Revue de presse au 13/04/2020 (11h)

Sélection de slogans de travailleurs du monde de la santé (effectuée par Nantes Révoltée)


Coronavirus. 375 cas confirmés dans le Finistère ce dimanche 12 avril-OUEST FRANCE


Rouen dans la rue

GILETS JAUNES – PREMIÈRE MANIF’ SOUS CONFINEMENT

Pantin, samedi 11 avril 20 heures : une dizaine de gilets jaunes défilent. Petite distance entre les uns et les autres. Ils chantent : «On est la, même si Macron ne veut pas, nous on est la…» et «Du fric pour l’hôpital public».

VIDÉO


Cerveaux non disponibles

CONFINEMENT : LA POLICE TUE.

Via Lille Insurgée

En 3 jours, 4 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en France et en Belgique.

Alors que le confinement est en vigueur depuis près d’un mois en Belgique comme en France, la police est présente massivement dans nos rues dans le but de faire respecter coûte que coûte le confinement. Les forces de l’ordre se livrent, comme à leur habitude, à de nombreuses violences, facilitées par la situation de confinement. Interpellations musclées, passages à tabac, expéditions punitives. Partout dans le monde, les vidéos de violences policières sont innombrables. En 3 jours, 4 personnes sont mortes des suites d’une intervention policière en France et en Belgique.

Mercredi 8 avril – Béziers

Mohammed Helmi Gabsi est mort des suites de son interpellation autour de 22h. L’interpellation de l’homme, âgé de 34 ans, justifiée d’après la police par le « non-respect du confinement », se transforme en un assassinat, dont le Sans Domicile Fixe est la victime. Dans la voiture l’emmenant au commissariat, un policier s’est assis sur lui pour le maîtriser le temps du transport. L’homme s’est alors mis a tituber et est décédé au commissariat peu de temps après son arrivée.

Jeudi 9 avril – Angoulême

Dans la nuit de jeudi à vendredi, aux alentours de 00h – 01h, Boris, 28 ans, fuit un contrôle au volant de son véhicule, et esquive un contrôle de la BAC qui décide de le prendre en chasse. Les flics bloquent le véhicule de Boris au niveau d’un pont. Boris aurait « enjambé la rambarde et sauté dans la Charente » rapporte le journal Charente Libre.

Dans le véhicule, rien ne permet d’expliquer les raisons de la fuite. Boris a-t-il pris peur ? Voulait-il éviter une amende ? Craignait-il d’être brutalisé ? Aucune réponse. Ce qui est sûr, c’est que si ce point de contrôle de police n’avait pas été là, il ne serait pas mort.

Vendredi 10 avril – Cambrai

Même scénario à Cambrai cette fois. Autour de 4h30 du matin, un homme de 28 ans fuit un contrôle de police. Il perdra le contrôle de son véhicule et décédera. Le passager qui l’accompagnait est entre la vie et la mort.

Vendredi 10 avril – Bruxelles

En Belgique, ce 10 avril, Adil, 19 ans, est mort alors qu’il roulait sur son scooter. Il a été percuté par une voiture de police qui le prenait en chasse. Adil décédera sur place, suite à la violence du choc.

Le soir même, des affrontements vont éclater dans le quartier d’Anderlecht entre habitant-e-s du quartier et flics venus « maintenir l’ordre ».

Ce samedi, alors que la Belgique est comme la France en pleine période de confinement, plusieurs rassemblements ont eu lieu dans différents quartier d’Anderlecht. Ils se transforment rapidement en émeutes. 43 personnes seront interpellées.

En Belgique, en France comme partout ailleurs, la police continue ses violences habituelles et les intensifient en toute impunité pendant ce confinement.

Réagissons.

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Rouen dans la rue

UNE BRIGADE DE GENDARMERIE VIRE UNE INFIRMIÈRE DE LA CASERNE OÙ ELLE VIT AVEC SON CONJOINT GENDARME !

On croyait avoir tout vu en termes de dégueulasserie. Certains dénoncent leurs voisins qui ne respectent pas assez le confinement à leurs yeux. D’autres harcèlent ou agressent des infirmières pour qu’elles se barrent de chez elle par peur d’être contaminés, quand ça n’est pas tout simplement des propriétaires qui les mettent à la porte. Certains homosexuels ont aussi été victimes d’une telle furie dans une confusion totale entre pratique sexuelle et possibilité d’être vecteur du virus.

Cette fois-ci l’attaque vient d’une institution d’Etat et de sa force armée : la gendarmerie. Parce qu’elle était considérée comme une personne « à risques », une infirmière a été forcée de quitter la caserne où elle vivait avec son conjoint, gendarme en Lorraine. En gros, une caserne de gendarmes, « chargée de missions de police et de sécurité parmi les populations civiles » comme disent les textes, s’est estimée à ce point menacée par une infirmière instrumentiste en salle d’opération, qu’elle a forcé l’infirmière à quitter l’endroit où elle résidait avec son conjoint et ses deux petites filles :

« Une fois les mesures de confinement annoncées, on m’a demandé de retourner là où je vivais avant d’habiter en caserne. La raison ? Je suis infirmière, un métier à risques, et j’ai des « chances » de contracter le coronavirus. »

Le risque serait qu’elle infecte son mari et la brigade ne veut pas « perdre un membre effectif de la gendarmerie ». Il fallait donc protéger le mari quitte à sacrifier une infirmière dont le travail doit être un peu plus important par les temps qui courent. Travail anxiogène, obligation de déménager et d’organiser la garde des enfants. Au final, l’infirmière a dû se mettre en arrêt. Pour la jeune femme il s’agit clairement d’une injustice : « On ressent une forme d’injustice car on se protège, on prend toutes les dispositions… Les autres peuvent être confinés en famille mais nous non. »

Laisser sur le carreau une infirmière au profit d’un gendarme, voilà qui illustre sans surprise la logique des autorités : la réponse sécuritaire avant tout, et tant pis pour ceux qui travaillent pour la santé de tous. Des gens d’armes et au diable les soignants !

Source : https://actu.fr/societe/coronavirus/coronavirus-infirmiere-brigade-gendarmerie-conjoint-loblige-quitter-caserne_32956123.html

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Nantes Révoltée

ILS VEULENT NOUS FAIRE PAYER LEURS ERREURS

– Le « monde d’après » sera-t-il un monde d’austérité militarisée ? –

– « A la sortie de la crise, il va falloir faire des efforts afin de réduire la dette de la France. »

Bruno Le Maire, ministre de l’économie

– « Il faudra bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise »

Geoffroy Roux de Bézieux, patron du MEDEF

– « Il faudra probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant pour rattraper » la perte d’activité induite par le confinement en cours »

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État à l’Économie

– « Le monde d’après ressemblera étrangement au monde d’avant »

Un « proche de l’entourage du président Macron » sur France Info

Ces déclarations scandaleuses ont été prononcées par des hauts responsables politiques et patronaux ces derniers jours. Toutes vont dans le même sens : infliger une punition supplémentaire à la population, en sabrant violemment les droits sociaux qui restent. Il s’agit d’augmenter le temps de travail, amputer les vacances, réduire les salaires … En d’autres termes, les puissants veulent nous faire payer le désastre dont ils sont responsables.

Rappelons que la France est la championne d’Europe des dividendes, et le pays où les milliardaires s’enrichissent le plus vite. Ces dernières années, les gouvernements ont organisé un gigantesque transfert de richesses des plus pauvres vers les plus riches, en multipliant les cadeaux aux détenteurs du capital. La France n’a jamais été aussi riche, mais ils veulent accélérer à la faveur de la crise sanitaire. Bref, le gouvernement n’a absolument pas l’intention de modifier la trajectoire néolibérale et autoritaire, bien au contraire.

Trois scénarios sont possibles après le confinement :

– Une austérité militarisée, avec l’utilisation des moyens de contrôles et de répression de pointe expérimentés pendant le confinement pour imposer des reculs sociaux inouïs. C’est ce qui semble se tramer en France.

– Un « new deal » keynesien, c’est à dire quelques aides et une politique d’emplois publics pour soutenir la production, comme dans les années 30 aux USA ou après guerre en Europe. Une solution réclamée par la gauche, mais qui ne résout rien aux différents cataclysmes en cours, notamment écologiques, et qui ne met pas fin au capitalisme.

– Un soulèvement généralisé qui mettrait en échec ces pouvoirs mortifères, et tenterait d’en finir avec les logiques marchandes et autoritaires, en développant les solidarités locales et l’autonomie

Rien n’est écrit à l’avance.


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Le Medef et le gouvernement veulent que les Français travaillent plus après le confinement-FRANCE INFO


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Guerini redoute un «conflit violent» entre «la France des résidences secondaires» et celle «des HLM»-LE FIGARO


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« Le jour d’après » : la fin du confinement inquiète les renseignements-LE POINT


Cerveaux non disponibles

Alors que l’autoritarisme s’abat sur le monde, que les lois d’urgence prolifèrent, que nous sacrifions nos droits et libertés, nous sacrifions aussi notre capacité à empêcher le basculement vers un monde totalitaire.

Extraits d’une interview d’Edward Snowden par Vice le 11 avril

VIDÉO CND


Gestion policière de la crise covid et crainte d’une gilet-jaunisation XXL-RÉVOLUTION PERMANENTE


Apocalypangolin !

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