment pas été abordée sous cet angle. »

« La pandémie a touché dans un premier temps une population relativement riche dans l’hémisphère Nord, alors que la crise climatique affecte principalement les populations pauvres dans l’hémisphère Sud. Ceci étant dit, c’est bien dans le sud que l’on trouve le plus grand nombre de morts dus au Covid en 2020 : parmi les pays les plus touchés, après les États-Unis, on compte l’Inde, le Mexique et le Brésil. »

« En ce sens, ce que j’ai proposé d’appeler « léninisme écologique » repose simplement sur une comparaison avec la stratégie de Lénine pendant la Première Guerre mondiale : pour mettre fin à la catastrophe — qu’il s’agisse du conflit mondial ou du massacre écologique —, il faut s’en prendre aux classes dominantes, qui ont intérêt à ce que la catastrophe se poursuive. »

« Cela nous apprend que la diversité des tactiques est indispensable à tout mouvement. Le rôle qui incombe à la frange radicale militante est d’insuffler à ceux qui ne veulent pas s’engager sur la voie du militantisme actif le courage de descendre manifester dans la rue pour faire entendre leur voix. Appliquer la leçon de Black Lives Matter au mouvement pour le climat, c’est chercher des modes d’action qui soient équivalents à la destruction du commissariat à Minneapolis ou aux statues renversées. Je n’incite pas à la violence contre les personnes, mais je pense que la destruction de biens a joué un rôle dans pratiquement tous les mouvements sociaux qui ont atteint leur but. En France, cela est encore plus vrai que dans n’importe quel autre pays. Vous êtes des champions dans ce domaine parce que vous êtes le pays en Europe où les conflits sociaux sont encore assez réguliers. Les Gilets jaunes n’auraient pas autant marqué le paysage politique français s’ils avaient été un mouvement entièrement non violent. »


Médias


Un petit résumer de la situation dans les médias de Bolloré, leurs rapport à Zemmour… Sans trop spoiler, l’on peut déjà vous dire que la réponse à la question en titre de cet article est : « oui » !

« Dans ce climat, Éric Zemmour peut dérouler sa pensée, jusqu’au dérapage. Le 23 octobre 2019, le chroniqueur déclare être du côté du général Bugeaud ​qui, lorsqu’il arrive en Algérie, commence à massacrer les musulmans et même certains juifs​. »

« Un dispositif pas suffisant pour épargner une nouvelle procédure à Éric Zemmour et CNews. Fin septembre 2020, le chroniqueur déclare que les mineurs isolés étrangers sont voleurs​, assassins ​et violeurs​. »

« Début décembre, [le CSA] a adressé une mise en garde à CNews pour avoir relégué une grande partie des prises de parole de l’exécutif et de La France insoumise, entre minuit et 5 h 59 du matin.

Entre le 1er octobre et le 15 novembre, plus de 82 % du volume total des interventions des membres de l’exécutif et plus de 53 % du temps de parole des représentants de La France insoumise ​ont été diffusés dans cette tranche horaire, a noté le CSA. »

« D’apparence très éloignées sur le fond, CNews et C8 peuvent parfois afficher une complémentarité étonnante. Le 20 octobre, Éric Zemmour pointe un fusil sur un journaliste au salon de l’armement. Si l’ancien journaliste prône l’humour, l’image fait rapidement le tour des réseaux et la polémique enfle. Le soir, Gauthier Le Bret était envoyé chez Hanouna pour décrypter la séquence. Il a été briefé par la direction pour dédramatiser le truc​, raconte un ancien journaliste de CNews. »

« Depuis juillet 2020, le groupe Vivendi est devenu le premier actionnaire d’Europe 1 et le virage de la radio a été tout aussi soudain.

Arrivé de Valeurs Actuelles, Louis de Raguenel est devenu le chef du service politique. Plusieurs émissions de CNews, dont celle de Sonia Mabrouk ou celles de Laurence Ferrari sont aussi diffusées sur la chaîne de radio. Ce qui est surtout spectaculaire, c’est l’arrivée d’une tripotée de chroniqueurs comme Charlotte d’Ornellas ou Jean-Claude Dassier​, constate Raphaël Garrigos. Grâce à cette acquisition, Vincent Bolloré peut toucher 2,5 millions d’auditeurs chaque jour, un public plus large que celui de CNews. »


CONCENTRATION CAPITALISTIQUE DANS LES MÉDIAS : UN DANGER DÉMOCRATIQUE !

La fameuse carte de la répartition (concentration) capitalistique des médias en France par Le Monde diplomatique et Acrimed. Ou l’extension toujours plus grande de la propriété de milliardaires sur les grands médias français avec dans cette mise à jour, la percée significative de Bolloré ajoutant Europe 1, Paris Match, RFM, Virgin Radio (même s’il ne possède que 27 % du groupe Lagardère…) à sa besace déjà pleine du groupe Canal+ (Canal+, Cnews, C8, Cstar) et Prisma Media (Femme Actuelle, Télé Loisirs, Voici, Gala, National Goegraphic, Geo, Harvard Business Review, Capital, Management). Sans compter qu’il possède aussi l’agence de publicité Havas et Éditis (édition) et met en place une OPA sur le groupe Lagardère et donc sur Hachette (numéro 3 mondial de l’édition). Inquiétant quand on sait que « la part de marché conjuguée d’Hachette et d’Éditis atteint 71 % dans le parascolaire, 63 % dans le dictionnaire ou 54 % dans le Livre de Poche ». Mais Arnaud Lagardère, président directeur général du groupe Lagardère, ne semble pas s’inquiéter de la dérive droitière apportée par le milliardaire breton. Il déclarait le 5 septembre 2021 dans le JDD : « pour Europe 1, c’est une bénédiction d’avoir Vincent Bolloré ». Ce contrôle de plus en plus grand de l’ultra-réactionnaire Bolloré (qu’on pourrait même qualifier d’extrême droite) dans les médias est dangereux pour un débat « démocratique » sain. D’autant plus qu’il a choisi son candidat pour la Présidentielle, converse régulièrement avec lui… (Voir l’article de M, Le magazine du Monde par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin) On vous laisse deviner lequel… Il a ainsi mis CNews et Europe 1 surtout, comme organes de propagande pour son poulain. Sans compter que Bolloré lorgne sur Le Figaro déjà bien à droite !
Souce des citations : OPA de Bolloré sur Lagardère : pourquoi c’est un séisme dans les médias et l’édition – TÉLÉRAMA
Fin 2022 s’annonce la fusion TF1/M6, concentration s’il en est, même si la Loi obligera le nouveau groupe à ne pas posséder plus de 7 chaînes de la TNT. L’opération semble avoir les faveurs du CSA et de Macron voulant contrebalancer le pouvoir grandissant de Bolloré. Ainsi Mediapart écrivait : « Sans explication, au dernier moment, l’Élysée a décidé de ne pas renouveler Isabelle de Silva à la présidence de l’Autorité de la concurrence. Son opposition au projet de rapprochement TF1-M6 est donnée comme le principal motif de son éviction. L’institution est aussi perçue comme un obstacle à la création des champions nationaux chers à Emmanuel Macron. » (Le coup de force de Macron contre l’Autorité de la concurrence – MEDIAPART)
« Cette fusion ne m’inquiète pas, a assuré la ministre de la culture, Mme Roselyne Bachelot, le 30 août dernier sur France Info. Nous avons besoin de groupes forts dans l’audiovisuel privé qui assurent des programmes gratuits de qualité […]. Si certains ont qualifié cela de géant, ça reste au niveau international des nains de l’audiovisuel. ». La ministre ne semble pas s’inquiéter des risques de licenciements inhérents aux fusions ni de la dégradation des programmes du fait notamment de la pression exercée par les journalistes consécutive à l’insécurité de leur emploi ! On part déjà pas de très haut en gamme, c’est le moins que l’on puisse dire…
« Avant même d’auditionner les acteurs en présence, M. Roch-Olivier Maistre, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), ne laisse aucun mystère sur l’issue de l’examen collégial — qui devrait intervenir début 2022 : il est selon lui « naturel, en tout cas compréhensible » que certains acteurs de l’audiovisuel français se « mettent en ordre de marche » pour « développer leur capacité d’investissement et préserver une forme de souveraineté culturelle », déclare-t-il le 7 septembre. « C’est dans un esprit d’ouverture et de compréhension que le régulateur aborde ces opérations de rapprochement. » »
Source des 2 extraits : Fusion TF1-M6, pour lutter contre Netflix ? – LE MONDE DIPLOMATIQUE
Dans l’article ci-dessus on apprend aussi que « M. Didier Casas, secrétaire général de TF1 […] avait participé activement à la campagne de M. Emmanuel Macron en 2017 »… Décidément, le monde est petit…
En clair, la concentration capitalistique dans les médias est encouragée par l’Élysée qui ni voit pas le mal, surtout si avec la fusion TF1/M6 elle lui permet de contrer l’offensive politique de Bolloré.



Conspis



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