Revue de presse au 26/03/2020

Amazon ment et continue de profiter de la crise

Selon la CGT, « l’action d’Amazon a gagné 200 euros en une semaine. Jeff Bezos possède 80 millions d’actions à lui seul. Le président de la République dit qu’on est en guerre et comme dans toute guerre, il y a des profiteurs de guerre », déclare-t-elle.

« Amazon n’a pas stoppé ses activités dites non prioritaires : elle n’arrête pas ses livraisons pour les produits textiles, les jeux vidéos ou la bureautique. Les délais se sont juste étendus. Il faut désormais huit jours pour se faire livrer une robe à domicile contre deux auparavant », affirme la chargée de campagne. Les Amis de la Terre constate que « l’entrepôt de Sevrey, exclusivement destiné à la vente d’articles d’habillement, tourne encore à plein régime ».

Dans un communiqué, la direction d’Amazon le reconnaît explicitement, « nous restons mobilisés pour vous servir, écrit Frédéric Duval, le directeur général. Comme toujours, vous pouvez commander et recevoir tous les articles affichés comme disponibles sur Amazon.fr. Bien que certains délais puissent être allongés, nous continuons d’assurer vos livraisons.Nous sommes à vos côtés pour prendre soin de vous et de vos proches ».

Amazon ment et continue de profiter de la crise-REPORTERRE


Coronavirus : un préavis de grève dans les services publics en pleine crise sanitaire-LE PARISIEN


Gilets Jaunes Infos

17 élus de Coudekerque-Branche, qui tenaient un bureau de vote, contaminés.

Beaucoup trop de casseroles… ÇA SUFFIT ! ce gouvernement devra être jugé et condamné.

Coudekerque-Branche: dix-sept élus contaminés, ils tenaient tous un bureau de vote-LA VOIX DU NORD


Le département d’Indre-et-Loire et 3 départements limitrophes viennent d’écrire au ministre de la santé. Ils sont prêts à mobiliser leur laboratoire vétérinaire pour effectuer 1.000 tests Covid-19 par jour. L’Etat refuse.

Le président du Conseil Départemental d’Indre-et-Loire, Jean-Gérard Paumier, vient d’écrire au ministre de la santé, Olivier Véran, afin de lui proposer les services du laboratoire vétérinaire Inovalys, capable de réaliser 1.000 tests Covid-19 par jour. Ce laboratoire est détenu par les départements de la Sarthe, de l’Indre-et-Loire, de la Loire-Atlantique et du Maine-et-Loire, tous co-signataires de la lettre. Ces tests permettraient selon les 4 présidents « d’aider à développer les tests auprès des des personnels qui sont en première ligne dans la lutte contre l’épidémie ».

Mais pour l’instant, le ministère refuse pour « un argument juridique » explique les présidents des 4 départements. Le cadre réglementaire est différent « entre médecine humaine et médecine animale, un argument qui n’apparait pas recevable aux départements en période de guerre ».

L’Etat refuse l’aide du laboratoire vétérinaire d’Indre-et-Loire capable de réaliser 1.000 tests par jour-FRANCE BLEU

Respirateurs artificiels : l’État refuse l’aide proposée par les industriels-LELIBREPENSEUR.ORG


Nantes Révoltée

QUE SE PASSE-T-IL AU CHU NANTES ?

– Soignant malade caché, absence de tests pour le personnel, menaces … –

Que se passe-t-il dans les hôpitaux de Nantes ? Quatre faits préoccupants sont rapportés par la presse ces derniers jours :

1 – Les autorités sanitaires ont caché qu’un soignant du CHU de Nantes, atteint du Covid-19, a été placé en réanimation

2 – Le personnel soignant n’est pas dépisté. Selon la presse nantaise « Seuls les cas graves le seront. Tant que vous n’êtes pas malade au point de ne pas travailler, vous venez avec un masque. » Au mépris de la santé du personnel comme des patients.

3 – Incompétence totale des autorités sanitaires selon le personnel : « Le CHU a demandé que l’on recense moyens humains et techniques de toutes les cliniques. Quelques jours après, on nous dit : Alors cette demande, ça avance? On avait livré réponses à l’ARS, qui avait oublié de faire suivre au CHU »

4 – Menaces entre experts : selon le Canard Enchaîné, le désormais célèbre professeur Raoult aurait été menacé par un « infectiologue » du CHU de Nantes, travaillant pour de gros laboratoires.

Mensonges, menaces, incompétence, le climat semble préoccupant. Alors que l’incurie du gouvernement est totale, et qu’il est évident que le chiffre des malades et des morts communiqué officiellement est totalement faux, combien de problèmes de ce type sur tout le territoire ?

Revue de presse sur le sujet par Nantes Révoltée

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Révolution Jaune Média

Coronavirus. Chloroquine : une plainte du Pr Didier Raoult rebondit à NantesLe professeur Didier Raoult, l’infectiologue marseillais qui prône l’utilisation de chloroquine contre le coronavirus, a déposé une plainte, après avoir reçu des appels anonymes menaçants. Et l’enquête touche Nantes.


Gilets Jaunes Infos

Selon les infos du Canard, le portable à l’origine des appels menaçants a été identifié : il ferait partie de ceux qui ont été mis à la disposition… des médecins du CHU de Nantes !

Le parquet de Nantes, saisi de l’affaire, a confirmé qu’une enquête est ouverte. Sans donner plus détail.


Cerveaux non disponibles

« On prend des risques pour seulement 1,40 euros de l’heure. C’est scandaleux » : le témoignage de Laure Mougel, étudiante infirmière en Alsace. Très loin des déclarations de solidarité et de prise en compte de l’effort de ces milliers de personnes pour contenir la crise sanitaire et sauver les malades du Covid…

https://www.facebook.com/cerveauxnondisponibles/videos/249536229521889/


Cerveaux non disponibles

⚫ MULHOUSE. L’ENVERS DU DÉCOR ! ⚫

De l’autre côté de la barrière… Voilà les images que les médias ne montreront pas de ce qu’il s’est passé hier lors de la visite de Macron a Mulhouse. Des infirmieres à bout de nerf, ne pouvant même pas approcher du président pour lui crier leur détresse… Repousser par des gardes du corp. Macron et son monde, en costard cravate, bien protégé par une clôture et des agents de secu, comtemple ce spectacle des travailleurs qui prennent vraiment des risques pour soigner les malades du Covid. Quelques minutes plus tard, une fois les caméras allumées, il prétend être à leur côté et comprendre leur détresse…. Sauf qu’il avait là l’occasion de leur parler à ce personnel hospitalier en détresse. Et qu’il a préféré envoyer la secu !

Images Maamar Benchaa

MULHOUSE. L’ENVERS DU DÉCOR !-vidéo CND


Nantes Révoltée

ETAT D’URGENCE SANITAIRE : BARBARIE POLICIERE EN BANLIEUE

Texte et vidéo par Sihame Assbague

« Violences policières, encore. Cette fois, ça se passe aux Ulis (91), le 24 mars 2020. Sur cette vidéo, Sofiane, 21 ans, violemment interpellé par des agents de la BAC. Livreur pour Amazon, il sortait du domicile de son père & se rendait au travail.

Sur sa route, Sofiane aperçoit des policiers. « Pris de panique » parce qu’il a oublié son attestation, il rebrousse chemin & se met à courir. Les agents se lancent à sa poursuite & finissent par le rattraper. La suite est sur la vidéo. « Ils l’ont défoncé » raconte un témoin.

La mère de Sofiane ne décolère pas : « Il n’avait pas à fuir, d’accord, mais ça ne justifie pas toute cette violence. Ils l’ont tabassé, torturé. On nous parle de dialogue. C’est ça, le dialogue ? Et pourquoi l’emmener sous le porche ? Pourquoi ? »

La colère est d’autant plus grande que la maman elle-même a été contrôlée et verbalisée…alors qu’elle emmenait son fils à l’hôpital pour les blessures infligées par des policiers. Il faut s’imaginer cette scène. « On nous a traités comme des moins que rien » raconte-t-elle.
« On ne peut pas laisser passer ça, on peut pas accepter cette violence. » La mère de Sofiane a décidé de porter plainte. Pour lui & pour toutes les autres victimes de violences policières. Aux Ulis (mais pas que), l’état d’urgence sanitaire semble avoir exacerbé les tensions. »

ETAT D’URGENCE SANITAIRE : BARBARIE POLICIERE EN BANLIEUE-vidéo NANTES RÉVOLTÉE


Révolution Jaune Média

🛑 Soutenez les médecins qui portent plainte contre Philippe et Buzyn
➡️ Plainte contre Philippe et Buzyn : une pétition de soutien en ligne recueille déjà 200.000 signatures

➡️ Un collectif de soignants a porté plainte contre le premier ministre et l’ancienne ministre de la Santé pour «mensonge d’État». Une pétition a été mise en ligne samedi pour soutenir leur démarche.
➡️ Lien vers la pétition : https://www.change.org/p/peuple-fran%C3%A7ais-nous-soutenon…

Plainte contre Philippe et Buzyn : une pétition de soutien en ligne recueille déjà 200.000 signatures-LE FIFARO


Le Vent Se Lève

En pleine pandémie de Coronavirus, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a appelé à « la plus grande modération sur le versement de dividendes », le mardi 24 mars. Les entreprises européennes s’apprêtent néanmoins à verser 359 milliards de dividendes à leurs actionnaires, correspondant aux gains de 2019, un record absolu. En France, les dividendes sont en hausse de 12% par rapport à 2018.

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Bruno Latour dans Le Monde daté de ce jeudi

TRIBUNE
Bruno Latour

Sociologue et philosophe, anthropologue des sciences

Le philosophe explique que « l’exigence de protéger les Français pour leur propre bien contre la mort est infiniment plus justifiée dans le cas de la crise écologique que dans le cas de la crise sanitaire ».

 

La coïncidence imprévue entre un confinement général et la période du carême est quand même assez bienvenue pour ceux à qui on a demandé, par solidarité, de ne rien faire et qui se trouvent à l’arrière du front. Ce jeûne obligé, ce ramadan laïque et républicain peut être une belle occasion pour eux de réfléchir sur ce qui est important et ce qui est dérisoire…
Comme si l’intervention du virus pouvait servir de répétition générale pour la crise suivante, celle où la réorientation des conditions de vie va se poser à tout le monde et pour tous les détails de l’existence quotidienne qu’il va falloir apprendre à trier avec soin. Je fais l’hypothèse, comme beaucoup, que la crise sanitaire prépare, induit, incite à se préparer à la mutation climatique. Encore faut-il tester cette hypothèse.

Le virus n’est que l’un des maillons d’une chaîne
Ce qui autorise l’enchaînement des deux crises, c’est la réalisation soudaine et douloureuse que la définition classique de la société – les humains entre eux – n’a aucun sens. L’état du social dépend à chaque instant des associations entre beaucoup d’acteurs dont la plupart n’ont pas forme humaine. Cela est vrai des microbes – on le sait depuis Pasteur –, mais aussi d’Internet, du droit, de l’organisation des hôpitaux, des capacités de l’Etat, aussi bien que du climat. Et bien sûr, malgré le barouf autour d’un « état de guerre » contre le virus, celui-ci n’est que l’un des maillons d’une chaîne où la gestion des stocks de masques ou de tests, la réglementation du droit de propriété, les habitudes civiques, les gestes de solidarité, comptent exactement autant pour définir le degré de virulence de l’agent infectieux.

Une fois pris en compte tout le réseau dont il n’est qu’un maillon, le même virus n’agit pas de la même façon à Taïwan, Singapour, New York ou Paris. La pandémie n’est pas plus un phénomène « naturel » que les famines d’autrefois ou la crise climatique actuelle. Il y a bien longtemps que la société ne tient plus dans les étroites limites du social.

L’extension des pouvoirs et le pin-pon des ambulances
Ceci posé, il n’est pas clair pour moi que le parallèle aille beaucoup plus loin. Car enfin, les crises sanitaires ne sont pas nouvelles, et l’intervention rapide et radicale de l’Etat ne semble pas jusqu’ici beaucoup innover. Il suffit de voir l’enthousiasme du président Macron pour endosser la figure de chef d’Etat qui lui manquait si pathétiquement jusqu’ici. Beaucoup mieux que les attentats – qui ne sont malgré tout que des affaires de police –, les pandémies réveillent, chez les dirigeants comme chez les dirigés, une sorte d’évidence – « nous devons vous protéger » « vous devez nous protéger » – qui recharge l’autorité de l’Etat et lui permet d’exiger ce qui, en toute autre circonstance, serait accueilli par des émeutes.

Mais cet Etat, ce n’est pas celui du XXIe siècle et des mutations écologiques, c’est celui du XIXe siècle et de ce qu’il est convenu d’appeler le « biopouvoir ». Pour parler comme le statisticien regretté Alain Desrosières, c’est l’Etat des bien nommées statistiques : gestion des populations sur un quadrillage territorial vu de haut et mené par un pouvoir d’experts. Exactement ce que nous voyons ressusciter aujourd’hui – à cette seule différence qu’il est répliqué de proche en proche, au point d’être devenu planétaire.

L’originalité de la situation présente, me semble-t-il, c’est que, en restant claquemuré chez soi alors que, dehors, il n’y a plus que l’extension des pouvoirs de la police et le pin-pon des ambulances, nous jouons collectivement une forme caricaturale de la figure du biopouvoir qui semble sorti tout droit d’un cours du philosophe Michel Foucault. Il n’y manque même pas l’oblitération des très nombreux travailleurs invisibles obligés de travailler quand même pour que les autres puissent continuer à se terrer chez eux – sans oublier les migrants impossibles à fixer. Mais justement, cette caricature est celle d’une époque qui n’est plus la nôtre.

Un abîme immense
C’est qu’il y a un abîme immense entre l’Etat capable de dire « je vous protège de la vie et de la mort », c’est-à-dire de l’infection par un virus dont la trace n’est connue que par les savants et dont les effets ne sont compréhensibles que par le recueil des statistiques, et l’Etat qui oserait dire « je vous protège de la vie et de la mort, parce que je maintiens les conditions d’habitabilité de tous les vivants dont vous dépendez ».

Faites l’expérience de pensée : imaginez que le président Macron soit venu vous annoncer, avec le même ton churchillien, un train de mesures pour laisser les réserves de gaz et du pétrole dans le sol, pour stopper la commercialisation des pesticides, supprimer les labours profonds, et, audace suprême, interdire de chauffer les fumeurs à la terrasse des bars… Si la taxe sur l’essence a déclenché le mouvement des « gilets jaunes », là, on frémit à la pensée des émeutes qui embraseraient le pays. Et pourtant, l’exigence de protéger les Français pour leur propre bien contre la mort est infiniment plus justifiée dans le cas de la crise écologique que dans le cas de la crise sanitaire, car il s’agit là littéralement de tout le monde, et pas de quelques milliers d’humains – et pas pour un temps, mais pour toujours.

L’agent pathogène dont la virulence terrible modifie les conditions d’existence de tous, ce n’est pas du tout le virus, ce sont les humains !

Or on sent bien que cet Etat-là n’existe pas. Et ce qui est plus préoccupant, c’est qu’on ne voit pas comment il se préparerait à passer d’une crise à l’autre. Dans la crise sanitaire, l’administration a le rôle pédagogique très classique, et son autorité coïncide parfaitement avec les vieilles frontières nationales – l’archaïsme du retour aux frontières européennes en est la douloureuse preuve.

Pour la mutation écologique, le rapport est inversé : c’est l’administration qui doit apprendre d’un peuple multiforme, à des échelles multiples, à quoi peut bien ressembler l’existence sur des territoires entièrement redéfinis par l’exigence de sortir de la production globalisée actuelle. Elle serait tout à fait incapable de dicter des mesures depuis le haut. Dans la crise sanitaire, c’est en effet le brave peuple qui doit réapprendre, comme à l’école primaire, à se laver les mains et à tousser dans son coude. Pour la mutation écologique, c’est l’Etat qui se retrouve en situation d’apprentissage.

Mais il y a une autre raison que la figure de « la guerre contre le virus » rend incompréhensible : dans la crise sanitaire, il est peut-être vrai que les humains pris en bloc « luttent contre » les virus – même si ceux-ci ne s’intéressent nullement à nous et vont leur chemin de gorge en nez en nous tuant sans nous en vouloir.

La situation est tragiquement inverse dans la mutation écologique : cette fois-ci, l’agent pathogène dont la virulence terrible a modifié les conditions d’existence de tous les habitants de la planète, ce n’est pas du tout le virus, ce sont les humains ! Et pas tous les humains, mais certains, qui nous font la guerre sans nous la déclarer. Pour cette guerre-là, l’Etat national est aussi mal préparé, aussi mal calibré, aussi mal dessiné que possible car les fronts sont multiples et traversent chacun d’entre nous. C’est en ce sens que la « mobilisation générale » contre le virus ne prouve en rien que nous serons prêts pour la suivante. Il n’y a pas que les militaires pour être toujours en retard d’une guerre.

Mais enfin, on ne sait jamais, un temps de carême, fût-il laïque et républicain, peut entraîner des conversions spectaculaires. Pour la première fois depuis des années, des millions de gens, bloqués chez eux, retrouvent ce luxe oublié : du temps pour réfléchir et discerner ce qui les fait d’habitude s’agiter inutilement en tous sens. Respectons ce long jeûne imprévu.

Bruno Latour est notamment l’auteur de « Les Microbes. Guerre et paix », suivi de « Irréductions » (Métailié, 1984) et de « Où atterrir ? Comment s’orienter en politique » (La Découverte, 2017)

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