Revue de presse au 16/11/2020

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VIDÉO

🔮COMPIÈGNE : TIRS DE LBD, UN LYCÉEN GRAVEMENT BLESSÉ À LA TÊTE
– ⚠ Attention, images sensibles –
Ce matin, une mobilisation avait lieu devant le lycĂ©e Mireille Grenet Ă  CompiĂšgne an nord-est de Paris. Une voiture de police avait Ă©tĂ© chahutĂ©e et abĂźmĂ©e, puis la police avait gazĂ© les lycĂ©ens. Certains images font le tour des mĂ©dias, qui, comme d’habitude, font tout pour salir la mobilisation lycĂ©enne.
En rĂ©alitĂ©, la police a rĂ©primĂ© avec une extrĂȘme brutalitĂ© les jeunes prĂ©sents. Grenades et balles en caoutchouc tirĂ©s en grande quantitĂ©. Sur ces images, un policier tire 4 fois Ă  hauteur de tĂȘte avec son LBD en quelques secondes. Un jeune lycĂ©en a Ă©tĂ© trĂšs gravement blessĂ© Ă  la tĂȘte par un tir.

Via Nantes Révoltée

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🔮 NOUVELLE « LOI DE PROGRAMMATION » : LES OCCUPATIONS D’UNIVERSITÉ PASSIBLES DE PRISON !

– Un RĂ©gime de plus en plus autoritaire dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale –

Les AssemblĂ©es GĂ©nĂ©rales et les occupations d’universitĂ©s par les Ă©tudiants et Ă©tudiantes sont les actions incontournables de tout mouvement de jeunesse depuis des dĂ©cennies. De Mai 68 Ă  la Loi Travail, de la lutte victorieuse contre le CPE aux mobilisations des annĂ©es 1980 jusqu’aux protestations Ă©tudiantes de 2018. BientĂŽt, ce sera fini. Le gouvernement veut faire passer une nouvelle « loi de programmation de la recherche » : une batterie de mesures ignobles pour l’enseignement supĂ©rieur, qui va encore prĂ©cariser et libĂ©raliser d’avantage les universitĂ©s.

Cette loi comporte un passage encore plus grave. L’occupation d’une fac devient un dĂ©lit pĂ©nal. Voici l’article : « le fait de pĂ©nĂ©trer ou de se maintenir dans l’enceinte d’un Ă©tablissement d’enseignement supĂ©rieur sans y ĂȘtre habilitĂ© [
] ou y avoir Ă©tĂ© autorisĂ© [
], dans le but de troubler la tranquillitĂ© ou le bon ordre de l’établissement» sera condamnĂ©.

Trois ans de prison et 45 000€ d’amendes sont prĂ©vus pour punir les Ă©tudiants qui voudraient se mobiliser sur leur campus. 3 ans de prison !

Cette mesure est sans prĂ©cĂ©dent. Depuis le Moyen-Age, il existe un principe de « franchise universitaire », qui interdit aux forces de rĂ©pression de pĂ©nĂ©trer sur les campus. Depuis 2018, Macron a fait voler en Ă©clat ce principe, en faisant envoyer la police dans les facs, ce qui Ă©tait dĂ©jĂ  un tournant. Avec cette loi, c’est les luttes Ă©tudiantes qui sont mises en danger de mort. Le gouvernement veut la fin pure et simple des contestations sur les campus. Une mesure extrĂȘmement autoritaire. Une de plus, dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale, et sous RĂ©gime sanitaire d’exception. —Une source : https://academia.hypotheses.org/28130

“Cette rĂ©forme du droit pĂ©nal s’inscrit pleinement dans une sĂ©rie d’attaques aux libertĂ©s dĂ©mocratiques, Ă  l’image de la proposition de loi relative Ă  la sĂ©curitĂ© globale, qui entend gĂ©nĂ©raliser la surveillance par drones et interdire la diffusion d’images de policiers, grĂące aux-quelles sont dĂ©noncĂ©es les violences de ces derniers. Macron et son gouvernement, dirigeant le pays depuis l’opaque conseil de dĂ©fense, entendent par ces mesures bonapartistes se donner les moyens de nous faire payer la crise, par la force.”

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Loi « sĂ©curitĂ© globale Â» : parlez-en autour de vous !

La Police fait ses propres lois : J.M Fauvergue est l’auteur principal du texte et surtout ancien chef du RAID, de 2013 Ă  2017. Alice Thourot, coautrice du texte affirmait le 04/11/2020 : « notre objectif avec la proposition de loi : protĂ©ger ceux qui nous protĂšgent Â».

L’article 24 pĂ©nalisera la diffusion d’images de policiers et gendarmes.
La libertĂ© de la Presse sera mise Ă  mal : combien de violences policiĂšres seront ignorĂ©es ?

La Police veut avoir accÚs aux images des caméras de ses agents afin de défendre ses positions dans le débat médiatique. Elle sort ici de ses fonctions


Les images filmĂ©es par la police en manifestation pourront ĂȘtre analysĂ©es en temps rĂ©el par un logiciel de reconnaissance faciale cherchant dans le fichier de police de Traitement des AntĂ©cĂ©dents Judiciaires (8 millions de personnes avec peut-ĂȘtre quelques doublons, environ un individu sur 10 en France). Ce qui mĂšnera Ă  des arrestations ciblĂ©es de militants.

LĂ©galisation des drones pour surveiller les manifestations, mouvements de foules et peut-ĂȘtre pour savoir si vous respectez les mesures de futurs confinements. Cela permettra de diriger des masses de gens, de loin, comme du bĂ©tail.

La loi rentre en discussion Ă  l’AssemblĂ©e Nationale le 17/11/2020 aprĂšs avoir connu un processus lĂ©gislatif accĂ©lĂ©rĂ© ! Dans ces conditions, il est quasiment impossible aux dĂ©putĂ©s de tout lire et bien Ă©tudier les dĂ©tails de cette loi.

Si cette loi passe, c’est une rupture sociĂ©tale qui s’amorce, un changement radical de notre mode de vie !

FLIPPANT !!! Sur le conseil de défense qui dirige la France !!!!

Une poignĂ©e de personnes (Macron, des ministres, des tĂȘtes de l’armĂ©e et du renseignement) qui dĂ©cident du confinement, du dĂ©confinement, de la restriction de nos libertĂ©s etc.

Ou les dĂ©rives de la 5Ăšme rĂ©publique et la verticalitĂ© du pouvoir qu’elle permet ! Un chef, un État-major et un Parlement aux ordres qui valident les dĂ©cision (projets de Loi…) venues d’en haut.

SOMMES-NOUS TOUJOURS EN « DÉMOCRATIE » ? Mais l’avons-nous jamais Ă©tĂ© ? À quand rĂ©ellement le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple ? Il semble que nous nous en Ă©loignons chaque jour d’avantage.

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VidĂ©o qui rĂ©sume bien pourquoi nous sommes confinĂ©s : Ă  cause du sous-financement de l’hĂŽpital !

Quelques mesurettes sont prĂ©vues pour 2021 mais presque rien n’a Ă©tĂ© fait pour parer Ă  cette deuxiĂšme vague Ă©pidĂ©mique comme d’augmenter suffisamment le nombre de lits de rĂ©animation et embaucher du personnel pour des tĂąches administratives et nĂ©cessitant moins de qualifications de soin.


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✭✭✭ Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon ✭✭✭

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Son monde est Ă  l’opposĂ© de celui que nous dĂ©fendons. Nous ne voulons pas voir les villes se vider pour devenir des citĂ©s-dortoirs hyperconnectĂ©es. Amazon est le fer de lance du saccage des rapports humains et de l’artificialisation de la vie. Nous devons, sans attendre, boycotter et saboter son monopole.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Les conditions de travail dans ses entrepĂŽts et en dehors (bas salaires, prĂ©caritĂ©, cadences extĂ©nuantes, pauses rĂ©duites, management Ă©lectronique, chasse aux syndicalistes), son impact Ă©cologique (destruction des invendus, bĂ©tonisation, utilisation massive d’énergie pour les frets aĂ©riens et routiers), l’enrichissement dĂ©mesurĂ© de son patron et de ses actionnaires sont autant de marques du cynisme du modĂšle Ă©conomique et social dĂ©fendu par cette multinationale.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Les librairies sont des lieux de rencontre, d’échange critique, de dĂ©bat, de proximitĂ©. Un livre doit pouvoir ĂȘtre dĂ©fendu auprĂšs de ses lecteurs·rices par un·e libraire, un·e Ă©diteur·rice, un·e auteur·rice et ne pas ĂȘtre invisibilisĂ© par les « meilleures ventes du moment ». Nous ne voulons pas remplacer les conseils d’un·e libraire par ceux d’un algorithme, ni collaborer Ă  un systĂšme qui met en danger la chaĂźne du livre par une concurrence fĂ©roce et dĂ©loyale.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Diffuser de la pensĂ©e critique ne peut se faire par ce type de plateforme. Si nous lisons, publions et dĂ©fendons des textes, c’est pour affĂ»ter nos imaginaires et donner corps Ă  nos refus comme Ă  nos convictions. Nous ne sacrifierons pas notre idĂ©e du livre pour un compromis financier. Nous ne nous laisserons pas imposer un futur uniforme et impersonnel.

Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon. Avatar d’un systĂšme global, Amazon reprĂ©sente un monde dont nous ne voulons pas et avec lequel il est grand temps de rompre.
Nous ne vendrons plus nos livres sur Amazon et appelons l’ensemble des maisons d’édition et acteurs·rices de la chaĂźne du livre Ă  nous rejoindre dans cet engagement.

Signataires : Hobo Diffusion, Éditions Divergences, Éditions la TempĂȘte, Nada Ă©ditions, Éditions du Commun, L’Ɠil d’or, Les Éditions sociales, La Dispute, Éditions Grevis, Éditions Ixe, Jef Klak, PanthĂšre premiĂšre, Tendance NĂ©gative, Audimat, La Lenteur, Le Monde Ă  l’envers, Éditions des Mondes Ă  faire, Éditions du Bout de la ville, Huber Ă©ditions, Archives de la zone mondiale, Smolny, Otium, Ici-bas, Éditions Pontcerq, Premiers Matins de novembre, Faces cachĂ©es Ă©ditions, Serendip livres, Paon Diffusion, Les Éditions libertaires, Gruppen, Black star (s)Ă©ditions, Le Chien rouge, Rue des Cascades, Éditions DĂ©paysage, Éditions Goater, HumuS, Homo Habilis, Tahin Party, L’atinoir, Éditions Adespote, Éditions Blast, Asinamali, Éditions Daronnes, Les Éditions de la Roue, Éditions Noir et Rouge, Les Nuits rouges


Pour ceux qui lisent l’anglais :

Sur l’utilisation du mot « terrorisme » en fonction la religion du meurtier et de la qualification d' »attentat » ?


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🔮FAILLITES A VENIR🔮

Comment les banques profitent de la crise actuelle et du systĂšme d’aide de prĂȘts aux entreprises de l’État…. et prĂ©parent le terrain Ă  des milliers de faillites. Et une crise sĂ»rement plus grosse que celle des Subprimes ! Explication avec un trĂšs bon Thread de David Cayla (les Économistes atterrĂ©s)
——————-
Beaucoup de gens se demandent pourquoi, depuis six mois, malgrĂ© un effondrement de l’activitĂ© Ă©conomique, on ne voit pas le chĂŽmage exploser ni les faillites se multiplier. Pourquoi la bourse semble tenir, pourquoi aucune banque n’a fait faillite ?

En fait, quand on regarde les chiffres, il y a une sorte de paradoxe inexplicable. Depuis le mois de mars, on constate un effondrement du nombre de faillites par rapport à une année normale.

Ce phĂ©nomĂšne s’explique trĂšs bien. Pour faire faillite, une entreprise doit rĂ©unir les deux conditions suivantes:
1/ Avoir une dette supérieure à son patrimoine
2/ Ne plus pouvoir payer ses factures.

La condition 1 reflÚte un problÚme de solvabilité, la seconde de liquidité.

En gĂ©nĂ©ral quand une entreprise n’est plus solvable, elle finit assez vite par ne plus avoir accĂšs Ă  la monnaie une fois que sa trĂ©sorerie tombe Ă  zĂ©ro, car aucun organisme de crĂ©dit ne souhaite prĂȘter Ă  une entreprise non viable.

Mais avec le prĂȘt garanti par l’État (PGE), et le chĂŽmage partiel, les entreprises n’ont plus du tout intĂ©rĂȘt Ă  faire faillite et peuvent facilement l’Ă©viter.

Le chÎmage partiel permet à toute entreprise de continuer de payer ses salariés. Avec le PGE elle repousse sa faillite.

Quand une entreprise non viable Ă©conomiquement parvient Ă  poursuivre son activitĂ© et repousse indĂ©finiment sa faillite en recourant Ă  l’emprunt on dit qu’il s’agit d’une « entreprise zombie ». Morte sur le plan Ă©conomique, mais vivante sur le plan administratif.

Le PGE s’est traduit par un phĂ©nomĂšne relevĂ© par la Banque de France.

Entre fĂ©vrier et juillet 2020, la trĂ©sorerie des sociĂ©tĂ©s non financiĂšres a augmentĂ© de 170 milliards d’euros, et leur endettement s’est accru de 175 milliards.

Autrement dit, le PGE a permis de maintenir de nombreuses entreprises en survie artificielle et donc de leur a permis de distribuer des salaires via le chĂŽmage partiel.

Il y a donc non seulement des entreprises zombies, mais surtout des centaines de milliers d’emplois zombis.

Durant sa phase de dĂ©ni, en septembre-octobre, le gouvernement a semble-t-il, dĂ©cidĂ© d’accĂ©lĂ©rer la distribution de PGE, espĂ©rant sans doute que les morts allaient se relever grĂące Ă  la consommation des mĂ©nages.

Une anecdote Ă  ce sujet.

J’ai une amie qui a rachetĂ© un magasin de fleurs en dĂ©cembre 2019. Évidemment sa boutique a Ă©tĂ© trĂšs durement touchĂ©e par le confinement du printemps. En juin, elle fait une demande de PGE qui lui est refusĂ©e car son entreprise a moins d’un an d’existence.

L’Ă©tĂ© passe et sa situation ne s’amĂ©liore pas. MalgrĂ© un Ă©tĂ© plutĂŽt bon sur le plan commercial, son entreprise de deux salariĂ©s n’est pas rentable. En octobre, elle doit se mettre en cessation de paiement.

Et voilĂ  que son banquier l’appelle pour lui proposer un PGE.

Car les banquiers ont intĂ©rĂȘt Ă  distribuer des PGE. En cas de non remboursement, c’est l’État qui paie. Et tout PGE permet d’engranger des intĂ©rĂȘts et une commission. Les conseillers bancaires sont incitĂ©s Ă  en refiler le plus possible pour toucher une prime de fin d’annĂ©e.

VoilĂ  comment le systĂšme bancaire se met Ă  prĂȘter Ă  tour de bras Ă  des entreprises non solvable avec la bĂ©nĂ©diction de l’État et la bĂ©nĂ©diction des contribuable.

Cette logique ne vous rappelle rien? Mais si! C’est le retour des subprimes!

Avec une nuance, toutefois.

Cette fois-ci le risque n’est pas assumĂ© par les opĂ©rateurs des marchĂ©s financiers (qui seront ensuite sauvĂ©s par l’État), mais par l’État directement.

Le PGE est en train de crĂ©er une Ă©norme bulle de faillites Ă  retardement. Car dĂšs que ce dispositif sera arrĂȘtĂ©, toutes les entreprises zombies vont soudainement se retrouver en cessation de paiement.

Ça, c’Ă©tait la situation fin octobre, le rĂ©sultat du premier confinement.

Vous ajoutez lĂ -dessus un deuxiĂšme confinement et une nouvelle de vague Ă©pidĂ©mique qui promet d’ĂȘtre plus longue et plus forte que la premiĂšre. Et tout cela pendant la pĂ©riode des fĂȘtes.

ConcrĂštement que va-t-il se passer dans quelques mois?

DĂšs que le chĂŽmage partiel et le PGE cesseront, on va se retrouver avec un mur de faillites et de destructions d’emplois. Il faudra restructurer tout le secteur productif et faire disparaitre les 100ks d’emplois zombis.

Le problĂšme c’est que ça va prendre des mois. Les tribunaux de commerce vont ĂȘtre totalement embouteillĂ©s. Une procĂ©dure de faillite c’est long, cela demande de passer devant un juge, de solder toutes les dettes. Les arbitrages sont complexes.Or, tant que la faillite n’est pas prononcĂ©e, on ne peut pas calculer les pertes.

Car les pertes ne reposeront pas que sur l’État. Il y a les dettes fournisseurs, les dettes de loyer, les dettes bancaires classiques. Tout le monde va se retrouver avec des pertes imprĂ©vus.

Certaines entreprises qu’on croyait solides vont se rĂ©vĂ©ler ĂȘtre zombie. Et des actifs qu’on pensait possĂ©der vont soudainement se retrouver sans valeur.

A mesure que les procĂ©dures de faillite vont s’enchainer, de nouvelles pertes vont apparaĂźtre dans des entreprises solvables.

Le processus de découverte des pertes durera des mois. Des sociétés immobiliÚres vont voir disparaßtre leurs loyers commerciaux; des salariés vont se retrouver au chÎmage, des fournisseurs ne récupÚreront pas leur argent. Et les banques, bien sûr, vont accumuler des pertes.

Car les banques et la finance sont en bout de chaine. Il a fallu 1 an et demi entre le retournement du marchĂ© immobilier amĂ©ricain et la faillite de Lehmann Brothers. LĂ , cela prendra encore plus de temps. C’est l’effet domino, ou systĂ©mique: l’enchainement des faillites.

Je ne veux pas jouer les Cassandre mais il me semble que ça serait bien que notre gouvernement, pour une fois, ne se fasse pas dépasser par les évÚnements.

Tout ce que je viens de dire est évident pour tout économiste sérieux. Tout cela est parfaitement prévisible.

Maintenant que le second confinement douche une fois pour toute les espoirs d’un retour Ă  la normale, il ne serait pas idiot de se prĂ©parer Ă  « l’anormal » et au mur qui arrive et qui produira ses pleins effets d’ici un an. En pleine campagne de 2022.


Sur le documentaire Hold Up

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“Lordon a donc entiĂšrement raison d’expliquer que le conspirationnisme est « la bĂ©nĂ©diction des Ă©lites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple Ă  son enfer intellectuel, Ă  son irrĂ©mĂ©diable minoritĂ© ».”

“Plus largement, le conspirationnisme permet de discrĂ©diter toute critique – mĂȘme minimale – du systĂšme, comme en tĂ©moignent les propos de Najat Vallaud-Belkacem, qui classe parmi les « conspis Â» toute personne remettant en cause « la crĂ©dibilitĂ© des hommes politiques, mais aussi des mĂ©dias ». Il a nĂ©anmoins un autre effet politique nĂ©faste : celui de s’opposer Ă  la lutte des classes, soit en dĂ©signant les mauvais boucs Ă©missaires, soit en empĂȘchant la comprĂ©hension des mĂ©canismes de reproduction sociale.”

“Or, comme l’expliquait le camarade LĂ©nine – qui notait dans un cĂ©lĂšbre discours en mars 1919 que « parmi les Juifs, il y a des travailleurs et ils forment la majoritĂ© Â» – ce procĂ©dĂ© permet « d’aveugler les ouvriers, de dĂ©tourner leur attention du vĂ©ritable ennemi du peuple travailleur, le capital ».”

“Sur le dĂ©rĂšglement climatique, la narration Pinçon-Charlot est en partie entendable ou, disons, utile : c’est incontestablement un systĂšme Ă©conomique, celui d’un capitalisme fondĂ© sur une course aveugle Ă  la croissance, qui produit depuis deux siĂšcles le dĂ©rĂšglement. Ce qui ne fonctionne pas, c’est l’intentionnalitĂ© imputĂ©e au coupables de « l’holocauste ». Quand donc aurait Ă©tĂ© fomentĂ© l’Ă©pouvantable projet de se dĂ©barrasser de la moitiĂ© de l’humanitĂ© ? DĂšs la RĂ©volution industrielle ? Dans l’aprĂšs-guerre ? Au tournant du millĂ©naire ?

Mais c’est sur la pandĂ©mie que cette thĂ©orie rĂ©vĂšle toute son incohĂ©rence, ne serait-ce que pour une raison : le Covid-19 met Ă  bas l’Ă©conomie. Les mesures sanitaires Ă©dictĂ©es par les gouvernements (pourtant prĂ©sumĂ©s complices des gĂ©nocidaires nĂ©o-libĂ©raux) vont provoquer faillites, ruine et dĂ©solation. Et pas seulement des librairies de quartier : que l’on pense au transport aĂ©rien, Ă  l’industrie automobile… En France, le MEDEF est vent debout contre toutes les prĂ©conisations sanitaires trop contraignantes. Et lĂ , ça ne fonctionne pas.”

Quelque extraits de l’article :

« Une lutte intransigeante contre le gouvernement et sa gestion rĂ©pressive n’implique pas la confusion »

« â€œIncohĂ©rent, ce documentaire est un gigantesque concentrĂ© de toutes les rumeurs et contradictions soulevĂ©es au cours de l’épidĂ©mie, des PCR truquĂ©s, en passant par les masques inutiles, les Big Pharmas, Dr Raoult et la chloroquine, en finissant par Bill Gates, Attali et l’« holocauste » pour tuer la moitiĂ© de l’humanitĂ©.” »

« Bien sĂ»r tout n’est pas faux dans le documentaire. L’étude bidonnĂ©e sur l’hydroxychloroquine dans The Lancet, les contradictions du discours du gouvernement sur les masques, la dĂ©nonciation des lois d’exception mobilisĂ©es par le gouvernement sont autant d’élĂ©ments rĂ©els, qui sont mis en avant par les dĂ©fenseurs du film pour en prouver la vĂ©racitĂ©. Pourtant, il s’agit de comprendre ce que le rĂ©alisateur tente de faire dire Ă  ces informations. De fait, la mĂ©thode de Hold-Up se base sur l’accumulation de faits, vrais et faux, sans lien les uns avec les autres pour imposer un rĂ©cit Ă  un auditoire qui, dans une pĂ©riode de crise, d’épidĂ©mie, a besoin de se rassurer. Celui qui dĂ©teste le capitalisme y trouvera son compte, celui qui dĂ©teste ĂȘtre confinĂ© y trouvera son compte, celui qui n’a pas confiance dans les politiques y trouvera son compte, celui qui dĂ©teste les vaccins y trouvera son compte etc
 Et le procĂ©dĂ© de dĂ©monstration, utilisant des donnĂ©s de maniĂšre partielle et partiale, permet finalement de dĂ©montrer ce que l’on veut.  »

« Nous avons toujours combattu le gouvernement, dĂ©noncĂ© sa politique, sa rĂ©pression, ses attaques contre l’Education Nationale ou l’hĂŽpital, sa violence
 Mais ce point de vue n’implique pas d’adhĂ©rer aux idĂ©es dĂ©fendues dans Hold-Up ni de refuser de voir les contradictions de la situation. »

« Mais il n’est pas sĂ©rieux de penser que pour vendre des mĂ©dicaments et des vaccins, le multimilliardaire Bill Gates serait Ă  l’origine d’une crise qui met Ă  mal toute une partie des classes dominantes en frappant l’économie, attisant la colĂšre et prĂ©parant de nouvelles explosions de la lutte de classe. »

« VoilĂ  notre conclusion, celle de ne pas sombrer ni dans la peur, ni dans le complotisme, mais dans une logique de comprĂ©hension de la situation politique afin de s’organiser et passer Ă  l’offensive. Pour que ce soit les capitalistes et non notre classe qui payent la crise. »

« Au bout de 2h de film ça part complĂštement en free style (avant aussi). Tout est mĂ©langĂ© et est de cause Ă  effet sans apporter la moindre preuve (rien n’est sourcĂ©), juste des affirmations Ă  l’emporte-piĂšce, mais toujours affirmĂ© avec assurance, de l’air de celui Ă  qui on ne la fait pas : le virus comme « arme bactĂ©riologique », « pas d’origine naturelle » mais « gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ© », le « grand reset » pour aller vers un « gouvernement mondial » (le nĂ©olibĂ©ral Attali, encore lui !…) avec Bil Gates dans le coup en grand planificateur, la 5G comme par hasard en voie d’installation pendant l’Ă©pidĂ©mie, l’affectation monĂ©taire robotisĂ©e en fonction des entreprises qui auront nos donnĂ©es !.. L’immortalitĂ© est aussi Ă©voquĂ©e bien sĂ»r : voyez Google et Elon Musk. L’Intelligence Artificielle et les biotechs qui vont nous mettre en esclavage et servir au grand « holocauste », le systĂšme financier utilisant la planĂšte entiĂšre comme un vaste espace d’expĂ©rimentation ! Et enfin, clou du spectacle, le vaccin ! Celui-ci permettra bien sĂ»r de foutre de l’ARN dedans afin de changer notre ADN pour entraĂźner une mutation gĂ©nĂ©tique humaine !!! D’oĂč ça sort ? Quelles preuves ?!.. Et pour finir une citation d’une doctoresse : « On a tous les traitements qu’il faut. » Allez dire ça aux morts de la Covid-19 ! MĂ©fiez-vous des contrefaçons et controns ce gouvernement et les puissances d’argent sur des arguments rationnels en analysant l’Ă©conomie, les lois qu’ils nous prĂ©parent et en mettant en avant toutes les saloperies qu’ils nous ont fait. Elles sont suffisamment nombreuses pour ne pas avoir besoin d’en inventer de nouvelles !… Et bien sĂ»r, ĂȘtre toujours vigilant quant-aux technologies et les donnĂ©es que l’on donne (Ă  Facebook par exemple en Ă©crivant ces lignes…), ce sont de vrais mouchards, pas besoin de puces pour nous suivre Ă  la trace qui seraient en cadeau avec l’injection d’un futur vaccin (autre complot imaginaire parfois avancĂ© ailleurs…), ils ont dĂ©jĂ  nos smartphones ! »

« Pas besoin d’aller chercher une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e de tuer les gens. Mais l’action du gouvernement Macron n’en est pas moins dĂ©sastreuse. En France, avec la suppression d’environ 70.000 lits de rĂ©animation en 15 ans, le sous-financement de l’hĂŽpital constant (manque de personnels et de matĂ©riel comme des masques et des blouses), l’HĂŽpital n’Ă©tait pas prĂȘt Ă  accueillir un tel flux de patients : d’oĂč le confinement qui nous fut imposĂ© pour ne pas saturer le systĂšme hospitalier. Et effectivement, les opĂ©rations reportĂ©es amĂšnent des risques de non-dĂ©tections de cancers et autres maladies ainsi que de dĂ©velopper plus encore des maladies existantes chez les patients. Sans compter les maladies mentales et les troubles psychologiques entraĂźnĂ©s par ce confinement dus notamment Ă  la rupture de liens sociaux, ainsi que les ravages Ă©conomiques etc. Bref, il ne s’agit nullement de dĂ©fendre le gouvernement Macron mais au contraire de l’attaquer, mais sur des bases rationnelles (nous reviendrons plus tard sur les autres contre-vĂ©ritĂ©s du documentaire Hold Up et le critiquer, ce n’est pas ĂȘtre pour le gouvernement…). »

« Le film rassemble aussi une flopĂ©e de pseudo-experts aux CV entachĂ©s ou aux diplĂŽmes falsifiĂ©s, avec Christian Perronne en tĂȘte de file. Ce chef du service maladies infectieuses Ă  l’hĂŽpital Raymond-PoincarĂ© de Garches, partisan de Didier Raoult et de son protocole s’est fait connaĂźtre pour ses thĂšses controversĂ©es sur l’origine de la maladie de Lyme (qui serait due Ă  une prolifĂ©ration cachĂ©e de tiques modifiĂ©es par un chercheur nazi).

On peut Ă©galement Ă©voquer Luc Montagnier, professeur et directeur du Centre de biologie molĂ©culaire et cellulaire au Queens College de l’universitĂ© de la ville New York, avant de prendre la direction d’un institut de recherche Ă  l’universitĂ© Jiao-tong de Shanghai. Depuis la fin des annĂ©es 2000, il multiplie les prises de positions sans rapport avec les connaissances en biologie et en mĂ©decine et dĂ©pourvues de tout fondement scientifique. Il dĂ©fend notamment les thĂ©ories de la « mĂ©moire de l’eau » de Jacques Benveniste, de la tĂ©lĂ©portation de l’ADN et prend position contre les vaccins.

En plus de ces mĂ©decins trĂšs contestĂ©s, plusieurs “experts” de pseudo-sciences, tous septiques au sujet des vaccins : les naturopathes Miguel BarthĂ©lĂ©ry et Astrid Stuckelberger, l’homĂ©opathe Edouard Broussalian
Mention spĂ©ciale Ă  Jean Dominique Michel, “anthropologue” sans diplĂŽme, et Ă  Nadine Touzeau, “profiler” qui pratique la Physiognomonie. »

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