AHOU numérique n°6 (15/08/2020)

 

Ahou : Un cri de résistance

 

 

Spécial BAM

 

 

Liberté Égalité LBD


 

Attention à la mystification écologiste

 

 

Soit l’escamotage de la lutte des classes par une écologie qui se veut respectable, c’est à dire non-incompatible avec les intérêts du capital : financier, industriel, le libre échange et le commerce mondial.

Peut-être mieux que rien ? Un nouvel endormissement ? Une lutte des classes désamorcée ? Pas si sûr. Elle risque de s’exacerber avec les conditions matérielles se dégradant du fait de la crise économique. Alors ces écolos, verdâtres/rosâtres, auront à se prononcer. Sont-ils du côté du peuple ? Il est à craindre tout de même un endormissement pas à la hauteur des enjeux : une alliance de gauche pour la Présidentielle avec Europe Écologie Les Verts en force pivot/moteur. La France Insoumise risque de faire cavalier seul. Elle fût écartée des tribunes/projets collectifs « de gauche » lors du confinement. Des projets de papier. Leur action est à surveiller. Mais si nous voulons une véritable action écologique allant dans dans un certain sens de « socialisme » allant quelque peu gêner la marche forcée du capital (GAFAM, transactions financières etc.), il ne faudra pas juste une addition de mesures plus ou moins cosmétiques mais une articulation systémique entre elles. Il faudra à minima dans cette période de réaction, de guerre de classes forcenée de la bourgeoise, une sorte de green new deal européen ou français, soit une version économique libérale, keynésienne, avec son orientation écologiste. Un tel projet à l’échelon français devra bien sûr se libérer de la tutelle européenne et pouvoir assurer un protectionnisme à ses frontières. Les règles des traités avec la crise ont déjà explosé en vol (déficit budgétaire à 3 % et dette à 60 % du PIB). Il conviendrait de profiter de ce recul pour avancer à l’encontre plus avant.

La production idéologique sembler nettement petite bourgeoise : par les classes mobilisées (moyennes, artistes, en rapport au capital culturel) et la production d’idées. Cela devient ridicule d’écrire des constitutions de papier, des revendications etc. face à un État qui s’autonomise et dont le gouvernement a usé avec excès, avec force : la police se faisant sa milice. Tout cela pour défendre les intérêts de ses généreux donateurs, de la classe qui a sorti du chapeau Emmanuel Macron bien avant la Présidentielle. À cet homme , ce gouvernement, cette classe, il n’y a rien à demander, tout à prendre. Ils doivent se gausser de voir que les gens jouent au pouvoir de papier quand eux exécutent le pouvoir réel, la force d’État « légitime » entres autres… Le rapport de forces, la lutte des classes ne se fera pas sans violences. Ce n’est pas un souhait mais une réalité historique. La première violence étant celle de la domination de classe de la bourgeoisie.

Cette production d’idées, de revendications peut être utile comme conscientisation politique et des gens semblent parfois désorientés sur la question… Comme répétition générale de la démocratie… Mais ce temps, s’il n’est pas à considérer comme perdu, devrait être consumé à autre chose : l’organisation, la propagande (diffuser des idées), le réseautage, l’aiguisage de moyens de communication, la création d’une Presse (WEB aussi) révolutionnaire, en un mot l’agitation et l’organisation politique. Les citoyens miment la démocratie.

Il sera un temps où il ne sera plus question de faire semblant, « jouer à la dînette »… Mais ne surestimons pas la portée du mouvement social, surtout la frange qui se joue en auto-organisation. Tout nous dirige vers la Présidentielle seule à même, il faut être lucide et cesser l’hypocrisie, de donner des leviers d’action suffisants pour changer largement la politique nationale, les structures même de l’économie et de l’État vers plus de justice sociale et écologique, cette dernière expression n’étant qu’un euphémisme, il nous faudra bien plus.

Préparons la rentrée !

 


Agenda des luttes

 

Nous ne mettrons ici que deux dates nationales importantes, les RDV locaux seront donnés au fur et à mesure sur giletsjaunesbrest.com

 


Courage et confiance Nous vaincrons BAM PANGO


 

Révolution/violence

Ne faut-il pas se mettre à l’idée que nous avons des individus fabriqués majoritairement sans griffes ni cornes ? Donc il ne serait pas très responsable de songer trop exclusivement à la violence, de les envoyer au « casse-pipe ».

Théâtre de papier

Environ 60 % d’abstention aux dernières élections municipales. À ce niveau là, quelle légitimité ? Ce sont un peu comme des acteurs de théâtre, des marionnettes qui s’agitent sur la scène mais sans aucun public, ou si peu. Autant fermer boutique ?

 


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Gouvernement d'un-con-pédant COULEUR


 

Billet d’humeur

 

 

«  Nous devons collectivement rompre avec ce qui est la maladie française : la préférence pour le chômage. Le modèle français classique, c’est d’accepter des plans sociaux massifs, ensuite d’avoir un système très généreux qui les indemnise. Au fond, un modèle qui fait que nous n’avons jamais réglé le problème du chômage de masse. On doit, par le dialogue social et la mobilisation de tous, réussir à éviter les plans sociaux ou à les limiter. C’est une nouvelle donne sociale pour sauver l’emploi, ensemble, que j’ai souhaité lancer avec les partenaires sociaux. Cela s’est traduit par une vision, je crois, partagée. Et on a commencé à agir. On le voit avec le plan aéronautique, qui a réduit le plan social qu’il y a chez Airbus aujourd’hui. Mais je vais être très clair : il y a des plans sociaux, et il y en aura. La crise sanitaire a détruit 5 points de richesse nationale et mis des secteurs entiers à l’arrêt. Cela a forcément des conséquences sur les entreprises. »

Ceci est la réponse du président Macron à la question posée : « Quelle est la philosophie du plan de relance qui doit être présenté cet été ? » , par un journaliste de la presse régionale le jeudi 3 juillet 2020.

Une telle réflexion laisse songeur…

 

Toute sa citation concerne en quelque sorte le chômage, mais Mr Macron véhicule ici plusieurs notions qui méritent d’être clarifiées. Car il existe un mélange savamment malsain dans ses propos.

Commençons par l’introduction. La première notion est celle de la maladie. Maladie qui serait d’ailleurs endémique de la France. Est-il vrai qu’il existe dans les cahiers de cours des étudiant.e.s en médecine de notre pays un chapitre intitulé « Le chômage, une maladie à part » ? Et qui comprendrait des sous-chapitres comme « la chômagite aiguë, cause de mortalité trop souvent ignorée » ? Il faudrait aller le demander aux professeurs de maladie infectieuse… La rhétorique médicale est osée. Mais bien trouvée. En effet, elle permet d’ancrer dans l’actualité sanitaire les vieux relents conservateurs véhiculant l’idée d’une France envahie de bon.ne.s à rien foutre. Et donc de donner du crédit encore une fois à cette idée.

Il évoque ensuite cette « préférence » pour le chômage, touchant autant les concitoyen.ne.s que les institutions. Dans une récente interview, Mr Macron expliquait qu’il pouvait parfois choquer par ses propos, et voulait remédier à cela. En quoi cette nouvelle citation est-elle moins choquante que « je traverse la rue, je vous trouve du travail » ? Le mépris est encore total. Notre « docteur en travail » présidentiel, quitte à parler médecine, aurait pourtant pu orienter à ce moment là son discours sur les conséquences sanitaires du chômage de longue durée. Mais à priori les 10 000 à 14 000 morts annuels, les 7 ans d’espérance de vie en moins, les suicides, les dépressions, l‘obésité… Tout cela, il ne voulait pas en parler.

Non, il valait mieux se concentrer sur cette spécialité française. Notre apôtre libéral, notre fine lame de la politique sait bien que passé le Rhin, le Channel, l’Atlantique, les Alpes ou les Pyrénées, le chômage n’existe plus. Non, il n’y a pas eu 40 millions de personnes licenciées en 6 semaines aux États-Unis cette année. D’ailleurs avant cela il y régnait le plein emploi, tout comme en Angleterre, en Allemagne, en Italie…

Donc en France nous ne faisons rien comme les autres. Nous sommes pessimistes, râleurs, nous sommes les rois de la taxation, et notre système social est le meilleur au monde. Tellement bon que… que nous préférons le chômage pardi ! CQFD. Si Macron le dit. En parlant préférence et pour terminer la parenthèse médicale, cette citation pourrait d’ailleurs rappeler celle d’un autre président, Mr Sarkozy, pour qui le fait de manger une tranche de jambon avec les doigts à 6 ans pouvait prédisposer à la schizophrénie une fois adulte… de grands médecins nos présidents décidément !

La suite n’est pas moins bonne. Mr Macron se permet dans la même phrase un énorme « compliment » pour toutes les luttes sociales menées depuis des lustres (je dis des lustres car il ne date pas précisément le début de cette préférence au chômage, mais gageons qu’elle doit évoluer depuis un certain temps, puisque d’après lui encore une fois il s’agit d’une maladie endémique, et pour qu’elle touche 67 millions de personnes cela doit faire un sacré paquet d’années d’évolution maladive) en affirmant que la tradition française est d’accepter ces plans sociaux massifs. Certain.e.s apprécieront… (spéciale dédicace aux salariés de Florange, Good Year, etc.). D’ailleurs quand on séquestre son patron, c’est bien pour le remercier de son Plan de Sauvegarde de l’emploi, c’est bien connu !

Après cette formidable entrée en matière de notre cher président, arrive sur la table la 2e notion importante. Mr Macron stipule qu’il va falloir réussir à « éviter » ces plans sociaux, ou du moins les « limiter ». Ouh là là, que n’a-t-il pas dit là ? En tenant compte de son introduction préalable, notre président ne pose là rien de moins qu’un changement de paradigme ! En effet, il insinue qu’il va falloir se battre !? Non seulement ne plus accepter mollement le chômage, mais en plus se battre pour éviter que trop de monde se retrouve au chômage ! Est-ce cela le fameux monde d’après ? Nous qui étions habitué.s à accepter mollement les desiderata de nos patrons, voilà que dorénavant notre chef suprême, notre papa à tou.te.s, nous exhorte à nous rebeller ! Mr Macron réalise-t-il qu’il prend là un très grand risque ? Celui de rouvrir les yeux du peuple, celui de ressortir drapeaux et bannières de syndicats pour faire valoir son mécontentement !…

En reprenant un peu de sérieux, cette phrase signe tout de même un vrai changement de discours de la part du pouvoir.

Emmanuel Macron a été élu sur la base du renouvellement de la vie politique française. Dans les discours, il incarne la jeunesse, la réussite, l’avenir, et l’optimisme. Optimisme qu’il a porté jusque là, avec sa tête de gondole, alias la « Start Up Nation ». Entendons nous bien, nous parlons ici de l’aspect communication. Même au plus fort de la crise sanitaire de la COVID-19, il assumait cet optimisme.

Là, c’est un virage à 180°. Un aveu de faiblesse incroyable. Il admet à demi-mot son inutilité, et celle de son gouvernement. Alors oui, il essaye tout de même de limiter la casse, et là encore son discours reste bien ficelé. L’usage de la novlangue l’épaule bien, avec l’enchaînement dans 2 phrases consécutives de « dialogue social » et « plans sociaux », « nouvelle donne sociale », « sauver l’emploi » et « partenaires sociaux » (au lieu d’appeler un chat un chat, en parlant réellement de licenciements, la rhétorique du social permettant de mieux faire passer la pilule, en incluant également les syndicats dans la balance, quitte à leur faire aussi porter un peu le chapeau). En 2 phrases, Mr macron se pose ici quelques part en victime de ce système. Et nous en viendrions presque à le remercier pour ce sauvetage in-extremis de la situation, comme il le mentionne d’ailleurs avec Airbus.

Comme il l’a également fait pour l’histoire de la pénurie de masques, stipulant qu’il n’était pas responsable de la destruction du stock. C’est un peu fort en chocolat, quand on sait que la destruction des masques en France s’est poursuivie jusqu’au 15 mars 2020, quand on est partie prenante de la politique ultra libérale depuis 2014 (sa nomination en tant que ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique), quand on refait appel à une ancienne ministre de la Santé qui a participé à la destruction du système sanitaire en France, quand on élit comme premier ministre de remplacement celui qui a porté le projet de loi de la T2A, etc.

C’est là qu’il ne faut pas avoir la mémoire trop courte en effet. Son discours ne tient pas la comparaison avec une analyse économique sérieuse.

Ainsi, la dégradation des indices économiques mondiaux a débutée fin 2018. Cela fait en partie écho à la baisse de production pétrolière au niveau mondial, et ce malgré les efforts répétés des mastodontes de l’énergie pour tenter d’enrayer la décroissance de production d’hydrocarbures. Il faut bien comprendre ici que notre « génie de la finance » n’a aucune carte en main pour éviter ce phénomène. Pas plus qu’il n’en a pour éviter la poursuite de la désindustrialisation de l’Europe de l’ouest.

De manière globale, la France, l’Allemagne, l’Italie sont entrés en récession depuis presque 2 ans maintenant, avec des variations entre ces pays. Et maintenant les États-Unis. Le monde tel que nous le connaissons, c’est à dire basé sur l’exploitation des matières premières, a commencé sa contraction. Le pic de production de pétrole conventionnel a été atteint en 2008. Il semblerait que celui du pétrole de Schiste vienne également d’être dépassé, tout comme le pic de l’exploitation pétrolière tous azimuts en Russie. D’ici 10 ans, la production du pétrole conventionnel aura perdu 30 % de sa capacité actuelle.

La crise sanitaire due au Coronavirus n’aura été que l’étincelle mettant à jour le château de cartes. Et les politiques le savent très bien. L’argument avancé comme quoi la COVID-19 serait responsable de cette nécessité de changement de vue est encore une comptine. Un mythe gouvernemental destiné à nous faire avaler des couleuvres.

Ce contexte de contraction économique est la première donnée à envisager. La seconde est celle du libre échange, de ce qu’on appelle communément la mondialisation. Les règles du commerce mondial ont peu à peu évoluées depuis presque 50 ans afin de mettre en concurrence les travailleur.se.s du monde entier. S’en est suivi un exode massif de l’industrie vers les pays à bas coût de production. Là encore, rien de nouveau sous le soleil de plus en plus brûlant à travers l’ozone en voie de disparition.

Dans ce domaine également nos gouvernements, depuis la fin des années 1970, n’ont cessé de mentir. Leur communication était bien rodée. Tout l’art de faire miroiter à une population asservie qu’ils sont le rempart à sa misère. Tout l’art de lui faire attendre encore et toujours des lendemains meilleurs. Puis des lendemains au moins aussi bons. Seulement les mensonges des décennies précédentes, au vu de la crise actuelle, ne peuvent plus passer. La pomme est trop grosse. Et il s’agirait de rester en poste. Donc nos personnalités politiques viennent de changer de carte, celle du « au moins pire ». D’une certaine manière, Mr Macron, par ces phrases, rentre officiellement en campagne pour 2022. Après 3 ans de déconnexion totale au réel, tuant sa propre population sans l’once d’une hésitation, il cherche à paraître comme plus « raisonnable ». Et aussi comme efficace, donc utile.

Seulement, nos guignols gouvernementaux ne sont que des prestataires de services. Excellant par le verbe, leurs priorités ne concernent plus depuis longtemps les 99,9 % la plus pauvre de leur population. Leurs capacités d’action sont limitées dans ce domaine. Non seulement il sont issus (et y participent) du même milieu que la caste dirigeante mondiale ayant levé progressivement les freins sociaux au capital. Mais quand bien même ils voudraient résister à cette marche en avant ultra-libérale, la soumission des États aux acteurs privés dominants, via notamment les tribunaux d’arbitrages internationaux, leur hôte toute capacité d’action.

Ces deux données conjuguées, à savoir la contraction énergétique en cours et la participation à la mondialisation ultra-libérale, montrent à quel point, encore une fois, sous couvert d’un aspect plus « humain », notre président, son équipe, et le système qu’il représente, se fout de notre gueule !

Pourtant, ce n’est pas comme si une 3e donnée, capitale, se posait à nous : le dérèglement climatique.

La vie se meurt sur notre planète, tous les signaux sont au rouge vif, la crise sanitaire a démontrée toutes les limites du système extractiviste-auboutiste. L’heure est à l’agissement. Mais la schizophrénie de notre système perdure. Un autre foutage de gueule monstrueux. Ainsi, en nous proposant pour seul seul horizon la suite de notre modèle, le discours d’Emmanuel Macron doit être pris dors et déjà pour ce qu’il est : un crime contre l’humanité et contre la vie sur Terre. En plus d’être une énième mascarade de communication ou une entrée officielle en campagne. Ça fait beaucoup pour un seul homme.

Un jour le capital te fera payer l'air que tu respires (2)


La crise économique c'est fantastique La décadence c'est la bonne ambiance BAM COULEUR

 

Médias et dépendances

 

 

Le fascisme qui vient

 

Climat nauséabond dans les médias du Cac 40 ou d’État comme France Info. En particulier sur les chaînes d’infos en continu où des éditocrates, commentateurs en tous genres et pseudo-experts sortent du chapeau l’idée que les manifs à l’initiative du Comité Adama seraient communautaristes sans bien sûr aucun arguments ni chiffres solides pour pouvoir affirmer cela : juste une opinion énoncée comme une évidence !

L’idée à faire passer dans ces médias est claire : « La lutte des classes disparaît au profit de la guerre entre races. » comme le disait notre ancien premier ministre – admirateur de Clemenceau qui rappelons le faisait tirer sur les ouvriers – j’ai nommé Manuel Valls ! Mystification ! Il ne s’agit pas là d’un constat objectif et provenant d’une étude à visée scientifique mais bien d’un désir d’escamotage de la question sociale et d’une possible union des classes populaires par une surestimation du communautarisme.

Ne nous laissons pas berner et au contraire unissons nos colères à celles des quartiers populaires et des personnes victimes de racisme et autres discriminations, à celle des soignants, aux écologistes, à toutes les personnes et groupes militants en lutte !

Et souvenons-nous : « Plutôt Hitler que le Front populaire !  » disait-on à l’époque. Il n’y a pas de « Hitler » bien sûr aujourd’hui mais n’oublions pas ce résumé de l’état d’esprit d’une partie de la bourgeoisie dans les années 1930… Aujourd’hui un bruit de fond y fait penser et les médias dominants l’excitent à l’envie et défendent les intérêts de leurs maîtres : plus que jamais les chiens de garde sont de sortie !

« Le fascisme ? Bouée de sauvetage du capital » pouvait-on lire sur les murs de la ville.

Plus que jamais avec la crise actuelle du capitalisme et sa contestation concomitante, les dominants légitiment la force répressive et l’appareil d’État se fait de plus en plus policier ! Avec la crise économique qui va nous péter à la gueule il est à craindre que la contestation augmente et avec elle la répression et son lot de violences policières. Marine Le Pen ou pas, le pouvoir néolibéral risque de se durcir plus encore pour maintenir un ordre de plus en plus injuste et arriver à une forme de fascisme du 21ème siècle à haute surveillance numérique !..

Ahou prenons garde !

Pour illustrer le propos :

 

 

Covid 19(84) C'est la nouvelle vague

 

16 juin 2020 à la téloche après la manifestation parisienne de soignants

(où y a eu quelques trucs cassés par des gens habillés en noir)

 

Patrick Pelloux n’a jamais vu la police sortir du droit :

“Injuste de mettre tout le monde dans le même sac.”, “de simplifier les choses”.

La “république” gnagnagna. “L’IGPN peut-être qu’il faut la réformer ? Peut-être ?”

Et j’en passe, le fond de l’air est rance.

Pelloux : consternant !

Moments de bravoure

Émission du 30/06/2020 d’Éric Zemmour et ses copains sur C News :

Sans véritable contradiction nous avons droit tous intervenants confondus à : une présentation enthousiaste des démocraties illibérales, ces grandes lueurs à l’Est ! Nous avons aussi une exaltée histoire des rois afin de fortifier le récit national français, miam. Et enfin bien sûr par les temps qui courent, l’inévitable critique de la dictature des minorités présentée ici comme le grand mal de l’époque.

Telle Fox News aux États-Unis, C News dont le nom ne semble pas dû au hasard, se fait la porte-voix de la bourgeoisie réactionnaire. Il faut sauver les meubles, le problème n’est pas économique bien sûr mais l’immigration, l’identité, l’Islam et le communautarisme : c’est ce que déverse Éric Zemmour presque tous les jours de la semaine sur C News à une heure de grande écoute. On peut toujours se dire que personne n’y croit, que ça ne prêche que les convaincus, que moi je regarde pas ces âneries etc. Certes, mais ça vous pose une ambiance contaminante qui influe sur les sujets des débats par effet de mimétisme…

Heureusement l’émission toute à l’honneur d’Éric Zemmour déjà condamné pour propos racistes finie, je peux suivre les discussions à l’emporte-pièce et aux avis sans nuances chez Pascal Praud. Y aura t-il un journaliste du magazine d’extrême droite Valeurs Actuelles ? Si ce n’est pas le cas nous pourrons toujours nous consoler avec les saillies d’Ivan Rioufol du Figaro qui se fait lui aussi semble t-il de plus en plus réactionnaire !.. Décidément, c’est une épidémie ! Non, sire, une pandémie.

En vérité le pouvoir a peur de nous MUR noir MULTICOLORE 2

Michel Onfray : misère de la philosophie

 

 

Onfray partout, justice nulle part !

Le « philosophe », toutologue, est partout, il vient même commenter l’actualité au moindre fait divers. Ainsi, un pompier se prend une balle dans le mollet, l’homme aux lunettes d’acier débarque directement de Normandie pour commenter à chaud ! Comme l’extrême droite (Obertone and Co.) et les partisans de l’Algérie française il parlera d’« ensauvagement » de la société. Natacha Polony utilise ici aussi l’expression : Axelle Dorier, Mélanie Lemée, Philippe Monguillot… La France, cette jungle.

Dans une autre émission, sur LCI, le philosophe libertaire qui s’est découvert sur le tard une passion pour le général De Gaulle parle de guerre de civilisations, de destruction des nations. On retrouve là les vieilles badernes de la droite réactionnaire. Ça ne serait pas pour déplaire au fameux Éric Zemmour dont la machine à écrire des bouquins qu’est Onfray dit partager 80 % de ses idées. C’est un beau score !

Mais voici quelques extraits savoureux :

À propos des Gilets Jaunes : « On leur a volé leur révolte ».

« Il y a un désir de laisser faire ce qui se passe en banlieue… »

Plus loin arrive le sujet du déboulonnage des statues dont les chaînes d’information en continu raffolent. Là Michel ne fait pas la différence entre les paroles et les actes et signifie que malgré le Goulag, le stalinisme, on ne débaptise pas les lieux public portant les noms d’Éluard, d’Aragon. Ce dernier à certes fait un vibrant poème à la mort de Staline mais n’a trucidé ou fait tuer personne à notre connaissance. Des Bugeaud, des Faidherbe pendant la colonisation française, si !

Puis Miche, toujours aussi crispé se fait sentancieux : « la réalité des jeunes générations c’est l’instant présent avec leurs téléphones portables. » Un brin généraliste et caricatural pour quelqu’un qui se dit philosophe…

Ensuite il parle des indigénistes (Houria Bouteldja) et se surpasse dans la caricature. Il reprend la critique propagandiste d’identification d’un mouvement populaire antiraciste et contre les violences policières avec un groupuscule ultra-minoritaire : le Parti des Indigènes de la République. Comme l’extrême droite, comme tous ceux qui veulent salir ce mouvement social qui s’est polarisé autour du comité La vérité pour Adama, il identifie une infime partie au tout. Ainsi, il fait la même chose que ses détracteurs, tel Laurent Joffrin qui le compare à Doriot, l’amalgamant donc au fascisme.

Sur l’affaire Fillon, c’est lapidaire et un brin complotiste il faut bien le dire Michel : « la gauche choisit le candidat de droite » et inversement dit-il en substance. Tout ça c’est bonnet blanc et blanc bonnet ! Une bien belle simplification démagogique Michel, tu t’épuises !…

Puis il finit par : « les policiers sont dans une grande souffrance eux-aussi. » ; que nous ne commenterons pas.

Ailleurs l’homme avait affirmé que l’on pouvait philosopher à la télévision, qu’il suffisait de s’adapter au format. Merci Michel, on voit le résultat !

La descente avait commencé avec sa fixation sur l’Islam, comme bien d’autres. Aujourd’hui, il semble subir l’influence de la revêche Barbara Lefebvre, auteure avec d’autres du tonitruant Les territoires perdus de la république. Michel se fera donc anarchiste républicain voulant reconquérir le territoire. Pour cela il glissera dans la nostalgie de De Gaulle, se fera réactionnaire, démagogique avec les Gilets Jaunes avec son livre Grandeur du petit peuple. Il tombera dans le piège de la division des classes populaires, un peu comme jadis il y avait le bon ouvrier, sérieux et travailleur, et le mauvais ouvrier feignant porté sur la bouteille. Il évoquera la gentille grand-mère que l’on réprime pendant le confinement alors que l’on laisse faire en banlieue les racailles. Il choisit le brave petit blanc de la France périphérique, rurale contre les banlieues qui semblent ici parées de tous les maux. Encore une fois, ces oppositions des Français entre eux ne seraient pas pour déplaire à l’extrême droite. Lui se dira regarder la réalité en face, il n’y a pas de sujets tabous, c’est bien souvent comme ça que l’on glisse vers des pentes nauséabondes…

La grande faute de Michel Onfray, c’est bien de débattre sur les sujets typiques de l’extrême droite et de ne pas suffisamment mettre la question sociale sur la table.

 

Pour finir de brosser le portrait, allons sur le terrain de l’État et de l’économie :

L’homme – devrais-je dire le surhomme ? – se réclame de Proudhon et du fédéralisme, du communalisme libertaire de Bookchin, bref de l’anarchisme. Du premier il semble tirer une nécessité de décentralisation avec donc plus de pouvoir régional. Il se dit girondin et anti-jacobin. Les premiers étaient pour la non-intervention de lÉtat dans l’économie, pour le libre marché donc (pour déterminer les prix notamment), au contraire des seconds. Autre part, Michel Onfray : « Je suis un capitaliste antilibéral », « On ne peut pas être anticapitaliste, à mes yeux ça n’a pas de sens. », « On ne peut pas ne pas être capitaliste. ». Michel Onfray naturalise le capitalisme et confond les différents modes de production. Pour lui, l’économie a toujours été capitaliste. En effet, même dans l’antiquité il y eut des formes d’accumulation du capital mais Michel Onfray confond ces formes minoritaires avec un système économique plus large faisant monde (avec des rapports de production et de propriété propres au capitalisme issu de la révolution industrielle anglaise).

Il en tire donc les conclusions et chez lui il est plus question d’un aménagement du capitalisme plutôt que d’un renversement de l’ordre propriétaire.

Ainsi, il privilégie les solutions localistes plutôt qu’une socialisation plus avancée des moyens de production par l’État, permise par une victoire électorale par exemple, ce qui permettrait pourquoi pas des nationalisations de secteurs stratégiques de l’économie sous contrôle citoyen (transports, énergies, banques etc.). On ne s’étonne alors pas qu’il soit tant invité sur les plateaux télé puisqu’il peut permettre de diviser les forces politiques voulant plus de redistribution des richesses, en fustigeant systématiquement la France Insoumise par exemple en l’amalgamant notamment à la terreur de Robespierre… Avec des amis comme ceux-là, la gauche sociale n’a plus besoin d’ennemis !…

Plus globalement Michel se fait idéaliste, « pensant » en termes de civilisations comme Huntington et de leur déclin comme Spengler. Il évoque un déclin de l’Occident, se perdant dans le ciel des idées, plutôt que de s’appuyer sur une pensée/philosophie matérialiste prenant en compte la production, les rapports de production (de domination économique…) et l’idéologie qui en découlent largement pour les légitimer.

Par antimarxisme il se fait inoffensif vis à vis du capital.

Les anarchistes dont il se revendique apprécieront sa défense de l’État… Quant-à la participation à la Présidentielle d’une personnalité qui émergerait de sa revue Front Populaire, il ne dit pas non…

En conclusion préférons un intellectuel, beaucoup plus empiriste et dont la pensée peut nous servir à comprendre notre société et proposer pour l’avenir, Emmanuel Todd :

« La lutte des classes c’est échapper aux questions identitaires (…) et c’est y échapper de la bonne manière, en posant les questions économiques. »

 

Lire aussi sur le sujet :

Ou quand la question sociale et écologique est escamotée au profit d’obsessions identitaires, culturelles, de l’Islam et de l’immigration comme les grand maux centraux de notre société !!! Brrrrr ça fait peur !


D’où la nécessité de médias indépendants tels ACRIMED. Une citation de l’article ci-dessus :

« En accordant tant de place à des chroniqueurs ou polémistes outranciers, au détriment de discours désireux de mettre d’autres thématiques et points de vue sur le devant de la scène, les médias jouent en fait le jeu d’une stratégie politique d’extrême-droite qui aboutit à la légitimation des idées qu’elle porte. »

 

Pour s’initier à la pensée d’Emmanuel Todd :

Y est évoquée la nécessité en France d’union de classes contre les 1% qui nous gouvernent et nous conduisent chaque jour un peu plus dans le mur, c’est à dire contre l’aristocratie stato-financière selon le concept d’Emmanuel Todd…

Cela ne pourra se faire que de manière inclusive, sans discrimination, sans exclure donc les habitants de toutes origines des quartiers populaires, qui plus est si nous voulons nous donner la chance de gagner.

Des gens de la petite bourgeoisie CPIS (Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures), toujours selon les mots de Todd pourraient être de plus en plus amenés à faire défection et rejoindre nos luttes comprenant qu’ils n’ont pas tant que ça à gagner à ce système économique et politique désastreux notamment pour l’écologie…

Pour cela, mettons la question des inégalités économiques et sociales au premier plan étant donné la dynamique d’appauvrissement généralisé dont est victime la grande masse du peuple français qui s’est accélérée depuis la pandémie de Covid-19.

À la rentrée la crise économique sera plus dévastatrice encore, il risque d’y avoir à l’automne un million de chômeurs supplémentaires.

Soyons prêts à organiser dès maintenant ces alliances, ces luttes, unissons-nous !

 


Dialogue

Dialogue

 

-S’il est mort c’est qu’il l’a mérité, c’était un délinquant mon bon Monsieur. Ou du moins il l’a un peu cherché. S’il n’avait pas eu le bon goût de voler un scooter il n’en serait pas là !

-Ah bon, vous êtes pour la peine de mort ?

-Ce n’est pas ce que j’ai dit.

-Les policiers doivent rendre la justice selon vous ?

-Ah non, la séparation des pouvoirs !

-Pourtant vous justifiez la peine de mort pour un vol ?

– …

-Par ailleurs je vous trouve bien sévère !

– Oui peut-être qu’il mériterait moins.

-Une peine plus juste rendue par un juge ?

-Oui voilà, la justice !

-Mais la justice est-elle juste avec les délinquants ?

-Elle l’est avec tout le monde.

-N’est-elle pas plus clémente avec les délinquants en col blanc ?

-Ah non, je ne vous laisserai pas dire ça !

-Pourtant, pour des gens qui impactent bien plus de personnes par leurs méfaits ils ne prennent pas très « cher » ! Puis ils logent dans des prisons VIP !..

-Non, ils sont beaucoup moins dangereux !

-Ils ne volent pas de scooters ?

-Oui voilà, c’est ça.

-Donc eux ne méritent pas de peine de mort.

-Oui c’est exact : car c’est moins violent.

-Moins spectaculaire.

-Oui.

-Et puis ce ne sont pas les mêmes classes sociales !

-Ah non rien à voir.

Non bien sûr rien à voir…

-Vous voyez vous retournez à la raison.

Un jour vous le payerez dans votre chair !

-Pardon ?

-Il n’y a pas de raison que ce soir le corps des autres qui souffre.

 

A crédit à perpétuité sans GJ 2

 


1


Nécessité de prise de l’appareil d’État

 

Pour quoi faire ? Pour le briser ? Chaque nouveau gouvernement change ses hauts fonctionnaires, plus ou moins…

Il faut bien se rendre à l’évidence, les « leviers » que permettent cette prise sont les seuls à même de changements rapides et conséquents quant-aux structures économiques/sociales et politiques. On pense ici à la direction de l’économie en privilégiant la valeur d’usage pour les investissements, c’est à dire à quoi ça sert. Soit, pour réaliser qui plus est la dite « transition écologique » (ou rupture plutôt ?) en faveur en premier lieu des classes populaires (des pauvres), reprendre les secteurs stratégiques de l’économie par une socialisation des moyens de production (à minima des nationalisations) : éducation, santé, énergies, transports, moyens de communication, des cotisations pour la Presse indépendante etc. Briser les monopoles, les oligopoles. L’État pourrait aussi reprendre en main des banques avec mission de reconversion de l’économie sous contrôle citoyen. Le RIC semble une mesure faisant consensus, il faudra l’appliquer, pour assurer la révocation des élus notamment. Le référendum doit être plus facile à mettre en branle : baissons donc le nombre de voix nécessaires à la tenue d’un Référendum d’Initiative Partagée. L’on a vu que pour Aéroports De Paris, malgré une forte opposition de la population, le nombre de voix nécessaires au référendum n’a pas été acquis.

Retrouver la souveraineté, qu’est-ce à dire ?

La chose fait peur, à « gauche » notamment. En effet elle a été reprise par de tristes individus tel Michel Onfray qui multiplie les conquêtes de droite/extrême droite pour sa revue Front Populaire… Peut-être devrions-nous lui préférer le mot indépendance, voir même encore : autonomie. Car c’est de cela qu’il doit s’agir : ne plus être dépendant de la Banque Centrale Européenne pour battre monnaie, cette fameuse dette qu’il faudrait rembourser alors que c’est une création ex-nihilo… Toutefois il ne faut pas trop de monnaie en circulation afin d’éviter l’inflation : récupérer une politique monétaire implique de sortir de l’euro.

La crise de la Covid-19 a permis de pulvériser les règles des traités de l’Union Européenne : 3 % de déficit budgétaire et 60 % de dette du PIB. Un candidat à la Présidentielle se devra de ne plus les appliquer désormais, il faut donc sortir de ces traités interdisant toute politique budgétaire et monétaire et donc par exemple à minima des politiques keynésiennes de relance de la demande effective (pour des grands travaux : aménagements de structures indispensables au bien commun comme des routes, ponts, infrastructures, changement de modèle énergétique etc.). Mais cette zone euro est promise à l’implosion, les pays du Sud et même la France (deuxième puissance économique de l’UE) ne pourront plus suivre la concurrence et la domination économique allemande. L’euro implique ce que l’on appelle les « dévaluations internes ». Des pays moins compétitifs face au « leadership » allemand ne peuvent plus faire comme avant l’euro des dévaluations monétaires. Ils sont donc obligés de baisser salaires et cotisations sociales voir de délocaliser. Il faudra également sortir du modèle des « travailleurs détachés » imposé par l’Union Européenne qui fait que des travailleurs étrangers (polonais, roumains etc .) travaillent en France mais avec des niveaux de cotisation de leur pays d’origine. L’Union Européenne a donc organisé une baisse du dit « coût du travail » pour le Patronat des pays de l’UE. Au contraire, il faudrait pouvoir rétablir nos frontières non pour faire un pays fermé, replié sur lui-même et chassant les « migrants », mais bien pour rétablir des droits de douane afin de protéger notre marché intérieur.

Nous aurons aussi à relocaliser et ceci ne peut se faire sans de grandes directions fermes de l’État.

In fine, c’est bien la question de la propriété des grands moyens de production qu’il faut poser, celle que semble ne plus se poser la « gauche » qui fut au pouvoir d’État bien trop compatible avec les intérêts du capital (financier, industriel etc.) aux conséquences sociales et écologiques néfastes.

Le projet de la « gauche plurielle » avec peut-être pas le même parti pivot est ressorti des tiroirs. Ça serait Europe Écologie Les Verts qui en serait le fer de lance. Olivier Faure, le pusillanime secrétaire général du Parti Socialiste est prêt à se ranger derrière, sans la France Insoumise bien sûr, c’est bien trop rouge pour eux. On nous ressort donc un mou projet d’aménagement du capitalisme à la marge. Celui-ci est indomptable, les capitalistes cherchant toujours à réduire les coûts du fait de la concurrence entre eux. Alors ils cherchent à baisser les salaires (délocalisations), rompent les normes environnementales etc., financiarisent l’économie avec la création de « capital fictif » : faire de l’argent avec de l’argent. Il faudra bien pourtant socialiser des grandes banques avec contrôle citoyen donc quant à leurs investissements en vue du bien commun (écologique etc.). Toutes ces politiques de rupture évoquées plus haut, ce ne sont pas les sociaux-démocrates maquillés de vert qui les feront. Ils sont à l’image de leur base sociale élective : petits bourgeois. Ils ne vont jamais à la racine des problèmes, ne pensent pas de refonte globale du système économique et politique mais quelques réglages, régulations etc. L’électorat vert, c’est bien très largement des Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures déçus du macronisme. La crise économique en cours voire l’implosion « de l’Euro » par son talon d’Achille italien et donc de l’Union Européenne, pourraient bien radicaliser les positions et permettre que des solutions drastiques de sortie de l’euro, des traités de l’UE , de protectionnisme, de socialisation évoqués plus haut arrivent aussi dans les têtes de classes sociales en voie d’appauvrissement qui se « radicaliseraient » donc.

Quel bloc social construire ?

Ce sont les bases sociales, les électeurs donc, qui façonnent les partis et leurs programmes et non l’inverse, dans les grandes lignes. Ainsi il faudra unir les classes périphériques (périurbaines + rurales) et des dits « quartiers populaires ». Il semble que la production idéologique des grands médias du capital et d’État est là pour contrer ça : voir plus haut Médias et dépendances. Mais plus encore, pour construire un bloc hégémonique il faudra rallier des pans de la classe moyenne voire de cette classe moyenne supérieure, petite bourgeoisie, petite bourgeoisie intellectuelle et rassembler sur une notion d’égalité tout en mettant en évidence la violence d’État par la police contre des manifestants, des Gilets Jaunes, dans les quartiers populaires où elles peuvent revêtir un caractère raciste. Les conditions matérielles d’existence se dégradant pourraient aider à la constitution, l’homogénéisation de ce bloc.

Nous devons donc continuer à œuvrer à ces alliances de classes ou couches sociales en continuant à tisser des liens, fédérer des groupes militants écologistes, des quartiers populaires, Gilets Jaunes etc.

Préparons la rentrée, la crise (économique surtout) risque d’être aiguë, c’est le Président qui l’a dit. Quant-aux élections, nous aurons le temps de voir qui se présentera. Mais nous aurons d’ici 2022 bien des choses à accomplir et à influencer l’opinion et les partis qui se présenteront à l’élection suprême. Nous devons exercer cette poussée sociale afin d’éviter le fameux match Macron/Le Pen ou peu importe les noms, capital « libéral »/capital « réactionnaire ».

Amen, pardon… Ahou, voilà qui est foutrement dit.

À lire sur le sujet :

De la nécessité d’une union des classes populaires et plus si affinités pour la constitution d’un bloc électoral alternatif au bloc bourgeois (LAREM, Les Républicains avec comme électeurs une bourgeoisie de « gauche » et de droite) pour 2022. Ceci autour de valeurs de tolérance bien évidemment…

Attention au retour possible de la social-démocratie teintée de vert ne cherchant jamais à bousculer le rapport de force contre le capital, contre l’Union Européenne, ses règles et l’euro qui nous empêchent toute indépendance monétaire (pouvoir de création monétaire), budgétaire et protectionniste solidaire (droits de douane).

Les règles des traités européens (déficit budgétaire à 3% et dette à 60% du PIB) volent avec la crise aujourd’hui en éclats il est vrai. Il conviendrait de continuer à les bafouer et ne jamais revenir à la normale les concernant.

Ahou, voilà qui est dit !

Écrit entre mai et août 2009 mais toujours d’actualité puisqu’à chaque grande crise du capitalisme se posent les mêmes questions d’alternatives.

Devrons-nous cette fois encore, comme après la crise de 2007-2008 nous contenter de mystifications de régulations avant de nous apercevoir que l’accumulation du capital continue sa logique intrinsèque et indomptable si l’on ne s’attaque pas aux racines mêmes du système économique et politique ?

La réponse est dans la question, ahou.

Votez toujours Je ferai le reste 2 COULEUR


 

Castex

 

Nouveau premier ministre présenté dans les grands médias comme le bon gars, maire d’une petite ville rurale. Un type sérieux, sympa et un sacré bosseur ! De plus, il se définit comme un gaulliste social là où nous avions pu discerner un sarkoziste ayant participé au projet de tarification à l’acte délétère pour l’hôpital.

Assurément, l’homme de la situation !

Qui plus est, c’est un homme de bon sens, si si. Non dogmatique il réglera les choses comme il faut, c’est un « homme d’État ». Il est là pour l’intérêt supérieur de la Nation, la défense des Français, de la ruralité et non du communautarisme. Des journalistes ont relevé qu’il avait un accent. À la bonne heure.

Dans ces grands médias, signe des temps où le cerveau reptilien, les passions sont sollicitées plus que de raison, on nous a plus fait un portrait psychologique de l’homme que fouiller plus en profondeur dans son passé politique, ses actes et l’idéologie les sous-tendant.

Encore une fois, misère du journalisme.

 

 

Sur les médias :

Dans ces rencontres se croisent des grands patrons, des responsables publics et des économistes pour la plupart membres du Cercle. Cette année, sur les plus de 300 intervenants programmés, on ne compte qu’une vingtaine d’économistes critiques, de syndicats, d’associations et de partis politiques de gauche invités à porter un semblant de contradiction.

Bref : une parodie de pluralisme et de démocratie dans un océan d’orthodoxie libérale… consacrée par le service public !

 

Castex, la communication macronienne :

Castex l’enraciné, chantre de la ruralité, de la France rurale ainsi qu’un pur produit de la méritocratie par l’école républicaine. Comme pour Dupont-Moretti et Gérald Darmanin sont mises en avant des origines modestes, pour au moins l’un des parents.

Quand on veut, on peut !

 

  • Lundi 6 juillet 2020 sur les chaînes d’information en continu :

    on attend le nouveau gouvernement comme on le ferait du casting du dernier blockbuster, le suspense est à son comble !…

 


2


3


Paradis pour les uns Pas un radis pour les autres


Un foutu sac de pommes de terre

 

Dans son dernier livre, Les luttes de classes en France au 21e siècle, Emmanuel Todd évoquait une classe centrale atomisée sans conscience de soi, entre le prolétariat et la petite bourgeoisie CPIS (Cadres et Professions Intellectuelles Supérieures) selon sa nomenclature. Il la nommait majorité atomisée. L’auteur évoque par le titre même de son ouvrage le livre de Marx : Les luttes de classes en France ; mais aussi Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte. Marx décrit la paysannerie comme un sac de pommes de terre, formant donc la même classe de par leurs conditions matérielles d’existence mais où les paysans seraient atomisés, chaque atome (ici pomme de terre) n’ayant pas de lien étroit avec les autres. Dans la France étudiée dans son ouvrage, celle de 1992 à 2018, Todd fait donc le parallèle avec cette image et avance l’idée que cette classe intermédiaire n’a pas conscience d’elle-même. À l’appui, son analyse du vote des professions intermédiaires qui évoque pour lui une « trajectoire politique désordonnée » caractérisée par « un très grand flottement, une très grande indécision » de leur vote (« modal ») : ils votent majoritairement au sein de cette catégorie Chirac en 2002 (27 % pour Chirac + Boutin et Madelin), Royal en 2007 (29%), Hollande en 2012 (31%), le FN en 2014 (24%), Macron en 2017 à 27 % (avec Mélenchon qui talonne à 26 %…) et les écologistes en 2019 à 20 % (avec un effondrement de LREM à 18 % et surtout de LFI à 5 %).

7.2 GRAPH Todd
Image provenant du site Le Comptoir

 

La petite bourgeoisie CPIS s’est elle en grande partie reportée sur un vote écolo aux Municipales de 2020, plutôt dans les grandes villes. Quand a t-il été de cette classe intermédiaire ?

Il ne serait pas étonnant que l’écologie puisse devenir une sorte de nouvel humanisme trans-classe, fruit d’une bonne conscience. Sauver la planète c’est un peu comme être contre la guerre, c’est facile, du moins en paroles. Puis voter Europe Écologie Les Verts ça change un peu, ça mange pas de pain. C’est diffus, c’est éthéré et adéquat pour des personnes atomisées sans conscience de classe, c’est trans-classe. Ça correspond très bien à une classe moyenne qui voudrait du changement sans trop renverser la table, d’autant que les contours sont flous et l’on ne sait pas très bien quels rapports de force cela engage, si des intérêts économiques seront remis franchement en cause pour plus d’écologie ou alors juste quelques ajustements pour plus de vivre-ensemble, un petit îlot plus ou moins vert dans un océan de pollution. On demande à voir et c’est mieux que rien, m’enfin…

Sinon que retenir ? La défaite du macronisme, si tant est que ça veuille dire quelque chose. Et hormis les grandes villes, beaucoup de villes gagnées par le Parti Socialiste et surtout par Les Républicains (villes moyennes). Un Rassemblement National en rétractation malgré la prise de Perpignan.

Des électeurs de la petite bourgeoisie CPIS déçus du macronisme et revenus au PS ? Fort probable.

Mais surtout : l’abstention, 58,3 % au deuxième tour. « Dans 75 communes de plus de 10 000 habitants, moins de 15 % des inscrits se sont prononcés en faveur de la liste qui l’a emporté au soir du second tour. ». Pas de quoi pavoiser !

L’écologie pourrait-elle être à gauche le lien qui ferait d’une alliance de partis (PS, EELV, PCF etc.) une offre adéquate pour une base sociale au vote fluctuant ? Soit la majorité atomisée et une partie de la petite bourgeoisie CPIS qui avait voté Macron en 2017 et déçue depuis… En ces temps de dépolitisation avec une psychologisation de la vie politique, d’émotion plus que de raison, pourrait-elle permettre une transcendance à même de rafler la mise en 2022 ? Pour cela lui faudra t-il l’appui de couches des classes populaires ? Mélenchon va t-il débourrer tout ça et partant en premier érodera t-il les voix de cette future gauche plurielle « new look » comme il le fit vis à vis d’Hamon pour la Présidentielle de 2017 ?

Nous n’en savons foutre rien, la route est longue et d’ici là, la situation économique pourrait tellement s’aggraver qu’elle susciterait des crises pré-révolutionnaires, insurrectionnelles, et une radicalisation politique qui renverserait totalement des partis trop tranquilles et peu novateurs finalement.

La suite au prochain épisode.

Mais il peut être utile de réfléchir dès maintenant à ces combinaisons afin d’influer sur le réel pour accélérer et développer des « situations » que l’on ne verrait pour l’instant qu’en germe.

Pour aller plus loin :

L’écologie façon EELV :

  • Pas de lutte des classes mais un nouvel humanisme en adéquation avec la dépolitisation chronique et la non homogénéisation et conscience de classe de la « classe moyenne ».

 

Le quotidein étant une lutte La lutte devient le quotidien


 

Le fond de l’air est rance

 

De Gaulle, reviens, ils sont devenus fous, semble être le leitmotiv, dans l’air médiatique du temps. Reste à déterminer les effets dans les consciences ? Qui aimerait un retour de cette sorte d’homme providentiel ? Combien sont-ils ? C’est assurément le 5e république construite par ce même De Gaulle qui implique ce genre d’hypothèses, car oui, la vie politique française est largement suspendue à l’élection présidentielle.

Dans l’air du temps (en tous cas médiatique), et n’étant pas sans aller avec le grand Charles : le retour à la Nation, l’identité nationale plutôt que le vilain séparatisme communautariste islamo-(écolo)gauchiste ! Les débats pour l’élection présidentielle, s’ils ont lieu, promettent d’être nauséabonds. Et bien sûr, ces pensées rances ne s’appuient sur aucuns chiffres concrets, éludent la lutte des classes, pour faire simple. Ce n’est pas sur ce terrain là qu’il faudra jouer, celui de l’identité, de la grande peur de l’Islam etc.

 

Non, il nous faudra être plus universel et mettre au premier plan la question des inégalités économiques et sociales, de l’écologie, des services publics et de leur possible reprise en main par un État stratège qui relancerait l’économie dans la sobriété écologique tout en se réappropriant sous contrôle citoyen les grands moyens de production et d’échange stratégiques : eau, énergies, transports, Santé, Éducation, alimentation, logement etc. Soit les besoins vitaux ! Car plus que jamais la crise économique éclatant, de grande ampleur, il nous faudra assurer ceux-ci, pour les plus pauvres en priorité.

 

Le nouveau gouvernement Macron : un vaste jeu de chaises musicales et quelques têtes de gondole pour amuser la galerie et l’assurance de la même politique menée ! Ça sera une économie de relance mais classique, Bruno Le Maire ne semble pas trop décidé aux grandes réformes structurelles écologiques, juste quelques ajustements. À l’intérieur rien ne changera, un mauvais signal a été donné avec la première visite du premier ministre Jean Castex dans un commissariat de La Courneuve en Seine Saint-Denis alors que venait d’être annoncée la dissolution prochaine de la CSI 93, une unité de police de Seine-Saint-Denis visée par 17 enquêtes préliminaires. Soutien total bien sûr à la police qui sera amenée à taper sans relâche, rentrée sociale oblige, sur fond de crise économique et sociale…

Dupont-Moretti à la Justice, pas franchement rassurant.

Tiendront-ils longtemps, l’avenir nous le dira mais une chose est quasiment certaine, la pression sur eux ne risque pas de faiblir, bien au contraire.

 


 

Des idées d’articles pour appronfondir des thèmatiques abordées précédemment

 

Pour repenser l’économie :

 

Réflexion sur les luttes passées et à venir :

 


Macron ne traverse pas la rue La BAM est à l'affût PANGO


 

Notre grand jeu de l’été,

 

auquel tu auras accès sur ton indispensable smartphone dont la chaîne de production s’étend sur plusieurs pays, fait trois fois le tour de la planète avant d’atterrir dans tes mains fébriles guidées par ton cerveau en émoi d’avoir accès à ce bijou de technologie :

 

 

Quel couvre-chef correspond le mieux selon toi à notre vénéré et vénérable Président Macron ?

Planche Jeux

Réponse : les 3 réponses sont envisageables.

1) La couronne des rois : on ne le répétera jamais assez, la 5e république amène l’élection d’un monarque républicain. Emmanuel Macron semble s’en satisfaire et use de cette concentration de pouvoirs que procure nos institutions qui laissent la voix ouverte à tous les despotes en herbe.

2) Le tricorne : ah Napoléon, la guerre tout ça, le coup d’État du 18 Brumaire, le coup d’État 2 fois, la 1ère par l’oncle, la 2e par le neveu en un pâle pastiche. Puis chaque fois l’empire. Des habits trop grands pour notre Président ? À n’en pas douter, la France serait plutôt en voix de tiers-mondisation !

Ahou, ça fait mal mais il faut voir les choses en face !

3) Un chapeau haut-de-forme : prêt à exploser, symbole de la bourgeoisie. En effet, notre très cher Président plénipotentiaire fût financé par de riches donateurs, aidé par des copains dans de grands médias tel Paris Match qui propagèrent largement l’image de ce jeune candidat beau et fringant, rebelle à son milieu pour avoir maquer sa prof de français. À la bonne heure !

Une fois élu il récompensa ses généreux promoteurs : suppression de l’ISF, Flat Tax, baisse d’impôt sur le capital, Loi Travail etc. Quoi de mieux pour satisfaire les copains : Niel, Bolloré, Lagardère, Arnault, Dassault, Drahi, Pinault et j’en passe, soit les grands capitalistes français ayant besoin des services de l’État pour leurs affaires.

Chapeau haut-de-forme prêt à exploser ? En effet les crises sont multiples : écologique, sanitaire, économique, peut-être bientôt financière, le capitalisme international est en voix de décomposition avancée, ses contradictions sont de plus en plus criantes…

À quand la fin ?

 


LOGO Pangolin 2 détouré

Du beau du câlin du pangolin, notre rubrique Arts et douceur

 

Pangolin Blues

 

Farceur animal à écailles

Créature insoupçonnée

Tu nous en as fait voir des vertes et des Covid de papier,

Des curieux, des oursins de poches

Reçoivent ce soir encore nos chagrins.

Regarde à la télé les policiers

Soupirent, se sentent trahis

Leur Père, Castaner traîne des pieds

Ne vient pas les féliciter,

Il a le pangolin blues

S’arrête au bistrot d’à côté.

Regarde un peu tes pompes tu souriras moins,

Il y a des verves de beautés

D’autres aux eaux cristallines.

Des armoires, des pharmacopées

Nous remontent en pleurs le long des jours tranquilles

Où traînent les arts en laisse.

Il n’y a plus grand-chose qui tient debout,

Dehors, des airs radioactifs

Des chansons de plomb,

Des publicités pour se tuer,

Directement sans toucher l’assurance

De vie passée à écumer

Ce triste virus crasse.

Je me souviens encore des pangolins qui nous souriaient tout bas

Au jardin d’enfants.

Ils nous regardaient passer

L’air mi-indigné ou

À penser se suicider.

Je scrutais l’un de ses copains,

Une larme lui coulait à l’œil,

L’autre lui vendait la corde pour se pendre.

Encore un suicide de pangolin,

Encore un soucis trépassé.

Regarde leur monde tomber.

Ils se battent encore pour les miettes.

Demain, sereins, nous verrons qu’il n’y a plus rien,

Plus rien, plus rien,

Que l’écaille sublime du dernier des pangolins,

La plume discrète du dernier indien.


Darmanin Malsain


« Notre famille, c’est mon socle de vie, mon rocher. Notre Histoire nous a inculqué une volonté tenace de ne rien céder au conformisme, lorsque l’on croit avec force et sincérité. »

« Nous sommes en train de vivre un stade final du capitalisme mondial qui, par ses excès, manifeste son incapacité à durer véritablement. »

« Le fait que certains n’aient presque aucune protection et que, à côté de cela, des régimes spéciaux subsistent n’est pas acceptable. »

« Cela veut dire qu’il faut confier à d’autres qu’aux médecins les tâches administratives et inventer de nouveaux métiers pour qu’ils puissent déléguer des missions. »

«Notre pays, pour faire face à ses défis, ne peut se tenir uni, réconcilié, que par une volonté. Une volonté qui donne un mouvement, dessine des frontières qui en même temps rassemblent et donnent un sens à ce qui nous dépasse. Oui, la France est une volonté. »

« Mais cela ne peut pas suffire. Notre pays ne peut se tenir debout, avancer avec courage, si nous ne savons pas d’où nous venons. La transmission est au cœur de notre nation. C’est ce qui permettra à chacun de savoir d’où il vient et où il va dans ce monde contemporain où tout s’accélère et où les repères se brouillent. Pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire. »

« Il faut de l’imagination, une volonté continue, de la patience. Il nous faut le goût de l’avenir. Toutes ces vertus sont là, comme endormies, ou paralysées. Il suffirait de peu de chose, en vérité, pour nous réconcilier avec nous-mêmes. »

« Enfin, pour être pleinement efficaces, nous devons responsabiliser la société entière. Chacun doit avoir sa place dans la prise en charge de la sécurité du pays. Cela ne signifie surtout pas d’entrer dans une société du soupçon, mais d’assumer l’idée que l’État n’est plus l’unique acteur de la sécurité. »

“Si je pense réussir, c’est justement parce que je ne vais pas chercher à tout faire, je veux clairement exposer un dessein, vous en convaincre. Ce que je ferai, je le ferai avec vous.”

« L’essentiel est, avant tout, le bois dont les hommes sont faits. »

« Ce qui n’est pas acceptable, c’est lorsqu’une caste se constitue, repliée sur elle et qui impose ses propres règles. »

« Plus largement, je crois dans un nouveau partage démocratique. Je crois que nous pouvons réussir justement en faisant confiance et en donnant plus de pouvoir à ceux qui font. Ce nouveau partage démocratique doit donner les moyens d’agir à tous ceux qui sont le mieux placés pour le faire. »

« Nous avons une chance formidable : les Français ne veulent pas subir. Ils veulent s’engager. Ils s’engagent déjà, et de plus en plus ! Il faut donc mieux les considérer, mieux les accompagner. Car ce sont eux, nos héros d’aujourd’hui et de chaque jour. »

« J’ai la conviction farouche que nous pouvons oser l’avenir, et façonner de nos mains notre destin. Qu’il suffit pour cela de nous réconcilier avec nous-même. »

« À l’origine de cette aventure se trouvent des femmes et des hommes qui veulent avant tout faire avancer le progrès. Tous avec moi sont convaincus que pour y parvenir nous devons faire confiance à nos concitoyens et ne jamais perdre de vue la réalité. »

« Pour cela, chacun en France, doit, de nouveau, avoir sa place. »

« Je veux que mon pays redresse la tête et, pour cela, retrouve le fil de notre Histoire millénaire : ce projet fou d’émancipation des personnes et de la société. »

« Je veux une France libre et fière de ce qu’elle est. De son Histoire, de sa culture, de ses paysages. De ses mille sources qui convergent vers nos mers, de ses montagnes. De ses femmes et de ses hommes qui ont traversé tant d’épreuves et n’appartiennent à personne. »

« Tout cela me direz-vous, ce sont des rêves. Oui, les Français ont par le passé rêvé à peu près cela. Ils ont fait la Révolution. Certains même en avaient rêvé avant. Puis nous avons trahi ces rêves, par laisser-faire. Par oubli. Alors oui, ce sont des rêves. Ils réclament de la hauteur, de l’exigence. Ils imposent de l’engagement, notre engagement. C’est la révolution démocratique que nous devons réussir, pour réconcilier en France la liberté et le progrès. C’est notre vocation et je n’en connais pas de plus belle. »

Emmanuel Macron in. Révolution (C’est notre combat pour la France)

Citations du président Macron 2 copie

 

Amener une vague de fond, les idées deviendront hégémoniques d’elles-mêmes, bien sûr on peut les pousser… Il faut compter sur le “bouillonnement intellectuel”.

(Exemple, le RIC, mais il y avait là un travail d’”éducation populaire” de longue haleine)

 

“Si l’on veut qu’une formule de théorie exactement comprise se transforme en un vivant fait historique, il faut pousser cette théorie par la conscience des masses, sur la base de leur expérience, de leurs besoins, de leurs aspirations . Dans ce but, il convient de ne pas se perdre dans les détails, de ne pas distraire l’attention des masses ; il faut réduire le programme de la révolution à un petit nombre de mots d’ordre clairs et simples, qu’on remplacera suivant la dynamique de la lutte : c’est en cela que consiste une politique révolutionnaire. »

L. TROTSKI in. La révolution Permanente (sur l’Espagne)

« ne pas user dans des combats d’avant-garde ce « groupe de choc » qui se renforce journellement, mais le garder intact jusqu’au jour décisif. »

F. ENGELS in. Introduction à Les luttes de classes en France de Karl Marx

« Il est bon de rêver mais il faut que le rêveur aille jusqu’au bout de son rêve. »

LÉNINE

« Du rond-point au pangolin, il n’y a qu’un pas. »

AHOU

Le bloc bourgeois se fait réactionnaire.

 

Pistes cyclables partout

Justice nulle part ?

 

La prochaine pandémie achèvera ce système à l'agonie


4

 


Des liens

 

 

En libre téléchargement pour imprimer :

Pour imprimer en grand format les messages suivants (une lettre par page…) :

 

giletsjaunesbrest.com Actualités des luttes 2

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Nous y relayons toutes les infos allant dans le bon sens concernant les luttes sociales et écologiques de la région brestoise (et parfois d’autres échelons…), l’activité culturelle et d' »éducation » populaire en lien avec la politique. Plus que jamais nous voulons participer à notre modeste échelle à un changement d’hégémonie culturelle visant à aller vers une société plus juste et égalitaire, réellement démocratique et viable écologiquement.

N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions pour le Ahou numérique (ou en version papier de nouveau peut-être  bientôt…) à ahou@riseup.net : textes, dessins, BD, photos, photomontages etc.

giletsjaunesbrest@protonmail.com

www.giletsjaunesbrest.com

 

Victoire et confiance contre Macron et son monde BAM pangolin


 

N’hésitez pas à partager ce numéro,

Ahou portez-vous bien et à bientôt !

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