Réunion publique : « HABITER BREST, Jeunes, Personnes Agées, Familles Tous Ensemble » jeudi 28 octobre à 17h Faculté Victor Segalen- UBO, 20 Rue Duquesne à BRESTsalle A 224 (2ème étage)

Brest, ville amie des aîné.e.s depuis 2016, vient d’organiser une semaine bleue « Bien vieillir » MAIS…
laisse partir ses EHPAD du centre-ville poussant les personnes âgées dépendantes vers la périphérie. Ceci se fait au bénéfice des investisseurs privés qui fabriquent de la défiscalisation immobilière : les résidences séniors se multiplient au centre (7 résidences existantes ou en projet à ce jour). Ce « laisser-faire », sans réflexion politique, ne répond en rien aux besoins de la population brestoise car « la plupart des habitants souhaitent vieillir dans leur quartier » (diagnostic de mai 2019, Brest métropole).
Rappelons aussi que seuls 21% de la population âgée de plus de 75 ans du territoire auraient les moyens de s’installer dans une résidence séniors, étant donné les prix qui y sont pratiqués (étude du cabinet Sémaphore, novembre 2018, pour Brest Métropole).
« Des fleurs dans ma rue ! » semble également être une politique affichée pour « rendre la ville plus verte, contribuer à la biodiversité et à l’embellissement des espaces » (communication du 21 mai 2021 sur brest.fr). Le Plan-guide de Paola Vigano 2020, « document de référence pour la politique urbaine et de développement à mener au cours des vingt prochaines années », voulu et financé par la ville, est le fruit d’une large concertation avec les habitants. Ce plan-guide préconise d’« augmenter les espaces perméables, retrouver de la nature en ville en requalifiant l’espace public et les cœurs d’îlot » « pour améliorer la qualité de vie dans le cœur de la métropole ». Et pourtant, là aussi, en dépit de ce qui est affiché, Brest accepte de donner un permis de construire à une résidence séniors sur le jardin de l’Adoration : c’est un permis de destruction d’un jardin de plus de 2000 m2 de centre-ville. Cela n’encourage ni la biodiversité ni la qualité de vie en ville et va à l’encontre de la politique affichée.
Face au manque de logements dû à l’augmentation du nombre d’étudiants à Brest (Le Télégramme du 28 septembre 2021), nous entendons bien l’inquiétude de M. Cuillandre et nous partageons son souhait qu’aucune personne ne dorme dans sa voiture ou dans la rue ! Le Ministère de l’Enseignement Supérieur prévoit une augmentation de 5,2% d’étudiants entre les rentrées 2019 et 2029 avant une décrue au vu des évolutions démographiques. Comme solution provisoire, pourquoi ne pas reconvertir l’actuel bâtiment du 31 rue de Glasgow en logements étudiants à loyer modéré, puisque les résidents de l’EHPAD ont déjà quitté ce lieu ?
Ce bâtiment dispose de 64 chambres d’une dizaine de m2 et d’une surface totale de 4000 m2 qui pourrait être facilement adaptée. Son grand jardin, poumon vert unique en centre-ville où 60 espèces végétales différentes sont recensées, pourrait être ouvert sur la ville et le quartier.
Bien que M. Cuillandre affirme que « Brest se construit par le dialogue et l’écoute » (diagnostic de mai 2019, Brest métropole), nous n’en faisons toujours pas l’expérience.
Projet d’EHPAD de l’Adoration à Brest-centre (rue de Glasgow) version Résidence seniors Bouygues
Niveau zéro de la politique urbaine
Pour échanger autour de ces questions et pour permettre une réflexion collective :
Nous vous invitons à une réunion publique le 28 octobre, à 17h
Faculté Victor Segalen- UBO, 20 Rue Duquesne
salle A 224 (2ème étage).

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