AHOU numérique n°10 (18/06/2021)


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Édito

Il ne s’agit pas dans ce numéro de vilipender les syndicalistes du quotidien. Peut-être trouverez-vous des choses également à leur reprocher, qu’ils ne vous ont pas défendu dans votre boîte, que vous aviez le sentiment qu’ils n’en branlaient pas une dans leur activité syndicale. Chacun à sa petite histoire là-dessus et elles ne sont pas toutes négatives, bien au contraire. Voyez par exemple ce syndicaliste de la RATP loué par ses collègues.

Nous visons plutôt la stratégie globale des grandes centrales syndicales nationales comme la CGT par exemple, leur fameux « dialogue social » que d’aucuns voient sûrement à juste titre comme une négociation du moins-disant. Bref un manque de conquêtes générales pour le droit du travail est au passif des syndicats depuis plusieurs décennies, et les grandes grèves de 1995 en France n’ont permis qu’un « stop » aux réformes néolibérales emmenées par Juppé, contre notre régime de retraites déjà… Ce n’était que retarder l’échéance, Macron reprit fin 2019 l’œuvre de son prédécesseur. C’est donc bien l’institution que nous visons, manquant à son objectif ambitieux de la charte d’Amiens demeurant encore un texte de référence pour la CGT (et pour l’Union syndicale Solidaires) :

Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. ; Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale.

Ce temps semble bien loin. Et dans l’institution, la structure, il y a des hommes… qui les dirigent… Et parfois l’on ne peut s’en prendre à l’une sans s’en prendre à eux. Pas par passion sadique, mais bien pour exercer aussi minime soit-elle, une pression… Un peu comme pour le « Name and shame » pratiqué par exemple sur les réseaux sociaux envers les députés qui votent des lois scélérates. En un mot, les dirigeants doivent être responsables de leurs actes et comme l’on disait lors de la grande révolution, française, celle de 1789, nous nous devons d’en faire la « publicité ». Nous avons conscience que la bonne entente avec les dirigeants syndicaux et donc leurs structures varie selon la situation locale. Ainsi d’une ville à l’autre, Gilets Jaunes, autonomes, anarchistes, citoyens, etc. peuvent travailler en bonne coordination avec les syndicats locaux. Mais à Brest c’est souvent très compliqué, les divers groupes sont souvent très séparés, les syndicats représentatifs très fermés, centrés sur eux-mêmes et nous avons régulièrement droit au mépris de la part de certains de leurs secrétaires syndicaux.

Le mal principal semble être le peu d’ouverture sur l’extérieur de ces bureaucraties syndicales, leur entre-soi, leur corporatisme. Ils ne représentent plus qu’environ 10 % des salariés, devraient donc la jouer modeste… comme les politiques par temps d’abstention devraient le faire également !… Et bien non, tant à l’échelon local que national, il veulent toujours que tout passe par eux et refusent globalement une démocratie directe in-situ comme par exemple des assemblées de base souveraines où chacun serait à égalité, pour parler et voter. L’on ne vous demanderait donc pas combien de monde vous avez derrière vous, qui vous représentez ? Qui je représente ? Et bien personne ! Ou tout le monde à la fois : les citoyens, le peuple, finalement une voix parmi d’autres…

Évidemment, tout le monde n’a pas le temps du fait du travail, de passer sa vie en assemblées… Certes… Peut-être conviendrait-il de libérer ce temps. Voilà qui pourrait être une revendication syndicale offensive et révolutionnaire, qui correspondrait à la demande de démocratie des Gilets Jaunes notamment : installer la démocratie et la souveraineté des producteurs dans l’entreprise ! Mettre plus en avant le fait de moins travailler pour participer à la vie de la cité, bref, responsabiliser et inciter le travailleur, le citoyen ou autre, a s’émanciper, par lui-même, sans attendre les mots d’ordre de représentants.

Ce serait beaucoup leur demander. Rappelons que ces assemblées de ville permettent de réunir des personnes de tous horizons, toutes professions, chômeurs, précaires peu syndiqués etc. Quand elles ont lieu, elles ne sont toutefois pas exemptes de tout reproche : « démocratisme abstrait », « horizontalité stérile », individualisme empêchant toute coordination(« chacun fait ce qu’il veut), une volonté absolue antihiérarchique (la moindre tête qui dépasse doit être coupée, refus d’une division du travail militant car risquant d’entraîner la spécialisation, alors chacun se mêle de tout…) etc. Peut-être bien.

La critique ne doit pas être vue ici comme une attaque personnelle mais bien la volonté d’améliorer les pratiques, et la théorie ne vise également que ce même but. L’aller-retour entre théorie et pratique doit être incessant. Les syndicalistes, comme n’importe quel citoyen, peuvent participer à ces assemblées de ville, apporter leur expérience et pourquoi pas leurs structures pour accomplir des tâches très concrètes : impression, sono, aide financière etc. Seulement, ils seront traités également comme n’importe quel citoyen et pourront travailler en bonne entente avec toute personne ayant la motivation de s’impliquer concrètement dans le mouvement social et écologique.

Ahou, voilà qui est dit !



Pour en savoir plus :

Par ailleurs, les organisations syndicales représentent l’ensemble des salariés, syndiqués ou non, notamment lors des négociations des conventions collectives qui couvrent plus de 90 % des salariés du secteur marchand et associatif.

Dans certains pays, les syndicats disposent de services qui favorisent l’adhésion ou renforcent le lien entre salariés et syndicats. Les allocations chômage sont versées par les syndicats dans les pays scandinaves et en Belgique. Les allocations de retraites complémentaires sont versées par les syndicats en Italie. En Belgique, dans certaines branches, la négociation salariale intègre la fixation d’une prime annuelle versée aux seuls syndiqués. Plusieurs pays, Danemark, Italie, ce sont les directions d’entreprise qui versent la cotisation des adhérents aux syndicats avec la feuille de paie.

Ce qui explique des taux de syndication des travailleurs dans les pays scandinaves pouvant aller jusqu’à 70 % et cette forte différence comparé à la France où le syndicalisme est plus « militant » plutôt que « de service ».


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Syndicat : un cadavre à la renverse

Il y avait un rassemblement mercredi 5 mai à la gare SNCF de Brest à 10h, organisé par l’Union Locale CGT de Brest et le syndicat CGT Cheminots Brest et Landerneau contre « le projet de suppression de 8 postes fixes entre les gares de Morlaix, Landerneau et Brest », « avec notamment la suppression du poste d’agent d’accueil en gare de Brest ». Quartz Occupé (comprenant quelques syndicalistes CGT prenant beaucoup de place…) appelait aussi à la convergence des luttes et à se rendre au barbecue des cheminots et donc, y déplaçait son agora. Leurs luttes sont bien évidemment tout à fait légitimes.

Sur la page FB de CGT Cheminiots Brest et Landerneau, ils se félicitent d’une fameuse convergence des luttes, mot galvaudé s’il en est !… Ils énumèrent ceux ayant répondu à l’appel, en plus de Quartz Occupé : « A cette occasion, sont venus nous soutenir les camarades du SYNPTAC (Syndicat National des Professionnels du Théâtre et des Activités Culturelles – CGT), de la CGT du CHRU de Brest, de la CGT Arsenal, du PCF, d’un adjoint à la mairie de Brest, mobilisés contre la casse du service public ferroviaire. ». Au micro également ce jour là, un délégué syndical cheminot CGT s’était aussi félicité de la « convergence des luttes »…

On espère qu’il ne croient pas sérieusement ce qu’ils affirment et qu’il s’agit là de communication et d’une volonté d’action stratégique plus que d’une description réaliste des forces en présence !?… Car de quoi s’agissait-il ? Surtout d’un entre-soi CGT ! Soit la convergence interne aux cheminots… Ainsi que que celle, beaucoup plus périlleuse, interne au syndicats CGT : le partage d’un moment convivial et l’établissement de contacts entre des syndicalistes cheminots, profs, soignants, intermittents… mais de la CGT !… Même si bien sûr la grande majorité des membres du collectif Quartz Occupé qui étaient présents ne sont pas syndiqués…

L’annonce était publique mais le déroulé des événements se faisait chez les cheminots, il fallait passer une barrière symbolique et aller dans leur espace plus ou moins privé… autant dire que ce n’était plus vraiment sur la place publique. Cet entre-soi se déroulait aussi lors de la grève contre la réforme des retraites commencée au 5 décembre 2019… Là encore, un certain entre-soi et finalement une corporation qui fait plus ou moins cavalier seul, acceptant tout de même la récolte de caisses de grève venues de l’extérieur mais peu enclines à se mélanger… notamment avec tout ce qui ne leur paraît pas assez clair : citoyens en tous genres, Gilets Jaunes, anarchistes, autonomes etc. Bref, tout ce qui sort un peu des clous, veut réaliser des actions de blocage démocratiquement décidées à la base en des AG ouvertes à tout le monde et agir de manière un peu plus « déterminée » en évitant l’écueil hiérarchique !…

Ce 5 mai 2021, malgré cet entre-soi, des citoyens sont venus, ils sont oubliés de la longue liste de remerciements du post mentionné ci-dessus concernant quasi-exclusivement des syndicats CGT… Ils oublient même les autres syndicats présents (Solidaires, CNT…) : plus corpo tu meurs ! À peine arrivés sur place, ça ne donnait pas vraiment envie… On avait plutôt envie de les laisser entre eux. Une GJ n’a pas osé mettre son GJ, on est pas chez nous quoi et puis ça pourrait heurter les susceptibilités… Elle finira par partir ne se sentant pas trop à sa place. Alors que pourtant, en tant qu’usagère de service public que devrait être la SNCF, elle avait des choses à dire : elle ne voulait pas « que les humains soient remplacés par des machines ». On pense à tous ceux qui n’ont pas internet ou ne le maîtrisent pas, quel calvaire ça doit être pour prendre un billet, au prix le moins cher possible etc. Déjà que même si l’on a et maîtrise les outils numériques c’est plutôt pénible et compliqué !…

La CGT, les cheminots, se félicitent donc d’un début de bribe d’avancement de convergence des luttes interne à la CGT ! On peut en rire mais le pathétique de la situation a quelque chose de consternant, presque triste et dit beaucoup de ce qu’est le syndicalisme aujourd’hui : corporatiste, incapable d’une solidarité inter-professionnelle et de coordination interne et encore moins d’ouverture sur l’extérieur, c’est à dire à la population. Et pourtant, seuls 11% des salariés français adhèrent à une organisation syndicale (données de 2016). Donc à diviser entre les divers syndicats mais autant dire que ce que représente la CGT se réduit à peau de chagrin… Et pourtant, la plupart du temps, ils se comportent comme s’ils devaient être le pivot principal de tout le mouvement social et s’accaparent les manifestations, puisqu’ils les ont bien gentiment déposées en préfecture… ainsi que la parole. Autrement dit, la CGT, fermée, est aujourd’hui une force contre-révolutionnaire, gestionnaire avec le gouvernement et le patronat du moins disant social, dans un « dialogue social » qui n’est qu’une mascarade et devient franchement humiliant !

La forme semble aujourd’hui sclérosée. Le nombre d’adhérents n’en finit pas de chuter, ils sont en état de déliquescence mais ce comportent en maîtres du jeu, comme si tout devait encore passer par eux. La CGT doit s’ouvrir à d’autres formes de luttes, plus en auto-organisation. Il pourrait en premier lieu s’agir d’alliances de circonstances, in situ, entre des syndicalistes de la base, combatifs voire révolutionnaires, avec des citoyens en des AG ouvertes à tout le monde mais pour construire une proposition politique qui sortirait de l’amoncellement de revendications catégorielles, ceci afin de tenter de construire un véritable mouvement de masse dépassant la simple addition de luttes séparées. Mais pour cela il faut un élément transcendantal, d’autres diront une utopie, c’est à dire sortir de luttes uniquement défensives plus ou moins corporatistes mais proposer plutôt quelque chose qui pourrait servir la quasi-totalité de la population, à savoir en priorité ceux qui ne possèdent pas les moyens de production.

Car il n’y a pas de secret, l’appropriation collective comme horizon -même si l’idée peut paraître une réminiscence du passé- peut unifier les divers mouvements sociaux. Il nous faut donc reprendre le pouvoir sur le travail, sur la propriété d’usage de l’outil de production afin de décider de notre sort : quels investissements voulons-nous, pour produire quoi, comment, à quelle rémunération, en quelle quantité et surtout : pour le bien commun, social comme environnemental !



Par exemple, se battre pour l’arrêt des privatisations et au contraire la restauration de services publics de qualité pourrait convenir à une grande majorité de la population et sortir de la revendication catégorielle même s’il est probable que ce soit des gens de tel ou tel service public qui seraient à l’origine de ces propositions politiques.

Car oui, il nous faut faire de la politique, c’est à dire monter en généralité, proposer une vision d’ensemble sur le fond et coordonnée sur la forme. Sortir de l’entonnoir corporatiste à court terme et penser notre stratégie : viser le long terme et non uniquement la réaction tactique à des agressions du corps social.

Vue l’époque et la désaffection des syndicats, cela ne pourra pas se faire dans cette forme. Il nous reste à inventer autre chose en prenant garde à, si l’on critique la verticalité et l’effet pyramidal qu’implique la bureaucratisation syndicale, ne pas tomber dans l’excès inverse, à savoir un démocratisme stérile à force de décider de tout, tous et tout le temps… L’autonomie doit nous servir à agir rapidement et simplement de manière souple en laissant une large part à l’initiative individuelle (indispensable, surtout par temps d’individualisme très prégnant même en milieu militant…). Elle n’est pas une fin en soi, ainsi que la démocratie à l’intérieur du mouvement social. Il ne faut pas perdre de vue que l’adversaire, lui, agit vitre et de manière plutôt coordonnée, il nous faut en faire de même et ne pas nous perdre en délibérations sans fins mais plutôt faire de l’agitation militante afin d’élargir nos rangs et de politiser. Cette effervescence ne peut se faire que si chacun se sent libre d’agir (seul ou en petits groupes), sans toujours en référer à quiconque !…

Ni caporalisme, ni spontanéisme, pour un mouvement de masse ! Il faut le reconnaître, ce n’est pas gagné et le risque, plutôt qu’une révolution (avec comme but la reprise en main des moyens de production par le peuple), est bien plus l’émergence d’un État de plus en plus autoritaire, avec un gouvernement qui le serait d’autant plus. Et ceci, Marine Le Pen ou pas au pouvoir. La gauche est faible ! Elle paye aujourd’hui l’abandon de la classe ouvrière, le social-libéralisme, les dérégulations par l’ouverture à la mondialisation et au marché à tous crins des 40 dernières années, accélérant la désindustrialisation en France et la mise en compétition des travailleurs français avec des pays à moindres coûts salariaux et normes environnementales.

Il se pourrait bien que 2022 soit l’enterrement quasi-définitif de la forme social-démocrate. Espérons que du désastre annoncé surgira un camp clair et coordonné, sur une ligne de lutte des classes et d’expropriations, continuant l’histoire du mouvement ouvrier qui visait bien pendant longtemps à changer de système socio-économique ainsi que politique voire culturel, bref, tout un monde à gagner ! C’est bien cette histoire que nous devons prolonger, en nous y ressourçant. Amen ! Pardon, ahou.


Petite immersion radiophonique à la gare SNCF de Brest ce mercredi 5 mai, par Radio Pikez :


1er MAI – DE TRAHISON EN TRAHISON

La CGT : pour que rien ne change !

Retour sur la situation à Brest

Cela fait bien longtemps qu’elle se vautre dans la négociation avec les gouvernements successifs, comme si sortis du compromis fordiste l’on pouvait s’attendre à en avoir les bénéfices en termes de rapports de forces et donc de conquêtes sociales.

Le contexte international n’a certes pas aidé, avec la fin du dit « socialisme réel » et la chute de la social-démocratie. Face à la désindustrialisation, l’émiettement du travail et un chômage de masse, le syndicalisme n’a pas su se renouveler. Il fait peine à voir, se traînant dans ses formes obsolètes, répétant inlassablement les mêmes erreurs, perdant les luttes les unes après les autres, sans véritable esprit d’offensive, c’est à dire de briser le cadre des institutions, étant eux-mêmes une institution du « dialogue social ». Il n’y a plus de dialogue à avoir avec un adversaire bien décidé à ne rien lâcher. Macron est la quintessence de ce phénomène, car étant le Président néolibéral archétypal, utilisant l’État pour casser l’État social mais renforçant certaines de ses fonctions régaliennes comme la police qu’il réarme !… Seuls 11% des salariés français adhèrent à une organisation syndicale (données de 2016). Les syndicats ne représenteront bientôt plus qu’eux-mêmes. Et pourtant, ils s’affirment bien souvent comme les seuls légitimes à porter la voix des travailleurs, des chômeurs, délégitimant tout ce qui sort de leur cadre institutionnel, comme des collectifs de travailleurs en auto-organisation par exemple…

Les syndicats sont malades ? qu’ils crèvent ?

Car, qu’attendre d’institutions qui en légitiment d’autres, l’État (le gouvernement) ainsi que le patronat, en accordant à leur parole quelconque crédit ? En leur parlant ils les cautionnent !…

A l’intérieur il y a des syndicalistes dits combatifs !… Mais ce que l’on peut constater régulièrement lors d’assemblées générales inter-pro et inter-luttes, comme lors de la grève contre la réforme des retraites à Brest (du 05/12/2019 à mars 2020), c’est que malgré des personnes de la base syndicale soient critiques envers leur direction, qu’elle disent bien souvent qu’elles font ce qu’elles veulent dans leur secteur, qu’elles sont autonomes, personne n’a trop à redire lorsque des directives viennent d’en haut, de l’Union Départementale de la CGT par exemple et de son Union locale à Brest …

Des staliniens sur le retour !…

Il suffit de prendre l’exemple de ce 1er mai 2021 à Brest. Des Gilets Jaunes ont participé à la vie de l’occupation du Quartz, théâtre occupé. Ils ont participé à l’AG inter-pro qui s’y déroulait et ont proposé de participer à la prise de parole officielle après celle de l’intersyndicale le 1er mai, affirmant préférer faire ça dans les règles, de manière courtoise, mais que quoi qu’il arrive, ils prendraient la parole en autonomie. Une voix cégétiste s’est immédiatement demandé si il y avait droit vu que c’était l’intersyndicale qui organisait etc. Elle fut vite mise en minorité écrasante par l’ensemble de l’assemblée, une voix s’élevant même : « il faut que les Gilets Jaunes aient la parole ! » (en substance). La chose fût donc validée, des syndicalistes affirmant pouvant parler et décider au nom de leurs syndicats : la CGT et Solidaires.



La veille du 1er mai nous apprenons plus ou moins par hasard que notre prise de parole commune avec Brest la liste citoyenne, la CNT et Youth For Climate est annulée et que même celle de Quartz Occupé, le collectif d’occupation du Quartz à Brest pourtant, composé principalement d’intermittents du spectacle non-syndiqués, est elle aussi annulée. Comment mieux se tirer une balle dans le pied du côté de la bureaucratie syndicale. Les raisons évoquées sont que le 1er mai historiquement c’est par et pour les syndicats etc. En somme ils avouent ne pas œuvrer véritablement pour les citoyens en laissant se développer un véritable amoncellement populaire, mais bien pour leur propre survie, une institution se devant avant tout de perdurer dans son être ! De moyen le syndicat est devenu une fin, tel un cadavre qui ne veut pas s’avouer qu’il l’est, s’accroche obstinément à la vie qu’il n’a déjà plus. Bref, de vieilles pratiques très verticales à l’heure de mouvements citoyens horizontaux récents comme les Gilets Jaunes et Youth For Climate. Une jeunesse, fraîche, insolente, pleine de vie qui veut et doit se faire entendre. Autant dire des jeunes qui ne risquent pas de rejoindre ces syndicats en déperdition, en lisant ces lignes… Il est fort à parier qu’ils étaient déjà à des années-lumières d’y adhérer. En effet, qu’on le veuille ou non, l’heure est à l’horizontalité (parfois excessive) teintée aussi d’une dose d’individualisme. Mais elle n’est certainement pas à ce genre d’oppression pyramidale. Une volonté de pouvoir à la base se fait sentir, de sortir des ritournelles instituées, les manifs plan-plan etc. Et les Gilets Jaunes ont largement montré la voix pour bouleverser ces formes de protestations finalement inoffensives car complètement dans le jeu institutionnel du pouvoir : parcours préétabli déclaré en préfecture sans aucune forme de surprise possible pour les Forces de l’Ordre. Les exemples sont multiples, il serait trop long de les énumérer ici.

La classe ouvrière mérite mieux, les travailleurs doivent s’organiser par eux-mêmes pour eux-mêmes !

Sous la pression de membres de Quartz Occupé et probablement de syndicalistes de la base, l’UD et l’UL CGT sont revenues sur leur décision et accordèrent généreusement une prise de parole aux parias, aux gueux que nous sommes, ce 1er mai 2021. Un syndicaliste CGT dit en substance, à l’un d’entre-nous : « Bon c’est bon vous l’avez eu votre prise de parole finalement ! Pas besoin de le prendre personnellement. » Devrions-nous remercier notre bon prince de nous faire cette faveur ? Sommes-nous des mendiants devant quémander notre maigre pitance à nos bons maîtres ? Il suffit de poser ces questions pour répondre à la négative. Et pourtant aux yeux de certains, même des syndicalistes plutôt combatifs et critiques envers leur direction il faudrait encore taire son mécontentement, ne pas être dans la négativité ? Surtout pas de vagues ! Louvoyer semble être de rigueur. Et puis bien sûr, mot suprême pour taire toute critique : l’« unité » ! Il ne faut pas rompre l’unité, on est tous ensemble !…

Nous taire encore une fois sous prétexte de briser une hypothétique unité ou de faire le jeu de je ne sais qui ? Il n’en est pas question ! Déjà le 1er mai 2019, la CGT ne voulait pas que les Gilets Jaunes aient la parole. Par CGT, entendre : Olivier Le Pichon ! Bureaucrate local connu de Brestois en lutte, parfois critiqué en interne mais semble t-il, rarement frontalement. Nous avions fait les choses plutôt dans les règles en écrivant un texte d’appel avec Youth For Climate, la CNT, Citoyens Pour le Climat, l’Alternative UBO et Solidaires, caution syndicale à l’intérieur de l’intersyndicale. La CNT n’y étant pas. Olivier Cuzon, le chef de Solidaires sur Brest prit la parole pour lire notre texte. Des membres des autres organisations signataires étaient présentes à ses côtés pour lire également bien sûr, c’était un texte collectif, et ne serait-ce que pour la charge symbolique, c’est quand même mieux qu’une personne de chaque organisation lise une partie du texte. Ça grattait donc à la porte… Et pourtant, le cacique de Solidaires se mit à lire avec entrain le texte tout d’une traite… Un détail me direz-vous ?… Nous ne sommes pas de cet avis. Il est clair qu’il se plia à la volonté de la CGT à la tête de l’inter-syndicale… à la volonté de ce même Le Pichon, petit baron local de la CGT et qui dénigrait les Gilets Jaunes. Au plus fort du mouvement des GJ, à ses débuts, dépassé par l’ampleur d’un mouvement qui lui échappait, de l’aveu même de Le Pichon, certains membres de la CGT avaient envisagé de prendre l’AG, c’est à dire d’arriver avec un nombre de signatures comme procurations pour voter. Le bureaucrate se vantait même d’user de ce genre de pratique (de vieux stal) dans sa jeunesse. Il y a contradiction dans les termes mais nous avons bel et bien à faire à une espèce née vieille, aussi incroyable que cela puisse paraître.

Mais Le Pichon ne s’arrêta pas en si bon chemin. Lors d’une AG à l’initiative de Youth For Climate pour faire le bilan du 1er mai, il arriva en terrain conquis. Toutes les organisations signataires du texte d’appel ainsi que la CGT donc, étaient conviées. Arrivant largement en retard, les personnes déjà dans la salle le regardaient par la fenêtre faire des aller-retours dans la cour, collé à son téléphone, puis rentrer sans même s’excuser mais en annonçant : « Bon, j’ai qu’un quart d’heure là !… ». La goujaterie du dinosaure stalinien n’est décidément plus à démontrer. Celui-ci dit que les Gilets Jaunes étaient homophobes etc. bref méchants… Par contre L’Alternative UBO (Syndicat indépendant représentant et défendant les droits des étudiant.e.s de l’Université de Bretagne Occidentale), était elle un partenaire digne pour dialoguer, un peu comme le gouvernement et le patronat au niveau national pour la vielle centrale de Montreuil. L’un des participants lui dit alors qu’il ne fallait pas être aussi bureaucratique, dans le sens de procédurier, que la CGT s’était mêlée de politique par le passé, manifestant contre la guerre etc. Que donc elle pouvait parler à des organisations non-syndicales et s’organiser avec elles… L’apparatchik répondit : « Il y a 10 ans j’aurais traversé la pièce et je t ‘aurais mis un coup de boule ! ». Un peu comme pour le 1er mai 2021, lorsque ça se sait et en premier lieu pour les personnes de la société civile présentes, l’image des syndicats est désastreuse. Le maître du temps resta finalement 3/4 d’heure… Un syndicaliste de Solidaires dit qu’il avait du mal avec les Gilets Jaunes depuis qu’il y demeurait un antisémite aux pieds nus… On rappellera au passage que 16 % des Français se déclarant proches d’un syndicat déclarent avoir voté Rassemblement National aux Européennes de 2019. De même pour 20 % des sympathisants CGT dont 15 % votèrent pour Marine Le Pen lors de l’élection présidentielle. On ne surestimera pas la portée des sondages mais tout de même !… et il suffit d’avoir fréquenté certains syndicalistes et entendu quelques uns de leurs propos pour ne pas s’en étonner…

Il y avait donc déjà un passif et rappelons que beaucoup de gens sont las des bureaucraties syndicales et que les Gilets Jaunes et leur pratiques de luttes sont une forme d’expression de ce rejet. Revenons donc au 1er mai 2021. Des GJ devaient participer à l’« opération fumigènes » du pont de Recouvrance. Il fallait être sur place avant l’arrivée du cortège. Ils décidèrent donc d’aller en tête de cortège afin qu’arrivés au pont de Recouvrance, ils puissent le devancer pour préparer l’action. Sur 50 mètres une dizaine de GJ remontaient le cortège sur le côté pour se diriger vers sa tête mais ne l’atteignant qu’à hauteur du Quartz ou un « spectacle politique » avait lieu. Le tout, de manière bonne enfant, chantant « Emmanuel Macron ô tête de cons » enfin vous connaissez la chanson quoi !… L’un d’eux demanda à un syndicaliste de la CGT spectacle si c’était bon pour les fumigènes, si c’était suffisant de rester en avant du cortège ou s’il fallait partir maintenant pour le devancer plus largement. Celui-ci au début fit mine de ne pas entendre… Puis il dit : c’est bon arrêtez de foutre le bordel en gros, y a des gens à vous là-bas, c’est pas la peine… Bref, charmant. Un autre tenant une banderole dit que c’était la lutte des intermittents en ce moment la lutte principale, qu’il fallait qu’ils soient en première ligne, que c’était la CGT qui avait déclaré la manif etc. En somme, les Gilets Jaunes, simples citoyens, étaient vus comme des intrus : quelle violence symbolique !

Alors voilà : tout d’abord, nous n’avons pas besoin d’eux pour déclarer une manif puisqu’en tant que Gilets Jaunes, nous n’avons jamais déclaré nous-même une seule manif que nous organisions, c’était même le principe.

Deuxièmement, plusieurs orgas non syndicales dont les Gilets Jaunes Brest, Youth For Climate et Brest la liste citoyenne appelaient à manifester et s’estimaient légitimes, comme n’importe quel groupe constitué à le faire.

Et surtout, le 1er mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs, n’a pas à être accaparée par quiconque. A ce moment là, qu’ils ne défilent qu’entre eux… Et qu’ils ne s’étonnent pas de perdre des adhérents au vu de leur peu d’ouverture –et de se couper de la population !

Lors de la grève contre la « réforme » des retraites (5/12/2019 à mars 2021), ce même syndicaliste avait prétexté que les GJ étaient d’extrême droite pour ne pas vouloir s’associer à une action de l’AG inter-pro inter-luttes en soutien pourtant à sa corporation cheminote. Il faut dire que deux GJ à une de ces AG, avant cela, allaient plutôt dans ce sens… mais de là à généraliser à l’ensemble du mouvement !… Comme s’il n’y avait pas des racistes à la CGT, des gens votant RN, non bien sûr !… Des intolérants dans leurs rangs ? Il suffit de voir comment les dockers accueillaient des gens venus les soutenir au petit matin dans leurs actions de blocage lors de cette même grève, en ne leur adressant qu’à peine la parole et finalement en refusant leur soutien !…

Inutile de leur dire que le 1er mai fût à l’origine une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures et en mémoire d’anarchistes exécutés suite à une grève générale lancée à Chicago le 1er mai 1886 impulsée par les anarchistes. Le fait de traiter la CNT comme une paria ? Ils voient pas le problème ! La référence à l’anarchisme et à une certaine liberté des foules semble ici bien lointaine. Des affiches CNT furent collées ce 1er mai 2021 au passage du cortège. Un des membres du bureau de l’Union Départementale CGT dit alors (en substance) que les militants CNT profitaient de leur manifestation pour faire leur propagande… Avant qu’un de leurs adhérents n’aille recouvrir les dites affiches des siennes, tel un chien venant pisser au même endroit qu’un autre clébard afin de maquer son territoire ! On est chez nous ! Quel corporatisme ! Quel désastre intellectuel, quelle mentalité de petits propriétaires !

Pour que les choses changent vraiment, il y a nécessité à ce que les institutions régulant le mouvement social soient débordées par un mouvement de masses, y compris envers nous-mêmes. Si la chose arrive nous pourrons comme n’importe qui mettre la main à la pâte, proposer nos structures, aussi infimes et informelles soient-elles, amener tout de même modestement notre expérience militante.

Nous passerons brièvement sur ce qu’il s’est passé à Paris, Lyon, Nantes et peut-être dans d’autres villes ce 1er mai 2021 : à savoir la dénonciation par le SO de la CGT d’individus plus radicaux aux flics, son inaction lorsque ces derniers venaient s’attaquer et embarquer des membres du cortège de tête et la volonté de laisser le cortège être coupé en deux par la police, permettant ainsi une nasse géante et mobile du cortège de tête comme on pu le voir à Lyon où le cortège CGT s’est arrêté pour laisser partir le cortège de tête (black blok, autonomes etc.) et le livrer de facto à un encerclement policier. De plus, on peut se demander si des policiers ne composent pas parfois ce SO de la CGT et de la pertinence pour la lutte des classes de syndiquer des policiers qui certes occupent différentes fonctions dans la police, mais dont l’une, et non des moindres, est de casser le mouvement social et écologiste, de servir le gouvernement en une « milice du capital ».



En conclusion, que ce passe t-il en interne pour contrer tout ça ? Si peu : quelques syndicalistes se disant révolutionnaires parfois, cherchent à transformer les structures de l’intérieur. Mais comment changer véritablement ces structures sans les briser ? Car c’est demander à une institution d’être autre chose que ce qu’elle est. La forme actuelle du syndicalisme ne semble plus correspondre à ce qu’il nous faudrait pour lutter efficacement et à la demande de démocratie des derniers mouvements sociaux mais aussi peut-être à une certaine psychologie quelque peu libertaire voire individualiste.

La forme de collectifs in-situ inter-luttes, selon les circonstances de luttes particulières mais pouvant perdurer par temps calme, semble plus adaptée et correspondre mieux à une structure qui serait mouvante et non sclérosée comme la proposition syndicale actuelle. Et surtout, la politique y aurait plus de place, à savoir la coordination tant sur le fond idéologique que sur la forme stratégique et tactique. Ceci, pour innerver un mouvement de masses sans mener à son accaparement par telle ou telle chapelle. Toutefois, il faut que nous restions critiques sur des excès d’horizontalité stérile qui peuvent advenir lors de ce genre d’AG. Aussi informelle soit-elle, il s’agit tout de même d’une institution, c’est à dire de collectifs se donnant ses propres règles. Le tout est de prendre garde à ce que ce ne soit pas trop procédurier et sclérosé, que nous puissions nous faire confiance pour nous répartir le travail militant sans chacun se mêler de tout, tout le temps et dans le détail. Il nous faut donc être pragmatiques et efficaces, tout en pratiquant une certaine auto-critique pour être réactifs à adapter nos pratiques à la réalité et aux diverses évolutions de situations « par nature » instables en période pré-révolutionnaires ou peut-être à moyen terme révolutionnaires, et ainsi pouvoir réagir dans l’urgence, ce que nécessite souvent un agenda militant. Même si bien sûr, nous ne devons pas nous épuiser à être systématiquement en réaction à l’actualité, au temps court, mais avoir une vision de construction de long terme afin de pouvoir intervenir de façon conséquente dans le mouvement social : locaux, autonomie d’impression, notre propre presse, maîtrise des réseaux sociaux et de nos moyens de communication internes etc. Autrement dit, notre réseau doit pouvoir se mettre en branle et faire feu de tout bois en peu de temps afin d’agir dans le mouvement de masses.

Le point de non-retour a été atteint. Les syndicalistes de la base, aussi combatifs et sincères soient-ils, doivent dénoncer publiquement les basses manœuvres de leurs bureaucraties syndicales. Qui ne dit mot consent !… Ainsi, nous privilégierons de soutenir -en y participant et pourquoi pas financièrement- des collectifs qui se seront autonomisés de ces bureaucraties syndicales, aussi micro et localisées soient-elles.

Et si les syndicalistes défendant activement et sincèrement la population –souvent au quotidien dans leur entreprise- se sentent de plus en plus coupés de celle-ci, ils ne pourront s’en prendre qu’à leurs chefs. Comme pour le personnel politique dont nous demandons la révocation possible en cas de manquements à leur engagements, nous réclamons plus de démocratie syndicale pour en finir avec l’accaparement du pouvoir de quelques uns et une plus grande ouverture à la société civile de la part de ces syndicats.

Nous ne demandons pas l’aumône. S’il faut prendre la parole nous la prendrons, en toute autonomie, sans quémander l’autorisation au bon prince (syndical), aux petits barons syndicaux, bureaucrates locaux aux relents staliniens.

Les bureaucraties syndicales sont complices, maltraitent en interne les syndicalistes révolutionnaires ou simplement ceux contestant leur pouvoir : leur base doit se soulever et inventer de nouvelles formes de luttes, plus en autonomie, moins déclarées et dans le jeu de la traditionnelle manifestation syndicale tellement bien instituée qu’elle en devient inoffensive (parcours donné à la police en avance, comment être plus docile ?) face à un pouvoir qui ne les craint aucunement mais à bien décidé d’appliquer jusqu’au bout son agenda de « réformes » (destructions) néolibérales. Nous étions si peu sur les actions de blocage de l’économie lors du dernier mouvement contre la « réforme des retraites » et seuls quelques syndicalistes de FO nous y accompagnaient !… Imaginez si la base syndicale s’y décidait !… Nous gênerions bien plus ensemble le pouvoir économique et politique !

Après les manifestations contre le G7 des parlementaires en septembre 2019 à Brest, le chef local de Solidaires29 (co-secrétaire départemental aux dernières nouvelles), Olivier Cuzon, reçut une amende pour participation à une « manifestation interdite » le 7 septembre 2019. Dans la presse, il se désolidarisa manifestement des autres manifestants, faisant valoir sa bonne foi, qu’il était resté bien sagement place de Strasbourg au lieu de rassemblement statique qui avait été lui déclaré. A quoi cela sert-il de déclarer haut et fort cette inoffensivité de fait ? D’implicitement amener la séparation entre manifestants ? Avec d’un côté les bons, ceux qui respectent les bonnes règles de la sous-préfecture !… de l’autre, les mauvais, ceux qui ne le font pas…

De plus, lors de la 1ère manifestation contre la « Loi sécurité globale » qui se déroula le 21 novembre 2020, même jour qu’une manifestation Gilets Jaunes à Brest qui appelait aussi à manifester contre cette loi, entre autres choses, il ne chercha aucune coordination avec ce 1er RDV à 13h30 mais invita généreusement les GJ de Brest à les rejoindre à 15h place de la Liberté et à faire partie du conglomérat foutraque d’étiquettes de gauches et de pseudo unité, avec événement Facebook à la clef réunissant pléthore de coorganisateurs. Il faut que ça passe par eux !… Il s’exprimait plutôt ici sous l’étiquette de la LDH même si Solidaires était aussi dans l’attelage. Cette même LDH finit par se retirer de la coorganisation de ces manifestations contre la loi « sécurité globale » après le peinturlurage (de l’action painting ?) somme toute très bon enfant du commissariat par quelques jeunes ma fois fort sympathiques, ainsi que quelques heurts de type « jet de poubelle sur les keufs », pas de quoi fouetter un chat !… Avant cela, ils avaient œuvré pour que les manifestations ne passent plus devant ce même commissariat (rue Colbert à Brest) pour éviter les tensions et que le mouvement reste pacifique et puisse continuer d’attirer le plus grand nombre, argumentaient-ils. Ainsi, souvenez-vous ce temps mémorable : « C’est avec regret que la LDH déplore de ne pas pouvoir appeler à défiler le samedi 30 janvier ». Fichtre !

Aussi, n’oublions jamais que le 6 décembre 2018, la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et la FSU dénoncèrent « toutes formes de violences dans l’expression de revendications » des « gilets jaunes », au lendemain de la demande d’Emmanuel Macron aux partis politiques, mais aussi aux partenaires sociaux, de « lancer un appel clair et explicite au calme ».

« Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays », écrivirent-ils, à l’issue de cette rencontre entre leurs numéros uns respectifs au siège de la CFDT. « C’est pourquoi, nos organisations dénoncent toutes formes de violence dans l’expression des revendications« , finissent-elles enfin, en une dernière parole de trahison !… Quel plus clair signe de collaboration dans l’encadrement du mouvement social pour le vider de sa substance offensive et subversive, pour l’édulcorer dans la négociation à peine défensive, à la baisse, avec le pouvoir politique et économique- pouvaient-ils donner ? On ne peut difficilement faire mieux comme trahison, mais méfions-nous, si ces syndicats ne sont pas poussés par leur frange dite combative voire révolutionnaire, ils pourraient bien se vautrer encore plus dans ce genre de forfaiture et se faire pour de bon contre-révolutionnaires.

La barricade n’a jamais que deux côtés, choisis ton camp, camarade syndicaliste !


Sur l’impasse néolibérale du « dialogue social » après un rapport de force plus favorable au travail durant les 30 glorieuses (mode de régulation fordiste du capitalisme), par Frédéric Lordon dans Figures du communisme (paru le 5 mars 2021, La Fabrique éditions) :

Quand le cadre est devenu aussi adverse, continuer de vouloir s’y battre sans même esquisser la perspective de le transformer, tout en continuant d’en espérer des issues différentes, est un signe de santé stratégique, et peut-être mentale, défaillante. Voilà. l’impasse où se trouve rendu le syndicalo-syndicalisme. Il est certain que ce qu’il y a à bouger n’est plus de l’ordre de la « revendication » : il est d’un niveau qui appelle des transformations politiques. Refaire un cadre, ça n’est pas de la « revendication », c’est de la politique – pas la même grammaire. Les confédérations réellement combatives (il n’y en a pas trente-six…) doivent faire l’analyse de la fermeture définitive de l’espace social-démocrate dans lequel leur activité était fondamentalement inscrite, et muter en conséquence : il n’y aura pas de salut hors d’un syndicalisme s’assumant comme syndicalisme politique – et même comme syndicalisme révolutionnaire.


Dislocations

Pour les syndicats qui ne se sont pas vautrés dans la collaboration de classe comme pour les forces politiques de transformation, contempler la chape écrasante des structures néolibérales n’est pas « déprimant » : on y gagne et l’abandon des illusions condamnant à l’échec sans fin, et l’identification plus claire de ce à quoi il faut réellement s’attaquer. C’est d’ailleurs une vue d’autant moins déprimante que, depuis la crise financière de 2007-2009, ces structures, si elles continuent de remplir leur office économique, sont entrées dans une phase de délégitimation politique profonde. Et même cumulative, puisque les pouvoirs en place ont pour seule réaction d’approfondir le néolibéralisme en réponse à la crise du néolibéralisme. Depuis la loi Travail de 2016, le pays est entré dans une phase de conflictualité chronique. Chaque année ou presque connaît un « mouvement social » d’importance, et ces épisodes n’ont rien de séparé : entre deux flambées, la braise rougeoie, jamais ne s’éteint. La colère est devenue le bruit de fond politique de la société, et ça n’est pas que le symptôme d’un changement des humeurs collectives: également celui d’une arrivée aux limites, et d’une réouverture de degrés de liberté.


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Face à la récupération et limitation des mouvements sociaux par les syndicats et partis politiques :

riposte populaire !

La manifestation contre l’extrême droite et pour défendre nos libertés devait être un grand rassemblement populaire ce samedi 12 juin 2021 à Brest… Des partis politiques et syndicats appelaient à y participer. Ces derniers devaient se mettre en retrait afin de rassembler large sans mettre d’étiquettes trop en avant…

Pourtant, lors des prises de parole, les organisations syndicales assurèrent leur auto-promotion comme organisatrices par qui « tout devait passer » et refusèrent la parole à celles et ceux qui désiraient la prendre de manière impromptue. VISA29 (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) qui réunit des organisations syndicales souhaitant lutter collectivement contre l’implantation et l’audience de l’extrême droite dans le monde du travail était à l’origine de l’organisation de la manifestation. La CNT interpro-Brest en faisait partie également et participa à l’organisation de cette manifestation. Elle ne fût pourtant même pas citée parmi les syndicats organisateurs à Brest ce jour-là lors des prises de parole. Lorsqu’il fût demandé pourquoi à Olivier Cuzon, co-secrétaire de Solidaires 29 (en 2017 en tous cas, difficile de trouver l’organigramme du syndicat…) et prenant systématiquement la parole pour son syndicat lors des manifestations et rassemblements, la réponse fût : « La CGT veut pas entendre parler de vous. ».

Est-ce également pour cela qu’il s’était mis à lire tout seul un texte collectif signé par Solidaires, la CNT, Gilets Jaunes Brest, Youth For Climate Brest, Citoyens Pour le Climat Brest, L’Alternative UBO le 1er mai 2019 sur les marches de la mairie, alors que des membres de ces collectifs manifestaient ostentatoirement la volonté de participer à cette lecture ? Est-ce pour cela également qu’un jour avant le 1er mai 2021, la prise de parole de la CNT, Gilets Jaunes Brest, Brest La liste citoyenne et Youth For Cimate Brest, ainsi que celle de Quartz Occupé avait été annulée par l’Union départementale et l’Union Locale CGT ? Pour ne pas déplaire à la CGT locale qui redoute avant tout une chose, c’est le « hors cadre » de voi(es)x concurrentes qui lui feraient perdre en hégémonie à la tête de l’intersyndicale qu’elle pilote fermement et sa place centrale de contrôle du mouvement social ? D’où le dénigrement systématique des Gilets Jaunes également de la part de la CGT et de son secrétaire d’Union Locale Olivier Le Pichon ?

Peut-être la CGT a t-elle effectivement, comme lors du 1er mai 2021, déclaré à la sous-préfecture cette manifestation ?… Mais cela ne doit pas lui faire croire que ce mouvement populaire qui s’est formé ce samedi 12 juin 2021 à Brest lui est affidé. Aucune organisation ne doit tenter toute récupération de ce mouvement encore naissant. Au contraire, il doit se faire le plus large possible sans quelconques étiquettes afin qu’il puisse rassembler le plus large possible et ainsi se développer pleinement sans se scléroser du fait des bureaucraties syndicales ou appareils de partis.

Nous regrettons donc le manque de toute forme de spontanéité de la part de ces organisations, à contrario d’une partie du cortège qui voulut partir en manif sauvage lors de cette manifestation du 12 juin 2021 et ainsi suivre un parcours imprévu… Les syndicats (hors CNT) ne l’entendaient pas de cette oreille : il fallait rejoindre ce qui était prévu, l’inoffensif cortège plan plan, « un petit tour et puis s’en va » pour arriver à temps au barbeuc de la cégète, ou quelque réjouissance dans le genre ! Le cortège se scinda donc en 2 et les récalcitrants au parcours officiel se virent donc empêchés par la police de suivre LEUR parcours qu’ils avaient décidé collectivement, plus ou moins spontanément…
Ce manque de solidarité de la part de la CGT et autres syndicats qui marchent au pas dans sa roue ne peut qu’affaiblir ces cortèges spontanés et autonomes. Elle risque ainsi de contribuer à les livrer à la répression policière puis judiciaire !…

Car oui, nous voulons bien autre chose !… Nous voulons que ça déborde !
Et si nous croyons à l’organisation et coordination, ce n’est pas pour s’accaparer et diriger le mouvement social, mais bien pour être débordés par les masses dans une perspective de changer de fond en comble l’organisation économique et politique de notre société, de reprendre le pouvoir sur le travail, sur la propriété en une démocratie directe économique et politique !…

Si nous avons conscience qu’« on en est pas encore là », du moins nous souhaitons que cela advienne… Si un tel mouvement d’envergure se faisait enfin jour, nous pourrons, comme n’importe quel individu ou groupe constitué, apporter notre pierre à l’édifice, modestement proposer notre aide afin de contribuer à faire vivre et à organiser le mouvement social et espérons le, écologiste.

Les temps sont durs… L’extrême droite pullule sur les plateaux de télévision, le Rassemblement National se rapproche du pouvoir politique d’État, la police est en roue libre et les lois autoritaires, sécuritaires voire racistes se multiplient… Alors plus que jamais, face à l’extrême droite et ses idées nauséabondes : riposte populaire !

ASSUMONS-NOUS COMME FORCE DE PROPOSITION POUR CONSTRUIRE UN BLOC AUTONOME DES PARTIS POLITIQUES ET DES BUREAUCRATIES SYNDICALES, POUR UN CHANGEMENT DE RÉGIME !

Plus d’infos sur le syndicalisme
(historique, statistiques, lexique etc.)


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Les Géométriquement aventures de
Marcel Triangle et René Rond
En Gilet Jaune






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Arrêter d’opposer les luttes donc les gens entre eux !

Un jour il faudra bien que chacun, chaque groupe sorte de sa petite chapelle pour un véritable mouvement de masse plutôt que de se jeter contre un mur les uns après les autres sans coordination. Sortir d’une simple juxtaposition de luttes, les gens et divers collectifs marchant les uns à côté des autres plutôt que véritablement ensemble. Pour ça il faudra sortir de son intérêt strictement personnel et de groupe séparés et monter en généralisation politique contre un ennemi commun : le capitalisme et leurs fondés de pouvoir d’État en France : la macronie.

Et bien plus, proposer une alternative positive à ce mode de production qui fait grand tord tant socialement qu’écologiquement. Bref, y a du boulot et laissons parler des aigris qui souvent n’organisent pas grand-chose… mais sont plus prompts à dénigrer.


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Pour un mouvement de masse :

un peu de stratégie ?

L’ADN du mouvement des Gilets Jaunes est asyndical et surtout apartidaire. Nous ne sommes donc ni un parti politique, ni un syndicat mais essayons de nous organiser pour faire entendre notre voix dans la vie politique de notre pays, comme un groupe de pression citoyen vis à vis des mesures politiques et économiques qui nuisent au peuple français, pour plus de démocratie.

Cependant, depuis le 1er acte du mouvement le 17 novembre 2018, des personnes se revendiquant Gilets Jaunes appartiennent à des syndicats, partis politiques de tous bords, associations etc. C’est un état de fait. Libre à eux. Libre à eux aussi de voter pour qui ils veulent.

Toutefois, n’oublions pas que le gilet jaune était avant tout un symbole permettant de visibiliser une partie de la population française de plus en plus appauvrie, invisibilisée et souffrant « en silence ». Ainsi, nous pensons qu’il ne faut pas nous replier dans une sorte de sectarisme excluant et ne soutenant pas d’autres causes comme celle des intermittents du spectacle par exemple.

Car eux aussi sont des précaires, en voie d’appauvrissement, subissent comme tout le monde les mesures sanitaires du gouvernement et un chômage de masse, minant notre société depuis plus de 40 ans. Et un peu partout en France, nombre d’entre-eux ont porté et portent toujours le gilet jaune.

Les soutenir, relayer des informations les concernant, ce n’est pas exclure nos propres revendications mais bien de tenter de créer des ponts entre différents groupes. Il ne faut pas s’attendre à ce que mécaniquement, du jour au lendemain, ils nous rejoignent en masse en retour. Mais petit à petit quelques uns nous rejoindront et des artistes le faisaient déjà lors des dernières manifestations Gilets Jaunes à Brest.

Le capitalisme -mode de production, de consommation et d’échange- impacte chaque secteur de nos vies et surtout notre rapport au travail. La Macronie sert les intérêts des plus riches : le (grand) capital. Ainsi, nous pensons qu’il faudra bien un jour dépasser l’addition de luttes séparées, diverses chapelles, que chaque groupe ne devra pas se replier sur ses particularités si nous voulons un véritable mouvement de masse. Pour cela, pourquoi ne pas viser un ennemi commun ? Ce mode de production, ce capitalisme qui nous mène droit dans le mur, surtout sur le long terme du fait des désastres climatiques et des crises financières et économiques qu’il produit et continuera de produire du fait de sa logique-même de recherche de profits à court terme !

Les Gilets jaunes sont largement soutenus dans la population française et nous pouvons toujours avoir un effet de mobilisation si nous restons ouverts à l’arrivée de nouvelles personnes. Pour cela, il nous faut nous structurer, peut-être manifester moins mais avec plus de préparation : communiquer, mobiliser pour impliquer les citoyens, pour agrandir notre nombre. Ceci, plutôt que de courir après des appels lancés à l’emporte-pièce sur les réseaux sociaux, des initiatives individuelles.

L’histoire ne se répète pas. Nous pouvons avoir une force d’impulsion mais ce qui arrivera sera un mouvement social nouveau. Nous pensons donc qu’il nous faut sans-cesse renouveler notre répertoire d’actions, sauf à répéter chaque fois les mêmes tentatives de mobilisations comme reprendre les rond-points sans, il faut être lucide, avoir suffisamment de forces vives pour cela.

Ainsi, il nous paraît souvent plus simple de nous greffer à des manifestations organisées par d’autres tout en restant indépendants. Cela évite de passer trop de temps en organisation et peut permettre de continuer à nous rencontrer en nombre conséquent et d’élargir nos rangs.

Toutefois, de temps en temps nous pourrons de nouveau être à l’initiative d’appels à manifester ou autre, chercher des alliances avec d’autres groupes asyndicaux et apartidaires, pour avoir plus de force. Ceci, sans nous épuiser et nous éparpiller car la lutte qui nous attend durera très probablement encore des années du fait de la crise économique qui ne fait que commencer et de la perpétuation annoncée de politiques (austéritaires) toujours plus dures comme la casse de l’assurance chômage et du système de retraites français.

Ce n’est donc pas le moment de dénigrer, mais bien de rassembler !

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Ambiance lunaire
avec les flics à paris

Cinoche : des images de policiers malmenés défilent sur un écran géant accompagnées d’une musique larmoyante.

Séparation des pouvoirs : « Le problème de la police c’est la justice ! » lance à la tribune Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat policier d’extrême droite Alliance. Quel sens de la formule ! Limpide, simple et efficace… non vraiment, bravo, un vrai génie !

« Il est temps surtout de frapper les petites frappes pour apporter des réponses pénales immédiates. » peut-on entendre ailleurs… Quel style !

Réouverture des cinés : arrive ensuite une vidéo (sur écran géant toujours) d’un policier blessé en service, au visage tuméfié, parlant de sont lit d’hôpital (c’est à peine mis en scène !…) : « Je fais cette vidéo car y en a vraiment marre. ». Puis d’ajouter le très classique mais néanmoins efficace (sait-on jamais?) : « La peur doit changer de camp. »

Les keufs ont aussi dans leur bagages des invités surprises, de véritables stars du show-biz, à savoir Gérard Lanvin qui n’en finit pas de décrépir et Vincent Moscato qui anime le Super Moscato Show sur RMC (le titre donne vraiment envie !…).

Au fond, on peut voir notamment un gros ballon de syndicat bien identifié : CFDT. Décidément, ils ne sont pas à une trahison prête !…

Arrive le rappeur Kaotik qui pousse la chansonnette, si si c’est vrai ! Et oui, les flics aussi peuvent aimer le rap et ainsi montrer qu’ils sont modernes et tolérants au fond, n’allez pas croire… mais bien rance le rap s’il vous plaît ? Bien rance !

Pour finir en beauté avec une vibrante marseillaise, drapeaux bleus virevoltant, le rouge du drapeau tricolore s’étant évanoui dans le bleu de ceux des syndicats de police ! C’est ça la France ?!…

Et dire que ce qui s’appelait autrefois « la gôche » a participé à cette pantalonnade : le melonné Yannick Jadot pour Europe Écologie Les Verts, la revêche bourgeoise de Paris Anne Hidalgo et l’insipide Olivier Faure pour le Parti Socialiste (qui ose encore porter le nom de « socialiste », le parti, pas Olivier Faure qui lui ne porte pas grand chose) et le clou du spectacle, l’oxymorique néo stalinien social-démocrate sauce Marchais Fabien Roussel pour le Parti Communiste Français, qui lui, ne sait décidément plus où il habite (je parle du parti), de Moscou à Stalingrad (attention au crack !) en passant par la place du colonel Fabien sans passer par la case prison, enfin, quelque chose dans le genre. Delphine Batho était là aussi, pour un parti écolo ne méritant même pas une recherche Google (enfin je veux dire, par le truchement d’un moteur de recherche cool et écolo bien sûr, comme aurait pu le dire notre bienheureux Président).

Tout le monde est là toutes tendances confondues, c’est la fête ! Il y a aussi Jean-Christophe Lagarde pour l’UDI (centre-droit… enfin la droite quoi !). Pour Les Républicains : Laurent Wauquiez, Christian Jacob, François Baroin etc.

Bref, une fameuse dream team côtoyant des Éric Zemmour, Philippe De Villiers et Jean Messiah ; Jordan Bardella et sa clique du mal nommé Rassemblement National ou affidés, Wallerand de Saint-Just, Julien Odoul, Sébastien Chenu, le couple Ménard, la nièce Le Pen, Marion Maréchal, Thierry Mariani. Le raciste, malingre et apeuré Ivan Rioufol comptait se rendre à la manifestation et peut-être aussi la quasi-totalité du plateau de Pascal Praud (Élisabeth Levy etc.) ? Et bien sûr était présent, accompagné de son fidèle berger Lallement (Didier, le Préfet de police de Paris), le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin qui déclara ces mots d’amour aux policiers et pour la postérité c’est évident : « Tous les matins quand je me lève, tous les soirs quand je me couche, je pense à vous. »

Musique lancinante, éteignez les lumières, commencez le cinéma !
La réalité dépasse parfois la fiction… et c’est franchement flippant !

Texte largement inspiré par le visionnage de cette sidérante vidéo :

PS : Sans oublier Nicolas Dupont-Aigan (Debout La France) également présent bien sûr et Éric Ciotti (Les Républicains flirtant avec le Rassemblement National) que l’on a pu voir converser « chaleureusement avec le socialiste David Habib, député des Pyrénées atlantiques et vice président de l’Assemblée nationale. » :


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L’idole des verts

L’écologie, ce ne sont pas juste des variables physiques à ajuster comme semble le croire Jean-Marc Jancovici. Il y a aussi des rapports de production, de domination de classe donc, politiques et démocratiques à prendre en compte. Et c’est bien parce qu’il y a un système économique -le capitalisme- avec une logique de réduction des coûts à court terme du fait de la concurrence généralisée -et ceci peu importe les dégâts sociaux et environnementaux en produisant à peu près tout et n’importe quoi- que nous sommes dans ce foutoir ! Le problème n’est donc pas que les humains seraient énergivores, comme ça, en général -l’homme abstrait, celui des droits de l’homme- mais que leur système économique inégalitaire créant de plus en plus de pauvreté l’est lui bel et bien et ne saura pas mettre les freins d’urgence.

Et non, il n’y a pas toujours eu « du capitalisme » comme l’affirment des réactionnaires comme Jancovici et Michel Onfray par exemple. Si depuis l’antiquité il y a bien eu des formes de « capital commercial », de « capital porteur d’intérêts » (cf. p104 à 107 de Le loup dans la bergerie de Jean ClaudeMichéa, Climats, 2018) et donc d’accumulation privée de ceux-ci, toute la différence avec l’ « ère du capital » c’est la généralisation de ces formes. C’est bien ce qu’explique Fernand Braudel. Avec le commerce au loin, la colonisation des Amériques, c’est bien une « économie-monde » qui se développe et la propagation d’un capitalisme commercial sous domination européenne à partir du capital accumulé dans les villes commerciales comme Florence, Venise, Anvers, Gènes puis Amsterdam. Marx lui parlera de l’« accumulation primitive » du capital par les européens du fait de l’exploitation par ceux-ci des indiens d’Amérique du sud esclavagisés dans des mines d’or notamment. Peut-être devrions-nous parler plus ici, avec Alain Bihr, « d’archipels capitalistes dans un océan féodal ». A noter que pour lui c’est bien « la mondialisation (…) [qui] a permis de donner naissance au capitalisme »…

S’en suivra la révolution industrielle anglaise et le véritable essor du capitalisme « concurrentiel bourgeois », c’est à dire l’édification d’un véritable « mode de production capitaliste », avec des variantes bien sûr selon les pays. Certains comme le sociologue et historien américain Jason Moore parlent donc de capitalocène et non d’anthropocène, afin d’attacher la crise climatique et environnementale à un mode de production concret et précis : le capitalisme ! Avec des hommes réels, des rapports de domination issus de la production et donc de la propriété.

Vue l’ampleur du désastre en cours, avec de récents feux en Sibérie et des records de chaleur, la fonte accélérée d’une partie de la calotte glaciaire au Groenland, les années les plus chaudes depuis l’ère industrielle justement qui se succèdent les unes après les autres, c’est bien à la propriété qu’il faudra s’attaquer. Pour changer l’histoire, qui semble nous mener droit dans le mur -mais rien n’est jamais écrit d’avance- c’est donc bien la lutte des classes qu’il faudra réactiver plus encore et donc ne pas uniquement négocier la longueur de nos chaînes, de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail etc. mais bien changer les structures économiques et politiques de fond en comble. Car comment maîtriser un avenir commun si l’on ne peut décider du mode de production, de consommation et d’échange ? Bien sûr il y a plusieurs degrés d’expropriation. Il ne s’agit pas ici de proposer du jour au lendemain l’expropriation généralisée mais plutôt de se concentrer sur des secteurs stratégiques afin de réorienter nos productions (car l’essentiel se joue à la production) : énergies, transports, télécommunications, médias et j’en passe… Il faut donc une véritable démocratie, notamment économique…

Ces sont les riches qui polluent !

Il serait temps de s’en rendre compte et d’agir en conséquence ! Cesser de punir les pauvres et de proposer des solutions oiseuses à la Jancovici comme celle de se vautrer dans le nucléaire.

Et oui, si tant est qu’il y ait une solution, elle passera bien plutôt par un vaste mouvement/soulèvement populaire plutôt que par de soi-disant experts éclairés à la Jancovici, sorte de rebuts d’un néo-saint-simmonisme de bas étage !… comme Macron.

Toujours se méfier de ceux qui parlent à l’oreille des puissants !

Texte inspiré par la lecture de cet article :

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Apologie du rond-point

Tribunes


De l’audace

Aujourd’hui le pays semble à l’agonie, asservi par divers parasites se croyant maîtres, et abandonné par ses enfants, trop apeurés et isolés pour le défendre.

La démocratie maintenant morte, et les symptômes de la dictature désormais apparents, il est temps d’accepter la réalité de notre condition.

Les demandes faites au Pouvoir resteront sans réponses, la Culture ne sera pas aidée par ceux qui redoutent la convivialité qu’elle crée, et chaque indignation populaire se heurtera à l’indifférence ou à la répression.

C’est le moment idéal pour se souvenir que la République a été créée pour servir, non pour asservir. Elle est un outil du peuple pour gérer sa vie commune et son rapport aux autres nations.

Nous sommes spoliés de cet outil par ceux qui redoutent le peuple, et qui souhaitent s’enrichir sur son dos.

Ces petits rois, esclaves de leur propre avidité, n’ont qu’une peur : la révolte populaire.

Qu’elle soit par la désobéissance civile, la grève générale ou la révolution directe, cette unité citoyenne est le cauchemar des tyrans.

Un peuple uni dans la bienveillance et l’espérance est plus grand que tout empereur, tout monarque absolu. De ce fait, il est urgent de nous retrouver, que chacun aille à sa propre rencontre et que tous se rassemblent en individus libres.

En commune, il nous est possible de nous organiser, les merveilles sociales que nous admirons sont les fruits de ces rassemblement d’individus, déterminés à rendre leurs espoirs réels.

Aujourd’hui c’est tout le système qui est à changer.

Nous sommes de nouveau appelés à nous constituer en peuple, unique force de la nation, pour écrire la suite de notre histoire.

La République naît du peuple. La démocratie naît du peuple.

Le cri de notre histoire, et les luttes de nos aïeuls, nous appellent au soulèvement révolutionnaire, à la création d’un monde nouveau.

Marchons ensemble, vers cet horizon utopique, la démocratie et la justesse sont sur notre chemin. Notre mouvement n’a comme colère que la rage de vivre.

Nous jurons d’être unis, nous jurons d’être forts.

Pour la renaissance de la culture, pour une justice sociale, pour l’harmonie entre les peuples et avec la Nature, pour la beauté du Monde.

Dans six jours, ici à Brest, la Place de la Liberté s’offrira à ceux qui portent leur révolte. Dans le cœur de la lutte, l’unité citoyenne rend toute utopie possible.

Entends, peuple, qu’il ne te manque que l’audace.


Femme debout

Témoignage

Je viens vous présenter mon avis sur la situation actuelle.

En temps normal, pardonnez l’opacité de ce terme, le gouvernement était sourd aux demandes des citoyens, sourds au désespoir des peuples. Répondant aux manifestations et cortèges citoyens par une répression indigne d’une démocratie, où la présence massive des violences policières les rendaient si grossières qu’on ne pouvait feindre de ne pas les voir.

L’impunité de ces violences, 800 Gilets Jaunes condamnés, parfois dans le secret de la nuit, à de la prison ferme, quand des politiques ayant trahi le peuple ne sont jamais inquiétés.

Le meurtre de citoyens, Rémi Fraisse, Steve Maia Caniço, Zineb Redouane, et tant d’autres.

Le traitement médiatique hostile envers les luttes du peuple.

Le gouvernement ne pliera pas, ou si peu, devant la volonté des citoyens.

Cette injustice est d’autant plus obscène qu’elle perdure en temps de crise.

Après des mois de sacrifice et de docilité des citoyens, alors que le pouvoir mettait en place d’avantage de mesures liberticides et non-nécessaires, ne se justifiant que par le profit qu’en ferait ce même pouvoir, le peuple n’en peut plus, et demande le retour de la culture.

Nous voulons des concerts, des cinémas, des festivals, nous voulons de la convivialité, que la vie ne se limite plus à métro-boulot-dodo.

Et quelle est la réponse du pouvoir ?

Des lois sécuritaires, du contrôle, toujours plus de contrôle.

Et de la peur.

Discours infantilisants de culpabilisations des citoyens sur les grandes chaînes de télévision, entretiens de l’incertitude sur la suite des évènements, cette peur tétanise les gens, qui se cramponnent à leurs certitudes, leurs point de repères, par réflexe humain.
Et Emmanuel Macron, qu’on tente de nous présenter comme l’homme de la situation, celui dont notre sort dépend.

Il nous est refusé de reprendre une activité culturelle, alors qu’il est facile d’aménager les salles de spectacle, et que les rassemblements en plein air provoquent peu de contaminations.

Aucun lit d’hôpital n’est créé, le gouvernement en supprimera même cette année, aucun poste en service hospitalier n’a été et ne sera créé non plus.

Refus d’accorder le RSA aux 18-25 ans.

Les plus riches ne contribueront pas à l’effort, pas de retour de l’ISF ne serait-ce que pour la durée de la crise, pire ! Ils s’enrichissent d’avantage alors que les plus pauvres sombrent dans une misère plus grande.

Macron, le Méprisant de la République, qui n’en porte plus que le nom, encourage le pillage de la France, la dépouille de tout ce qui faisait sa grandeur, et n’a aucune volonté de rendre ce qu’il a pris. Déjà autoritaire, maintenant totalitaire, notre état dépérit entre les mains de l’oligarchie et de ses serviles canidés.

Manifester pour faire des demandes au gouvernement, c’est supplier notre bourreau de nous frapper avec plus de douceur.

Nous sommes le peuple souverain.

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

Debout.


Les Gilets Jaunes triompheront

Révolution

Un jour de plus en République Démocratique de France, le pays s’enfonce dans la misère et le gouvernement, ou plutôt Manu notre Guide Suprême, continue d’organiser le pillage national.

Toujours pas de réponse aux demandes citoyennes, pas d’aide concrète aux étudiants, aux artistes, pas de moyens pour l’hôpital, qu’il continue de dévaster.

Soyez tranquille, aucune dérive démocratique à l’horizon !

Les cortèges n’iront nulle part, les slogans perdus dans le vent, car ils s’adressent aux puissants, ceux là même qui nous oppriment, jamais ne rendront ce qu’ils ont pris.

Et moi..

Je ne porterai plus de pancarte en cortège, je n’ai plus aucune demande à faire au gouvernement.

Nul besoin de leur pitié, de leur clémence, je veux qu’ils foutent le camp.

Et puisque jamais ils ne le feront, comprenez qu’un trône, on s’y attache, je propose qu’on les chasse comme on rejette d’agaçants moucherons.

Je ne demande plus l’autorisation, ni de me déplacer, ni de manifester.

Qu’attendons-nous pour organiser notre libération ?

La permission du Président, qu’il acquiesce en souriant

La révolution ? Avec plaisir !

J’adhère, j’adore, j’approuve, je signe !

Permettez que je prête une scène, pour l’échafaud ce serait sublime,

ainsi qu’un grand tapis blanc, je le rougirai de mon sang !

Voyons, debout, gens endormis ! Jamais l’Histoire n’a vu pareille comédie !

Ici se répand la rumeur, derrière vos mensonges, une vérité : la maladie c’est bien la peur, et la lutte peut la tuer.

Le masque est un symptôme, que je me permet d’ôter, couvre-feu et confinements sont des démonstrations de force, et des épreuves de soumission.

Ici on crève de faim, de désespoir, pendant que se gavent les parasites, morpions de la République, qui en dévorent l’essence, le sens et la richesse du pays.

Liberté asphyxiée, Égalité inexistante et Fraternité dissoute dans la peur, l’isolement, l’oppression.

Le pouvoir se cache, à raison, derrière des lâches en livrée qui lavent leur conscience d’une phrase : « je suis les ordres ».

Tes ordres, servile canidé, permettent d’étouffer un peuple qui veut reprendre ce qui lui est dû : la souveraineté. Et lorsque le Régime totalitaire sera complètement installé, que tu auras frappé, massacré le peuple, et que le mot Liberté ne sera porté que sur l’uniforme, tu ne pourras pas dire que tu ne savais pas.

Aucune excuse pour ceux qui se soumettent et servent cette dictature naissante. Vous avez peur ? Et bien nous aussi.

Et pourtant nous marchons à la rencontre de cette peur, c’est cela faire preuve de courage.

Nous battons le pavé, poing levé, main ouverte et corps tremblant, mais toujours cette flamme dans la poitrine, nous portons notre liberté.

Et le soir, seuls avec nos consciences, nous savons que notre combat est juste.

Petits rois de pacotille, milices policières asservies, banquiers, actionnaires, parasites du pays, oligarques au cœur pourri, entends gronder dans la rue le peuple, entends les cris sourds du pays.

Entends ses pas battre le pavé, entends venir la révolution.

L’espoir, c’est nous !

L’avenir nous appartient ! Nous construirons le monde de demain, solidaire et juste.

Le printemps voit renaître l’humain, la musique rythme nos vies, les spectacles sont lieux de rencontres, le peuple seul porte la nation.

Nous dansons au crépuscule du monde, car c’est au nôtre de naître.

Venez demain, venez nombreux ! De midi à minuit sur la place de la Liberté, Brest la Rouge s’éveille !

Venez musiciens, venez danseurs, venez mes frères, mes sœurs, venez vivre libre et sans contraintes, venez prouver que vous êtes encore humain.

Et ensemble, tout est possible.


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Il y a 150 ans débutait
la semaine sanglante !

Du dimanche 21 au dimanche suivant 28 mai 1871 la Commune de Paris, insurrection et véritable démocratie populaire instaurée à Paris fût écrasée par les troupes versaillaises de la république d’Adolphe Thiers ! Car oui, la république peut bien être contre le peuple !

De 20 000 à 30 000 morts du côté des communards, des exécutions sommaires en masse, littéralement des ruisseaux de sang coulant entre les pavés parisiens à force d’exécutions de prisonniers de la part de l’armée versaillaise. Souvent sur la base d’un simple soupçon, une dénonciation plus ou moins calomnieuse, la marque du fusil, de la poudre sur les mains ou simplement le fait d’avoir des mains caleuses c’est à dire marquées par le travail, pouvaient servir de « preuves » à exécution sommaire.

Pour poursuivre le bilan : « 43.527 arrestations (bilan officiel du général Appert), des déportations en masse (Nouvelle Calédonie : Nouméa etc.). Paris passe alors de 2 millions d’habitants en 1870 à 1.818.710 en 1872, avec une perte d’environ 100 000 ouvriers du fait du siège, des morts de la guerre, des prisonniers, des exilés et des massacrés du printemps 1871. » Voir l’article complet de Ahou sur le sujet ici.

Aujourd’hui comme à l’époque, les classes populaires sont animalisées, chosifiées, dépeintes comme des hordes de barbares. Clairement, les pouvoirs politiques et médiatiques préparent la population à, si la situation sociale se tend du fait de la crise économique, tirer sur le peuple, cette fois-ci à balles réelles !

La répression des Gilets Jaunes et en banlieue n’auront alors été qu’un prélude à une répression sociale bien plus violente en France. Ces sont les « forces de l’ordre » au service de l’État et donc dans la plupart des cas de la bourgeoisie, qui fixent le niveau de violence et de confrontation !

Plus que jamais il est temps de crier « VIVE LA COMMUNE ! »


Écoutez la chanson :

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www.giletsjaunesbrest.com



Ahou est un magazine issu du mouvement des Gilets Jaunes de Brest et alentours (mais pas que…) ainsi qu’un collectif d’auteurs, artivistes, dessinateurs et graphistes.
AHOU, OU LE GRAPHISME À GRAND COUPS DE TRUELLE !
Nous voulons participer à notre modeste échelle à un changement d’hégémonie culturelle visant à aller vers une société plus juste et égalitaire, viable écologiquement.
Ainsi, nous pensons qu’il nous faut reprendre notre pouvoir sur le travail, sur la propriété pour plus de démocratie économique et politique.
Nous croyons aux vertus de l’autonomie pour une totale indépendance vis des syndicats et partis politiques.
Nous croyons à l’importance des mots, des images, pour construire un imaginaire commun sortant de la grande imagerie du capital qui nous borne à reproduire notre force de travail et consommer sa camelote prémâchée ! « Sans rêve et sans réalité, aux images nous sommes condamnés » disait la chanson
Salutations canines


Merci à vous qui êtes arrivés jusque là !
En espérant que l’on ne vous aura pas fait trop mal aux cheveux. N’hésitez pas à nous contacter pour quoi que ce soit et plus que jamais par ces temps difficiles, entraidons-nous, ne laissons pas les puissants dicter nos vies, soyons fiers de ce que nous sommes et avons fait pour combattre cet ordre inique. Continuons à nous organiser pour le mettre à bas !
Ahou, voilà qui est dit, portez-vous bien !

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Un commentaire

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