RASSEMBLEMENT « Pour l’emploi social. Pour l’avenir du quartier de Pen ar créac’h ! Block Party » samedi 13 mars de 14h à 15h30 place de Strasbourg à BREST

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Organisé par Solidaires 29 et Penarcréac’h Emplois En Danger


Block Party : mix (DJ TAJ), Breakdance ( Chambo et les 29ers) et Rap et Open mic (collectif de rappeurs/euses brestois.es)

Nous, acteurs et actrices de la vie sociale, citoyen.ne.s brest oî s.es, avons appris le projet de licenciement de Marianne Gambier et Éva Hita par leur employeuse, la MPT de Pen ar créac’h. Marianne et Eva sont deux piliers de la MPT, impliquées depuis des années dans la vie du quartier de Pen ar Créac’h.
Cette perspective soulève de l’émotion voire de la colère chez les usagers/ères de la structure et plus largement, chez nombre de brestois.es.
S’ils devenaient effectifs, ces licenciements fragiliseraient considérablement le précieux travail accompli au sein du secteur jeunesse de la MPT depuis des années.
Marianne Gambier est coordinatrice jeunesse. Et comment imaginer la gestion de ce secteur sans coordinatrice ? Pour rappel, Pen ar Créac’h est un quartier de « veille active ». La MPT est un levier pour l’accueil et l’accompagnement de jeunes , parfois touché.e.s par de graves problématiques (isolement, violences intra et extra familiales, décrochage scolaire, addictions, délinquance). Les animateurs/trices sont certes formé.e.s pour les accompagner mais ils.elles ont également besoin du soutien d’une personne ressource. C’est elle qui pilote la politique jeunesse de la MPT ; c’est elle qui encadre et fixe les objectifs hebdomadaires de l’équipe ; c’est elle qui coordonne les nombreux projets en partenariat avec les autres acteurs jeunesse de la Ville.
Quant à Éva Hita, elle est habitante du quartier, à l’initiative en tant qu’adolescente du secteur jeunesse , et salariée de la MPT depuis 10 ans, avec une connaissance accrue de Pen ar créac’h. Elle est très investie dans les divers projets de l’association. Les adhérent.e.s reconnaissent son accueil toujours chaleureux, sa disponibilité, son écoute. Comment combler son absence et maintenir la qualité de l’accueil en supprimant son poste ?
L’équipe actuelle est fragilisée, affaiblie et découragée . Les arrêts de travail se sont multipliés ces dernières semaines. À travers cette décision de licenciement, c’est le choix d’ une gestion des salarié·e·s destructrice qui a été fait. Or, la direction et le CA sont responsables de la santé physique et mentale des salarié.e.s. Il y a là une défaillance évidente. Sans compter le turn over important au poste de direction depuis 6 ans, qui impacte et fragilise d’autant plus la gestion de la structure.
Nous entendons que la MPT rencontre des difficultés financières . C’est le cas de nombreux équipements de quartier à Brest comme ailleurs. Pourtant, aucune n’a pris des décisions aussi drastiques.
Sur la forme de ce processus de licenciement, nous dénonçons le fait que Marianne GAMBIER, Eva HITA et l’ensemble des salarié.e.s n’ont pas été concerté.e dans une décision annoncée brutalement au retour de leurs congés.
Sur le fond, pourquoi toutes les solutions n’ont elles pas été explorées par les dirigeant.e.s de la MPT et notamment les aides de l’Etat proposées en cette période sanitaire hors du commun ? Mais avant tout, nous nous demandons pourquoi la ville de Brest n’a t-elle pas été sollicitée pour une aide financière exceptionnelle, ce qu’elle a pu faire par la passé pour d’autres structures ?
Avec des financements publics, le secteur jeunesse remplit une mission essentielle de service public : celle de la prévention. La ville est d’ailleurs le premier financeur de la MPT qui dès lors, doit rendre des comptes à la collectivité sur l’utilisation de l’argent public. Siégeant au Conseil d’administration de la MPT, deux élu.e.s de la Collectivité avaient une connaissance régulière de l’activité et de l’ensemble des éléments budgétaires, tous les bilans après contrôle par un Commissaire aux comptes sont d’ailleurs adressés chaque année à la Collectivité et rien ne laissait sous-entendre une telle décision de la part du Conseil d’Administration de la MPT de Pen ar Créac’h.
Au vu de cette décision calamiteuse de licenciements par la MPT, la Ville doit se positionner face à un projet qui aura des conséquences humaines et sociales graves. Elle doit diligenter une étude d’accompagnement de l’association et mener une réflexion sur une stratégie nouvelle dans ce quartier.
Il est de la responsabilité du maire de Brest de reprendre ce dossier en main urgemment et de mettre un terme à la procédure de licenciement.

L’événement Facebook

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