AHOU numérique n°1 (24/03/2020)

Ne nous laissons pas emmerder par des petits cons


21 mars 2020 :

C’est officiellement le printemps. Les oiseaux piaillent. Avec cette vie ralentie, leur voix nous parvient plus aisément. Je viens de finir la lecture de L’étrange défaite de Marc Bloch, sur les causes de la défaite française de 1940. Que de parallélismes avec l’époque actuelle. Quand l’auteur critique le conformisme notamment dû aux grandes écoles : toujours d’actualité ! L’analyse n’est pas de type matérialiste, « lutte de classes », même s’il n’avait peut-être pas « loisir » quand il écrivait d’analyser plus en avant la collaboration du patronat à cet esprit de « défaite », de données économiques suffisantes pour cela... L’état d’esprit de division nationale propre à la bourgeoisie (« Plutôt Hitler que le front populaire ! »), pour défendre ses intérêts, peut être mis en perspective avec la situation actuelle de sacrifice des vies plutôt que de l’économie. Quant à l’enfermement néolibéral il fait penser à l’étroitesse d’esprit d’une pseudo-élite déjà à l’époque, sourde à toute innovation venant du peuple et à même de rebattre les cartes quant aux structures économiques et sociales. Qu’est-ce que Pétain et sa clique, si ce n’est la Réaction, la défense d’un ancien ordre et de la bourgeoisie, quitte à se vendre à l’ennemi.

Nos dirigeants sont sous domination allemande-et oui, encore une fois- et répugnent rarement semble t-il à vendre les bijoux de famille à des entreprises étrangères : Alstom, les Chantiers de l’Atlantique à l’italien Fincantieri, l’aéroport de Toulouse à des investisseurs chinois, Alcatel-Lucent au finlandais Nokia Même enfermement idéologique. Même opposition d’une minorité privilégiée face à une créativité, effusion populaire en demande de renouvellement.

Ahou, voilà qui est dit !

 

Source : Pourquoi la France perd ses entreprises stratégiques-L’EXPRESS

Non à la pétainisation des esprits 2


1**

i Petit point sanitaire à la pointe bretonne

Vendredi 21 mars 2020. L’attente.

Comme de nombreux.ses autres acteurs.trices du soin ont pu le ressentir, la semaine se sera écoulée sur une note étrange, sur un faux rythme, comme si le piano sanitaire était désaccordé.

D’un coté, les annonces présidentielles du lundi précédent, graves, attendues, espérées depuis déjà trop longtemps s’agissant du confinement. Légèrement dérangeantes aussi, comme une note de faux qui résonne. Pourquoi ?

Parce que de l’autre côté, la réalité du terrain est toute autre. Les moyens sont dérisoires, on le constate déjà, on le redoute, on a compris. Le reste de la semaine ne fera que le démontrer. Démontrer, si cela était encore nécessaire, que cette crise épidémique va définitivement anéantir un système sanitaire à la dérive depuis des années, qui crie famine depuis 1 an comme rarement auparavant, comme un animal blessé qui agonise, qui ne sait pas très bien comment s’y prendre. Lutter à sa survie, mais comment ? Demander ? Manifester ? Essayer de fédérer ? Démissionner ?

Non, finalement mourir. C’est peut être ça qu’il fallait, mourir pour interpeller, pour pouvoir fédérer, à l’image de quartiers entiers qui applaudissent leurs soignants confinés à soigner. Car il ne s’agit plus là de démissionner, il faut agir. Soigner comme un petit soldat qui s’en va à la guerre, merci Manu, on a compris.

Et donc s’en aller en guerre sans protection. Cette semaine en aura été la parfaite illustration. Dans cette trop foireuse situation de « calme avant la tempête », l’impréparation à la catastrophe annoncée est flagrante. Pourtant il y avait le temps d’anticiper. Madame Buzyn a failli nous décocher une petite larme en le rappelant dans son interview fumeuse. Idem pour la préparation de l’opinion, quand on se penche sur l’avalanche médiatique allouée au Coronavirus avant son arrivée en France.

Pas de masques. Pas de gel hydro-alcoolique. Pas de surblouse. Pas de lunettes. Pas de tests diagnostiques.

Des masques chirurgicaux qui arrivent avec une bonne semaine de retard, quand on sait qu’il faut essentiellement être muni de FFP2. Et encore, si ils arrivent. Les maisons de retraite s’en souviendront. L’industrie agro-alimentaire aussi, les employé.e.s étant soumis.es aux diktats de patrons véreux obnubilés uniquement par la roue de leur fortune qui doit continuer à tourner. Ça tombe bien, l’État persiste et signe en les encourageant dans leur démarche. Après tout, on ne se tape pas la crise financière de 2020 tous les jours !…

Le gel hydro-alcoolique, tout comme les surblouses et les lunettes de protection, nous n’en avons pas vu la couleur. Ni le bruit, ni l’odeur d’ailleurs. Vive le système D, le savon de Marseille heureusement, les lunettes de piscine et les sacs poubelles parfois aussi. Ça s’organise plus ou moins bien, dans l’adversité, il faut bien…

Les tests diagnostics, même pas en rêves. Ah si, un écouvillon par médecin, pas plus, pas moins. Choisissez bien votre patient ! Et 1 écouvillon par EHPAD aussi, quand les recommandations officielles sont de tester les 3 premiers patients potentiellement atteints dans ces résidences. Cherchez l’erreur…

Donc la semaine se sera écoulée comme cela, avec des cabinets et des services tournant au ralenti, confinement oblige, attendant de sortir de la tranchée avec fusil et baïonnette pour faire face à la mitrailleuse du camp d’en face. Dérisoire. Le calme avant la tempête, toujours.

Seulement voilà, à force de nous prendre pour des con.ne.s, il semble émerger une certaine conscience de classe chez les soignants. Comprendre que dans le camp d’en face, on n’y retrouve peut être pas que ce microbe tant redouté, mais aussi quelques membres de ce que Todd nomme « l’oligarchie stato-financière », nos oligarques russes à nous. Cette bande d’assassins en herbe, qui ne jurent que par leurs profits, par leur fausse méritocratie, par leur mépris pour tout ce qui n’est pas eux. Il est temps de réagir, il est temps de se révolter, il est temps de confiner le capital au silence !

Nous sommes le vendredi 20 mars. L’épidémie n’a pas encore touché la pointe bretonne, mais l’éveil des consciences a débuté. Wait and see.

Angoisse du futur 2020


Le Coronavirus et le monde d’après

Que pouvons-nous apprendre de la crise du Coronavirus, du krach et de la crise économique ?

Que nos économies sont interconnectées ?

On le savait déjà. Mais plutôt , ce virus a mis en évidence la fragilité de cette interconnexion, et finalement, son absurdité. Car il a provoqué une rupture dans les chaînes d’approvisionnement. Beaucoup de pièces étaient bloquées en Chine. D’autres nécessitaient de venir de Chine pour assemblage, puis de repartir dans l’empire du Milieu (la Chine, c’était pour ne pas faire de répétition) pour un autre assemblage etc. Au fond ce qui est mis à nu ici c’est la division internationale du travail, l’hyper-spécialisation enlevant toute autonomie productive aux économies « locales » (nationales). Elle a montré notre dépendance vis à vis de la Chine. Un article de BFM Buisness décrivait bien la crise financière en cours (Krach boursier, récession, relance… Tout comprendre de la crise qui secoue l’économie mondiale). La conclusion de libéraux, à la fin de l’article est ahurissante de bêtise, ou de cynisme si vous préférez. Il s’agit de ce bon vieux Thierry Breton (qui officia sous Sarkozy). Il émet une légère critique de la mondialisation mais comme réponse au problème, assure qu’à l’avenir il y aura plus de contrôle sur la chaîne d’approvisionnement et qu’il n’est pas nécessaire de remettre en cause la dite mondialisation : « « On redistribuera un peu les cartes, on va sans doute mieux aujourd’hui contrôler ces chaînes d’approvisionnement » expliquait sur BFM Business Thierry Breton. « Donc oui ça va sans doute un peu accélérer ce processus mais ce n’est absolument pas la fin de la mondialisation » ». Comme à chaque crise, ils semblent nous dire (les Attali et consorts) : ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, allons, soyons raisonnables, c’est une forme du capitalisme qui a pêché, ou des individus irresponsables, vous allez voir ce que vous allez voir, on va taper (faiblement) du poing sur la table, réguler un peu tout ça (soi disant) et la machine pourra repartir comme en 40 ! Ahou !

Et ben non, cette fois-ci, comme il aurait fallu également pour les précédentes crises, il ne faut pas qu’elle reparte, la machine, ahou ahou ! L’urgence climatique amène un argument de poids qui était moins prégnant en 2007-2008 lors de la crise financière puis économique. Tous les scientifiques s’accordent, on va droit dans le mur climatique. On a EELV et son « écologie de marché ». Son leader au cerveau qui enfle, Yannick Jadot est en effet « pour l’économie de marché, pour la libre entreprise et l’innovation ». En février 2020 il condamnait l’action de Youth For Climate et leurs alliés (quelques tags tout au plus) au siège parisien de Black Rock. Ce n’est donc pas une écologie/économie qui remet en cause l’accumulation du capital, la sacro-sainte croissance, la dérégulation et l’austérité néolibérale. Moins de croissance et un rapatriement de l’appareil productif, profitons de cette crise pour affirmer qu’il faut en finir avec ce grand marché mondial. Relocalisons ! Triple ahou !!! Et oui, il ne faudra pas repartir comme avant : fini les voyages en avion dans tous les sens, le tourisme de masse. Posons aussi la question : que faut-il produire ? Dans ces périodes de crise (comme de guerres) l’on voit ce qui nous est essentiel. Ralentissons le monde. Fermons la bourse et son trading haute fréquence faisant varier la valeur d’un titre à la nanoseconde.

Nombre de pays européens vont exploser les règles du pacte budgétaire européen en accord avec les institutions européennes. Fini le déficit budgétaire devant rester en dessous de 3 % du PIB et la dette des États à 60 % de celui-ci. Pas de retour à la normale, à la petite gestion politique et au redémarrage de l’économie comme si aucune leçon n’avait été tirée, exigeons que ces règles de technocrates libéraux soient abrogées, remettons la main sur notre économie.

L’euro va t-il « exploser » ? Si oui, faisons-en une aubaine de reprise de la création monétaire qui ne nous forcerait pas à baisser nos salaires pour être compétitifs face à l’industrie allemande exportatrice et se regorgeant d’excédents commerciaux. Le budget pourra filer, la dette aussi, si c’est nous qui la détenons et qu’elle ne s’échange pas sur des marchés… Pas de retour à la normale !

Cette période de crise nous montre la puissance potentielle de l’État. Que tout est possible. Que la production peut être drastiquement réorientée. Ce fut le propre des économies de guerre également. Car qu’est-ce que le Conseil National de la Résistance si ce n’est la volonté de reprise en main d’une partie de l’appareil productif en France aux capitalistes : des nationalisations, une mutualisation de la valeur produite par cotisation permettant la création de la sécurité sociale, la création d’hôpitaux publics dans les années 60. En période de crise, quand on veut… on peut ! Tout est question de rapport de force et d’un peu d’audace !

Alors ne revenons jamais à la normale, allons plus loin même dans la restructuration de l’économie, des services publics, de la démocratie au travail et politique. Donnons-nous voix au chapitre !

En espérant que cette crise insuffle entraide et solidarité et surtout puisse « éveiller les consciences » en montrant que le monde d’avant était ringard, ne fonctionnait pas, était voué à la catastrophe.

Ne réanimons pas le cadavre, créons un corps vivant, peut-être en partie inspiré par exemple du CNR mais allant beaucoup plus loin, il s’agit de reprendre totalement en main la vie politique, socio-économique et culturelle et mobiliser pareillement l’État et la population pour un changement de modèle économique et politique en lien avec l’écologie !

Amen ! Euh… ahou pardon.

Voilà qui est dit.

 

Extrait d’article allant dans ce sens :

« Pour le dire autrement, un coronavirus n’aurait qu’un impact très limité sur l’économie dans un monde où la finance serait sous contrôle public, où la monnaie serait un bien commun, où la majorité des productions essentielles (y compris énergétiques) serait relocalisée, ou la sobriété matérielle et énergétique supplanterait le consumérisme, et où l’on mettrait fin à la domination économique et politique des multinationales.

En revanche, la crise actuelle peut agir comme un révélateur des fragilités extrêmes de la mondialisation libérale-croissanciste et contribuer à sa condamnation. D’autres crises antérieures n’ont pas suffi pour la mettre en accusation avec suffisamment de poids. Il n’est pas certain qu’on y parvienne avec celle-ci, mais il faut tenter. »

Jean Gadrey, le 13 mars 2020 pour Reporterre (Le coronavirus révèle l’extrême fragilité de la mondialisation néolibérale)

 

Enfin la crise 2

Pour tout reconstruire !..

 


RÉACTION AU JUGEMENT RENDU PAR LE TGI DE BREST DANS L’AFFAIRE DES OPPOSANTS AU PROJET DE CENTRALE A GAZ COMBINE DE LANDIVISIAU

Le verdict est tombé. Sans surprise. Froid, glacial, méprisant.

Aucune surprise à constater que dans cette lutte des priorités, la classe économique l’a encore emporté sur l’écologique ou le sanitaire. L’honneur est sauf, Total peut continuer à totaliser les profits en détruisant la planète ; l’état peut lui se regarder, fièrement, dans la glace. Les « enfants gâtés de la contestation », comme la procureur de la république a aimé nous appeler, ne troubleront pas/plus sa marche en avant. Vive la connivence, vive (feu) Christophe de Marjorie, vive le roi Manu !

Il ne faisait que peu de doutes de l’issue de ce procès. D’ailleurs, nous nous y étions préparé ! La 5e puissance pétrolière mondiale, la plus puissante de France, ne se laisse pas brosser à rebrousse poil tous les jours. Avec son aplomb bien affirmé à rester dans les clous de la légalité, rien ne peut lui arriver. Ainsi posé le scénario, il faut dire que l’état le lui a bien rendu. N’est ce pas?! Dénicher une procureur de la république aussi dur sur l’homme, quelle trouvaille ! En d’autres temps, son allusion pétainiste vis à vis de « Jean Moulin aux costumes trop grands pour eux » aurait fait s’égosiller de plaisir maître Goebbels. Comme le dit un certain préfet de police de Paris, non, nous ne sommes pas dans le même camp. C’est que madame la procureur aime, il faut croire, collaborer. Aucune originalité en somme, 1940, 2020, même combat !

Ainsi va. Ainsi soit la marche de cette nouvelle année. De mesquineries, la justice n’en a donc à nouveau pas manqué. Et dire que l’on se demande encore pourquoi l’institution judiciaire est en faillite, comme toutes les autres institutions publiques que nous devrions d’ailleurs requalifier d’institutions public/privé, tant la connivence entre les 2 entités semble être à la mode. La « crise » de 2008 a montré la voie : privatiser les profits et mutualiser les pertes. Il n’y a plus qu’à suivre. Mais nous nous égarons. Nous parlions de mesquineries.

Une petite pépite s’est glissée dans le verdict du président du TGI, indépendant, évidemment. Il est stipulé que le remboursement des 26 000 euros (soit disant) dus à la société électrique de Bretagne, employée par Total pour la sécurisation de son site, devra se faire « solidairement » entre les 4 condamnés.

Nous étions préparés à l’issue d’un verdict défavorable. Nous étions préparés à recevoir, à encaisser les coups mais pas à cette inversion totale de la situation, à cet uppercut en pleine face, pour ne pas dire à ce monumental foutage de gueule…

Alors 2 hypothèses à cette version « solidaire » du remboursement de Total :

  • Soit la justice a bien pris conscience que les personnes dont elle a affaire dans ce procès ont créé des liens entre eux, et alors elle leur rend la monnaie de leur pièce en les invitant à de nouveau faire valoir ces notions de solidarité et d’entraide, mais pour cette fois-ci rembourser la créature qu’ils combattent. Aliénation quand tu nous tiens. Coup de maître étatique. Renversement de situation, tentative d’humiliation envers ces gens de peu qui ne veulent pas entendre (sa) raison.

  • Soit l’état s’enorgueillit de porter en son sain même cette valeur de solidarité et aimerai la faire partager à ses êtres les plus récalcitrants, à ceux qui ne veulent pas entrer dans les cases. Quelle bonté !

Et là en fait si, à bien y réfléchir, nous nous y étions aussi préparé. Ça nous rappelle d’autres faits. Un peu comme si les forces de l’ordre avaient voulu témoigner toute leur gratitude à Remi Fraisse ou à Cédric Chouviat lorsqu’ils ont respectivement fait sauter la tête de l’un à coup de GLI-F4 et fait sauter le larynx de l’autre à coup d’étranglement. Un peu comme si nos ancêtres les patrons négriers avaient voulu témoigner tout l’amour qu’ils ressentaient pour leurs esclaves au moment de les donner en pâture aux chiens bien dressés. Un peu encore comme si Total se montrait reconnaissant de la population misérable des bidonvilles de Lagos au Nigeria en lui laissant profiter des fuites d’hydrocarbures de ses pipelines dans la nature, provoquant ainsi toutes sortes d’épidémies cancérigènes. Ohhh merci monsieur le juge, madame la procureur et monsieur l’avocat de Direct Energie de nous permettre de constater dans quel état de solidarité vous vous trouvez à notre égard !

Le texte préalable au procès stipulait déjà que nous sortirions libre de ce tribunal. Nous nous y étions préparé. Sachez Madame, Messieurs, que nous vous sommes très reconnaissant de l’immense solidarité que vous nous témoignez. Nous saurons y répondre. Veuillez agréer nos salutations les plus sincères ! Et distinguées ! (on ne dit plus « et la santé ! », c’est dépassé, la centrale à gaz est en cours de construction)

Vos plus fidèles serviteurs, Les esclaves libres

 

Danger planète


Être anticapitaliste ? Oui, mais pas que !

Même si ça peut paraître ambitieux, voir insurmontable, proposer une vision positive, c’est à dire une alternative concrète au capitalisme. Le réencastrement de l’économie dans la société, les valeurs morales populaires etc. soit une économie-politique au service de l’humain.

Pour cela il conviendra et la tâche n’est pas mince, d’être hégémonique culturellement. Au lieu des idéologies néolibérale et fascisante qui se répandent dans les médias du capital ou d’État (globalement au service de ce même capital, pour aller vite), proposer un anticapitalisme fondé sur des analyses économiques, de classes, de critique de l’idéologie servant à légitimer ces rapports de domination. Nous pensons qu’il faudra aborder la question de la propriété, et qui plus est, celle des grands moyens de production : ne pas laisser au privé les secteurs stratégiques autrefois monopoles d’État (surtout après la collaboration d’après-guerre…). A la place de l’idéologie de la compétitivité et du libre-marché, proposer l’entraide et la régulation dans un premier temps, une logique des communs également. Que ce qui est le produit du travail et récolté par l’État par l’impôt serve à des services publics efficients.

Nous sommes pour l’instant plutôt faibles, espérons que si viennent des crises, nos rangs grossiront de personnes qui comme nous penseront alors que le problème ce n’est pas quelques maux à la marge du système, mais le système lui-même et sa logique inhérente d’extorsion de plus-value, de pressurisation des travailleurs et de leur mise en concurrence, de marchandisation de notre écosystème et de sa destruction.

Espérons que nous serons de plus en plus à nous dire que, face aux inégalités et à une course à la croissance car à une course aux profits inique, c’est tout le régime de propriété et de fonctionnement de l’économie, des pratiques politiques qui seront à revoir complètement si nous ne voulons pas aller droit dans le mur.

Nous continuerons à agir en ce sens afin d’élargir nos rangs et de diffuser nos idées et ce magazine y participe modestement, même si nous ne pouvons en quantifier les effets comme dans le monde de l’économie…


Ce ne sont pas les méfaits du capitalisme qu'il faut annihiler...


Presse Le poids du capital copie


Nos revues de presse :

À VOIR ET À LIRE PENDANT LE CONFINEMENT par Nantes Révoltée


La guerre sociale est déclarée


N’hésitez pas à nous envoyer vos créations (articles, dessins, photos etc.) à ahou@riseup.net, afin qu’éventuellement nous les diffusions dans de futurs numéros de ce Ahou numérique, en espérant que ça ne soit pas le dernier !..

Ahou !


Tôt ou tard tu seras concerné Que tu le veuilles ou non


 

 

 

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