Revue de presse au 23/11/2020

Sur les Gilets Jaunes (trouvé sur Facebook)

« Je voudrais pousser mon petit cri de colère.

Je suis réellement rentrer dans la lutte contre ce gouvernement le 18 novembre et non pas le 17, jour de la naissance des gilets jaunes. Je me sens active dans ce mouvement et malgré les médias, les flics et les médisances qui veulent nous décourager, nous résistons. Derrière ce « gilet jaune » que je suis, il y a une femme qui a élevé ses enfants à la sueur de son front.
Une femme en colère qui a peur pour ses enfants et ses petits enfants.
Une femme qui est triste de voir toute cette misère d’un coté et cette opulence honteuse de l’autre.
Une femme qui rêve d’un monde meilleur où l’on peut respirer librement sans peur d’être contaminer.
Une femme bienveillante avec la nature, les animaux et les humains. J’essaie en tous cas de m’améliorer chaque jours. Ce mouvement a contribuer encore plus à cette prise de conscience que nous vivons une période dangereuse pour nous les gens d’en bas. Tout ça pour dire que je n’ai pas honte d’être dans un mouvement de lutte que les médias, les flics et la médisances méprisent. Je continuerais à me battre avec mes armes. Que ça plaise ou non »


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Castex à Brest

Mais pourquoi attendre ici un quelconque « dialogue social » ? Préparer une lettre de revendications à remettre à ce bon vieux Jeannot comme on écrirait une lettre au Père Noël, comme on quémanderait quelques miettes au commis du Roi ! Et les demandes répétées du secteur de la Santé, comme s’ils ne les connaissaient pas ?!… Évidemment qu’ils sont au courant, c’est même en partie sur leur dos qu’ils comptent continuer à faire des économies, ce sont eux et leurs prédécesseur qui ont sous-financé l’hôpital, ils se rappellent de leurs larcins quand même !?… À quoi bon jouer le jeu du dit « dialogue social », avec un gouvernement qui n’en a strictement rien à foutre et est prêt à tout écraser sur son passage !?…

Ce gouvernement ne lâchera rien. La campagne de Macron fût financée par de riches donateurs, il leur doit tout et est bel et bien leur fondé de pouvoir, avec désormais l’aide assidue de la police pour faire passer une pilule bien amère…

Ahou ça fait mal !…


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🎖️QUI FAIT PARTIE DU « CONSEIL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ NATIONALE » QUI DIRIGE LA FRANCE PENDANT LES CRISES ?

– « Nous sommes en guerre » : un conseil restreint composé de militaires gère le pays pendant la crise sanitaire –

➡️En période de crise et d’Etat d’urgence sanitaire, ce ne sont plus les élus qui détiennent le pouvoir, mais un comité restreint politico-militaire, le « conseil de défense et de sécurité nationale ». Ce conseil prend racine au début du siècle dernier, il s’inspire en 1906 du « comité de Défense impériale britannique ». En France, il rassemble le président, quelques ministres et les hautes autorités militaires. Dans les années 1980, un « Conseil de sécurité intérieure » est créé par la droite en réaction à une vague d’attentats. A partir de 2007, Sarkozy veut un « Conseil de sécurité nationale » sur le modèle américain. Chose faite en 2009 par décret. Ce « Conseil de défense » définit les grandes orientations militaires, les opérations de guerre et doit gérer les « crises majeures ». Nous y sommes. C’est ce conseil qui a pris la décision de confiner par exemple.

➡️Ce conseil, qui est sensé rester exceptionnel, est utilisé massivement ces dernières années. En 2015, François Hollande utilise ce format après les attentats : 10 réunions cette année-là, puis 32 en 2016, et 42 en 2017. Avec Macron, la décision est prise de réunir le conseil « une fois par semaine », le président veut « en faire un moment clef d’examen de l’évolution des dossiers et de la prise de décision ». Cette année, c’est un record : depuis janvier, 40 réunions ont déjà été organisées, dont trois pour la seule semaine du 26 octobre. C’est le lieu majeur de préparation des décisions du président de la République sur les enjeux essentiels de la sécurité du pays, selon le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il a aujourd’hui quasiment remplacé le Conseil des ministres, c’est donc ce « conseil de sécurité » qui gouverne de facto la France depuis le début de l’Etat d’urgence sanitaire, sans avoir de compte à rendre, puisque toutes les réunions ont lieu sous « secret défense».

➡️Mais alors, qui compose ce cercle restreint proche du pouvoir ? En plus du Président de la République, on trouve le général François Lecointre, chef d’État-Major des armées, M. Stéphane Bouillon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, M. Bernard Émié, directeur général de la sécurité extérieure, M. Nicolas Lerner, directeur de la Sécurité intérieure. Des militaires et des chefs des services de sécurité donc, et pas spécialistes des questions de crise sanitaire. Ils sont entourés de M. Jean Castex, Premier ministre, Florence Parly, ministre de la Défense, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, Olivier Véran, ministre de la Santé.

➡️ C’est donc un cercle militarisé qui commande depuis des mois en France pour « gérer » la crise sanitaire. Une gestion particulièrement brillante comme tout le monde l’aura remarqué. Ce conseil comprend donc une moitié de militaires et d’agents de sécurité, et seulement un ministre ayant des compétences en matière de santé. Et une seule femme. Depuis 2015, entre l’état d’urgence prolongé contre le terrorisme ou le Coronavirus, la France connaît un état d’exception quasiment permanent, ponctué d’utilisation du 49.3 et d’ordonnances pour imposer les mesures les plus contestées. Le tout à coups de grenades sur les récalcitrants si nécessaire. Le Régime politique actuel est hybride : il n’est plus démocratique au sens courant du terme, mais pas encore dictatorial : il évolue. Dormez bien.


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Des mobilisations un peu partout en France même si c’est compliqué de mobiliser les foules sous confinement !…

On insiste beaucoup sur cette loi mais sachez que si celle-ci passe, c’est un changement de nos modes de vies qui sera en cours, une rupture brutale vers un État pour de bon policier !…

Sans compter que les crises aidant et l’année 2021 s’annonce catastrophique sur le plan économique, les contestations sociales risquent de se multiplier. Le gouvernement s’en prémunit donc par avance en renforçant l’impunité et les moyens de contrôle des sa police qu’il enverra à la moindre contestation. Celle-ci, ayant de plus en plus de droits, s’étant largement autonomisée du pouvoir politique, se sentira pousser des ailes, pour le pire, à n’en pas douter…

Alors n’hésitons pas à nous mobiliser contre cette nouvelle loi scélérate, continuons à informer sur les réseaux sociaux mais aussi directement au près de nos proches, si tant est que nous puissions les retrouver !…

Merci à vous, ahou les temps sont durs !

Quand on voit comment sont déjà traités par la police de vrais reporters de terrain comme l’auteur de cette vidéo Adrien AdcaZz ou des journalistes comme Taha Bouhafs, Rémy Buisine, ainsi que des photographes tels Nnoman ou Hannah Nelson par exemple, qu’est-ce que ce sera si la loi « sécurité globale » passe ?!…

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🚨« SÉCURITÉ GLOBALE » : LES POLICIERS HORS SERVICE POURRONT ACCÉDER ARMÉS AUX ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC

➡️ La « Loi de sécurité globale » ne concerne pas que les photos de policiers, c’est une batterie de mesures liberticides et autoritaires qui donnent les pleins pouvoirs à la police. Par exemple, le Parlement vient aujourd’hui de voter l’autorisation, pour les policiers, de se promener armés dans les établissements publics. Concrètement, dans un concert, un restaurant, un magasin … vous pourrez croiser des individus en civil avec une arme. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’Etat d’exception. Lors de l’Etat d’urgence en 2015, le gouvernement avait autorisé les policiers à garder leurs armes en dehors du travail. Puis l’année suivante, il avait étendu l’usage des armes à feu en dehors du cadre de la légitime défense. Ainsi, les policiers obtenaient le droit de tirer non seulement pour se défendre, mais aussi pour « défendre un lieu sous leur responsabilité ». Aujourd’hui, c’est un cran supplémentaire. Un processus de militarisation de la société et de généralisation de l’usage d’armes à feu.

➡️ Ces décisions politiques ont des conséquences dramatiques. Entre 2016 et 2018, le nombre de tirs à balles réelles par la police a augmenté de 54%. Une explosion sans précédent. Le 14 août 2018, lors d’une opération de contrôle de véhicule, un policier abattait un jeune conducteur, Romain, en plein Paris. Un mois plus tôt, le 3 juillet, c’est d’Aboubakar qui était tué d’une balle dans le cou, par un CRS qui dit avoir tiré « par accident ». Le 26 janvier 2018, un policier avait vidé son chargeur sur une voiture au milieu de l’autoroute A86, à Villeneuve-La-Garenne, en l’absence totale de légitime défense. Le 20 mai 2017, Jérôme, un paysan, était abattu au volant de sa voiture alors qu’il voulait échapper à un contrôle administratif de sa ferme. Quelques années plus tôt, à Carcassonne, un policier avait tiré des coups de feu sur une voiture conduite par une femme de 31 ans, qu’il avait «confondue avec un malfaiteur». L’usage des tirs à balles réelles se « banalise », et vole des vies.

➡️ En dehors de leur service, il arrive de plus en plus souvent que les armes des policiers créent du danger, des blessures, des morts. Dans la nuit du samedi 2 au dimanche 3 février 2019, un policier de la BAC de Nantes qui était chez lui sortait dans la rue avec son arme après avoir été gêné par du bruit. Et tirait sur un homme et le blesse gravement. Cela ne serait jamais arrivé s’il n’avait pas eu l’autorisation de garder son pistolet. En avril 2020, à Noisy-le-Grand, en banlieue parisienne, un policier tirait avec son arme de service sur son voisin qui « faisait du bruit ». L’homme, gravement blessé dans son propre domicile frôlait la mort. En février 2020, un agent de la BAC de Toulon tuait sa femme avec son pistolet avant de se suicider. D’autres féminicides ou suicides ont eu lieu avec des armes de services conservées par des policiers. Il y a trois jours seulement, un policier hors service tirait dans la rue sur Jean-Marie, un ouvrier qui bricolait un lampadaire, à Saint-Leu-la-Forêt ! Il suffit d’un coup de colère, d’ivresse, d’un geste de désespoir pour passer à l’acte avec une arme létale. Laisser ces armes en circulation démultiplie les risques.

➡️ Banalisation de l’usage des armes, augmentation des violences policières, autorisation de garder son arme hors service … Et à présent, de se promener avec une arme en dehors du service et dans les lieux publics ! C’est une fuite en avant qui met en danger la population et les agents eux même. La Loi qui passe actuellement est un alignement sur les USA, et les sociétés militarisées, autoritaires et ultra-violentes.

Source : https://www.francetvinfo.fr/…/securite-globale-l-assemblee-…

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🚓 ARGENT MAGIQUE : DES 4X4 VITRES TEINTÉES POUR LA POLICE

En Régime néolibéral autoritaire, il n’y a que le budget de la répression qui augmente. Quelle autre catégorie que la police peut se vanter d’avoir obtenu autant de moyens et de soutien de la part des gouvernants ces dix dernières années ?

➡️ Avec Macron, en trois ans, il y a eu :

– Les achats massifs de grenades lacrymogènes, pour 17,5 millions d’euros
– 1,8 millions d’euros de grenades explosives GM2L, et 40 000 grenades de désencerclement
– 89 nouveaux blindés pour 65 millions d’euros
– Les achats de milliers de LBD supplémentaires
– Les centaines de drones en plein confinement
– Des commandes massives de menottes et de gazeuses
– Des commandes de fusils d’assaut, de munitions
– Des milliers de recrutements et des primes
– 1 milliard d’euros en plus pour la sécurité l’an prochain
– …

A présent, Darmanin annonce en guise de cadeau de Noël « les nouvelles 5008 de la Police Nationale et de la Gendarmerie nationale sont arrivées ! ». Prix à l’unité d’un tel véhicule : entre 30 et 40 000 euros pièce. Estimation de la dépense : 39 millions d’euros minimum. Cet achat ostentatoire en pleine crise sanitaire s’accompagne de lois liberticides : le gouvernement appuie de toutes ses forces la police, matériellement et politiquement.

➡️ Pendant ce temps :

– Les enseignants font cours dans des classes de plus de 35 élèves
– Les hôpitaux sont saturés et les soignants se suicident ou font des dépressions
– La Poste et le rail sont en cours de privatisation
– Les universités meurent
– Les retraites sont sabrées
– Le budget de l’aide alimentaire est réduit par le gouvernement …
– La précarité et la grande pauvreté explosent

« Il n’y a pas d’argent magique », osait dire Macron à une infirmière il y a deux ans. Le gouvernement ne tient plus que par sa police.


Hold Up, le retour

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❌ HOLD UP – LA DÉCHIRURE ❌

Tentative de réconciliation après les ravages qu’Hold Up a causés.

J’écris cette contribution après avoir vu et analysé le documentaire. Après avoir lu les dizaines d’articles des médias mainstream empilant les fact-checking, après avoir lu les articles des médias indépendants comme le Poing ou Rouen dans la rue ainsi que des avis et des analyses des militants comme Vincent Verzat, figure influente du mouvement climat, ayant publié une vidéo sur sa chaîne Partager C’est Sympa

J’écris aussi après avoir attendu que d’autres médias indépendants que j’affectionne se positionnent, se murant parfois dans un silence assourdissant, à l’instar de Cerveaux non disponibles – où j’espère pouvoir publier cette contribution pour pallier à celui-ci.

J’écris ce texte après avoir parlé du documentaire avec des membres de ma famille, après avoir débattu avec des inconnu.e.s ou des ami.e.s qui m’avaient envoyé le lien de la vidéo m’invitant à absolument la regarder. Après avoir vu tout ces tweets témoignant de la peur d’une partie de la population.
Que ce soit la peur du complot mondial, ou la peur du complotiste.

J’écris aussi ce texte avec de la peur. Mais celle-ci ne réside pas dans le contenu du documentaire et dans l’engouement que celui-ci a suscité. Cette peur est apparue un peu après.

Elle est apparue quand j’ai vu ce tweet d’une mère nous expliquant que sa fille avait rompu tout lien avec elle, suite à une discussion tendue autour de ce documentaire.
Quand j’ai vu cette déferlante de haine dans les commentaires d’un article du média indépendant Rouen dans la rue, qui s’était essayé à faire une critique du film et des « théories du complot » qu’il véhiculait.
Quand j’ai vu cette déferlante de haine, sous la vidéo de « partager c’est sympa », ce militant écologiste qui avec sa positivité et sa bienveillance habituelle, nous invitait à faire attention, pour nous, pour les autres, pour la lutte.

Voilà plus d’une semaine que « Hold Up » est apparu un peu partout sur la toile, et alors que les débats autour du contenu, du vrai et du faux, continuent de faire rage, nous pouvons déjà tirer une conclusion. Le film NOUS divise, nous fait mal, alors même que celui-ci nous invite à nous « réveiller ».

Le NOUS, précédemment cité, c’est toutes les personnes qui contestent ce pouvoir, qui manifestent depuis exactement deux ans, qui partagent leur rage envers cette société. La rage contre le capitalisme, contre l’individualisme, contre ceux qui gouvernent. De ceux qui votent les lois, à ceux qui mettent des amendes en passant par ceux qui refusent nos demandes de prêt.

NOUS, c’est toi, moi, ton cousin, ton voisin, le SDF en bas de la rue qui n’a rien à bouffer, le jeune exilé qui ne comprend pas pourquoi son énième demande d’asile est refusé, c’est l’aide soignante qu’on a envoyé au casse pipe, c’est le lycéen qui continue à aller en cours bien que tout le monde trouve ça absurde, dans de telles conditions sanitaires.
C’est l’ensemble des personnes qui subissent d’innombrables injustices.

Et l’ensemble de ces personnes, aujourd’hui, se déchirent au sujet de Hold-Up, pendant que les dirigeants, eux, continuent inlassablement de détruire nos libertés, de construire l’état policier, de diffuser le virus de la peur.

« Les formes d’aversion se multiplient, la phobie du contact se répand, le mouvement de rétraction devient spontané. C’est précisément dans cette rétraction qu’il faut voir la tendance du citoyen à s’éloigner de la pólis et de tout ce qui réunit. Il n’en répond plus. Il est dés-affecté. Mais l’anesthésie du citoyen immunisé, la basse intensité de ses passions politiques, qui font de lui le spectateur impassible du désastre du monde, sont aussi sa condamnation. »
Donatella Di Cesare, un virus souverain.

Peut-être que le vrai Hold-Up réside ici, sous nos yeux, dans chaque discussion que nous partageons à son sujet.
Nous sommes pris dans une inertie de folie nous rendant aveugle.
Nous ne voyons même pas qu’un documentaire censé nous éveiller, nous révolter, nous unir contre un pouvoir corrompu, incompétent et autoritaire, nous rend profondément vulnérables en nous divisant.

Le documentaire est ainsi fait.
Il polarise le débat en deux point de vue drastiquement opposés et irréconciliables. Ceux qui croient au documentaire, à l’intégralité de son contenu, et ceux qui le rejettent sous la bannière du complotisme.

Le documentaire est ainsi fait qu’il rend les choses profondément manichéenne. Ce serait soit tout blanc, soit tout noir. Nos divergences s’établissent pourtant sur un spectre et non sur une opposition binaire.

« La seule ligne en matière de complots consiste à se garder des deux écueils symétriques qui consistent l’un à en voir partout, l’autre à n’en voir nulle part — comme si jamais l’histoire n’avait connu d’entreprises concertées et dissimulées… » Frédéric Lordon, « le complotisme de l’anticomplotisme. »

Croyez bien que l’ensemble des médias dominants s’en donnent à coeur joie et exploitent cette opposition pour agrandir le fossé, et séparer davantage les deux camps que ce documentaire a imposé.
De cette opposition est née une tempête, un ouragan de merde.
Discréditation sur les plateaux télés, alertes aux Fake news par les instituts de « fact-checking », mépris des éditorialistes et réactions à chaud déconnectées des réalités.

« De la croisade anticomplotiste à l’éradication de la fake new (fausse information), il n’y a à l’évidence qu’un pas.
Au point d’ailleurs qu’il faut davantage y voir deux expressions différenciées d’une seule et même tendance générale. Mais comment situer plus précisément un « décodeur » du Monde.fr au milieu de ce paysage ?
Il est encore loin de l’Élysée ou de Matignon.
D’où lui viennent ses propres obsessions anticomplotistes ? Inutile ici d’envisager des hypothèses de contamination directe : il faut plutôt songer à un « effet de milieu », plus complexe et plus diffus. » Frédéric Lordon, « le complotisme de l’anticomplotisme. »

Mais aussi réflexions et analyses critiques de certaines personnes, de certains médias indépendants, désolidarisation de certains ayant participé au documentaire, conflits entre ami.e.s, familles, camarades.
Sans oublier les déferlantes de commentaires interposés d’insultes. « sale complotiste », « espèce de vendu, de collabo ».
Une haine nous a envahi, une haine de l’autre camp.
Aussi bien du coté de ceux dénonçant le caractère complotiste du film que des personnes le défendant corps et âme.

Nous sommes en train de nous entretuer alors que nous partageons un même combat contre les élites.
D’un gouvernement qui gère la crise sanitaire avec ses pieds. Ce même combat pour l’égalité et la justice. Contre l’autoritarisme et pour la liberté.

Si je devais donner un exemple pour étayer mon propos, je prendrais celui de l’article de Rouen dans la rue, critiquant le complotisme du docu, qui est sans doute un des exemples les plus flagrants.
Rouen dans la rue est un média indépendant comme il y en a peu.
Dénonçant depuis 2014 les violences policières, le capitalisme, le fascisme, le désastre environnemental, la mascarade des élections, les ignominies des gouvernements successifs (entre autres).
Un média étant depuis le 17 novembre 2018 au coeur des manifestations des gilets jaunes et sur les ronds points, qui en a publié un livre.
Un média qui a subi la répression policière, une perquisition et dont certains contributeurs sont fichés.

Rouen dans la rue est clairement de notre côté, de ceux qui luttent, de ceux qui refusent la mascarade politique à laquelle nous assistons et de ses décisions que nous subissons dans nos chairs et payons parfois de nos vies.
Et alors que le média a essayé de produire une critique du documentaire, c’est une déferlante de haine qui c’est abattu dans les commentaires de l’article :

– « Rouen devant les écrans.. ça c’est la vérité. »
– « Rouen dans la rue contredit j hallucine mais qui dirige ça alors dire que j était à fond avec vous pendant les gilets jaunes je tombe des nus quand ça dérange on voit le vrai visage de ce groupe »
– « Voilà encore un qui a graté un peu de pognon en coulisse ! Vive Hold UP, et longue a vie à cet homme courageux et téméraire »
– « Au revoir Rouen dans la rue. »
– « Vous faites des raccourcis pour manipuler les personnes qui n’ont pas vu le film… Une honte de votre part, vous ne valez pas mieux que les médias cités dans le film ! (BG vous aurait-il graissé la patte à vous aussi ????) »
– « Rouen dans la rue vous avez était racheter par bfm ? cest pas possible autrement…. »
– « Mdr Rouen dans la rue. …mais du côté de LREM Élites et Lobbies !! »

Et ça ce n’est qu’une infime partie des plus de 400 commentaires publiés en quelques heures sous l’article.

Mais qu’est ce qui nous prend ?
Qu’est ce qui nous fait arriver à de tels point de clivages alors même que hier nous étions ensemble ? Quel virus avons nous attrapé ?

Peut-être sommes nous en constante position de défense et de défiance car nous sommes plus que jamais vulnérables. Pour la première fois, l’ensemble de la planète est confrontée à une crise dont le responsable n’est pas visible à l’œil nu.

Nous ne le voyons pas, nous ne comprenons pas et pour certain.e.s nous n’y croyons même pas.
Alors nous cherchons des réponses.
C’est légitime.
Chacun trouve les siennes.
Certain.es pointeront du doigt la déstruction de la biodiversité que nos société capitalistes a causé.
D’autres diront que le covid est passé de la chauve souris à l’homme de manière naturelle, certaines personnes diront qu’il s’est échappé du laboratoire P4 de Wuhan et enfin d’autres affirmeront qu’il a été créé par une élite qui désire éradiquer une partie de la population.
Chacun aura ses sources.
Chacun en tirera ses conclusions. Mais une chose est sûre.

Chacune de ces conclusions mèneront aux mêmes responsables. Ceux qui n’ont pas su gérer la crise. Ceux qui ont menti. Ceux qui ont détruit la planète pour leurs profits. Ceux qui ont voulu manipuler un virus. Ceux qui complote pour nous éradiquer.
Quelque soit la théorie que nous avons sur le covid19, les responsables de la situation restent les mêmes.
De Bezos à Macron, des GAFAM aux gouvernement. Du capitaliste au politique.

Mais si nous arrivons à être défiant vis à vis des intentions d’un média indépendant tel que Rouen dans la rue , alors nous ne pouvons espérer voir un jour une lutte victorieuse ou une apocalypse vécu dans la solidarité.

« La démocratie immunitaire est pauvre en communauté – elle en est désormais quasi privée. Quand on parle de « communauté » on entend seulement un ensemble d’institutions qui renvoie à un principe d’autorité. Le citoyen est soumis à celui qui lui garantit protection. Il se garde en revanche de l’exposition à l’autre, il se préserve du risque de contact. L’autre est infection, contamination, contagion. »
Donatella Di Cesare, « Un virus souverain »

Continuons de débattre, mais réconcilions nous.
Nous avons bien une élite et un gouvernement à combattre, qui est d’ailleurs entrain de faire passer une des lois les plus dangereuses pour asseoir le régime policier et autoritaire dans lequel nous sommes déjà.
Une loi qui vise à décupler les pouvoirs de la police, les technologies de surveillance de masse et à interdire la diffusion d’images de policiers.

Des manifestations ont d’ailleurs été organisées partout en France ce 17 novembre, rassemblant des milliers de personnes.
Une foule a explicitement dénoncée l’autoritarisme du pouvoir devant l’assemblée nationale.

Des lors, une simple question se pose. Vaut t’il mieux continuer à se déchirer autour d’un documentaire, ou rejoindre les milliers de personnes qui luttent depuis de nombreuses années. Contre Amazon, contre le fascisme grandissant, contre le libéralisme destructeur, pour nos libertés, et la justice sociale ?

Texte écrit par un contributeur.

2) Qui nous parle ? (vidéo calée)

le réalisateur de #HoldUp Pierre #Barniéras fait partie de L’Avenir pour tous, le mouvement politique de Frigide Barjot (Photo : Pierre Barniéras entre Frigide Barjot et le pasteur François Célier, auteur du Chant des fusils, lors d’une réunion de L’Avenir pour tous). D’après l’anthropologue politologue Fundji Benedict : « Cet ancien journaliste est d’abord un catholique très engagé politiquement, qui a notamment pris position contre le mariage pour tous en rejoignant les rangs de la « Manif pour tous ». Il est celui qui a distillé le doute quant aux images de la Préfecture de Paris lors de la manif de 2013, allant jusqu’à faire croire qu’un journaliste de l’AFP, qui aurait détenu les preuves de ce trucage, aurait été licencié, ce qui est faux.Il est également intéressant de se pencher sur la filmographie de P. #Barnérias, dont deux films documentaires sont consacrés à la religion catholique, « Il était une foi » (retraçant le périple de deux jeunes partis à la rencontre de communautés chrétiennes, affirmant au passage que les chrétiens seraient la communauté religieuse la plus persécutée au monde…) ainsi que « M et le troisième secret », vouant un culte à la « Vierge Marie » et retraçant ses « apparitions » depuis 2000 ans, sources de miracles et de révélations… Un film encensé par les chrétiens, bien évidemment. En résumé, on peut donc affirmer que Pierre Barnérias est un catholique intégriste, très proche de la facho-sphère, ce qui ne peut qu’interpeller quant à la crédibilité de son film. »

*Merci peter

https://avenirpourtous.fr/2015/03/chaville-paris-le-mans-les-aperos-de-lavenir-se-suivent-dans-la-joie-mais-ne-se-ressemblent-pas/?fbclid=IwAR2hjFlYoOJ1v6-vmv9TSkVglkKnsFrXAMwERYpfXc2Pq6lUpPGurv6-HlE


Économie

Vidéo très instructive sur la crise économique qui nous attend avec des faillites en cascade pour 2021 de TPE/PME aujourd’hui en survie artificielle grâce au chômage partiel et aux prêts garants par l’État ! Sur l’inaction prévisible de Macron et de son gouvernement du fait de leur enfermement dans la même idéologie néolibérale consistant à laisser le marché s’autoréguler comme par magie quand il faudrait des actions vigoureuses de l’État : nationalisations, relocalisation et réorientation de la production etc.

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